Laurent Theis

  • Mille ans de l'histoire de France à travers une chronologie commentée de Clovis à Louis XI.
    Au cours de mille ans qui séparent le règne de Clovis de celui de Louis XI, la France s'est constituée en Etat et s'est épanouie en nation. Cette lente maturation occupe ce qu'on appelle le Moyen Age. Rois et princes, seigneurs et clercs, bourgeois et vilains sont entraînés dans une communauté de destin qui s'éprouve à travers batailles et traités, essor économique, famines et épidémies, monastères, cathédrales et châteaux, traités savants, hérésies et chansons de geste. De la Gaule franque au plus puissant des royaumes occidentaux, un fil court, d'une remarquable continuité : Louis XI, en dépit des accidents dynastiques, ne nommait-il pas Clovis son " ancêtre et prédécesseur " ? De ce fil est tissé notre passé.Laurent Theis, historien et éditeur, a publié plusieurs ouvrages relatifs aux personnes et aux images royales, du Moyen Age français : Dagobert (1982), L'Avènement d'Hugues Capet (1984), l'Héritage des Charles, de la mort de Charlemagne aux environs de l'an mil (1990), Clovis (1996), Robert le Pieux (1999). Il est également l'auteur d'une biographie de François Guizot (2008).

  • Nouvelle histoire de la France médiévale1. Stéphane Lebecq, Les Origines franques (Ve-IXe siècle)2. Laurent Theis, L'Héritage des Charles (de la mort de Charlemagne aux environs de l'an mil)3. Dominique Barthélemy, L'Ordre seigneurial (XIe-XIIe siècle)4. Monique Bourin, Temps d'équilibre, temps de rupture (XIIIe siècle)5. Alain Demurger, Temps de crise, temps d'espoir (XIVe-XVe siècle)Laurent TheisAncien élève de l'Ecole normale suprérieure, il a enseigné l'histoire médiévale en Sorbonne. Il conjugue des activités d'historien, d'éditeur et de critique.

  • Guizot politique, historien, diplomate, journaliste a marqué son siècle d'une empreinte encore visible sur nos institutions et notre système éducatif. Plusieurs fois ministre puis président du Conseil sous la monarchie de Juillet, cet homme, qui a vu de ses yeux la Terreur en 1794 et la Commune en 1871, a fasciné bon nombre de ses contemporains. Loin de l'image laissée par la tradition et les caricatures, Laurent Theis explore la philosophie politique de ce grand serviteur de l'État ; son idéal d'un gouvernement des esprits par la souveraineté de la raison ; sa religion, formée d'un attachement à l'Église réformée dépourvu de mysticisme ; sa conception de l'histoire fondée sur l'évolution de la civilisation européenne conduisant à l'avènement des classes moyennes et au système représentatif. Dans cet ouvrage réunissant une dizaine de textes, il le débusque dans ses affections familiales, ses interventions dans la presse, ses rapports souvent conflictuels avec ses éditeurs, ses relations cordiales avec les catholiques libéraux, son empathie pour l'Angleterre... Un Guizot inattendu dont la présence irrigue tout un siècle, de la fin de l'Ancien Régime au début de la IIIe République.

  • La résolution de situations-problèmes est au centre de l'enseignement des mathématiques au primaire. Cet ouvrage vise ainsi à outiller les enseignants et les futurs enseignants du primaire en rendant compte d'une recherche-action réalisée dans une classe de 3e cycle d'une école primaire alternative. Issu d'une collaboration entre un chercheur en didactique des mathématiques et une enseignante du primaire d'expérience, il allie à la fois les points de vue théorique et pratique.

    Après avoir exposé les fondements théoriques à la base de leur approche les auteurs présentent les neuf situations-problèmes expérimentées touchant à des notions telles que les nombres décimaux, les fractions, les pourcentages, la statistique et la géométrie. Pour chacune des situations-problèmes, les éléments nécessaires à sa réalisation sont fournis, les enjeux conceptuels sous-jacents sont décrits et les stratégies auxquelles les élèves ont eu recours sont analysées. Les différents aspects de la gestion didactique de l'activité sont également abordés. Rédigés sous forme de dialogues entre le chercheur et l'enseignante, ces chapitres traitent de sujets comme l'aide à fournir aux élèves aux prises avec un blocage, la fonction des retours collectifs pour l'apprentissage ou encore la prise en compte des élèves en difficulté dans la classe. Si les auteurs ne prétendent pas fournir une recette miracle, la gestion d'une classe étant trop complexe pour pouvoir être résumée en quelques principes qui fonctionnent en tout temps, leur ouvrage contient toutefois des pistes de réflexion fort utiles et éclairantes.

