Jean-Louis Roque

  • Jamais depuis six ou sept siècles, les forêts n'ont été aussi présentes qu'aujourd'hui dans le département de l'Hérault dont elles occupent le tiers de la superficie. Pourquoi une telle surface boisée ? Comment en est-on arrivé là ? Comment ces forêts ont-elles traversé le temps, du Néolithique jusqu'au XIXe siècle ? Pourquoi leur surface a-t-elle reculé du Moyen Âge à l'Ancien Régime, jusqu'à atteindre leur plus bas niveau au milieu du XIXe siècle ? Pourquoi ont-elles été qualitativement dégradées au cours de cette même période ? Et comment, aujourd'hui sont-elles devenues des formations très diversifiées, sans doute les plus riches et les plus variées de métropole, au plan floristique et faunistique ?
    Comme ailleurs, les forêts héraultaises ont contribué à satisfaire, au fil du temps, les besoins changeants de la société. Leur état actuel est l'aboutissement de nombreuses interventions humaines des siècles durant. À cet égard, le XXe siècle a été une période très riche durant laquelle une oeuvre extraordinaire a été accomplie. C'est le siècle de la reconquête, une période marquante dans la vie de ces espaces, un temps d'actions majeures qui ont façonné leurs visages actuels et les ont transformées pour leur permettre de nous offrir toutes les utilités et aménités que la société actuelle est en droit d'attendre de ses « espaces naturels ».
    Comment ces forêts sont-elles aujourd'hui gérées et cultivées ? Pour satisfaire quels objectifs ? Quel avenir peut-on envisager pour ces espaces essentiels ? Cet ouvrage, réalisé par des forestiers, vous invite à un voyage dans l'espace et dans le temps pour découvrir et comprendre les espaces forestiers de l'Hérault. En particulier il vous convie à pénétrer dans vingt-cinq massifs boisés du département, choisis pour leur rôle majeur dans le paysage héraultais, soit par leur importance soit par leur image emblématique.

  • L'Association générale des Étudiants de Paris, pour honorer la mémoire de Gaston Paris, avait convié les étudiants des diverses facultés ou écoles de l'Université de Paris à une réunion extraordinaire qui s'est tenue le jeudi soir 14 mai 1903, à 9 heures, dans l'amphithéâtre Richelieu, en Sorbonne. M. Louis Havet, membre de l'Institut, présidait, assisté de MM. Bayet, directeur de l'Enseignement Supérieur ; Levasseur, administrateur du Collège de France ; Alfred Croiset, doyen de la Faculté des Lettres ; Delamarche, président de l'Association des Étudiants. M. Mario Roques, maître de conférences à l'École Normale Supérieure, s'était chargé de préciser l'enseignement que donne à tous les étudiants la carrière scientifique de Gaston Paris. M. Sully Prudhomme, à qui la présidence de cette réunion avait été offerte, s'était excusé sur le mauvais état de sa santé ; il avait tenu cependant à apporter son témoignage et son regret à son intime ami. Le président de l'Association des Étudiants a donné lecture de sa lettre. Enfin deux excellents artistes, Mlle Moreno et M. Brémont, ont bien voulu lire des fragments de deux poèmes de Sully Prudhomme : L'Art et Le Bonheur, dédiés par le poète à son ami. On a recueilli ici, pour les proches et les intimes de Gaston Paris, les paroles prononcées par M. Louis Havet en ouvrant la séance, la lettre de M. Sully Prudhomme et la conférence de M. Mario Roques.

  • L'Association générale des Étudiants de Paris, pour honorer la mémoire de Gaston Paris, avait convié les étudiants des diverses facultés ou écoles de l'Université de Paris à une réunion extraordinaire qui s'est tenue le jeudi soir 14 mai 1903, à 9 heures, dans l'amphithéâtre Richelieu, en Sorbonne. M. Louis Havet, membre de l'Institut, présidait, assisté de MM. Bayet, directeur de l'Enseignement Supérieur ; Levasseur, administrateur du Collège de France ; Alfred Croiset, doyen de la Faculté des Lettres ; Delamarche, président de l'Association des Étudiants. M. Mario Roques, maître de conférences à l'École Normale Supérieure, s'était chargé de préciser l'enseignement que donne à tous les étudiants la carrière scientifique de Gaston Paris. M. Sully Prudhomme, à qui la présidence de cette réunion avait été offerte, s'était excusé sur le mauvais état de sa santé ; il avait tenu cependant à apporter son témoignage et son regret à son intime ami. Le président de l'Association des Étudiants a donné lecture de sa lettre. Enfin deux excellents artistes, Mlle Moreno et M. Brémont, ont bien voulu lire des fragments de deux poèmes de Sully Prudhomme : L'Art et Le Bonheur, dédiés par le poète à son ami. On a recueilli ici, pour les proches et les intimes de Gaston Paris, les paroles prononcées par M. Louis Havet en ouvrant la séance, la lettre de M. Sully Prudhomme et la conférence de M. Mario Roques.

  • Le 13 juin 1829, Jean-Rémi Bessieux est ordonné prêtre à la cathédrale d'Albi, par Mgr Seguin des Hons, évêque de Troyes mais originaire de Castres. Il a 26 ans, et est resté - après ses premières études chez le futur curé de Roquecourbe - encore dix ou onze ans dans les deux séminaires, dont il a toujours été un des bons élèves. Dès son premier ministère à Pézénas, où il ne resta que 15 mois, les pauvres, les enfants et les malades furent l'objet de sa sollicitude. Rapidement, Jean-Rémi Bessieux se sentit appelé à l'apostolat dans les Missions...

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