Littérature générale

  • 'Lui, Morten Falck, refuse de se figer dans une forme déterminée et de devenir vieux avant l'âge. C'est une décision qu'il prend à l'instant.'

    En 1782, le jeune Morten, fils de pasteur, débarque à Copenhague. Négligeant ses études de théologie, il est entraîné vers les bas-fonds de la ville où se révèlent ses plus obscurs désirs. Bientôt, sa soif de liberté le guide jusqu'aux terres hostiles du Groenland. Chargé d'y convertir les autochtones, Morten découvre des hommes malmenés par les colons, survivant dans une misère absolue. Ses idéaux humanistes s'usent peu à peu au contact de l'alcool, de la débauche et de la violence. Faut-il poursuivre sa mission, quitte à y laisser son âme?

  • Au coeur du roman, il y a Xin, le petit garçon de cinq ans témoin de la terreur qu'inspire le tigre, de la disparition du père par une nuit de pluie diluvienne ensorcelé par une voix qui appelle à l'aide, de la mort d'une soeur. Puis Xin succombe, tombé au fond d'un puits après les inondations. Ses parents ne peuvent faire le deuil de sa mort, quand survient un autre cataclysme, l'invasion japonaise. Mais Xin renaît des années plus tard, sachant seulement qu'il porte le prénom d'un oncle dont on lui cache l'histoire. Et les malheurs continuent à s'abattre : la rébellion communiste, la mort du père écrasé par un arbre. Car si Xin est au coeur du roman, c'est parce que Xin veut dire « souffrance », comme si la souffrance et la pluie étaient les deux seules choses qui ne s'arrêtaient jamais.

    Kim Ng Chew - dont le nom chinois est Huang Ching-shu - est né le 9 novembre 1967, en Malaisie, dans une famille originaire du Fujian. Diplômé de littérature chinoise classique de l'université nationale de Taiwan, il est aujourd'hui professeur à la National Chi Nan University.
    Ecrivain, professeur et essayiste, Kim Ng Chew est lauréat de très nombreuses récompenses littéraires dont le Grand Prix du Salon du Livre de Taipei et le Prix Trépied de la Littérature tous deux décernés à La Pluie.

  • 'Je suis Aappaluttoq. Le Rouge. Je suis un chamane. Je sais des choses que les autres ignorent et qu'ils n'ont pas envie de savoir. C'est ainsi. Je sais notamment que les Danois sont venus avec une chose qui les dépasse et qui est meilleure qu'eux. La foi chrétienne. Même un bateau minable peut avoir un chargement de valeur.'
    En 1728, le grand dessein du roi Frederik IV du Danemark est d'établir au Groenland une nouvelle colonie, censée apporter des revenus et des richesses à la Couronne. C'est ainsi que débarquent un gouverneur, des fonctionnaires et des militaires, des artisans et des pasteurs venant rejoindre Hans Egede, 'l'apôtre du Groenland'. Quant aux colons eux-mêmes, ce sont des couples mariés de force juste avant le départ : on y trouve un mélange de soudards, de déserteurs, de condamnés graciés pour l'occasion, de servantes, de filles misérables et de prostituées. Godthåb est fondée, l'Histoire démarre. Et, bien vite, cette colonie bouleverse la vision chamaniste et les traditions ancestrales d'une société qui vit de la chasse et de la pêche. Hans Egede et Aappaluttoq vont s'affronter sur tous les plans.
    L'homme rouge et l'homme en noir n'est pas seulement l'histoire de la
    lutte entre un angakok inuit et un pasteur protestant danois. C'est un roman polyphonique foisonnant, d'une vitalité rare. Grâce à sa connaissance intime du Groenland, Kim Leine parvient à unir magistralement son savoir historique et son imagination débordante, et montre une fois encore qu'il est l'un des plus importants écrivains danois de son temps.

