Jean-Robert Pitte

  • Plus d' un milliard d'hommes sont façonnés par une foi universelle, encadrés spirituellement par une hiérarchie sacerdotale, professant le même Credo, guidés par un pasteur unique, l 'évêque de Rome. Cela leur confère d' évidentes particularités culturelles : ils ne répugnent pas à se laisser conduire et se mé fient des excès du libre arbitre. Au sein même du christianisme, on n'entretient pas les mêmes relations entre hommes, femmes et enfants nés ou à naître, on ne dort pas tout à fait de la même façon, on ne regarde pas l 'argent du même oeil, on n' apprécie pas les mêmes vins, on ne bâtit pas les mêmes villes, on n' installe pas les mêmes cimetières, on n' a pas la même a ttitude face à la nature, selon que l 'on est catholique ou protestant, etc.

    L 'ancrage de l 'Occident méridional dans la foi et la culture catholiques a joué un rôle crucial dans l organisation de l espace, dans les paysages et l architecture, dans les pratiques sociales, par exemple dans la conception de la sexualité ou de l alimentation. Partout, les catholiques sont à la fois divers et semblables. Certains vivent en terre de vieille chrétienté, dans des régions évangélisées à l époque moderne (Amérique latine, Philippines...) et d 'autres encore appartiennent à des contrées qui étaient, il y a peu, des pays de mission (Afrique, Océanie...). Aujourd 'hui, le catholicisme a beau reculer dans les coeurs et les intelligences des Européens, il marque toujours leurs mentalités et leurs habitudes.

    Le grand spécialiste de géographie culturelle qu' est Jean-Robert Pi nous montre et explique les manières dont se croisent, sur le terrain, ce tte foi universelle et les coutumes propres à tous les groupes humains. Il illustre son propos par une quarantaine de cartes et une vingtaine de reproductions d' oeuvres d art qui éclairent une démarche tout à fait nouvelle.

  • Bordeaux, Bourgogne : deux civilisations qui s'opposent, deux ambitions rivales de produire les meilleurs vins du monde. Quoi de commun entre ce Bourguignon tout en rondeur, et ce Bordelais, grand bourgeois raffi né, sinon leur commune passion pour l'excellence.
    Pour ressouder cette fracture française, Jean-Robert Pitte mobilise toute l'histoire culturelle et économique des deux vignobles et des sociétés qui les exploitent. Car la qualité a bien une histoire, et n'est pas due au seul terroir physique, comme
    certains se plaisent à l'affi rmer. Elle est surtout le fruit des
    savoir-faire qu'ont développés au fi l des siècles ces professionnels
    sans qui il n'y aurait pas de grands vins, pédologues,
    agronomes, biologistes, oenologues, sommeliers, etc. Ces talents
    conjugués n'ont toujours eu pour seul but que la satisfaction
    de l'amateur éclairé.
    Aujourd'hui, la concurrence internationale met en question la suprématie des vins français en les attaquant sur un terrain où ils n'auraient jamais pensé être contestés : la qualité. Les vins de Bordeaux et de Bourgogne ne pourront continuer à s'imposer sur le marché international qu'en affirmant leur spécificité
    respective, sans céder à la facilité d'un goût mondialisé.

  • Un sage chambertin qui évoque un sous-bois de feuillus un soir d'automne, un bandol qui nous fait sentir la garrigue chauffée par le soleil du Midi, un champagne qui nous rappelle un corps aimé. Il est peu de matières, d'aliments qui suscitent un tel émerveillement, une telle passion et qui sont aussi ancrés dans notre société.
    Le vin fait partie de notre histoire, de notre civilisation et de notre culture. Face à la montée de la prohibition qui privilégie le principe de précaution plutôt que l'apprentissage d'une consommation responsable, il fallait revenir sur notre relation complexe et paradoxale au vin, sur ses origines, ses liens avec la religion, la santé, l'éducation, le politique... Et sur sa contribution éclatante au rayonnement de la France dans le monde.

