Joseph De Tonquédec

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La Théosophie, soit sous sa forme première, telle que l'élaborèrent Mme Blavatsky et Besant, soit sous la forme nouvelle que lui donna Rudolf Steiner en la baptisant Antroposophie, rencontre, depuis plus d'un demi-siècle, un succès appréciable dans le monde et particulièrement en France.
    Parmi les écrivains catholiques qui s'en occupèrent, le premier dans notre pays fut, sauf erreur, le P. Léonce de Grandmaison. Sa curiosité des questions d'âme, son flair psychologique l´avertirent qu'il y avait là un fait important et dangereux. Il le signala en deux séries d'articles intitulées respectivement Le Lotus Bleu (1905) et La Nouvelle Théosophie (1914-1915). Chacune d'elles fut ensuite éditée séparément.
    Du même auteur, La Légende des « Grands Initiés » (Paris, Beauchesne, 1926), où sont étudiées la personnalité et l' oeuvre d'Edouard Schuré, très étroitement lié, comme on sait, avec R. Steiner.
    Th. MAINAGE. Les Principes de la Théosophie Etude critique. (Paris, Editions de la Revue des Jeunes, 1922). L'auteur expose aussi complètement que possible et critique ensuite, en philosophe et en théologien, « la pensée de Mme A. Besant et de ses collaborateurs ». De propos délibéré, il laisse de côté les « autres formes de la doctrine théosophique », en particulier l'Anthroposophie.
    Albert V ALENSIN. Le Christ de la Nouvelle Théosophie, article paru dans les Etudes. 1913.
    Dr. FERRAND. La Théosophie, article paru dans la Revue de Philosophie, 1913.
    Enfin et surtout, les catholiques fidèles n'ont pas le droit d'ignorer Un décret du Saint Office, paru postérieurement aux études du P. de Grandmaison, le 18 Juillet 1919, et dont voici la substance.
    QUESTIONS. « An doctrinae, quas hodie theosophicas dicunt, componi possint cum doctrina catholica ; ideoque an Liceat nomen dare societatibus theosophicis, earum conventibus interesse, ipsarum libros, ephemerides, diaria, scripta legere... ? - Est-ce que les doctrines qu'on appelle aujourd'hui théosophiques sont compatibles avec la doctrine catholique ? et en conséquence, est-il permis de faire partie des sociétés théosophiques, d'assister aux assemblées qu'elles tiennent, de lire les livres, revues, journaux et écrits de tout genre qu'elles publient ? » RÉPONSE. « Negative in omnibus. - Non à toutes les questions. Et cette réponse ayant été soumise au Pape Benoit XV, Sa Sainteté l'approuva et ordonna de la publier. » (Acta Apostolicae Sedis. 1919, p. 317,)

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