Julie Bouchard

  • Avec délicatesse et humour, Julie Bouchard intègre le lecteur dans son roman et en fait un véritable personnage aux côtés des inconnus qui déambulent dans les rues de la ville.

    Chaque matin, des passagers à peine sortis du lit montent dans l'autobus 102 pour aller vaquer à leur labeur quotidien. Ils ne se parlent pas. Ce sont de parfaits étrangers les uns pour les autres, mais leurs destins vont bientôt se croiser tragiquement.

    Que sait-on de la vie et des secrets de tous ceux et celles qu'on côtoie tous les jours dans la rue, à l'épicerie ou dans un bus ?

  • Le titre aurait pu être : Les hauts et les bas de la vie commune. Les 9 nouvelles de ce recueil se concentrent en effet autour du thème de la disparition et de la perte à l'intérieur du couple et des relations amoureuses. Perte d'un amant, d'un mari, d'une épouse, désir de tout quitter ou de recommencer sa vie. On croit connaître les gens, mais souvent on ne sait rien, ou si peu de choses, sur leur monde secret, leurs rêves cachés ou perdus. Pourtant c'est là que se cache leur être profond qu'ils tiennent à l'abri des regards, par crainte ou pour se protéger. Il ne s'agit pas de mensonge, mais d'un moyen de se défendre pour des milliers de petits coeurs brisés.

    Julie Bouchard s'applique à percer les secrets de ses personnages qui mènent tous, en apparence, des vies bien ordinaires. Elle le fait avec délicatesse, par fines touches, avec une justesse de ton rarement égalée et une éblouissante maîtrise de la langue, qui font de ce recueil un véritable plaisir de lecture.

    Dans certaines nouvelles, c'est le personnage qui raconte lui-même son histoire; dans d'autres, c'est un narrateur omnicient qui intervient parfois dans le récit, pour multiplier les pistes d'interprétation et explorer ce qui aurait pu advenir si... si...

    Un amant s'éclipse un vendredi soir glacial de décembre, une nouvelle mariée coule au fond de l'eau, une hôtesse de l'air cherche à laisser son mari, le docteur Francoeur, maintenant seul dans sa trop grande maison, descend des marches pour chercher son chapeau, mais trouve son fusil, pendant qu'un autre homme, Armand, les monte ailleurs pour chercher les lettres d'amour de Napoléon à Joséphine, sans oublier Joyce, qui se refait une beauté, Sylvia, qui se tait, Liliane, qui attend, Lorrie, qui souffre. Bref, beaucoup de peine, quelques désirs, une grande maison, très peu de sang.

    Se déconstruisent ainsi, sous les nuages de la vie, les histoires de Sylvia, d'Armand, de Patti, de Tom qui nous rappellent à quel point on ne connaît pas les gens avant de s'aventurer dans leur intimité.

    Julie Bouchard a l'art d'aborder les drames de ses personnages avec une pointe d'ironie et de fantaisie, ce qui ajoute au plaisir de la lecture. La vie peut aussi être légère... Même si le ciel de la vie est la plupart du temps nuageux... Un livre à conseiller aux milliers de petits coeurs brisés.

  • L'exploration communicationnelle des nombres commence par la relation entre médias et statistiques : sondages, données financières, Audimat, "chiffre du jour", voire controverse sur les "statistiques ethniques" montrent que les médias sont utilisateurs et producteurs de nombres, et que ceux-ci sont à la fois objectivés, objectivant, subjectifs, et sujet à interprétation !

  • Comment l'espace médiatique (presse, télé, web) façonne-t-il la définition et l'attribution de valeurs pour des entités de toutes sortes ? Au moment où abondent les instruments d'évaluation fondés sur la quantification - des indicateurs aux classements, des hit-parades aux baromètres, des mégadonnées au like, des commentaires aux notes - et que concours, prix ou récompenses font florès, ce livre entend éclairer les logiques, les processus et les discours médiatiques à l'oeuvre dans la production, la circulation et la publicisation de l'évaluation. How does the media space (press, television, web) shape the definition and assignment of values to various entities? While evaluative tools based on quantification proliferate - from indicators to rankings, from charts to barometers, from big data to like, from comments to notes - and contests, prizes or awards are flourishing, this book aims to shed light on the media logics, processes and discourses at work in the production, circulation and publicization of evaluation.