  • Un Bourguignon, c'est un descendant de brachycéphale du Néolithique, mâtiné de Celte, de Grec, de Romain (c'est-à-dire venant de nulle part ou plutôt de partout autour de la méditerranée), de Burgonde, de Franc, d'un soupçon d'Alaman, de Vandale, de Normand, de Sarrazin, de Flamand.
    Qu'est-ce qui caractérise l'aimable personnalité attribuée aux Bourguignons? La franchise, la truculence, la malice, une manière d'être Français sans être Parisien. L'oeil plissé de celui qui ne prend rien tout à fait au sérieux tout en donnant avec générosité le meilleur de lui-même. Depuis plusieurs siècles, nombreux sont les Bourguignons qui n'engendrent pas la mélancolie. Les femmes et les hommes qui ont illustré cet esprit de la Province sont légion. Certes, il y a saint Bernard et Bossuet qui ont fait preuve de mysticisme et d'une gravité certaine, mais la pénitence choisie est compatible avec la jubilation intérieure de l'amour de Dieu. Et à côté d'eux, Pontus de Thyard, Bussy-Rabutin, Piron, Tillier, Colette, Vincenot... sont de joyeux lurons, tout comme les hautes figures de la création littéraire : Colas Breugnon, l'oncle Benjamin ou le pape des escargots qui portent tous la malice en bandoulière.

  • Les conquêtes culturelles sont à la fois les plus anciennes et les plus durables. À de très rares exceptions près, celle que le vin a amorcée depuis le vie millénaire au Proche-Orient se poursuit : ne voyons-nous pas s´ouvrir à la consommation de vin des pays comme la Chine ou l´Inde, suivant en cela le Japon? Breuvage des peuples païens mais aussi du peuple hébreu dans l´Antiquité, boisson sacrée du christianisme, il a accompagné l´expansion de cette religion sur la planète entière (jusqu´au Nouveau Monde et en Océanie avec les premiers évangélisateurs), et n´a rencontré qu´un seul obstacle, certes de taille, l´islam. Là où il a perdu son caractère religieux, il est resté une boisson de haute culture et de sociabilité. Aujourd´hui, on en boit et on en produit un peu partout, et comme les façons de cultiver et les méthodes de vinification font davantage les grands vins que la nature, l´Europe (et singulièrement la France) doit rester vigilante et imaginative. Avec l´arrivée du vin dans les pays les plus inattendus, c´est à une autre mondialisation que nous assistons, non pas celle des délocalisations et des pertes d´emploi dans les pays riches, mais une mondialisation heureuse qui favorise la chaleur humaine et le dialogue entre les peuples. L´humanité n´a pas fini d´épuiser les bienfaits du vin! Membre de l´Académie des sciences morales et politiques et président de l´université Paris IV-Sorbonne de 2003 à 2008, Jean-Robert Pitte est l´auteur de nombreux ouvrages de géographie culturelle parmi lesquels, chez Fayard, Terres de Castanide (1986), Gastronomie française (1991), Le Vin et le divin (2004), Géographie culturelle (2006) et À la table des dieux (2009).

  • C'est à un extraordinaire voyage dans un monde enchanté qu'est invité le lecteur de ce livre. En cent épisodes aussi chaleureux qu'érudits, il aborde des contrées et des sujets d'une infinie variété tant est vaste et divers le monde de la vigne, du vin et des vignerons. De la variété des terroirs à celle des cépages, des méthodes de culture aux modes de vinification, de la mise au point des façons de conserver le précieux liquide à la manière de le boire et de l'accompagner, aux portraits hauts en couleur de grands producteurs, les uns discrets, les autres illustres, des vieilles terres de production comme le Proche-Orient et l'Europe aux nouveaux mondes du vin comme l'Extrême-Orient ou l'Océanie, l'auteur dresse à petites touches une fresque vivante et passionnante où l'homme joue toujours le premier rôle. Il n'oublie pas de mettre les Français en garde lorsqu'ils répugnent à se remettre en question ou lorsque leurs pouvoirs publics entretiennent sur le vin des préjugés d'un autre âge. Aux antipodes des traités trop austères ou des manuels de dégustation, voici un plaisant livre de chevet de tous les amoureux de la dive bouteille.

