Jean-Michel Verne

  • Un vaste mouvement citoyen destiné à combattre l'emprise mafieuse se développe dans l'île de Beauté. L'assassinat du militant écologiste Maxime Susini en 2019 a déclenché une véritable prise de conscience collective. Ce livre est une pierre supplémentaire à l'édifice de la résistance : des citoyens - maires, anciens élus ou responsables associatifs - brisent l'omerta en témoignant à visage découvert. Une marque de courage. Face aux agissements de ces organisations criminelles et à leurs connexions avec les milieux politiques et économiques insulaires, ils dénoncent non seulement la passivité des nationalistes au pouvoir, mais aussi celle d'un État jugé trop souvent défaillant. L'enjeu : l'avenir de la démocratie en Corse.

  • Juges en Corse

    Jean-Michel Verne


    Pour la première fois, neuf magistrats racontent leur tumultueux passage en Corse, entre emprise mafieuse et ambiguïtés de l'État.

    " Il ne faut pas rester trop longtemps en Corse. Il faut agir dans la légalité, se garder de certaines fréquentations et, surtout, se tenir éloigné de certaines opérations "barbouzardes'. " Ces mots, prononcés par le magistrat Jacques Dallest, révèlent toute la complexité du travail de la justice sur l'île.
    Pressions, menaces, poids des clans et des réseaux, moeurs locales, grand banditisme omniprésent, attentats, coups tordus... Le fonctionnement de la justice insulaire reste très particulier, au moment même où le nationalisme a pris le pouvoir.
    Trois juges et six procureurs qui ont exercé dans l'île jusqu'à aujourd'hui témoignent de leurs difficultés à traiter les affaires. Un enjeu majeur, alors que la Corse pourrait plonger irrémédiablement dans un engrenage dangereux.
    Chacun évoque ses dossiers les plus sensibles. Tous s'expriment avec la volonté de normaliser la vie insulaire et de permettre à l'île de Beauté de poursuivre son développement dans le respect des lois de la République.

  • "Depuis plusieurs années, la justice enquête sur l'un des plus formidables réseaux de corruption, de trafic d'influence et de détournements de fonds publics jamais découverts dans le sud de la France. Après Toulon et Nice dans les années 1990, c'est Marseille qui se trouve au coeur de la tourmente, avec sa « banlieue » proche, la Corse.

  • Toute la région PACA est aujourd'hui infiltrée par la mafia italienne. A Toulon, Nice, Cannes, Marseille, le Midi n'est plus seulement une terre de blanchiment, mais un territoire où les clans développent leurs activités traditionnelles en joint-venture" avec les truands français, tout en restant eux-mêmes dans l'ombre. Le "milieu" français fait figure de partenaire naturel dans l'organisation du trafic de drogue : la pègre hexagonale, notamment corso-marseillaise, bénéficie de réseaux privilégiés en Afrique de l'Ouest et au Sahel où passent les routes d'approvisionnement. Mais l'influence italienne se perçoit également dans des cas de conflits d'intérêts autour de juteux marchés publics. Les lieux de villégiature et " promenades de santé " des capi venus se faire soigner dans les cliniques de la Riviera témoignent de leur attachement à la région. Fruit d'une enquête approfondie et d'entretiens avec des spécialistes des systèmes mafieux, cet ouvrage montre la contamination progressive du sud de la France par toute une économie souterraine à laquelle les dispositifs policier et judiciaire nationaux peinent à s'adapter.Journaliste spécialisé dans les affaires criminelles et la corruption dans le sud de la France, Jean-Michel Verne a notamment publié Main basse sur Marseille et la Corse (Nouveau Monde, 2012) et contribué à l'Histoire secrète de la corruption sous la V' République (Nouveau Monde poche, 2016). Il est l'auteur du documentaire "Riviera Nostra" (France 3 Méditerranée, 2017).

  • Dans les coulisses du plus irrationnel des clubs français. L'Olympique de Marseille est le club le plus turbulent du paysage footballistique français. Il fascine et attire bien au-delà de ce que son palmarès récent le laisserait présager. Mais à l'heure où un millionnaire américain, Franck McCourt, arrive à la tête du club sans que l'on comprenne vraiment ses motivations, il faut constater que l'OM n'a jamais réussi à se stabiliser au plus haut niveau, tandis qu'il a fait perdre tout sens commun à bon nombre de ses joueurs, de ses dirigeants, de ses supporters, entraînant même dans sa valse folle des hommes d'affaires pourtant avisés, la gente politique et une partie du milieu marseillais. Mais pourquoi et comment l'OM les rend-il ainsi tous fous ? C'est ce qu'explique ce livre au travers de scènes cocasses, de témoignages inédits et d'anecdotes savoureuses. L'OM, le club qui rend fou, rédigé avec humour par le journaliste d'investigation marseillais Jean-Michel Verne, dévoile ainsi les dessous d'une histoire olympienne régulièrement ponctuée par des transferts d'argent troubles ainsi que les manoeuvres d'agents indélicats et où les revolvers du milieu marseillais ne sont jamais bien loin...

