Lytta Basset

  • De la pédophilie à l'inceste, du harcèlement moral ou sexuel en entreprise, en famille ou en groupe jusqu'aux relations mortifères que provoquent les « pervers narcissiques » : partout la perversion est un danger réel susceptible de culpabiliser, d'humilier, et même de détruire la personne. Certes, la psychologie apporte des outils de défense, mais la spiritualité peut, elle aussi, nous aider à « sortir par le haut » de situations inextricables. C'est ce que montre Lytta Basset en se fondant sur une exégèse originale de récits évangéliques pour répondre à dix facettes de la perversion (manipulation, harcèlement, humiliation...). Jésus, qui « ne juge personne », a des paroles et des attitudes propres à déjouer les pièges, à désamorcer la violence, qui sont autant de sources d'inspiration quelles que soient nos croyances. Et qui nous révèlent à l'inverse que nous sommes tous, un jour ou l'autre, tentés d'asseoir notre pouvoir sur l'autre de façon perverse. Lytta Basset, philosophe et théologienne, a publié de nombreux essais chez Albin Michel, dont les derniers (Aimer sans dévorer, Oser la bienveillance...) explorent un genre littéraire nouveau, au croisement de la psychologie, de la spiritualité et de l'éthique.

  • Qui croit encore au péché originel ? Les Eglises elles-mêmes n'en parlent plus guère, et la sécularisation nous a fait ranger ce dogme au rang des vieilleries moralisantes. Et pourtant ! Après avoir terrorisé nos ancêtres, il fait encore sentir ses ravages dans bien des domaines, et notamment celui de l'éducation : que nous le voulions ou non, nous avons intégré cette perception négative de la nature humaine, et la reproduisons sans cesse.Lytta Basset décrit ici la généalogie et l'impact de cette notion profondément nocive qui remonte à saint Augustin, et qui contredit les premiers Pères de l'Eglise. Elle montre comment ce pessimisme radical est totalement étranger à l'Evangile : tout au contraire, les gestes et paroles de Jésus nous appellent à développer un autre regard sur l'être humain, fondé sur la certitude que nous sommes bénis dès le départ, et le resterons toujours. Appuyé sur le socle de cette Bienveillance originelle, chacun de nous peut oser la bienveillance envers lui-même et envers autrui, et passer ainsi de la culpabilité à la responsabilité.Mobilisant les ressources de la psychologie, de la philosophie et des sciences humaines, voici un ouvrage novateur et fondateur, propre à renverser notre vision de l'humanité, de son potentiel et de ses limites.

  • « Aucun livre ne m’a autant coûté. Sa matrice est un journal intime que j’ai entrepris de tenir dès les premières semaines du deuil, après le suicide de notre fils Samuel, âgé de 24 ans…
    Au plus épais du brouillard qui avait alors avalé tous mes repères, il m’avait semblé discerner quelques lucioles sur le sentier incertain que je suivais en funambule. Cinq ans plus tard, j’ai repris des éléments de ce document autobiographique en les rédigeant à la troisième personne, et en les accompagnant de méditations ou réflexions formulées en “je”…
    Déjà, de vive voix, j’avais commencé à aborder publiquement ces sujets demeurés largement tabous dans nos sociétés occidentales : la mort, le suicide, l’au-delà, notre rapport aux réalités invisibles… Et chaque fois ces interventions suscitaient des confidences, des personnes bouleversées par le retour d’une mémoire occultée ou raillée par les autres, me demandaient de témoigner.
    Le chemin de vérité qui mène à une Vie plus forte que l’irréparable n’est pas l’apanage des croyants. Le clivage est ailleurs. Il dépend de l’orientation choisie : malgré ou à travers la mort de notre proche, désirons-nous ardemment aller vers ce qui vit, ou décidons-nous d’étouffer ce désir en nous ? »
    « Si vous cherchez un livre de fraternité à valeur humaine universelle, entrez dans celui-là. Il retentit non pas comme les cymbales de la notoriété de passage mais comme le bruit éternel de la lutte, en chacun de nous, entre l'ange noir du désespoir et celui de la Visitation. »Bruno Frappat, La Croix.
    « Un livre osé, profond, poignant et tellement utile sur des sujets aussi délaissés, tabous, que le suicide et le contact avec l'invisible. »Anne Ducrocq, Le Monde des religions.
    « Un livre exceptionnellement puissant, sans doute l'un des plus beaux témoignages contemporains sur la foi dans le Christ ressuscité. »Jean Mercier, La Vie.
    « Une expérience spirituelle étonnante. »Astrid de Larminat, Le Figaro.
    « C'est un témoignage poignant, un livre courageux, enfin un livre d'espoir. Car, pour la théologienne, le lien avec ceux qu'on aime est possible au-delà de la mort. »Patricia Briel, Le Temps.
    « Le livre de Lytta Basset rejoindra tous ceux qui ont vécu la perte d'un être cher : il est bourré d'espérance et de profonde humanité. »Bernard Litzler, Écho Magazine.

