Michel Lafon

  • En huit jours la France a basculé dans l'horreur : trois légionnaires tués de sang-froid. Un massacre dans une école juive - adultes et enfants pris indifféremment pour cibles, achevés à bout portant... et enfin l'assaut du RAID dans une barre HLM de la banlieue de Toulouse. Trente-deux heures de siège, une fusillade interminable et un nom devenu l'expression de la haine aveugle : Mohammed Merah.
    Jamais jusqu'alors les services secrets français n'avaient été confrontés à de tels actes de terrorismes, en apparence isolés mais aux ramifications bien plus complexes. Car l'affaire Merah est bien plus que l'histoire d'une course contre la montre pour stopper un tueur fou. C'est la remise en question de toute la grille de lecture des services du renseignement intérieur français qui jusque-là permettaient de repérer ces individus parfaitement intégrés dans nos sociétés... capables en quelques heures de basculer dans un terrorisme sans limites. Le profil de Merah, ses déplacements à l'étranger, sa vie au quotidien, la surveillance qu'effectua huit mois durant la DCRI : rien ne permettait de le faire entrer dans les profils habituellement connus des services secrets rompus depuis des années aux menaces fondamentalistes.
    Ce livre signé de deux des plus célèbres journalistes d'investigation relate en détail ces huit jours de terreur en apportant une lecture inédite et exclusive des faits - comment Merah par deux fois a pu échapper à la souricière mise en place par la police judiciaire pour rejoindre sa petite amie puis pour téléphoner à France 24 d'une cabine téléphonique sans être inquiété ce qui est ici confirmé ? Quelle fut précisément la teneur de son échange avec une journaliste de France 24 ? Un dialogue édifiant pour la première fois révélé dans son intégralité. En exclusivité également, les neuf heures d'échanges entre Merah et les négociateurs du RAID. Et aussi : quel détail a permis à la police de resserrer son étau ? Comment Merah s'était-il bâtit un vrai camp retranché dans son minuscule appartement...
    Bien plus que l'haletante traque d'un assassin illuminé, cette enquête fouillée - reposant sur des documents secrets auxquels seuls les auteurs ont pu avoir accès - remet en perspective de façon vertigineuse tout le travail de nos policiers et autres agents en France et à l'étranger pour bloquer la menace terroriste qui vient de franchir une étape supplémentaire dans l'horreur.

  • Le 21 octobre 1981, à Marseille, le juge Pierre Michel est assassiné, en pleine rue, à l'âge de 38 ans. Les " exécuteurs " ont été condamnés. Pour les commanditaires, c'est une autre histoire. Jean-Marie Pontaut et Éric Pelletier, journalistes d'investigation, ont mené pour ce livre une enquête scrupuleuse, consulté l'intégralité du dossier judiciaire, interrogé des dizaines de témoins de cette affaire...
    Le portrait d'un homme Le roman d'une ville La chronique d'une époque À Marseille, en ce temps-là, les truands tiennent le haut du pavé. Les caïds de la drogue attirent le beau monde dans leurs établissements nocturnes, " rendent service " aux politiciens, sont pratiquement intouchables...
    Venu de l'est de la France, l'incorruptible juge Michel n'apprécie pas ce folklore. Il traque les Parrains locaux et débusque les laboratoires où l'on continue de fabriquer l'héroïne la plus pure, avant de l'exporter dans le monde entier. De l'Arizona à la montagne Sainte-Victoire, du Liban à Palerme, il va se faire ainsi une kyrielle d'ennemis qui ont toutes les raisons de vouloir sa mort.
    Les auteurs ont suivi à la trace chacun des personnages impliqués dans ce drame, et leurs incroyables trajectoires font de ce document exceptionnel un véritable polar.

  • Au départ, tout semblait devoir séparer leurs destins. François Mitterrand, fin lettré, issu de la bourgeoisie de droite ; Patrice Pelat, ouvrier chez Renault. Mais ces deux-là se sont rencontrés lors d'une séance d'épouillage dans un camp de prisonniers de guerre en Allemagne, et de cette promiscuité humiliante allait naître une indéfectible fidélité. Patrice Pelat, qui fera fortune dans l'industrie, aidera toujours - ô combien ! -, moralement et financièrement, son compagnon de captivité. Et le Président couvrira ses fautes. Sans doute parce que Patrice est son seul véritable ami, et aussi parce qu'il y trouve son compte. Alors bien sûr, ce livre est un document exceptionnel étant donné les qualités d'enquêteurs de ses deux auteurs qui dévoilent les dessous de l'affaire Péchiney comme ceux du suicide de Pierre Bérégovoy - entre autres -, mais c'est également un roman balzacien. Avec pour décor les lambris lézardés du pouvoir où s'infiltrent les forces douteuses de la finance, des moments d'intense émotion, des épisodes drolatiques, et surtout... Pour la première fois, Patrice Pelat révélé sous un jour aussi attachant que condamnable, et une facette du " Sphinx " que l'on ne soupçonnait pas.

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