  • Férocement humaines Nouv.

    Un univers déjanté, éblouissant et fulgurant!

    Entre fiction et fragments de réalité, à vive allure juste avant la chute, elles foncent, creusent, luttent, saignent et reviennent à la vie.

    Il y a dans les nouvelles de ce recueil un ton personnel qui nous accroche dès le départ. On lit ces textes en souriant. Les multiples détails que l'autrice y intègre donnent vie à l'ensemble de façon remarquable.

    On est fasciné par l'intensité dramatique que Julie Bouchard sait construire avec des événements latents, qui créent un suspense, qui retiennent notre souffle jusqu'à leur imminente fatalité ! Elle a ce sens de l'observation des détails qui prophétisent et mettent en scène un univers férocement humain.

    Un recueil qui promet un « délice de lecture ».

  • Historiquement, la ponctuation sépare tout d'abord les mots. Elle permet aux copistes d'être fidèles aux textes et aux lecteurs à voix haute de pouvoir respirer. Puis l'imprimerie lui confère une fonction de régulation du langage, régulation que les écrivains rebelles remettent parfois en question selon les modes du moment. Cet automne, XYZ, la revue de la nouvelle, fait de la ponctuation son thème central. « Si la nouvelle tend vers la brièveté, sans toujours l'atteindre, la ponctuation, elle, émane du point sans pouvoir s'y limiter » : écrit Jean-Sébastien Lemieux dans sa présentation du numéro. Les nouvelles qui le composent n'expérimentent pas forcément avec la ponctuation en tant que telle, mais elles en tirent toutefois un certain principe : celui de l'autoréflexion sur la littérature elle-même, la fiction venant remettre en question les pouvoirs du langage. La revue propose onze textes courts signés Sophie Prévost, Thomas Mainguy ou Julius Nicoladec, ainsi que le lauréat du concours de nouvelles XYZ, L'Épouvantail de David Bélanger, et trois comptes-rendus d'ouvrages théoriques ou de recueils divers.

  • Depuis l'implantation des premiers vergers d'argousiers au Québec vers la fin des années 1990, cet arbuste pique notre curiosité en raison de ses fruits et de son port ornemental. Cet ouvrage arrive à point pour faire connaître cette culture et en présenter les différents éléments, depuis le choix du site et des cultivars jusqu'à la récolte et la mise en marché, en passant par la préparation du sol, la plantation, l'entretien et la protection contre les maladies et les insectes.

  • L'édition printanière de la revue Cap-aux-Diamants propose un dossier dirigé par Julie Francoeur sur l'activisme et les mobilisations féministes au Québec. Dominique Deslandres s'intéresse au féminisme en Nouvelle-France, alors que Sophie Doucet et Karine Hébert mettent en lumière des figures phares moins souvent retenues du mouvement féministe au tournant du XXe siècle. Andrée Rivard discute de revendications liées à l'accouchement au XXe siècle et Marie-Laurence Raby d'avortements illégaux dans les années 1970. Adèle Clapperton-Richard se penche ensuite sur les enjeux de représentation des femmes dans les manuels scolaires et Julie Francoeur sur ceux liés plus largement aux commémorations des féminismes. Finalement, Diane Lamoureux étudie la longue tradition antiféministe au Québec. Le numéro comprend également les rubriques habituelles où il est cette fois question des Béliveau (Ancêtres), de l'Hôpital du Saint-Sacrement à l'heure de la Révolution tranquille (Patrimoine) ou encore de l'acquisition de la Floride par les États-Unis (Je me souviens).

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