  • Ru

    Kim Thúy

    Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs : l'enfance dans sa cage d'or à Saigon, l'arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam apeuré, la fuite dans le ventre d'un bateau au large du golfe de Siam, l'internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, Ru dit le vide et le trop-plein, l'égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragi-comiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d'un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d'argent ou la puissance d'une odeur d'assouplissant, Kim Thúy restitue le Vietnam d'hier et d'aujourd'hui avec la maîtrise d'un grand écrivain.
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  • Vi

    Kim Thúy

    Au temps de l'Indochine, le domaine de la famille Lê Van An englobe d'immenses terres et une vaste demeure où s'affairent près de trente domestiques. C'est là que naît le père de Vi, avec le destin d'un prince comblé que l'histoire va déchoir de son royaume. Dans l'ombre dévolue aux femmes, son épouse dirige d'une main de fer l'exploitation fragilisée par les réformes, puis la guerre. Lorsque Vi voit le jour, le dix-septième parallèle sépare déjà le Nord du Sud. La réunification et la chasse aux possédants l'obligent à fuir son pays sur un bateau de fortune. En quittant Saigon pour Montréal, celle dont le prénom signifie «minuscule» et «précieuse» devra apprendre à apprivoiser la grande vie et ses tumultes. Et à saisir les hasards qui lui ouvriront à nouveau, un jour, les portes du pays natal.

  • Imaginez un roman dont le personnage principal serait le Père-Forêt, l'esprit de la nature qui engendra les hommes, un être immortel, cruel, généreux, mais désemparé face à ses enfants humains. L'arbre, comme père et mère d'une humanité qui n'a pas été créée par Dieu et qui ne cesse de se débattre dans les souffrances du siècle dernier : la Révolution, la famine, les camps allemands et les camps soviétiques, le Mal absolu d'une science devenue folle. C'est cette parabole de l'homme, enfant prodigue de la nature, que nous propose Anatoli Kim, l'un des écrivains les plus originaux de la littérature russe, dans ce livre étrange et fascinant. Touffu, inextricable comme les forêts de Sibérie.

  • Un jeune couple d'intellectuels est brutalement interné dans un camp de détenus politiques dans une vallée reculée de Corée du Nord. Année après année, les persécutions viennent à bout de leur dignitié jusqu'à les précipiter dans un enfer moral où la volonté désespérée de survivre justifie tous les moyens. Secrètement amoureux d'elle par le passé, un garde viole la jeune femme, dont le mari refuse de reconnaître l'enfant qu'elle met au monde et qui mourra dans le camp. La jeune femme parvient miraculeusement à s'échapper avec l'aide du garde et s'enfuit en Corée du Sud. Les deux hommes s'échappent à leur tour.Pronfondément meurtris, les trois personnages vont se retrouver et se déchirer. Un enfant - dont elle était enceinte lors de sa fuite - laisse entrevoir un avenir porteur d'espoir.

    Kim Yu-kyeong est une romancière nord-coréenne, membre du Comité central de la Fédération des auteurs de Chosun avant de fuir le pays pour la Corée du Sud dans les années 2000. Elle garde aujourd'hui encore sa véritable identité secrète, par crainte de nuire aux membres de sa famille restés au Nord.En avril 2012, elle publie son premier roman, Cheongchun Yeonga (non traduit), en Corée du Sud. Le Camp de l'Humiliation, paru en février 2016, est son deuxième roman.

  • Man

    Kim Thúy

    «Maman et moi, nous ne nous ressemblons pas. Elle est petite, et moi je suis grande. Elle a le teint foncé, et moi j'ai la peau des poupées françaises. Elle a un trou dans le mollet, et moi j'ai un trou dans le coeur.»

  • Un ex-tueur en série décide de reprendre du service. Seul problème : il a soixante-douze ans et vient d'apprendre qu'il est atteint de la maladie d'Alzheimer.
    Sous ses dehors de vieillard inoffensif s'adonnant à ses heures perdues à la poésie et la philosophie, se cache un redoutable meurtrier qui a assassiné sans remords des dizaines de personnes. Aujourd'hui il repart en chasse alors que rôde autour de sa maison un homme qui menace de s'en prendre à sa fille adoptive bienaimée.
    S'engage alors une course contre la montre : tuer avant d'oublier qui il est, avant que la maladie n'ait raison de lui, qu'il ne devienne prisonnier d'un temps sans passé ni futur.

    Un étrange roman d' humour noir dont n'est autre que la mémoire qui se dérobe et brouille les pistes. Et un suspense au dénouement stupéfiant, car derrière une histoire peut s'en cacher une autre dont le lecteur découvre qu'il n'a jamais eu les clés, précisément parce que le narrateur les avait oubliées.