  • Le concert de louanges décernées par l'ensemble du monde à notre gastronomie, ajouté à l'intérêt des Français pour les plaisirs de la table, pose un réel problème historique et géographique: quand, comment et où a germé, fleuri et rayonné la haute cuisine à la française? Pourquoi dans l'Hexagone et non dans les autres pays européens (par exemple l'Italie), alors qu'il existe partout des produits de qualité, des mets de choix et des amateurs éclairés? Il importe de comprendre le processus séculaire qui - à la faveur de l'aimable laxisme de l'Eglise en ce domaine et grâce aux modèles proposés par la Cour et la haute aristocratie puis la bourgeoisie - a permis, depuis la Renaissance, à cette réputation de s'établir. Aujourd'hui, quelque peu endormis sur leurs lauriers, les Français auraient pourtant tort de se croire à jamais les meilleurs. Quelques douzaines de chefs de génie ne sauraient faire oublier ni la banalité et la pauvreté gustative qui menacent bien des tables familiales ni les assauts venus d'outre-Atlantique. Il faut éduquer le goût, inciter le secteur agro-alimentaire à rechercher la qualité et l'authenticité, faire reculer l'uniformité qu'engendre une productivité dévoyée. Que les Français se persuadent à nouveau de manger vrai, et ils guériront peut-être de la maladie de langueur qui les atteint parfois. Professeur de géographie à l'université de Paris-Sorbonne, Jean-Robert Pitte s'intéresse particulièrement aux phénomènes culturels dans leurs rapports avec l'espace. Parmi ses ouvrages, on peut citer l'Histoire du paysage français (1983) et Terres de Castanide, Hommes et paysages du châtaignier des origines à nos jours (Fayard, 1986).

  • Par leurs formes qui varient dans le temps et d'une région à l'autre, les bouteilles de vin racontent une histoire passionnante.

    Cet ouvrage novateur le montre avec beaucoup de science et de verve. Jamais les vins n'auraient pu vieillir à l'abri de l'air et de la lumière et jamais la personnalité des terroirs et des millésimes n'aurait pu se révéler avec autant d'éclat sans l'invention de la bouteille.

    La révolution date du Ier siècle de notre ère, c'est la mise au point de la canne à souffler. Au début du XVIIe siècle, les productions européennes, trop fragiles, ne peuvent servir à déplacer des liquides à longue distance. C'est alors qu'un pays importateur, l'Angleterre, réalise la bouteille en verre épais et noir, élaborée dans un four chauffé au charbon. Les mêmes Anglais découvrent au Portugal les vertus du liège qui permet un bouchage hermétique et de confier aux bouteilles du vin de qualité, de les coucher, les transporter et les conserver. Bientôt ils inventent encore le champagne mousseux que les Français ne confectionneront qu'à partir de la Régence.

    Les bouteilles d'outre-Manche sont en oignon, en poire, puis cylindriques à épaules plus carrées. Les françaises, elles, sont plutôt ovoïdes, à épaules tombantes, tant en Champagne et en Bourgogne qu'à Bordeaux où, au XIXe siècle, s'impose la forme cylindrique à épaules carrées. À côté de ces deux grands modèles, certains vignobles en ont imaginé d'autres : la flûte rhénane, la fiasque paillée de Toscane, le bocksbeutel en forme de gourde de Franconie, le clavelin du Jura, la petite bouteille à col allongé du Tokaji ou du constantia sud-africain, etc.

  • L'ouvrage fait le lien entre la géographie de la France et l'histoire de la nation. L'accent est mis sur le rôle fondamental de l'État dans l'émergence de la réalité culturelle française. Des traits communs unissent les français et leur territoire : les diversités régionales se maintiennent ; elles sont fondées sur les contrastes environnementaux. L'ouvrage traite l'ensemble des champs de la géographie : démographie, aménagement, réseaux de villes, voies de communication, répartition des productions, espace vécu, place de la France dans l'UE et dans le monde.

