Marc Villard

  • Ces trois courts romans sur Barbès, quartier populaire du nord de Paris, écrits entre 1987 et 2006, sont réunis pour la première fois en un volume.
    Ils mettent en scène Tramson, un éducateur de rue, qui veille à ce que les mineurs dont il est responsable restent sur un chemin rectiligne malgré les drames qui les guettent : ce jeune homo dont la tête est mise à prix, Fari la dealeuse qui a tué accidentellement l'homme de sa vie ou encore cette prostituée congolaise tout juste majeure qui rêve de peinture et de Beaux-Arts.
    Chroniques de la violence généralisée qui s'exerce contre les plus fragiles, ces textes peignent le quotidien d'un quartier populaire d'une grande capitale, où l'on croise au long des rues autant de belles âmes que de très sombres. Ici on se drogue, on se prostitue, on tue, on invective, on lave le linge sale en famille, mais on s'aime aussi, et on s'entraide beaucoup.

  • Ils ont dix-sept ans et pas grand chose de plus. Jeremy n'a jamais eu de papiers, il est né en France, sur le matelas d'un squat de migrants et a vécu en marge de tout. Esther a eu une famille dans l'Est, mais a fui loin de sa violence et de sa morosité. Ils sont ensemble parfois, parce qu'ils se ressemblent finalement. On leur apprend qu'en passant la frontière avec des capsules de drogue dans le ventre, ils pourront gagner de quoi vivre un peu mieux. De l'argent facile. Rien ne peut leur arriver. Rien de bien grave. Rien de pire. Alors, est-ce qu'il faut tenter sa chance vers la terre promise ?

  • Seize nouvelles, ancrées dans la mythologie personnelle de Marc Villard, entre Barbès et les USA, écrites entre 1983 et 1987 et sélectionnées par l'auteur.

  • Cécile est toujours en mouvement. Quand elle ne parcourt pas Paris en métro pour passer la soirée dans des bars ou pour rentrer chez elle de l'autre côté du périphérique, elle est en maraude nocturne avec le Samu social. Son travail est une réelle vocation. Elle s'occupe, souvent à leur corps défendant, d'une population de SDF, de démunis, de gens qui vivent en marge et s'aventure dans les recoins de Paris qui sont les leurs.

    Cette vie entièrement dédiée aux déshérités finit par lui peser : pas de temps pour se consacrer à ses passions, pas de temps pour vivre une histoire d'amour. Alors elle décide de changer d'association et de s'occuper des "biffins", ces vendeurs en tout genre qui étalent leurs marchandises aux franges des puces de Saint-Ouen. Cette reconversion qui devait lui offrir une vie plus calme et plus sédentaire est pourtant obscurcie par le meurtre d'un SDF que Cécile ne parvient pas à ignorer, elle qui a pourtant souvent croisé la mort dans son travail contre le froid et la nuit.

    Grâce à un langage vigoureux, juste et sans détails superflus, Les biffins se lit comme un roman, mais aussi comme un document d'un réalisme qui jamais ne déshumanise ni ne tombe dans le misérabilisme.