  • Les arpenteurs

    Kim Zupan

    Nuit après nuit, dans une prison du Montana, le jeune Val Millimaki s'assied face aux barreaux qui le séparent de John Gload, 77 ans, en attente de son procès. Astreint aux pires heures de garde, l'adjoint du shérif se retrouve à écouter le criminel qui, d'instinct, est prêt à lui révéler en partie son passé. Petit à petit, Millimaki se surprend à parler, lui aussi, et à chercher conseil auprès de l'assassin. En dépit des codes du devoir et de la morale, une troublante amitié commence à se tisser entre les deux hommes. Premier roman hypnotique et crépusculaire, Les Arpenteurs met en scène deux personnages poursuivis par leur conscience et hantés par la mélancolie d'un paysage qui les a faits tous deux à son image.

  • Enfant abandonné des hommes, né dans les toilettes d'une gare, Jeï découvre très tôt qu'il est doué de la même capacité que ces appareils créés par l'homme qu'on appelle des capteurs, sauf que lui possède le don de capter, de sentir la souffrance des autres, objets, animaux ou humains. A quinze ans, vagabond dans les rues de Séoul, il s'invente un mode de vie proche de l'ascèse, se nourrissant de riz cru, lisant des livres trouvés parmi les ordures, et devient le leader d'une bande de motards. Ces motards organisent des courses illégales en plein Séoul, faisant entendre leur colère dans le vacarme de leurs pots débridés, sans casque, bravant la mort et la police, jusqu'à cette course ultime, la plus grandiose, la plus folle jamais menée, où Jeï entre dans la légende.Dans le monde de Kim Young-ha, il n'y a ni bien ni mal, mais des émotions humaines portées à l'incandescence par les tensions sociales. «Ces jeunes existent partout mais personne ne leur tend l'oreille. Comment les transformer en voix? Comment traduire ces voix de façon que nous puissions les entendre et nous souvenir d'eux longtemps? Telles sont les questions auxquelles je pense.»

  • Dans ce recueil de nouvelles autobiographiques, Natalia Kim rend hommage au quartier de Moscou situé près de l'usine ZIL que les habitants surnomment « Avtozavod » - « l'usine à automobiles ». C'est dans les appartements communautaires d'imposants immeubles staliniens, que Natalia passe sa jeunesse dans les années 1980-1990.
    Au fil des pages, des épisodes tantôt poignants, tantôt drôles, tantôt tragiques, font revivre toutes sortes de personnages qui ont marqué le passé de la narratrice : de sa grand-mère adorée aux voisins alcooliques et un peu fous, en passant par des camarades de classe, des gardiens, des éboueurs et des facteurs.
    Ce recueil émeut par son attachement romantique à une myriade d'histoires personnelles somme toute ordinaires.

    Écrivaine, journaliste, blogueuse, Natalia Kim est née à Moscou en 1973. Elle est diplômée de la faculté de journalisme de l'université de Moscou-Lomonosov. Elle a été ingénieur du son, puis rédactrice en chef du magazine Continent, attachée de presse du Centre Levada et rédactrice en chef adjointe de Elle. Elle collabore depuis plus de 11 ans à Psychologies magazine.
    Mon quartier est son premier livre, paru en russe en 2017.

  • Yunyeong est prête à tout pour conquérir une vie meilleure : elle doit porter à bout de bras un bébé, un compagnon bon à rien, une sour poursuivie par ses créanciers, un frère accro aux jeux d'argent ainsi qu'une mère étouffante. Elle a décroché un emploi de serveuse dans un restaurant, qui se révèle être une maison de passe clandestine.
    Un roman qui témoigne crûment de la brutalité des rapports sociaux et de la condition faite aux femmes en Corée - une réalité connue de tous mais qui reste soigneusement occultée. Yunyeong se débat contre la pauvreté et résiste à la violence et au mépris grâce à son insurmontable énergie qui, seule, lui permet de garder espoir.

  • Qui ne connaît pas la photo de cette fillette courant sur une route pour échapper au feu après un bombardement? Image bouleversante, emblème de la guerre du Viêtnam, elle a fait le tour du monde et attiré l'attention du public sur l'horreur d'un conflit qui compte parmi les plus meurtriers du 20e siècle. Personnalité devenue publique malgré elle, Kim, «la fille de la photo», avait déjà fait l'objet d'un premier livre en 1999. Cette fois, cependant, environ 45 ans après l'événement, c'est elle qui prend la plume pour nous montrer que, derrière le récit déjà publié, se cache une autre histoire, une histoire de foi, de consolation et de pardon, bien moins connue du public... Un livre passionnant, émouvant mais aussi profondément édifiant, qui ne peut laisser indifférent!

