Lucie Lachapelle

  • Lucie Lachapelle a fait plusieurs séjours au Nunavik, où elle a enseigné en 1975. Elle en a rapporté des paysages et des personnages qui ont inspiré ces histoires nordiques en partie autobiographiques, en partie inventées.
    Dans ces histoires, les paysages de toundra et de glace sont grandioses et les personnages, plus grands que nature. Ce sont des Inuits, bien sûr: Qumaluq, le solitaire hanté par la guerre où il a perdu l'usage d'une jambe; le père de Pitaa, un chasseur qui intimide les enseignants; Akinisie, la vieille guérisseuse; Kitty, l'adolescente déjà mère; Tamusi, le séducteur des Blanches... Ce sont aussi des Blancs: Jean-Claude Mailly, le représentant de la province, paternaliste et condescendant; Kurt, le géant blanc, commis à l'aéroport, et surtout Louise, l'enseignante fascinée par le Nord et pleine de tendresse pour ses habitants.
    La rencontre de l'Autre est au coeur de ces histoires d'amour et de violence, d'adversité et de courage, où le monde nordique est décrit dans toute sa grandeur et avec tous ses malheurs. Qu'elles soient dramatiques, poétiques ou teintées d'humour, elles traitent avec une grande sensibilité des différences culturelles entre le Sud et le Nord.

  • Rose quitte précipitamment sa Gaspésie natale avec son enfant. Au coeur de l'été, elle échoue dans un quartier populaire de Montréal. Exilée de sa propre vie, elle entre peu à peu en contact avec les autres femmes de l'immeuble. Perpétue fuit son mari et tout comportement violent; Zeenat pense qu'elle est pourchassée par sa famille; Souad cache les agissements de son fils, car elle a honte; Iulia et Ludmilla sont prisonnières du passé; et Violette, la doyenne de l'immeuble, ne croyait pas retourner un jour au pays qui l'a vue naître.

    Au fil des événements, des liens se créent. Rose réalise qu'elles possèdent toutes un passé lourd de drames et, malgré tout, l'énergie et le courage de vivre.

    /> L'auteure, avec lucidité, tendresse et une approche délicate, nous parle de rédemption et de solidarité. Elle porte dans ce roman un regard sensible sur le « vivre-ensemble », une problématique brûlante d'actualité.

  • Il y a une semaine, j'ai reçu une enveloppe, poste restante. Une missive m'était adressée: Va me chercher Baby Doll. Juste ça, avec quelques phrases notées sur des morceaux de napperons de restaurant et des serviettes de table. Du Manouche tout craché.

    Mais Cartouche n'a pas le temps d'hésiter, pas le temps d'en vouloir à sa vieille amie qui la tire de la tranquillité de sa forêt. Elle ira, oui elle ira, fouiller les rues, les ruelles, les bars et les hôtels, avant que la fille de son ancienne compagne de cellule ne prenne définitivement le bord du trottoir et des aiguilles dans la peau.

    À bord de son pick-up, Cartouche partira sur les routes de Senneterre à Saskatoon à la recherche de Baby Doll. Et gare à ceux qui ne comprendront pas le message envoyé par la tête de corneille accrochée à son rétroviseur.

  • C'est sous le thème du « Zodiaque » en autant de nouvelles qu'il y a de signes astrologiques que se présente le numéro printanier de XYZ. Qu'on croit ou non à l'astrologie, que l'on adhère ou non aux bons et moins bons augures que nous prédit notre horoscope, il n'en reste pas moins que cette « science » offre un ensemble de traits de caractère et un éventail de tempéraments soutenu par la culture populaire que les nouvellistes ont pu explorer à loisir. Chaque nouvelle s'articule autour d'un signe précis et du caractère associé, qu'il s'agisse du mauvais caractère présumé des Scorpions ou de la pondération des Balances. Lisez Emilie Andrewes, David Dorais, Danielle Dussault, Karoline Georges, Lucie Lachapelle, Christiane Lahaie, Serge Lamothe, Sophie-Rose Lefebvre, Juliana Léveillé-Trudel, Kiev Renaud, Hélène Rioux et Alexandre Soublière. Hors thème, découvrez Tom McMillan dans une traduction de Sabrina D'Arcy, renouez avec David Clerson et Nicolas Tremblay, puis accueillez l'étrange Mario Yeault.

  • En fournissant les indispensables repères pour comprendre, mais aussi pour analyser de façon critique les enjeux des différentes formes de la solidarité internationale aujourd'hui et le défi majeur de la réciprocité, cet ouvrage analyse cette «autre coopération» qui se distingue de la coopération entre États: ses origines et ses conditions d'émergence; ses différentes approches («aide», «coopération» «solidarité») et sa liaison privilégiée avec l'empowerment des communautés; les politiques publiques en la matière (l'ACDI), ainsi que la contribution des OCI, des entreprises collectives et des gouvernements locaux aux communautés du Sud et leurs liens avec l'émergence d'un mouvement citoyen international.

  • Malgré la déroute des projets de grande envergure portés par le « socialisme » et même si la mondialisation néolibérale représente indiscutablement une tendance forte et durable, le rapport des forces en présence n´est pas pour autant à sens unique. La conjoncture internationale, incertaine et instable, a ouvert une brèche qui a favorisé le renouvellement des grandes organisations sociales (syndicales, coopératives, agricoles) et l´émergence d´un mouvement citoyen international, notamment à partir des Forums sociaux mondiaux. Cet ouvrage, fruit de la conférence internationale « Initiatives des communautés et État social au Nord et au Sud, les défis de la prochaine décennie », cherche à dégager les principales lignes de force des mouvements engagés au plan international afin d´en arriver à une mondialisation équitable et solidaire. Il intéressera tout autant les militants et les professionnels engagés dans ce type d´activités avec des pays du Sud que les étudiants en développement international, en organisation communautaire et plus généralement en sciences sociales.

  • Cet ouvrage, qui, à plusieurs titres, marque un tournant dans la réflexion sur l'action communautaire en CLSC, vient sanctionner la démarche des intervenants communautaires avec la Fédération des CLSC. Il met en perspective le lien entre l'action communautaire et les enjeux de la citoyenneté et de la démocratie.

  • - Le corps a été retrouvé sur un banc de parc à cinq heures du matin. [...] Cause du décès: intoxication à l'alcool, itinérance. [...] Le lien avec vous? a demandé l'homme. - Mon père, a répondu Alice. [...] - Voulez-vous signer ici? Alice a alors pensé qu'elle allait signer un papier confirmant la déchéance de son père. Et sa fin. En août, à cinquante-cinq ans, [...] sur un banc de parc, après des années de fuite, de chute, de rechute, d'errance, d'excuses, d'abandon et de trahison. Alice rapporte les cendres de son père amérindien à Mékiskan, là où il est né et a grandi, à douze heures de train de Montréal. Elle y fait la connaissance de la vieille Lucy, une cousine de sa grand-mère qui vit dans une cabane et qui s'occupe de ses petits-enfants lorsque leur mère Jeannette, sa fille, se saoule à l'hôtel du village en compagnie d'un Ihimistikshiou, un Blanc. Partie pour vingt-quatre heures, Alice reste une semaine auprès de Lucy et découvre un monde où coexistent difficilement traditions amérindiennes et mode de vie des Blancs, où la forêt a été mutilée par les coupes à blanc, où les jeunes risquent fort de devenir délinquants et alcooliques, quand ils ne se suicident pas, mais un monde, aussi, peuplé de gens fort attachants. Alice en sera à jamais transformée.

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