  • De tous ceux qui peuplent nos pays, le châtaignier est certainement le moins " naturel " des arbres. Sa culture a sans doute été imaginée dans le Caucase et a gagné pendant l'Antiquité l'Europe occidentale où il poussait déjà à l'état sauvage. Grâce à une sélection méthodique de ses meilleures variétés, il a été littéralement " domestiqué " à la fin du Moyen Age et à l'époque moderne. Consommés sous diverses formes, ses fruits - d'une grande valeur nutritive - compensèrent longtemps les fréquents déficits céréaliers d'un monde souffrant d'un trop-plein d'hommes et vulnérable aux moindres variations climatiques. Jouant jusqu'au siècle dernier, en de nombreuses régions d'altitude moyenne au sol pauvre, un rôle fondamental dans l'économie rurale (bien qu'on en ait rarement pratiqué la monoculture), il est a l'origine de paysages très typés - dont il ne reste plus de nos jours que des traces -, et son bois a connu de multiples usages - en particulier les échalas des vignes et une quantité d'objets de la vie quotidienne. On peut donc à bon droit parler d'une " civilisation du châtaignier " qui possède des traits communs en Galice, en Toscane, dans le Trás-os-Montes portugais, en Corse, dans les Cévennes, l'Auvergne et le Limousin: une civilisation à l'imaginaire très riche et dont la disparition entraîne aujourd'hui des nostalgies un peu trop oublieuses de son caractère éphémère à l'échelle des siècles. L'histoire du châtaignier en Europe et des hommes qui l'ont fait et en ont vécu n'avait jamais été entreprise. La voici retracée, d'après l'observation sur le terrain et la consultation des archives, avec la perspicacité que confère à l'historien des paysages la connaissance - propre au géographe - du pragmatisme des activités humaines devant les sols et les climats. Né en 1949, Jean-Robert Pitte, agrégé de géographie, est maître de conférences à l'université de Paris Sorbonne. Auteur de plusieurs ouvrages sur la Mauritanie, il s'intéresse également depuis une dizaine d'années à tous les problèmes historiques liés à l'interaction des hommes et du milieu: il a ainsi publié en 1983 un livre très neuf sur l'Histoire du paysage français.

  • Les livres sacrés et les rites des grandes religions du monde entretiennent d'étroites relations avec les boissons fermentées. L'euphorie voire l'ivresse qu'elles procurent sont réputées favoriser l'accès au divin - seuls les musulmans doivent attendre le paradis pour jouir de leurs bienfaits. Vin, bière, saké, pulque, vin de palme sont au coeur des cultures animiste, polythéiste, chrétienne ou bouddhiste. L'Eucharistie, qui invite les fidèles à communier au sang du Christ sous les apparences du vin, est à l'origine de la diffusion mondiale de la vigne jusqu'à l'équateur et aux confins du cercle polaire. L'histoire et la géographie des boissons fermentées sont intimement liées à celles des civilisations. C'est à ce titre qu'elles intéressent tout un chacun, croyant ou non, oenophile ou non.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un Français sur quatre, dit-on, a au moins un grand-père né étranger. Quant aux Parisiens, ils sont tous ou presque, depuis Louis-Philippe, issus du brassage des provinces françaises. En cela Jean-Robert Pitte ressemble à beaucoup de gens. Mais là où sa recherche d'ancêtres est originale et intéressera un public large, c'est qu'elle est conduite par le maître de la géographie et de l'histoire culturelles. Il fait ainsi la récapitulation de toutes les cultures qui se sont fondues en lui : - Chrétien convaicu, il se sent tout autant juif, comme l'était son grand-père hongrois anobli sous François-Joseph - Géographe, il souligne avec vigueur l'absurdité des frontières tracées après 1918 par des...géographes - Historien des cultures, il met en évidence tout ce qui a uni mais aussi séparé les peuples d'Europe ainsi que les diverses provinces françaises, en particulier les modes de vie, l'alimentation, le vêtement, etc... - Intellectuel quoique d'une famille où le livre n'avait guère de place, il retrace avec fascination l'ascension sociale d'un aïeul dont les travaux en physique ont servi à Einstein - Historien sans pareil de la gastronomie et de l'alimentation, il raconte comment le foie gras de la Putsa voisine sur sa table avec le kouglof alsacien. Bien que cette histoire vraie ne manque ni de romanesque ni de rebondissements, ce livre présente un étonnant raccourci et comme une parabole de l'histoire des Européens à travers la(les) culture(s) de notre continent. Un travail exemplaire.