  • Cet été 1969, à la fin d'une décennie qui a vu basculer les moeurs, a vu le monde changer sa couleur, et qui va être brutalement ramenée à la condition humaine la plus misérable, violence, folie et mort - ce à quoi elle aurait voulu échapper.
    C'est la mort de Brian Jones, le guitariste fondateur des Rolling Stones, quelques jours avant que l'homme marche sur la lune, en direct sur toutes les télévisions du monde. Et à peine une semaine avant l'utopie Woodstock, de l'autre côté des USA, à Los Anges, Mulholland Drive, trois membres d'une communauté hippie dirigée par un nommé Charles Manson s'immiscent dans la propriété du cinéaste Roman Polanski et en égorgent les occupants, dont sa compagne Sharon Tate, 26 ans, enceinte.
    Et c'est de toute cette mythologie soudée comme un monolithe qu'est fait notre présent. Certains des héros de Woodstock continuent se produire sur scène, et la dernière demande de libération conditionnelle de Manson a été rejetée le 11 avril 2011.
    Et puis l'épilogue des sixties : on est le 6 décembre, sur le circuit de courses automobiles d'Altamont, où les Rolling Stones, accusés d'avoir trop engrangé de bénéfices dans leur tournée géante, ont voulu se rattraper par un concert gratuit, mais en ont confié le service d'ordre aux motards des Hells Angels. Là mourra Meredith Hunter, directement devant la caméra des frères Maysles (Gimme Shelter).
    Tous les tenseurs de notre culture actuelle sont désormais au grand jour, ou plutôt exibés à même l'immuable nuit des hommes.
    Alors c'est comme une histoire qu'on s'imagine connaître d'avance et par coeur, mais, si on la déplie, voilà une myriade de faits et de détails qui résonnent et interfèrent, et nous découvrons que nous en avons si peu, si peu...
    Marc Villard est un maître de la fiction. Là (et nous le saluons avec une mise en 69 pages !), c'est la réalité même qui devient son terrain d'exercice. C'est fascinant, c'est brûlant, c'est urgent. Pensez, 1969, USA...

    FB

    Réalisation graphique et couverture Roxane Lecomte (Digital Hat).

  • Les Cadillacs sont trop vieux pour affronter la scène. Leur manager refuse de les montrer, depuis deux ans maintenant, sans aucune justification, mais l'explication est simple : trop vieux, perclus de rhumatismes et incapables de proposer un concert dynamique. Telle est l'opinion des journalistes de Rock Business. Et pourtant, le groupe doit se produire quinze jours plus tard, dans un stade près de Bordeaux. C'est une belle surprise pour le jeune Franck Miller, fils du chanteur vedette des Cadillacs. Le garçon fait le voyage jusqu'à Bordeaux. Mais là, une surprise l'attend...

  • Autour du squatt, les Pharaons brûlent leur vie par les deux bouts. Un homme épuisé, derrière le parloir d'une prison, trouve le moyen d'en finir avec sa meurtrière épouse. Derrière ses drums, Johnny calcule - pour la dernière fois - le fric qu'il ne pourra pas restituer à Muller. Un rescapé des combats libertaires accroche, sur la porte vitrée d'un supermarché, le regard de son double, abruti par l'échec. Quant au sensationnel, il est assuré par Elvis Presley qui, sur l'atoll de Langa, renaît de ses cendres, un pic à glace au bout du poing. Quatorze portraits au noir, quatorze visages effarés hantant le continent perdu d'une génération.

  • Autour du squatt, les Pharaons brûlent leur vie par les deux bouts. Un homme épuisé, derrière le parloir d'une prison, trouve le moyen d'en finir avec sa meurtrière épouse. Derrière ses drums, Johnny calcule - pour la dernière fois - le fric qu'il ne pourra pas restituer à Muller. Un rescapé des combats libertaires accroche, sur la porte vitrée d'un supermarché, le regard de son double, abruti par l'échec. Quant au sensationnel, il est assuré par Elvis Presley qui, sur l'atoll de Langa, renaît de ses cendres, un pic à glace au bout du poing. Quatorze portraits au noir, quatorze visages effarés hantant le continent perdu d'une génération.

