Lafcadio Hearn

  • Fantômes du japon

    Lafcadio Hearn

    La cinquantaine d'histoires recueillies par Lafcadio Hearn (1850-1904) d'après le folklore japonais révèlent un éventail thé­matique très ouvert, allant du conte de fées aux histoires d'ogres et de vam­pires... Mais l'imaginaire japonais ne force pas seulement les portes de la mort, il entrouvre aussi celles de la réincarna­tion, thème ignoré du folklore occidental, où s'affirme la coloration religieuse qui caractérise le fantastique japonais. Des réincarnations à l'apparence de métamor­phoses qui laissent à leurs victimes un espoir immense, à échelle de l'infini dans lequel elles se perdent. Un sentiment de tragique inséparable de l'espoir, telle est la morale que Lafcadio Hearn invite le lecteur à tirer. Comme il l'avait tirée lui-même en trouvant au Japon l'apaisement. Traduit de l'anglais par Marc Logé Préface de Francis Lacassin Né en 1850 en Grèce, d'un chirurgien de la marine anglaise et d'une Grecque ; abandonné très tôt par son père puis par sa mère, élevé au Pays de Galles par une vieille tante, éborgné dès l'adolescence par un accident qui le coupa un peu plus des autres, Lafcadio Hearn est le déraciné type. Rejeté par sa famille anglaise, à 16 ans, il sera livré à lui-même et à la misère de bonne heure. Emigré aux Etats-Unis à vingt et un ans, il y connaît, malgré divers emplois dans le journalisme, une existence misérable. En quête d'un idéal inaccessible, et cherchant à s'identifier à une culture, il croit y parvenir lors d'un séjour de sept années à la Nouvelle Orléans, suivi d'une tentative d'établissement à la Martinique. Le hasard d'un reportage au Japon lui fait découvrir dans ce pays le havre de grâce qu'il n'espérait plus. Converti au bouddhisme, époux d'une japonaise qui lui donna plusieurs enfants, il connut un bref mais intense apaisement, dont le grand connaisseur avait deviné le sens en recueillant ces contes. C'est leur message d'espoir qu'il cherche ainsi à communiquer, sans rancune, à ces hommes d'Occident qui n'avaient pas su le reconnaître pour un des leurs.

  • Lafcadio Hearn, né en 1850 en Grèce, ayant vécu seize ans aux États-Unis, reste un nomade jusqu'au jour où il découvre dans le Japon la patrie de son esprit au point de s'y fixer en 1890. De cette date jusqu'à sa mort en 1904, il produit une suite de livres - romans et contes - sur ce pays, seulement tourmenté par le regret de ne jamais suffisamment en pénétrer l'âme.
    C'est dans ses Lettres japonaises qu'il est assurément le témoin, à la fois le plus intelligent et sensible, de la vie et de la culture du Japon traditionnel avec son héroïsme, sa courtoisie, ses raffinements, un pays encore indemne de toute occidentalisation.
    Outre les Lettres déjà publiées par la Revue des Deux mondes en 1924, cet ouvrage offre des lettres inconnues, ainsi que deux textes, inédits en français, sur l'auteur signés Hugo von Hofmannsthal et Stefan Zweig.
    " Lafcadio Hearn, écrit Marguerite Yourcenar, adopte le Japon comme on entre dans les ordres, l'épouse comme il prit authentiquement pour femme la fille d'un samouraï. " Marguerite Yourcenar

  • Chita

    Lafcadio Hearn


    Lafcadio Hearn (1850-1904)



    "Quand on se dirige vers le midi, se rendant de la Nouvelle-Orléans aux Iles, on passe par les détours sinueux de diverses rivières, à travers un étrange pays jusqu'à une mer étrange..."




    Le 10 août 1856, un ouragan tropical dévaste Last Island (Isle Dernière), au large de la Louisiane, et fait un nombre élevé de victimes.




    Après avoir entendu cette histoire de la bouche d'un vieux pilote, Hearn décide de conter ce véritable "poème du ciel et de la mer".




    Chita est une enfant sauvée de la noyade, lors de ce tragique événement, et recueillie par Feliu et Carmen.




    Ce livre fut la consécration en tant qu'écrivain de la part du public pour ce journaliste d'origine irlandaise, vivant aux Amériques, et qui prendra par la suite la nationalité japonaise.




    Lafcadio Hearn fut surnommé le "Victor Hugo américain".

  • En mai 1887, Lafcadio Hearn (1850-1904) quitte son poste de journaliste littéraire à la Nouvelle-Orléans et embarque pour les Petites Antilles. L'acuité du récit de son voyage de deux mois à bord du Barracouta s'explique par son ouverture remarquable sur la situation créole ainsi que par son imagination fertile. Qu'il livre ses impressions de la Barbade, de la Trinidad ou de la Martinique, Hearn propose un témoignage important sur la nature et sur la culture de l'archipel.