  • Auteur Professeur à l'université de Paris-Sorbonne, président de la Société de géographie, Jean-Robert Pitte est un maître reconnu de la géographie humaine en France. Il a toujours travaillé sur l'histoire de l'action humaine sur le milieu. Livre On n'a pas oublié Le Cadran solaire, les mémoires de Philippe Lamour, best-seller des années 1970. Mais la biographie manquait de cet homme d'exception qui a joué un rôle considérable dans l'aménagement du territoire français. Qu'on en juge : la maîtrise de l'hydraulogie dans le Sud-Est, l'assainissement des côtes marécageuses du Languedoc, la « colonisation » de la Camargue, l'organisation des appellations contrôlées, c'est lui... Avocat avant la guerre, ami d'artistes comme Le Corbusier, agriculteur durant l'Occupation, commissaire de la République adjoint à la Libération, patron de l'aménagement du territoire dans le Midi, interlocuteur de De Gaulle et Khrouchtchev, il a joué un rôle de premier plan. Les « aménageurs » d'aujourd'hui lui doivent tous quelque chose.

  • Après bien des alertes dont on n'a pas voulu tenir compte, le rejet du CPE a révélé la prise de conscience par les jeunes de l'impasse où on les conduit. Les meilleurs vont vers les STS ou les lUT, vers les classes préparatoires aux grandes écoles (à ces derniers, la nation consacre en moyenne plus de I 2 000 ? par an alors que les étudiants des facultés ont à peine droit à 6 000 ? !). Et comme la société n'a pas fait l'effort d'aider les autres à s'orienter en temps utile, comme les droits d'inscription sont modiques, les élèves déferlent en masse vers des universités aux budgets misérables qui les sélectionnent par l'échec après leur avoir fait perdre leur temps. Sauf à sortir de médecine, de pharmacie ou à réussir un concours d'enseignement ou administratif (un seul poste pour plusieurs milliers de candidats...), les études supérieures, en France - et surtout les études littéraires - ne procurent pas d'emploi, ou alors des emplois au rabais, quand ils ne sont pas précaires. C'est une escroquerie que de ne pas le dire. C'en est une, plus grave encore, que de ne rien changer. Et c'est pour les étudiants un dangereux mirage que de croire que le statu quo les protège. Il faut changer le système de fond en comble, comme l'ont fait déjà - avec succès - plusieurs pays de l'Union européenne. Puisse la colère du président de la première université littéraire de France faire comprendre que le temps des rafistolages doit prendre fin immédiatement ! ...

  • Notre mer nourricière pourra-t-elle encore nourrir les hommes demain, comme elle le fait généreusement depuis toujours ? Pourra-t-on encore pêcher pour se nourrir et se régaler de la chair tendre d'un cabillaud ou du fumet d'une bouillabaisse ?

    La gestion des ressources halieutiques constitue l'un des grands défis économiques et politiques d'aujourd'hui. Des solutions sont possibles. On le sait. De sages mesures (quotas, surveillance) permettent notamment de reconstituer les peuplements de poissons, de coquillages et de crustacés et, ainsi, de recommencer à consommer de tout avec modération et en respectant les rythmes saisonniers.

    En analysant les enjeux alimentaires d'hier et d'aujourd'hui, aux quatre coins de la planète, ce livre aide à comprendre la transformation en cours. Réaliste, il donne les clés pour comprendre comment la demande croissante va bouleverser les modes de consommation (poissons et crustacés sauvages devenant un luxe) et les modes de production (avec le recours à l'aquaculture).