  • Et si le gaucher aidait à passer de sa main habile les morts de peur. S'il était homme à tendre la main aux égarés. Il serait le plus adroit de passeurs, et la camarde viendrait à lui pour le saluer. Marc Villard crispe ses doigts sur le souvenir. Ses yeux sont noyés d'images de morts encore tièdes. Il arrache à la peur du monde l'histoire taboue, la sale histoire qui finit en peau de chagrin sur un fond de murmures sanglots. Il sait dire l'agonie à vi comme s'il avait monté sa plume sur une lame de rasoir. Ses mots pulsent dans la chair, comme l'affolement, la chamade. Il rend hommage aux derniers mois aux derniers jours, à la dernière heure et au dernier souffle de Washita, Mamar Custer, sa maternelle. Elle qui ravale sa maladie pour ne pas effrayer. Sa maladie : un méchant cancer rapide. Et Marc Villard écorche sa mémoire en même temps qu'il nous secoue des hoquets rauques du malaise. Alors, seulement, la mort nous devient familière comme jamais. Cette mort, au seuil de toute porte cette mort qui castre, cette mort qui enfante : il y a eu « Le livre de ma mère. » (Albert Cohen), il y a « Washita ». Sans doute parce qu'elle n'a pas été inventée pour cause de roman. Cette mort-là s'est logée dans la tête de celui qui la raconte, un jour de deuil amour, balle dum dum suicide tenté, parce qu'une mère ne meurt pas c'est bien connu : elle renaît. Il importe peu de mettre un nom sur pareille écriture, orpheline à tous les genres, styles, catégories. Elle vient du corps comme épanchement de sang-mêlé de pus et d'os. Mille styles. Ceci n'est pas de la littérature au sens conchié par la fréquentateur d'asiles. Elle est harpie, gouape, soeur des lutins d'Artaud. Rien non, rien ne saurait désormais arrêter sa sauvagerie. Elle glisse entre les mains des dresseurs de tigres, braconneurs en tous genres, en tous styles, en toutes catégories. Elle est gauchère contre tout.

  • American Gravity

    Marc Villard

    Poignante plongée dans le milieu peu reluisant du strip-tease et du porno naissant, American Gravity dévoile les dessous de l'imagerie triomphante de l'Amérique des fifties, celle d'Elvis et des Harley, de Betty Page et du James Dean de La Fureur de vivre. Assurément rock'n'roll.

  • Paul exerce un métier à haut risque : tueur à gages. Dans l'arène, il est le Matador et les taureaux plient l'échine. Un commanditaire lui propose alors d'éliminer son amour d'adolescence. Mais ses souvenirs de banlieusard lui sautent à la gorge, et la folie s'empare de son cerveau d'incorrigible sentimental.

  • El Diez

    Marc Villard


    La ville de Naples gangrène tout ! Jusqu'à l'espoir que Diego Maradona avait su lui redonner.


    IL EST AU CENTRE DU RECTANGLE VERT, au stade San Paolo à Naples, cerné par 70000 tiffosi, serrés dans les tribunes, déjà fous et conquis par Dieguito. Son maillot floqué ne frémit pas sous la brise marine, cette mer qu'on n'entend plus, déjà négligée, oubliée par la foule qui hurle son amour à Diego.Aujourd'hui, Maradona n'a pas encore joué au football sur cette pelouse, il vient seulement saluer, humblement, le peuple napolitain ; celui de Spaccanapoli à l'odeur de camphre, celui des Quartiers Espagnols pourrissant dans les caves insalubres et l'autre, celui du Vomero, à la prégnance d'amour tarifé. Les drapeaux bleu et blanc du S.S.C. Napoli claquent dans les travées, on brandit des écharpes et quelques prêtres favorables au 4-4-2 commencent à prier pour El Pibe Del Oro.

    Marc Villard est sans conteste le nouvelliste le plus capé de la galaxie noire. D'abord, parce qu'il écrit presque exclusivement des nouvelles, ensuite parce que son oeuvre constitue au fil des publications une somme narrative qui le place en position de maître du genre. Chez Ska, on est particulièrement heureux et fier qu'il ait accepté de figurer à notre catalogue.

  • La pierre noire

    Marc Villard

    Andy tire le portrait de Billie Holiday sur son lit d'hôpital, la légende se meurt...