  • Le regard extraordinaire que Lafcadio Hearn a porté sur la Martinique justifie amplement la présente réédition.
    L acuité de sa perspective s'explique non seulement par ses origines hybrides et son statut d étranger, mais aussi par sa culture de francophile et sa profonde fascination pour les Tropiques. Hearn, fin portraitiste de la Martinique du XIX siècle finissant, propose un témoignage séduisant surtout par son savant mélange de registres, notamment ceux de l'artiste, du folkloriste, du conteur et de l'ethnographe.

  • On affirme assez généralement que la nature des peuples orientaux est plus profondément sérieuse que celle des occidentaux ; c'est du moins la conviction de ceux qui se contentent des opinions qu'ils ont puisées dans les romans. D'autres esprits, plus réfléchis, estiment, au contraire, que les conditions de la vie moderne ont amené les nations occidentales à un degré de gravité supérieur à celui des peuples d'Orient.Il est aventureux et trop simple d'expliquer par des raisons aussi sommaires les différences qui séparent l'Extrême-Orient et l'Europe, et qui font entre ces deux moitiés de l'humanité un antagonisme peut-être irréductible.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Kotto

    Lafcadio Hearn

    Non loin du village de Kurosaka, dans la province de Koki, se trouve une chute d'eau que l'on nomme le Yurei-Daki ou cascade des esprits. J'ignore pour quel motif on l'appelle ainsi. Au pied de la chute se trouve un petit sanctuaire Shinto consacré à la divinité locale, que les gens du peuple désignent sous le nom de Taki-Daïmyojin, et devant l'autel on voit un tronc de petite dimension, ou Saïsen bako, destiné à recevoir les offrandes des fidèles.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Lafcadio Hearn (1850-194)

    "Lorsque vous vous trouvez pour la première fois, par un jour sans ombres, à Saint-Pierre, la délicieuse ville des Antilles, pour peu que vous ayez le sens de la poésie et des souvenirs classiques, il se glissera dans votre imagination une impression de « déjà vu » il y a très, très longtemps de cela, vous ne sauriez dire où. Cette sensation est comparable à celle d'un rêve, d'un rêve très heureux, dont vous n'avez gardé qu'un souvenir imprécis. La simplicité et la solidité de l'architecture bizarre, l'excentricité des rues gaies et étroites tout embrasées de chauds coloris, les teintes des toits et des murs, vieillis par des striures et des tâches vertes et grises de moisissures, l'absence surprenante de châssis aux fenêtres, de vitres, de becs de gaz et de cheminées, la délicatesse de fleur du ciel bleu, la splendeur de la lumière tropicale et la chaleur du vent tropical, - tout cela vous produira moins l'impression d'une scène d'aujourd'hui que la sensation de quelque chose qui a été et qui n'est plus. Lentement ce sentiment se précise avec le plaisir que vous prenez dans l'éclat coloré des costumes, dans la demi-nudité des silhouettes des passants, dans la grâce puissante des torses basanés comme le métal de statues, dans la courbe arrondie de bras et de jambes dorés comme des fruits tropicaux, dans la grâce des altitudes, dans l'harmonie inconsciente des groupements, dans les draperies et les plis des robes légères qui oscillent au balancement des hanches libres, dans la symétrie sculpturale des pieds nus. Vous regardez les rues citrines de haut en bas, là-bas vers l'éblouissante clarté bleue, où la mer et le ciel se confondent, là-haut vers la verdure perpétuelle des montagnes boisées, - et vous vous émerveillez du moelleux des tons, de la netteté des lignes dans la lumière, de la diaphanéité des ombres colorées..."

    Lafcadio Hearn, charmé par l'île et ses habitants, a vécu deux ans à la Martinique. Il trace un portrait de "l'île des revenants", comme il la surnommait, mêlant ethnographie, folklore et bien d'autres choses...

