Marcello Vitali

  • Combinant une approche académique de compréhension des modèles, une observation empirique des pratiques et usages et une analyse des logiques stratégiques déployées dans le secteur, cet ouvrage synthétique propose un état des lieux de l'impact effectif des mutations technologiques sur l'édition.
    Le numérique est en train de remodeler l'ensemble du processus de production du savoir, de validation des contenus et de diffusion des connaissances. En cause : l'émergence de nouveaux outils et de nouvelles pratiques d'écriture et de lecture, mais aussi un changement plus global que l'on pourrait qualifier de culturel.
    Les éditeurs ont posé en termes tantôt apocalyptiques tantôt technophiles un grand nombre de questions, notamment sur l'avenir du livre, les modes d'accès à la connaissance, la légitimation des contenus en ligne et les droits d'auteur. Cet ouvrage propose un état des lieux de l'impact effectif des mutations technologiques sur l'édition, à partir de trois fonctions principales des instances éditoriales : la production des contenus, leur circulation et leur légitimation.
    Cet ouvrage combine une approche académique de compréhension des modèles, une observation empirique des pratiques et usages et une analyse des logiques stratégiques déployées dans ce secteur.

  • Voici une réflexion sur le rapport entre le concept de "virtuel" et celui de "corps". Le virtuel, pensé dans son sens le plus banal, à savoir en rapport avec les nouvelles technologies, met en crise l'idée cartésienne de corps comme chose placée dans l'enceinte d'un espace défini avec des abscisses et des ordonnées. Cette recherche relève d'un triple enjeu : redéfinir le concept de corps, approfondir la notion de virtuel et rendre compte du rapport entre les deux termes.

  • Pour son numéro d'automne, TicArtToc prend à bras le corps les multiples problématiques que posent pour la réalité des artistes notre ère du numérique. Entre nouvelles perspectives et contraintes, espaces de liberté et logique marchande, inquiétudes et enthousiasme, cette dernière révolution ne peut laisser indifférent. Numérisation de l'art et arts numériques, deux facettes d'un même phénomène. Elles seront explorées grâce à des portraits et des témoignages d'artistes : parmi eux, César Cubillan, spécialisé dans les oeuvres interactives et téléguidées; Daniel Iregui, artiste visuel et programmeur, Kizaba alias AfriKeleKtro, musicien, ainsi que des collectifs tels que l'agence Topo. La publication propose également plusieurs billets de réflexion : Marcelo Vitali s'interroge ainsi sur la possible existence d'une « littérature numérique » et Julia Salles sur la diversité (question fondamentale de tout texte chez TicArtToc). Claude-Philippe Nolin, lui, nous fait remonter le chemin des pionniers jusqu'à l'époque des premiers ordinateurs pour nous conter les balbutiements d'une ère artistique nouvelle...

  • Études françaises a cinquante ans. La revue a traversé cette période en conservant son titre et, je crois, sa volonté d'être « au centre de gravité » des cultures de langue française tout en s'affirmant comme « un lieu où la littérature se fait ». Cela ne va pas de soi quand on pense que le département auquel elle est associée depuis sa création a, lui, cru nécessaire de changer de nom. Ce Département d'études françaises, fondé en 1962 à l'Université de Montréal, est devenu en 2003 le Département des littératures de langue française. Cette mutation reflète bien les questions que soulève l'adjectif « français », renvoyant aussi bien à une langue qu'à une nation, l'une étant constitutive de l'identité du Québec, l'autre lui étant au moins partiellement étrangère, au mieux associée au Canada dans un composé dont l'histoire épouse les transformations qui se sont opérées dans nos rapports à la langue et à la France.

  • Ce n'est pas seulement une expérimentation littéraire, c'est aussi et d'abord un grand texte, une formidable mise en abîme, forgée dans la chaleur italienne (sable, café, barbecue et cigare) et sous la neige montréalaise (flocons suspendus dans l'air, défiant la gravité), une fenêtre ouverte sur le souvenir d'un étudiant en philosophie, né à Florence, amoureux de H., ami de Peppe le poète, qui traverse les frontières sans bataille - c'est volontairement qu'il laisse des minuscules à tout ce qui touche de près ou de loin aux nationalités -, parti vivre à Pise, puis à Paris, puis à Montréal, et qui un jour rencontra Eugen, celui qui devint « personne itinérante » comme on dit au Québec, qui avait quitté la Roumanie dans le but d'atteindre le Canada en se cachant dans le container d'un cargo, qui dissimula ses papiers dans une gare à Belgrade pour échapper à la police, perdit son identité mais pas la volonté farouche de parvenir à ses fins, Eugen qui était fou comme un personnage de Kusturica, et qui compta jour après jour les kilomètres qui le séparaient de son rêve en buvant de la mauvaise bière volée chez Lidl. Réussira-t-il ?
    Ce livre est également disponible en papier (version numérique incluse) > http://www.publie.net/livre/navigations

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