  • 15mn d'Histoire : une nouvelle collection de textes courts pour apprendre et comprendre l'Histoire en 15 minutes.
    " Hugues Capet, tout le monde s'en tape ! ", écrivait un journaliste facétieux et perspicace le 2 avril 1987. Peut-être pas tout le monde, puisque le lendemain François Mitterrand, président de la République, et Henri d'Orléans, dénommé comte de Paris et prétendant autodésigné au trône de France, assistaient à un spectacle son et lumière en la cathédrale d'Amiens, cérémonie couronnant la célébration en grande pompe du " Millénaire capétien ", comme si la France avait commencé en 987 avec le sacre royal à Noyon du duc des Francs.
    Pour mourir, de quelque façon que ce fût, il eût fallu qu'Hugues eût vécu. Or, rien ou presque ne transparaît de sa personne durant la majeure partie de son existence...

  • Les probabilités font partie de la vie du citoyen du XXIe siècle, et ce, dans divers contextes et domaines – en santé pour la sélection d’un traitement, en gestion pour le choix d’un investissement, etc. Dans le milieu scolaire, il est donc impératif de développer une pensée probabiliste permettant la prise de décisions éclairées en moment d’incertitude, la modélisation des situations aléatoires et la compréhension de la notion de risque. Au Québec, bien que l’enseignement des premiers concepts de cette branche des mathématiques commence dès le début du primaire, il représente tout de même un défi de taille, car en plus d’être complexes et contre-intuitives, les probabilités n’occupent qu’une (trop) petite place au sein de la formation des enseignants.

    /> Le présent ouvrage s’adresse aux enseignants en exercice du primaire et du début du secondaire, aux futurs enseignants et aux formateurs universitaires en didactique des mathématiques. Ses auteurs invitent à la découverte des éléments contextuels et historiques liés à cette discipline, puis proposent des réflexions et des idées originales de situations pour l’enseignement (et la formation à l’enseignement) des premiers concepts de probabilités. Il est plus que probable que les propos de cet ouvrage ébranlent la façon de penser et les convictions du lecteur quant à la manière d’enseigner les probabilités.


    Vincent Martin est professeur au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses recherches concernent les pratiques d’enseignement des probabilités et les caractéristiques didactiques des tâches probabilistes utilisées pour leur apprentissage.

    Mathieu Thibault est doctorant en éducation à l’Université du Québec à Montréal et chargé de cours en didactique des mathématiques à l’Université du Québec en Outaouais et à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses travaux touchent principalement la formation à l’enseignement des probabilités avec des outils technologiques.

    Laurent Theis est professeur titulaire au Département de l’enseignement au préscolaire et au primaire de la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke. Il s’intéresse à la résolution de situations-problèmes mathématiques au primaire et au début du secondaire ainsi qu’au soutien de l’élève à risque dans ce contexte.

  • " La porte s'ouvrit : la divinité parut, éblouissante de beauté et de satisfaction. On eût dit un rayon argenté sortant d'un nuage d'azur ", rapporte un témoin. Dorothée de Courlande, duchesse de Dino, de Talleyrand et de Sagan, n'était pas seulement une superbe fleur de la plus haute aristocratie, elle était spirituelle, lucide et dotée d'un fort tempérament. Du monde qu'elle a connu et parfois enchanté, elle tint la chronique quarante ans durant, du début du premier Empire au milieu du second, dressant le portrait des têtes couronnées et des principaux hommes d'État de son temps, rapportant les échos de la cour et du gouvernement, s'immisçant dans la politique, jugeant les écrivains et les artistes, de Londres à Vienne et Saint-Pétersbourg, de Berlin à Rome, et surtout à Paris où elle résida une grande partie de sa vie. Elle avait lié en effet son sort à celui de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, dont le tsar Alexandre lui fit épouser le neveu. Elle devint, à partir du congrès de Vienne où elle l'accompagna avec éclat, la maîtresse de sa maison et de sa personne, et toujours sa confidente. Mais la reine des salons était aussi, au fin fond de la Silésie, une femme qui reçevait chez elle le roi de Prusse et régnait sur des dizaines de paroisses, des centaines de paysans et des milliers d'hectares. Écrits dans un style à son image, à la fois simple, séduisant et parfois mordant, ses Souvenirs, rédigés en 1822 et qui vont de sa petite enfance à son mariage en 1809, puis sa Chronique, qui court au jour le jour de 1831 à sa mort en 1862, constituent un ensemble d'un charme incomparable et d'une immense valeur qui méritait aujourd'hui d'être remis en pleine lumière.

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