  • L’anesthésie affective et l’enfermement sont des expériences beaucoup plus communes qu’on ne veut bien l’avouer. Car, pour la plupart, nous ne croyons pas – ou plus – à la possibilité d’un amour véritable, vivant, puissant sans être dévorant. Et ce n’est pas l’idéologie de l’amour, telle que l’a enseignée un certain christianisme, qui peut nous être d’un quelconque secours : elle nous emprisonne au contraire dans une relation mortifère.
    Lytta Basset nous montre qu’il existe pourtant en chaque personne une étonnante réceptivité à l’amour, prête à s’épanouir dès lors que l’on consent à accueillir le manque comme une bénédiction. L’amour qui se sait indigent laisse la place à un « souffle de vérité » qui déstabilise, mais pour venir à bout des confusions, blocages et ressentiments. Il mène alors à la découverte d’une « part de feu » dont on ne savait rien. Ce feu, ce souffle qui traversent tout être humain sont ceux dont parle l’Évangile. Nous sommes invités à nous y exposer, hors de toute contrainte sociale, morale ou religieuse, pour accéder à des relations affectives fécondes.

  • Il arrive que l'on soit témoin du monde de l'Invisible. Mais quelle que soit l'intensité de cette expérience, pourquoi cesserait-on d'être en quête, interroge Lytta Basset ?
    « On serait alors tenté d'invalider le témoignage d'autrui : ne s'étripe-t-on pas encore et toujours entre témoins qui, persuadés d'avoir trouvé Dieu, ne Le cherchent plus ? En revanche, on s'enrichit d'autant plus des expériences spirituelles des autres qu'on demeure profondément des chercheurs. Personnellement, j'ai beau avoir plusieurs fois vécu des rencontres lumineuses avec Lui, mon pain quotidien reste la quête. Impossible de thésauriser. »
    Pour Lytta Basset, il importe d'avantage d'être crédible pour autrui par son comportement que croyant déclaré. La Vie nous offre bien des manières de nourrir notre désir de la Source, pour autant que nous acceptions d'endurer le vide que creuse en nous le retrait des autres, de l'Autre.
    L'auteur d'Aimer sans dévorer et d'Oser la bienveillance a mis beaucoup d'elle-même dans cet essai remarquable qui renverse les idées reçues sur la perception du divin, nous montre les impasses d'une certaine théologie trop sure d'elle-même, et nous invite à nous découvrir ou nous re-connaître comme des assoiffés d'infini.