  • Transcrits et traduits en français par Louis Solo Martinel.
    Désirant poursuivre ses recherches sur Hearn au Japon, Louis Solo Martinel était venu demander à Sukehiro Hirakawa ses impressions sur la thèse qu'il préparait sur l'oeuvre de Hearn. Il lui montra alors la photocopie du carnet et lui recommanda de travailler sur ce nouveau matériel. Martinel, en parcourant ces textes créoles s'écria : « C'est hallucinant ». Ce jeune chercheur martiniquais, en arrivant au pays du soleil levant, trouva un patrimoine culturel de ses ancêtres martiniquais sous cette forme inattendue. Quelle heureuse découverte et quelle heureuse redécouverte de sa langue maternelle d'il y a plus de cent ans. Il se mit immédiatement à l'oeuvre et déchiffra les 8 contes, quelques proverbes créoles et d'autres éléments. Puis, il entama la traduction française. Le manuscrit se présente sous la forme d'un carnet dont la couverture porte une mention écrite horizontalement : Contes N 2. Il contient huit contes : Pié-Chique-À, Compè Lapin adans bassin li roi, Zhistouè piment, Tête, Maman Marie, Li roi té ka mandé yon batiment, Ti Poucette, Adèle épi Ti-Jean et quelques morceaux de proverbes, bribes de chansons, haillons de paroles en premières et dernières pages.
    Ces exemples parmi d'autres témoignent du voyage intertextuel de l'oralité créole : condition exclusive de toute littérature orale. Compère Lapin, Tigre, Éléphant représentent l'héritage culturel africain déporté, transformé, tordu, plié aux besoins de la nouvelle culture créole. Ti Poucette, Ti-Jean constituent l'héritage culturel européen arrivé en terre nouvelle remanié, tordu, plié lui aussi aux besoins de la nouvelle culture créole. Afrique et Europe, les deux plus importants pôles de l'histoire, de la culture en créole.
    Lafcadio Hearn
    Avant de s'installer définitivement au Japon, Lafcadio Hearn vécut deux ans (1887-1889) à Saint-Pierre, capitale de la Martinique d'avant la tragédie (l'éruption volcanique de mai 1902). Il y accomplit une tâche colossale : recueillir des contes créoles, des bribes de paroles et de chansons populaires, des tim tim (devinettes). Hearn meurt prématurément le 26 septembre 1904, à Tokyo à l'âge de 54 ans. En 1932 paraît un ouvrage posthume intitulé Trois fois bel conte contenant les textes originaux de 6 contes en créole martiniquais qu'il avait recueillis lors de son séjour à Saint-Pierre. En 1988, Sukehiro Hirakawa découvre chez l'un des descendants de Lafcadio Hearn, M. Akio Inagaki, un carnet intitulé : Contes créoles (N°2).

  • Après le succès médiatique et commercial d'Histoires de fantômes du Japon, Benjamin Lacombe poursuit son hommage à l'oeuvre de Lafcadio Hearn avec  Esprits & Créatures du Japon.
    Benjamin Lacombe s'intéresse avec cet ouvrage à la nature et à la figure animale. Après une immersion au fond des eaux, on émerge à la surface qu'on explore par le biais des racines, de la terre et des mammifères, pour atteindre le ciel et les volatiles. Ce sujet est synonyme au Japon de mystère et de respect. Comme pour le premier opus, le traitement graphique s'adapte à chaque histoire.

  • Fasciné par le Japon - son art, sa culture et ses paysages - depuis ses plus tendres années, Benjamin Lacombe a souhaité illustrer Fantômes du Japon, un recueil d'histoires imprégnées du folklore japonais, recueillies par Lafcadio Hearn. Cet écrivain irlandais a été l'un des premiers occidentaux à obtenir la nationalité japonaise. Il est connu pour avoir sillonné les provinces de ce pays, recueilli et mis par écrit les contes et légendes de fantômes japonais.
    Pour cet ouvrage, Benjamin a choisi d'illustrer un panel de bestiaire large et diversifié ; une diversité qu'il était essentiel pour lui de laisser transparaître dans un traitement graphique différent pour chaque histoire. En fin de livre, la création de jeux, inspirés de jeux anciens, offre la possibilité de raconter sa propre légende de yôkai. Un hommage de toute splendeur, au ton juste.

  • Une jeune mère qui meure en donnant la vie et revient terrifier sa famille; un farouche samouraï forcé à combattre une tête spectrale Nuke-Kubi; un novice ensorcelé par l'image d'une femme d'une grande beauté peinte sur un panneau; le spectre d'une épouse répudiée qui vient se venger de son ex-mari... Ambiance mystérieuse et frissons assurés. Voici quelques thèmes des 7 histoires traditionnelles de fantômes japonais que regroupe ce recueil de Lafcadio Hearn, l'un des premiers Occidentaux a avoir adopté la nationalité japonaise en 1896.
    La version ePub de ce titre est au format maquette fixed : vérifiez la compatibilité de vos appareils de lecture.

  • Il y a de cela une centaine d'années, l'écrivain Lafcadio Hearn réunit une sélection de contes fantastiques tirés à la tradition japonaise. Le célèbre créateur de manga Sean Michael Wilson, accompagné de la dessinatrice Michiru Morikawa, reprend six de ces histoires dans une adaptation graphique exceptionnelle. Ce livre a été nominé au Wil Eisner Award et a reçu le prix independent Publisher Book Awards en 2016 (Bronze medal Graphic Novel Drama/Documentary).

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