Louise Cotnoir

  • À travers l'écriture, Louise Cotnoir aime interroger les relations familiales complexes. Dans ce premier roman, l'auteure aborde de front une histoire classique sous un angle tout à fait inédit : celui du frère idéaliste rêvant d'être écrivain, mais à qui tout échappe. Le frère d'Antigone, c'est aussi les tourments d'une famille entière, accablée par les pulsions destructrices de ce fils, de ce frère, celui d'Antigone.

    Résumé

    Le frère aîné a toujours voulu devenir écrivain. Or, c'est la soeur qui réalisera ce rêve. Elle décide d'écrire l'histoire de la déchéance du frère. Portée à la fois par le personnage d'Antigone d'Anouilh et les drames familiaux qui ont émaillé la vie de son frère et la sienne, elle tisse un récit complexe, en écho à leur propre histoire. Pour mieux cerner cette réalité, elle parsème son texte d'extraits du Cahier que le frère écrivait en secret et dans lequel il notait ses échecs, de même que ses lectures et ses diverses rencontres. Se dessine ainsi l'image d'une famille déchirée et les aspirations d'une narratrice qui veut trouver sa voie au milieu d'une époque contrainte.

    L'auteure

    Louise Cotnoir, poète, nouvelliste, essayiste et maintenant romancière, est l'auteure de vingt et une oeuvres. Elle est finaliste, en 2006, pour le Prix littéraire du Gouverneur général (poésie), grâce à Les îles (Éditions du Noroît). Auteure plurielle, elle a fait paraitre un diptyque poétique aux Éditions du Noroît autour de la notion de soeur, dont le premier volet, Les soeurs de, en 2011 et le second, Vanessa Bell, soeur de Virginia Woolf, en 2016. En 2009, elle publie Le cahier des villes (L'instant même), un recueil de nouvelles qui complète sa Trilogie des villes amorcée en 1993 avec La déconvenue, puis Carnet américain (2003). Le frère d'Antigone est son premier roman.

  • «Plus loin que mourir» convoque le besoin irrépressible de vivre malgré la blessure du monde qui accable. Ces textes poétiques se veulent un cri de ralliement, un appel de détresse à notre âme oublieuse, devenue amnésique à l'abominable du monde. Être dans un état d'affliction et sans concession afin de rallier la lucidité; poser un regard de compassion sur la douleur: après l'étonnement et la déroute, aller vers un dépassement.
    L'auteure écrit ses textes à partir des oeuvres artistiques d'Eva Hesse, d'Andres Serrano et d'Antonio Zoran Musi?. Le poème produit une charge émotive capable de transformer cette sombre vision et de la tirer vers la lumière.

  • Douze nouvelles, disposées selon le calendrier, de juin à mai, qui mettent en scène des personnages se retrouvant dans une série de villes européennes. Ils y font l'expérience, parfois angoissante, du début de séjour dans un lieu étranger.

  • À la suite des attentats du 11 septembre 2001, l'attention du monde entier s'est tournée vers la ville de New York et ses images de désolation et de souffrance. Avec Carnet américain, Louise Cotnoir redonne à cette ville surréaliste un visage et une voix dignes de sa démesure. Véritable personnage principal de ce recueil de nouvelles, New York prête ses décors et ses paysages à une société colorée et attachante, tributaire de ses origines. Pour ces immigrants et descendants d'immigrants chinois, russes, africains ou italiens, New York représente l'incarnation du rêve américain, la promesse d'une vie meilleure placée sous le signe de l'abondance.

  • Après avoir accompagné Camille Claudel, Alice James et Fanny Mendelssohn à l'ombre de leur frère respectif dans le recueil «Les soeurs de», Louise Cotnoir donne maintenant la parole à Vanessa Bell, la soeur de Virginia Woolf. C'est l'occasion pour la poète de mettre en perspective les jeux d'affection et de pouvoir qui déterminent bien sûr les relations familiales, mais surtout l'oeuvre de la peintre Vanessa dont l'identité et, de là, chacune des toiles, portent la marque de sa soeur.

  • C'est à l'invitation de Nicole Brossard que Louky Bersianik, Louise Cotnoir, Louise Dupré, Gail Scott et France Théoret se réunissent, tous les deux mois, autour de thèmes et d'enjeux de la pensée et de l'écriture féministe. Elles publieront, ensemble, un livre composé d'essais et de fictions. Nous sommes en 1988.

    Les femmes de La théorie, un dimanche, chacune par le biais de son oeuvre à elle, mais ici toutes ensemble, ont marqué la littérature des femmes et la pensée féministe. La théorie, un dimanche est un incontournable, un classique.

    Martine Delvaux / extraits de la préface

  • Personne n'est étranger à l'univers de la dette. Tout de suite, chacun imagine des regards contrits, des profils de perdants, la malchance. C'est oublier ceux qui dominent, profitent, leurs sourires tout juste en retrait, leur ravissement à peine contenu. Dans ce monde, on dispose son miroir, on surveille, on menace, on fomente des procès muets, on peaufine sa vengeance, on se ménage des privilèges, on lèche les plaies. L'univers de la dette, c'est celui de l'autre, reconnu comme autre, pour une fois. Et il vous amorce une catharsis, aucun doute là-dessus! Avec les textes de Jean-François Chassay, Hugues Corriveau, Louise Cotnoir, Louise Dupré, David Dorais, Maude Déry, Gilles Pellerin, et plusieurs autres.

  • L'école. Voilà le thème pour le moins inspirant qu'explorent les auteurs du numéro d'hiver d'XYZ. L'école. Tout le monde y passe ou y est passé. C'est dans ce microcosme qu'on expérimente pour la première fois les périls de la vie en société. On s'y frotte au monde adulte des connaissances. On y apprend à tirer son épingle du jeu. Une nouvelle identité nous définit tant dans ses murs qu'à l'extérieur, dans la cour, à l'heure de la récréation. Les auteurs de ce numéro n'y récoltent pas les mêmes souvenirs, mais tous, sans exception, imaginent des personnages confrontés à la dure et éprouvante réalité de ce milieu. À ce dossier thématique étoffé s'ajoutent un article de Christiane Lahaie, qui fait un survol de la production de nouvelles au Québec dans la dernière année littéraire, ainsi qu'un compte rendu de Nicolas Tremblay sur le recueil Le basketball et ses fondamentaux de William S. Messier.

  • L'édition hivernale d'XYZ. La revue de la nouvelle, piloté par David Dorais, s'articule autour du thème de la dépression, mal du siècle s'il en est un. Cette vénérable mélancolie n'est pas étrangère, à la littérature et à l'art de la nouvelle en particulier. Laissez Maude Deschênes-Pradet (Les chips et le cantaloup), Louise Cotnoir (Entre parenthèses), Pierre-Marc Grenier (Thérapeute isométrique), Perrine Leblan (Montréal fantôme), Mélanie Boilard (Méandres), Hugues Corriveau (L'entre-deux), Kari Guillemette (Miroir de poche), David Bélanger (Embrassés), Claude La Charité (L'assassin de la 2e avenue) et Marc-André Boisvert (Leçon de ténèbres) vous racontez le fond du baril. Hors-thème, lisez Mémoire abandonné(e) par David Hoon Kim, Torche par Eveline Dufour et Glisse à gauche par Guillaume Bourque. Le numéro se clôt sur un intertexte de Louis-Daniel Godin où il est question de psychanalyse.

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