    - PLANQUEZ LA CAME de Dufty, mes collègues vous tiennent à l'oeil.
    - Tu es mon seul ami dans cet hosto, Andy. Je peux faire quelque chose pour toi ?
    - Fredonnez-moi Left Alone.
    Et elle le faisait. Avec sa voix de trahison et d'amour étranglé. Andy tournait la tête pour masquer ses larmes.
    - Andy, arrête de pleurnicher, tu es trop sensible. J'ai fait mon temps et c'est marre.

    L'art de Villard, c'est qu'il nous conte des bribes de vies comme s'il se tenait derrière les portes muni d'un stylo et d'un carnet de notes. Il picore le réel imaginé plus vrai que la réalité et, en généreux, nous en donne des tranches avec la concision du genre et la vibration vitale des personnages qui font de lui l'un des plus grands nouvellistes de langue française.

  • Juarez 1911

    Marc Villard

    • Ska
    • 1 Mars 2016


    Un gringo, plongé au coeur de la révolution zapatiste, recherche le mexicain qu'il doit exécuter.

    « Le soleil claque. La route brûlante pétille sous la sécheresse. Dans les champs bordant l'artère, des ouvriers agricoles, mexicains pour la plupart, arrosent des plans d'oignons et de salades. Les villages se suivent : Donna Anna, Las Cruces, San Miguel, Anthony. Il est vingt-trois heures quand Parker pénètre dans El Paso. Il gagne les confins de la ville et parvient au bord du Rio Grande. Quelques badauds observent à la jumelle la rive mexicaine. On entend des coups de fusils isolés en provenance de Ciudad Juarez. Parker se rapproche d'un homme blond, feutre noir et appareil photo en bandoulière. « Excusez-moi, peut-on gagner Juarez ?... »

    Première incursion de Marc Villard dans la fiction western. Il abandonne ici les sonorités jazzies pour les mariachis, le macadam de Paris pour la poussière de Juarez, en pleine Révolution. Avec la même maestria il tisse un conte d'amour et de mort sur fond de révolution mexicaine. Une vraie curiosité, une belle réussite.

  • "C'est Big Mac, le seul rédacteur en chef qui ne gagne jamais aux courses, qui m'a branché sur le Prisunic Raymond Losserand.
    Un fait divers banal, en somme. Si l'on m'avait dit que mon enquête se terminerait face à un M 16 manipulé par un dingue sous acide, je ne l'aurais pas cru. Et pourtant..."

  • "Cette année scella notre amitié avec les Chassepot. Je revis l'aîné vingt-cinq ans plus tard et, comme il me conduisait en voiture à Paris, j'appris de sa bouche les difficultés que son frère et lui avaient connues dans leur adolescence. Pourquoi ça ? demandais-je. Nous étions Noirs, dit-il comme une évidence. Et, d'un coup, ça me revint : mes meilleurs copains d'adolescence étaient blacks et je n'y avais jamais prêté attention. Je n'étais pas indifférent à mes amis mais, pour des gosses, la couleur de peau importe peu. En fait, cette disparité, c'est bien un truc d'adulte."
    La jeunesse d'un Marc Villard, à quoi cela peut ressembler ? À ceci, en partie : sac à dos bouclé, canadienne sous le bras, les copains à côté et l'alcool au frais, l'objectif est de trouver le meilleur endroit pour planter la tente et d'y faire passer le temps en devisant sur les filles, la musique et le cinéma. À la manière d'un Didier Daeninckx qui nous embarque dans le road-trip de sa vie (Bagnoles, tires et caisses), Marc Villard nous fait partager en quelques courtes tranches de vie, le quotidien d'un Compagnon des forêts, les premières cuites, les premiers jobs, les premières dragues, le premier groupe de rock, sous l'oeil attentif d'un guide spirituel nommé Jeanjean, et avec en fond sonore, les Beatles et Eddy Mitchell. Une plongée dans les sixties mise en rythme par le ton incisif et cadencé d'un Marc Villard qui signe ici un texte autobiographique, déjà publié par ailleurs aux Éditions Après la Lune en 2006.
    "Nous, groupe historique des Compagnons des forêts, étions obsédés par l'excellence, les costumes pailletés, les guitares pétillantes, les gros amplis. Nonoss faisait dans la déglingue : punk avant l'heure. Je repensais à toutes ces choses en le contemplant, chez Jeanjean, de l'autre côté de la table. Et je sus, de suite, que notre jeunesse était derrière nous."