  • "Si le rôle de la mer est de faire des vagues, mon rôle à moi est de penser à toi. Depuis que nous avons été séparées, je ne t'ai jamais oubliée, pas même un seul jour." Un jour, Camilla reçoit six cartons de vingt-cinq kilos qui contiennent toute son enfance. Entre un ours en peluche et un globe terrestre, la photo d'une jeune fille, petite et menue : celle de sa vraie mère avec un bébé dans les bras. Camilla a été adoptée peu après sa naissance par un couple d'Américains. Aujourd'hui elle a vingt et un ans et décide de partir en Corée à la recherche de sa mère.
    Au fil d'une enquête aux multiples bifurcations, chacun livre sa version de l'histoire bouleversante de cette lycéenne de seize ans devenue mère, les rumeurs, les secrets, les tragédies, le mystère de l'identité du père. Peu à peu Camilla remplit les blancs de son passé, qui se confond avec celui de cette petite ville portuaire où elle est née, et toute sa vie s'en trouve changée.
    Un roman riche en harmoniques, à l'imaginaire poétique et émouvant, enraciné dans la réalité sociale de la Corée d'aujourd'hui.

  • Mars 1918. Les frères jumeaux Ib et Kaj Gottlieb quittent le Danemark pour la guerre civile en Finlande. Ils sont volontaires du côté blanc, participent à la prise de Tampere et aux brutales opérations de "nettoyage" contre les communistes.
    Après cette première rencontre avec la guerre et le difficile retour à la vie civile, on les suit, ensemble ou individuellement, dans la période de l'entre-deux-guerres. Au Danemark et en Europe, ils sont les témoins des grandes crises et de la montée du nazisme. Dans leurs vies personnelles, ils sont engagés dans la médecine et le journalisme, et ils expérimentent les ivresses les plus différentes. Soudain, avec l'occupation allemande du Danemark, ils replongent dans la guerre. Ils rejoignent les rangs de la Résistance, et ce sera une lutte à mort contre la Gestapo dans les rues de Copenhague.

    L'abîme est un grand roman sur la guerre et la paix, sur l'amour sous toutes ses formes, sur les désirs et les errances. Mais où est l'abîme ? Est-ce la guerre ou la paix ? Ou bien se trouve-t-il dans le coeur et l'esprit des hommes ? Kim Leine, servi par une langue d'une vitalité étonnante, montre une nouvelle fois que rien de ce qui est humain ne lui est étranger.

  • Variés et très vivants, les cinq contes qui composent ce recueil sont imprégnés de fantastique, qu'il s'agisse d'un amour avec une femme fantôme, d'un dialogue pied à pied avec le dieu de la Mort, ou d'une fête savoureuse au Palais du Roi Dragon du fond des mers...

  • Le placard Nouv.

    Le placard

    Kim Un-Su

    L'histoire
    Le narrateur est un jeune type, pas bien ambitieux, plutôt lent, tranquille. Il a traîné après ses études, le temps passe, la trentaine arrive quand enfin il décroche un boulot, dans un laboratoire privé. De fait, il n'a pratiquement rien à faire, juste réceptionner les arrivages quotidiens. Au tout début il est gêné, jusqu'à ce qu'il découvre que, grosso modo, personne ne fait rien dans ce laboratoire, si ce n'est faire semblant d'être occupé.
    Un jour, il trouve un placard fermé par un cadenas à combinaison. Par pur désoeuvrement, méthodiquement, il va essayer de l'ouvrir. Et quand il y parvient soudain, il tombe sur des dossiers fascinants. Des personnes consultent un certain Dr Kwon, du laboratoire. Mais les " maladies " de ces gens sont tout sauf habituelles. L'un a un ginkgo qui pousse au bout de son doigt, un autre fait des sauts abrupts dans le temps, une femme devient plusieurs personnes à la fois.
    Et ces dossiers semblent intéresser une étrange société secrète, prête à tout pour les récupérer.
    Le style
    Sur fond de société secrète et de dossiers cachés, délicieusement fantastique, savamment paranoïaque,
    Le Placard est un roman noir unique en son genre, du pur Kim Un-su.

