Luc Chapet

  • En plus d'offrir un panorama des événements cinématographiques d'ici et d'ailleurs (retour sur les festivals de Cannes, d'Istanbul et du cinéma latino-américain de Montréal), Séquences nous propose les critiques de plusieurs films ayant su se démarquer en 2013 : Like Someone in Love (Kiarostami), Before Midnight (Linklater), The Great Gatsby (Luhrmann), To the Wonder (Malick) et Sarah préfère la course (Robichaud), entre autres. Le dernier opus du cinéaste chinois Wong Kar-Wai, The Grandmaster, figurant en couverture, est l'occasion de consacrer quelques pages à ce grand maître de la sensualité visuelle. Délaissant l'actualité, la section « Arrêt sur images » s'intéresse à Van Gogh (Pialat), Dark Blood (Sluizer), dernier film dans lequel apparaît River Pheonix, et le « Laboratoire expérimental » analyse Zoo Zéro d'Alain Fleisher.

  • Pour ce numéro, Séquences passe en mode estival en offrant un dossier consacré au thème de « la plage » au cinéma. De plus, comme en témoigne la couverture, la revue a voulu souligner le récent départ d'Alain Resnais en nous proposant des analyses de son dernier opus Aimer, Boire, et Chanter et de son duo cinématographique de 1993, Smoking/No Smoking. Le côté académique n'est pas en reste avec un essai sur trois films d'Andreï Tarkovsky qui ont, selon le rédacteur Fançois D. Prud'homme, des liens étroits avec la toile Chasseurs dans la neige de Bruegel. Ce numéro profite aussi de la sortie d'un nouveau Godzilla pour jeter un regard rétrospectif sur les 28 longs métrages que le célèbre reptile a inspiré depuis 1954.

  • Peu d'artistes ont autant inventé leur langage cinématographique ou dévoilé le corps masculin d'une manière aussi flagrante que Peter Greenaway. Avec Eisenstein in Guanajuato, le truculent cinéaste de The Cook, The Thief, His Wife & Her Lover louvoie à nouveau entre les rives du sexe et de la mort, dont les périlleux méandres changèrent à jamais le propos et l'oeuvre du réalisateur soviétique. La section critique de ce numéro se penche sur des films de fiction comme Boychoir, décrit comme « les nouveaux choristes », sur Timbuktu d'Abderrahmane Sissako, ainsi que sur le canular version 2.0 de Sophie Deraspe, le Profil Amina. La revue fait aussi le point sur les derniers Rendez-vous du cinéma québécois, la récente Berlinale et sur le festival Regard sur le court métrage au Saguenay. En terminant, la rétrospective soulignant les 60 ans de Séquences se poursuit, avec un arrêt sur les années 1975 à 1984, particulièrement marqué par le cinéma de Fassbinder.

  • Séquences numéro 293 arbore une couverture rouge Cinemania, le festival de films francophones montréalais qui a fêté ses 20 ans en novembre. La revue ne cache pas son engouement pour cette manifestation marquée de présences cannoises fortes (notamment Party Girl, en couverture, auréolé de la Caméra d'or 2014) et issues d'autres festivals confirmés. Ce numéro fait aussi un retour sur d'autres festivals de films comme le FFM, Fantasia, le TIFF ainsi que sur le Festival Internacional de Cine de San Sebastián. Quant à la section « Laboratoire expérimental », on y célèbre le cinéma d'animation tchèque, et la section « Gros plan » s'attarde entre autres sur Gone Girl de David Fincher et Love Project de Carole Laure.

  • Près de 50 ans après la mort tragique de Jean Corbo, il existait peu de documents sur cet épisode de notre histoire. Corbo de Mathieu Denis vient jeter un peu de lumière sur cet événement et sur l'époque effervescente qui l'a occasionné. De la trempe d'Octobre ou de 15 février 1839, le long métrage de Denis fait partie des rares films ayant le courage d'aller aussi loin dans l'exploration du politique. Ailleurs dans ce numéro, un bilan du cinéma québécois de 2014, des analyses de Foxcatcher (Miller), Léviathan (Zvyagintsev) et Sommeil d'hiver (Ceylan), entre autres, ainsi qu'un essai ayant pour thème la question de la foi dans l'oeuvre de la jeune cinéaste Cheyenne Carron. Cette édition poursuit également la commémoration des 60 ans de la revue avec une deuxième partie consacrée aux années 1965-1974.

  • Séquences s'en est fait un devoir : la couverture du dernier numéro de l'année se doit de mettre à l'honneur un film québécois. Ici, une tendre histoire de famille racontée avec une finesse rare, menée par des comédiens irréprochables : Les être chers d'Anne Émond, son deuxième long métrage. Le rédacteur en chef de la revue, Élie Castel, a rencontré la cinéaste de Nuit #1 pour discuter des thèmes de la famille, de la nostalgie du temps qui passe et des choix de procédés filmiques pour les mettre en images. En gros plan, Anna de Charles-Olivier Michaud, Anton Tchekhov - 1890 de René Féret et les critiques de La terre et l'ombre de César Acevedo, de Mistress America, le nouveau film de Noah Baumbach coscénarisé encore une fois avec Greta Gerwig, et du fort remarqué The Diary of a Teenage Girl de Marielle Heller.

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