  • Mystère du jazz : ce passage du solo, à chacun tour à tour confié. Un au-delà de ce qui va ensemble. Et nous, écrivains, on en serait privé ?
    Marc Villard, un des principaux du polar français, a toujours été un explorateur, et un musicien du noir. Voilà ses 8 solos comme un seul, avec pour emblème ce "Rien à expliquer" du premier Miles Davis - "Don't explain".
    Le suivre dans les villes, le suivre dans les nuits, et ces visages agrandis, croisés. Des mythes.
    Chaque fois, il pourrait y avoir un livre derrière. Ici, c'est juste ça : le solo. Mais huit fois.
    De Tijuana à Bruxelles en passant par les bords de la Tamise, le jazz a toujours enfanté de la beauté et du drame: une femme mariée lâche sa famille pour un émule de Miles, un contrebassiste se perd à Time Square, une fan de Billie poursuit des chimères. Fascinés par la musique, ils en oublient de vivre et se retrouvent au petit matin, égarés au centre d'eux-mêmes.
    Huit nouvelles inédites marquées par le jazz et la déroute - et la patte de Marc Villard, évidemment.
    FB

  • 22 heures.
    Rue des Petites-Écuries à trente mètres du New Morning.
    La fille a été balancée dans la cour. Un sac de merde. Cinq clandestins turcs en retrait. La nuit mange le décor. Je vois ses cuisses. Son sexe inutile. La corde autour de son cou. Et Becker. Le commandant Becker. Milou dégueule ses tripes. Pédé.
    - Putain, Dan, toujours la corde, bougonne Becker.
    - C'est la deuxième.
    - Les Turcs, là derrière, ont interrompu la fiesta.
    - On peut choper des empreintes...
    - S'il est fiché, bingo. Sinon, il s'en fait une troisième.
    - Elle est Turque ?
    - Tunisienne d'après ses papiers. C'est un fan du Maghreb. Bon alors, il arrive ce labo à la con !
    Il gueule un peu trop fort. L'émotion. Ce fumier aurait un coeur : on n'arrête pas le progrès.
    Chuchotements dans les étages.
    L'odeur de pisse.
    Les cuisses griffées.
    Milou. Ses bonbons à la menthe.
    Une Marlboro à la bouche.
    Tuée ici ?
    Panoramique. Possible. Tout est possible. Les Turcs bossent en cave. Pas de fenêtres. Les murs sont occultés. Cinq ouvertures au quatrième. Ça sent la mort. La dèche. La mort.

    Et je pense à Joss.

  • Figures de proue de la Série Noire et du polar français, graphomanes talentueux, Jean-Bernard Pouy et Marc Villard ont entamé en 2005 un dialogue littéraire qui a donné naissance à plusieurs textes à quatre mains. Avec La mère noire, ils reforment leur duo pour la Série Noire et signent un roman riche des échanges et jeux de langage qui les caractérisent.

  • « J`m'en fiche complètement, j'ai fait ça pour gagner de l'argent, c'est même pas pour le titre, j'm'en moque complètement. J'suis même pas attirée par ce genre de machin à poil. Ces trucs d'élection, c'est du vent. C'est tout. Ouais, j'suis déçue mais j'm'en fous ». Derrière le constat amer que dresse cette ex-Miss France Nue, c'est toute la supercherie, le miroir aux alouettes des concours de Beauté qui est ici en question. Au-delà du simple fait divers, les auteurs du livre ont reconstitué une fiction, celle d'une soirée comme les autres où la chair est notée, la chute de reins calibrée. Encore une fois le corps est à vendre mais, derrière le corps, le mental grimace.

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