Jean-Louis Maunoury

  • - Nasr Eddin, peux-tu me prêter ta corde à linge ? vient lui demander un autre de ses voisins. Ma femme va faire une grande lessive.


    - Tu n´as vraiment pas de chance, répond le Hodja sans même lui jeter un regard. Je viens juste de m´en servir pour mettre à sécher de la farine.


    - Par Allah ! Tu prétends faire sécher de la farine sur une corde à linge ? Et tu veux que je te croie ?


    - Tu n´es qu´un ignorant. Tu ne sais pas encore que lorsqu´on n´a pas envie de prêter sa corde à linge, on est capable de faire sécher n´importe quoi dessus ?


    Ou comment de l´absurde faire surgir la vérité, tirer du rire le plus sûr des enseignements et libérer par l´idiot la parole de tous... Forte de plus de cinq cents fabliaux composés entre les XIIIe et XVe siècles et mettant en scène le maître Nasr Eddin, cette édition est le fruit de vingt ans de travail : un classique à garder à portée de la main.


    Édition établie par Jean-Louis Maunoury

  • Édition préparée et présentée par Jean-Louis Maunoury- Qui a tué et dépecé mon mouton ? s'écrie-t-il furieux.- C'est moi, maître, répond Hussein.- Alors tu seras dépecé à ton tour en enfer ! Qui l'a fait cuire ?- C'est moi, maître, répond Nasîmî.- Alors tu cuiras en enfer ! Et toi, Nasr Eddin, qu'as-tu fait ?- Moi, maître, j'ai seulement ri en les regardant.- Eh bien, toi alors, tu riras jusqu'à la fin des temps.Où nous retrouvons, toujours sur son âne juché, Nasr Eddin Hodja, personnage de légende issu du folklore arabo-musulman, pour de nouvelles aventures. Complément des Sublimes Paroles et Idioties, dans le respect de la tradition populaire, Jean-Louis Maunoury restitue ici toute la saveur et l'irrévérence d'historiettes tour à tour morales, absurdes ou coquines composées entre les XIIIe et XVe siècles.Héros légendaire qui aurait vécu en Turquie au XIIIe siècle, Nasr Eddin Hodja est célèbre dans tout le monde musulman comme l'incarnation même de l'irrévérence.

  • « Nasr Eddin est au plus mal. Sa femme est là, l'imam est là ainsi que le cadi qui est venu entendre ses dernières volontés :
    - à l'école coranique, dit le Hodja dans un souffle, je lègue dix mille dinars...
    - Mais mon cher mari, le coupe aussitôt Khadidja, nous n'avons jamais possédé une telle somme !
    - Dis donc, proteste-t-il en se redressant un peu, c'est toi qui meurs ou c'est moi ? »
    Du monde arabe aux pays balkaniques, en passant par l'Asie mineure et centrale, la renommée de Nasr Eddin Hodja - Ch'ha au Maghreb - est sans pareille. Tous les peuples qui connaissent ses aventures se sont approprié le mythique « savant », dont on ne sait jamais si la folie dissimule une grande sagesse... ou l'inverse. Jean-Louis Maunoury, qui régale depuis longtemps les lecteurs français de ses aventures et pitreries, nous en offre ici l'ultime recueil.

  • De la Turquie jusqu’en Asie Centrale et en Iran en passant par les rives de la Méditerranée, on continue de raconter et de réinventer les histoires de Nasr Eddin Hodja. Ce personnage, dont on ne sait plus s’il a réellement existé, est bel et bien vivant. Preuve en est le rire qu’il suscite encore.

    Mais de quoi rit-on ? C’est à cette grande enquête que s’est livré le spécialiste de Nasr Eddin, Jean-Louis Maunoury. Depuis de nombreuses années trente ans, il collecte, traduit, commente. Aujourd’hui, il nous livre une véritable grille de lecture. Est-il fou ou sage, ce personnage qui tourne en dérision le monde et ses petits arrangements ?

    Tour à tour bouffon, malicieux, scandaleux, c’est toute la palette de l’humour qui est ici déclinée à travers ses savoureuses et extravagantes histoires. Qui dévoilent à peine une universelle sagesse.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "Chutes" est un ensemble poétique dense et déchiré. On y décèlera l'antagonisme d'une parole placée entre souffrance et désir, entre émotion et cruauté. C'est un cheminement difficile que nous montre le poète. Il y a une sorte d'étonnement inquiet, mais aussi universel dans les mots heurtés, opposés, choisis par J.-L. Maunoury pour dire son questionnement. Cette poésie est belle aussi parce qu'elle est intuitive et que chacun d'entre nous peut y trouver, sans doute, une part inconnue de lui-même. Avec "Manières d'êtres" c'est un autre domaine qu'explore le poète. L'imaginaire y règne sur un ton souvent ironique, humoristique. Ces "êtres" là peuplent nos rêves et nos vies. Nous ne les voyons jamais, nous les devinons à peine. Mais Maunoury est là pour nous ouvrir les yeux. C'est qu'il faut être initié, pour les observer car leur havre est fait de grands espaces, d'étendues désertiques. Au sortir de cette exploration vous n'aurez plus le même regard sur le brouillard de nos plaines européennes.

  • "Chutes" est un ensemble poétique dense et déchiré. On y décèlera l'antagonisme d'une parole placée entre souffrance et désir, entre émotion et cruauté. C'est un cheminement difficile que nous montre le poète. Il y a une sorte d'étonnement inquiet, mais aussi universel dans les mots heurtés, opposés, choisis par J.-L. Maunoury pour dire son questionnement. Cette poésie est belle aussi parce qu'elle est intuitive et que chacun d'entre nous peut y trouver, sans doute, une part inconnue de lui-même. Avec "Manières d'êtres" c'est un autre domaine qu'explore le poète. L'imaginaire y règne sur un ton souvent ironique, humoristique. Ces "êtres" là peuplent nos rêves et nos vies. Nous ne les voyons jamais, nous les devinons à peine. Mais Maunoury est là pour nous ouvrir les yeux. C'est qu'il faut être initié, pour les observer car leur havre est fait de grands espaces, d'étendues désertiques. Au sortir de cette exploration vous n'aurez plus le même regard sur le brouillard de nos plaines européennes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Comment s'inculquent le bon et le mauvais, l'authentique et le faux, le "mangeable" et "l'immangeable", comment doit-on faire honneur à une table et comment, aussi, s'apprend, après l'abondance, la privation ? Mon grand-père Victor était cuisinier, artisan exemplaire, véritable artiste à son insu. Avec lui, notre ordinaire devenait exceptionnel. Nous nous régalions de ses plats avec un respect presque religieux et nos papilles atteignaient l'extase. Ma mère se mit en quatre toute sa vie pour être à la hauteur. Mon père jouait au gastronome distancié mais à cheval sur les principes, et moi, je faisais sans vergogne le "petit difficile". Tels étaient les principaux rôles de cette comédie de la sainte table et de la communion. Sans compter quelques comparses, pitoyables gâte-sauce, qui nous servaient de bouffons.

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