    Les contributions des géographes, des historiens, des spécialistes de gastronomie, nous montrent aussi combien " manger la mer " se fait de mille manières, des plus simples aux plus raffinées, en un art précieux qu'il faut préserver.

  • Grenouilles au riesling, fromage et malaga... Marier les vins et les mets est depuis deux siècles l'âme même du " Repas gastronomique des français " inscrit par l'UNESCO en 2010 sur la liste du patrimoine immatériel de l'humanité.

    Grenouilles au riesling, fromage et malaga... Marier les vins et les mets est depuis deux siècles l'âme même du " Repas gastronomique des français " inscrit par l'UNESCO en 2010 sur la liste du patrimoine immatériel de l'humanité.

    On boit du vin en Gaule depuis l'Antiquité, mais le verre de vin n'y a pas toujours eu sa place à table. Loin d'être un élan hasardeux ou impulsif, accorder le boire au manger est un art subtil qui naît progressivement en France entre le XVIIIe et le XIXe siècle, dans le milieu de Cour, puis dans les restaurants de Paris. Le passage du service " à la française " au service " à la russe " le permet.

    Cet ouvrage nous plonge dans l'histoire mondiale de ces alliances mets-vins – où la France tient une place de choix –, depuis les Pharaons jusqu'à la " bistronomie " moderne, en passant par la
    Physiologie du goût de Brillat-Savarin et les rituels chinois ou américains.

    Les auteurs (historiens, géographes, conservateurs de musée, écrivains, professionnels de la gastronomie et du vin, gastronomes) nous précisent les évolutions et les ruptures de cet art. Ils nous plongent dans cette symphonie captivante, rythmée par les innovations et les inventions parfois radicales dans la sphère culinaire, dont certaines au détriment de la recherche de l'harmonie avec les vins.

    Un savoureux mélange de sources, d'analyses et d'essais pour comprendre la genèse et les évolutions d'un art en plein développement.

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  • Depuis longtemps, les géographes contestent le catastrophisme qui s´appuie sur les constats et prédictions de certains savants, souvent enfermés dans leur spécialité et refusant d´admettre la réalité de l´évolution de la planète. Ils ne nient pas les changements environnementaux qui se produisent en ce moment, en particulier dans le domaine climatique, ni la part de responsabilité qui revient aux sociétés humaines en la matière. Ils constatent en revanche que la rapidité des progrès techniques donne beaucoup plus de moyens aux hommes de s´adapter aux évolutions naturelles ou anthropiques en cours et d´en tirer profit, d´enrayer certaines de leurs conséquences fâcheuses et de restaurer des dégradations que l´on qualifie trop rapidement d´irréversibles. Attachés aux faits, ils constatent que la population de la planète atteindra bientôt les 7 milliards, vivant plus longtemps et dans de meilleures conditions que les 3 milliards d´il y a 40 ans.


    Voici quelques thèmes qui seront abordés, chacun par un géographe.
    Maîtriser les risques environnementaux, Yvette Veyret, Université de Paris X-Nanterre.
    Que faut-il penser du réchauffement climatique ? Martine Tabeaud, Panthéon-Sorbonne.
    Les océans sont-ils déréglés (niveau des eaux, pollutions, richesses halieutiques, etc) ? Alain Miossec, Recteur de l´Académie de Rennes.
    Va-t-on manquer d´eau douce ? Loïc Fauchon, Président du Conseil Mondial de l´Eau.
    La biodiversité est-elle en péril ? Georges Rossi, Université Michel de Montaigne, Bordeaux.
    Une bonne forêt est-elle une forêt bien exploitée ? Paul Arnould, ENS Lyon.
    7 milliards d´hommes : la terre est-elle surpeuplée ou vieillissante ? Gérard-François Dumont, Paris-Sorbonne.
    Peut-on nourrir correctement la multitude humaine ? Les défis du développement, Sylvie Brunel, Paris-Sorbonne.
    Pour une vision optimiste de la croissance, Frédéric Teulon, directeur de la recherche à l´IPAG...

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