  • C'est toujours pour de « bonnes raisons » que nous jugeons autrui, au nom d'une prétendue morale chrétienne, ou de valeurs laïques qui en dérivent peu ou prou, oubliant l'affirmation de Jésus : « Moi, je ne juge personne. »
    Lytta Basset analyse ici notre besoin de juger l'autre, symptôme d'une peur fondamentale. En entrant dans le récit évangélique de « la femme adultère », nous devenons acteurs de ce drame dans lequel on voit les défenseurs de la morale religieuse présenter à Jésus une misérable « traînée », pour qu'il la juge. Au fil de cette lecture de l'Évangile de Jean, alors que sont convoquées quelques autres figures bibliques comme celle de Judas, nous sommes peu à peu transformés de manière subtile, renvoyés à nos angoisses personnelles, confrontés à notre être profond. Et là, guéris de toute peur par Celui qui ne juge personne, nous Le suivons enfin dans ce pays où il n'est plus question de jeter la pierre à autrui.

  • Nous abordons toujours le problème du mal à partir de ce que les choses devraient être, et des concepts a priori de Bien et de Mal. Lytta Basset, professeure de théologie et pasteure, propose ici une tout autre voie : prendre pour point de départ l'expérience, autrement dit le moi souffrant, le mal subi par chacun de nous.
    En s'appuyant sur des récits bibliques et sur les paroles de Jésus, cet ouvrage fait apparaître que tout être humain possède en lui le pouvoir de pardonner, à condition qu'il accepte de mettre à nu sa blessure, de regarder vraiment ce qui s'est passé, et de tout "laisser aller". Une telle "bonne nouvelle" vaut la peine de travailler sur soi : ainsi est-on entraîné dans l'abîme d'un pardon plus originel que l'abîme du malheur dans lequel on s'était noyé.

  • Vivre, malgré tout

    Lytta Basset

    La vie vaut-elle vraiment la peine d'être vécue ? Oui ! répond Lytta Basset dans ce nouveau livre composé d'articles parus d'abord dans la revue "La Chair et le Souffle". Mais faire le choix de la vie peut impliquer un long et difficile travail sur soi, ainsi qu'une disposition à s'ouvrir à l'altérité. En puisant dans les textes bibliques ou philosophiques autant que dans son expérience personnelle, l'auteure propose ici une réflexion émouvante et exigeante qui nous relie sans cesse à l'Autre. Choisir la vie, malgré tout, c'est commencer à devenir auteur de sa vie. Pour ce faire, bien des écueils sont à éviter, à commencer par la langue de bois qui souvent détruit. On osera alors, peu à peu, faire ou (re)faire confiance et on mobilisera ses sources vives, à la fois affectives et spirituelles. Enfin, on pourra s'ouvrir à l'expérience mystérieuse de son corps spirituel, et de celui d'autrui - d'une transcendance inscrite jusque dans la précarité du corps.

  • La vie spirituelle des enfants est-elle nécessairement infantile et appelée à être remplacée par une spiritualité adulte et responsable ? L'adulte ne doit-il pas, au contraire, se mettre à l'école de l'enfance pour réapprendre une foi innocente, exempte des ruses et des justifications dont nous encombrons notre expérience religieuse ? Sans tomber dans l'idéalisation de l'enfance, les auteurs réunis par Lytta Basset nous éclairent sur la singularité et la valeur de ces regards différents sur Dieu, la vie et la mort, ouvrant la possibilité d'un dialogue où chacun s'enrichit.


  • Une main tendue vers ceux qui veulent se libérer du poids de leurs blessures, un livre pour relever la tête et apprendre à redevenir soi.

    On a trop souvent fait du pardon un but en soi. Et s'il s'agissait plutôt de tourner la page pour pouvoir enfin se libérer ? D'assumer ses blessures bien plus que d'attendre une impossible réparation?
    Lytta Basset présente ici la quintessence d'une recherche de plus de dix ans pour nous livrer les grandes étapes de cet incontourable travail de pacification avec le passé.
    Pas à pas, en s'appuyant sur des personnages ou des épisodes bibliques, elle nous invite à suivre une trajectoire de renouveau pour s'accepter et s'aimer, tout blessé que l'on soit. Alors seulement, l'unité intérieure se fait jour et la joie est au rendez-vous.
    Prix 2007 de Littérature religieuse, décerné par le SLLR

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