  • Les affaires criminelles qui ont défrayé la chronique, par ceux qui ont mené l'enquête.
    Au moment de quitter ses fonctions en 2019, le général d'armée David Galtier était l'un des deux plus haut gradés de la gendarmerie française : figure de la Sécurité intérieure, il a gravi les échelons des ministères de l'Intérieur et de la Défense. Fort de ses quarante années de carrière, il nous entraîne au sein d'une institution qui a su, après le traumatisme des affaires Grégory et Omar Raddad, mobiliser toutes ses capacités en police judiciaire.Des meurtres sanglants d'Élodie Kulik et Marie-Christine Hodeau à l'incarcération d'Émile Louis, en passant par les infanticides de Valentin et Jonathan, la traque de Paul Touvier, l'arrestation des pirates du Ponant, le dossier Kouri ou le scandale des prothèses PIP, le général d'armée David Galtier nous fait découvrir une gendarmerie moderne, dotée de moyens scientifiques de pointe, de forces d'intervention très entraînées et d'offices centraux dédiés à la protection de la santé publique et à la lutte contre la délinquance, les mafias et les crimes contre l'humanité. Tour à tour épiques et émouvantes, ces enquêtes témoignent de la vitalité de cette force armée vieille de neuf siècles qui place l'humain au coeur de son action.

  • Journaliste baroudeur, ex-otage au Liban, homme de réseaux, ambassadeur en Érythrée, Roger Auque a eu plusieurs vies, mêlant services secrets, amitiés politiques et négociations occultes. Emporté par une tumeur au cerveau en septembre 2014, il avait choisi, avant son décès, de se confier sans retenue ni faux-fuyants à son ami et confrère Jean-Michel Verne.
    Roger nous livre son testament, poignant, parfois dérangeant, mais qui témoigne d'un terrible besoin de vérité et raconte les arcanes les plus secrètes du pouvoir.

  • Les écoles doivent faire attention à elles-mêmes car tout change autour d'elles si rapidement qu'en dépit de leur bonne volonté elles sont constamment menacées de sénescence et d'inadaptation. Mais il est non moins important de faire attention aux écoles car les fruits qu'elles produisent ne sont pas toujours ceux que nous en attendons. Elles font fi, souvent contre leur gré, mais très réellement cependant, de l'égalité des chances et leur pratique quotidienne dément les discours vertueux qu'elles tiennent officiellement. Face à ce titre au sens ambigu « attention ! écoles » quelle sera l'attitude des enseignants ? Et pourquoi, tout d'abord se fait-on enseignant ? Que révèle et que cache ce projet de vouloir éduquer autrui ? Si l'on tenait cette réponse, les problèmes ci-dessus évoqués deviendraient eux-mêmes plus clairs. Les auteurs des différentes contributions qui composent cet ouvrage ont tous écrit leur texte à l'intention de la revue Orientations qui depuis une dizaine d'années s'est précisément constamment préoccupée des nouveaux rapports à instaurer entre l'éducation et la société.

  • Les écoles doivent faire attention à elles-mêmes car tout change autour d'elles si rapidement qu'en dépit de leur bonne volonté elles sont constamment menacées de sénescence et d'inadaptation. Mais il est non moins important de faire attention aux écoles car les fruits qu'elles produisent ne sont pas toujours ceux que nous en attendons. Elles font fi, souvent contre leur gré, mais très réellement cependant, de l'égalité des chances et leur pratique quotidienne dément les discours vertueux qu'elles tiennent officiellement. Face à ce titre au sens ambigu « attention ! écoles » quelle sera l'attitude des enseignants ? Et pourquoi, tout d'abord se fait-on enseignant ? Que révèle et que cache ce projet de vouloir éduquer autrui ? Si l'on tenait cette réponse, les problèmes ci-dessus évoqués deviendraient eux-mêmes plus clairs. Les auteurs des différentes contributions qui composent cet ouvrage ont tous écrit leur texte à l'intention de la revue Orientations qui depuis une dizaine d'années s'est précisément constamment préoccupée des nouveaux rapports à instaurer entre l'éducation et la société.

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