  • Le vieux roi de Gaya se meurt. Ara, l'une de ses demoiselles d'honneur, s'enfuit dans la nuit afin de ne pas être enterrée vivante avec lui, selon la coutume en vigueur. Tandis qu'elle s'échappe, trente autres élus sont conduits à leur dernière demeure et Ureuk, le maître de musique, est convoqué à la cour afin de trouver le son parfait pour accompagner les funérailles royales. Yaro le forgeron est lui aussi rappelé à son devoir. On lui demande non seulement de réarmer le pays qui est sous la menace du royaume voisin de Shilla, mais aussi de couler les fondations de la tombe du souverain défunt.

    Dans un roman épuré se déroulant dans la Corée du VIe siècle, Kim Hoon évoque des destins individuels à l'ombre de l'Histoire de leur pays, secoué par la violence et la guerre. Malgré le bruit et la fureur du monde extérieur, tous sont à la recherche de leur vérité intime, tout comme le musicien Ureuk est en quête du parfait chant des cordes.

  • Une classe, un projet : écrire sa vie pour laisser une trace.
    Journal de Rose
    Mon année commence très fort. Mes parents veulent divorcer, le garçon qui me fait craquer sort avec une autre fille et Adèle, ma meilleure amie, passe son temps avec ses nouveaux amis...
    Heureusement le voyage à Londres approche. Rose va enfin découvrir la ville de ses rêves ! Elle ne se doute pas à quel point les aventures qu'elle s'apprête à vivre vont la transformer et lui permettre de révéler sa vraie personnalité.

  • Petit coeur

    Kooten Kim

    Quand le conte de fées d'une mère
    devient le cauchemar de sa fille
    La mère de Puck lui réserve une sacrée surprise pour ses 5 ans : un changement radical de vie. Après avoir réuni quelques affaires, les deux se retrouvent en bas de leur immeuble miteux de Rotterdam quand une voiture de luxe approche. En sort un «  très vieux monsieur  » aux grandes oreilles, vêtu d'un costume gris : c'est le nouveau futur beau-père de Puck, surnommé «  Bistouquet  » par la mère, bimbo blonde exubérante d'au moins trente-cinq ans sa cadette.
    Peu de temps après, ils atteignent un « château  », la nouvelle maison de Puck, où de nombreux cadeaux l'attendent déjà. La mère de Puck est aux anges, enfin la vie rêvée qu'elle mérite avec lustres au plafond et accès illimité à la carte bancaire de Monsieur. Inutile donc de se priver : fourrures en tous genres, bottes vernies à talon et coiffures de star. Éberluée, Puck observe sa mère se pavaner, plus aguicheuse chaque jour,  devant son nouvel amoureux.
    Cependant, ce dernier ne semble en rien sensible aux charmes de sa nouvelle compagne. C'est plutôt avec Puck qu'il aime passer du temps, sa «  vraie amie  ». Il aime lui laver les cheveux, la regarder dans son bain, puis la prendre en photo nue. Alors que sa perversité prend de plus en plus de place dans le quotidien de Puck, sa mère s'aveugle dans le luxe et le rosé. Mais combien de temps Puck peut-elle encore tenir pour ne pas briser les rêves de sa mère ?
    Un premier roman aussi bouleversant que perturbant, inspiré de l'enfance terrible de la meilleure amie de l'auteur.
     

  • Cinq pièces écrites pour lutter contre la dictature par un poète trentenaire, à qui cela coûtera tortures et prison : voici le théâtre complet de Kim chi-ha.

  • Wuturi le grêlé est un bébé géant en fugue qui, à moins de cent jours, caché dans les roseaux, menace l´accession au trône du terrible général Yi. Quand s´en mêlent la mère indigne, le père inconnu et son âne qui parle, qui sortira vainqueur du grand combat final entre armées de Titans ? Sûrement pas le peuple qui chante sa complainte et attend l´avenir.

  • Mélange de rêve et de réalité, semée d'images puissamment évocatrices et de notations de sensations ou d'émotions de tous registres, l'oeuvre de Sok Bom Kim constitue un univers romanesque complet. C'est en même temps un témoignage historique essentiel sur le soulèvement de l'île de Cheju en 1948, contre la dictature de Syngman Rhee soutenue par la présence de l'armée américaine en Corée du Sud.

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