Mario Edgar Ross Rioux

  • Pendant longtemps, les Gaspésiens ont dû compter sur leurs propres moyens pour confectionner leurs vêtements. Les habits, plus fonctionnels qu'esthétiques, passent d'un enfant à un autre jusqu'à ce qu'ils soient recyclés dans la confection d'une courtepointe ou d'un tapis. Quelle place le vêtement a-t-il occupé dans l'histoire de la péninsule? Magazine Gaspésie dresse le portrait de la tradition vestimentaire gaspésienne en s'intéressant à celle des pêcheurs et des religieuses ainsi qu'aux métiers du vêtement et des artisans ayant marqué leur profession. À lire, notamment, le parcours du Syrien Michel Abdelnour, propriétaire d'un magasin général de Chandler, l'histoire de tante "Bake", une chapelière avant-gardiste de Cap-Espoir et l'itinéraire impressionnant de la jeune designer de mode Marie Geneviève Cyr, originaire de Carleton-sur-Mer, aujourd'hui enseignante et adjointe à la direction du programme BFA Design à la Parsons School For Design à New York.

  • Que mangeait-on autrefois? Dans quelles mesures la diversité du peuplement a-t-elle façonné une tradition culinaire bien gaspésienne? Des pratiques mi'gmaq à la cuisine familiale et traditionnelle et aux tables des restaurants, un art culinaire, un goût pour le bien-manger a pris forme en Gaspésie, marqué par des influences tant locales qu'étrangères. Les articles de ce numéro nous font découvrir des méthodes anciennes de préparation des aliments, comme la cuisson à la cambuse, pratique bien courante chez les pêcheurs d'autrefois, et la cuisine de camp de bûcheron des années soixante, entre autres. D'autres textes témoignent de plats marquants, comme le cipâte de Haute-Gaspésie, la « kiaude » d'Alma Pelletier de Pointe-Jaune ou les « langues de morues », un mets très prisé des Gaspésiens, mais pas par les visiteurs! Cuisiniers, mères de familles et restaurateurs sont à l'honneur dans cette édition parsemée de recettes d'antan que les lecteurs pourront s'amuser à cuisiner à la maison.

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