Jean Malye

  • « Delenda est Carthago! Il faut détruire Carthage! » s'évertuait à clamer Caton l'Ancien en plein Sénat romain.
    En 218 av. J.-C., Hannibal, 60 000 hommes et 40 éléphants remontent l'Espagne, passent les Pyrénées, entrent en Gaule et traversent les Alpes pour envahir l'Italie. Fin stratège, le Carthaginois bat les Romains à Trasimène et surtout à Cannes, un des plus grands affrontements de l'Antiquité, où 70 000 légionnaires, dont les deux consuls de l'année et ceux de la précédente, trouvent la mort. C'est la plus grande défaite de l'histoire romaine.
    Les cités d'Italie centrale et méridionale et la Sicile s'allient aux Carthaginois. La République est en danger.
    À partir de l'année 210, le vent tourne et les Romains menés par Fabius Maximus le Cunctator reprennent l'avantage.
    En 204, conduits par Scipion l'Africain, ils attaquent Carthage. Hannibal est rappelé d'urgence d'Italie pour affronter les Romains à Zama. Il est enfin vaincu. La paix est signée.
    Un demi-siècle plus tard, Scipion Émilien, le petit-fils de l'Africain, trouvera un prétexte pour raser la ville. Ainsi disparaît la plus grande menace qu'aura connue la République romaine.
    Qui est cet Hannibal rusé, courageux et pugnace, fin connaisseur des institutions romaines et qui fit trembler Rome? Polybe, Tite-Live et Cornélius Népos nous racontent.

  • Rome. Caligula (12-41), devient empereur à l'âge de 25 ans et ne tarde pas à s'acheminer vers un despotisme sanglant. Il mourra assassiné.
    Il laisse à sa mort l'image d'un mégalomane décadent, prompt à la débauche et aux crimes en tous genres. Quand il ne viole pas les épouses des sénateurs, il entretient avec ses soeurs des relations incestueuses et fait assassiner ou bannir la plupart de ses proches.
    Les témoignages abondent, dont beaucoup ont construit une légende noire autour de l'empereur. Certains en font un fou se prenant pour Jupiter, rejeton d'une consanguinité pratiquée par la dynastie julio-claudienne, d'autres un pauvre monarque abandonné à l'ivresse de son pouvoir trop vaste par un Sénat corrompu et lâche.
    Qui était-il ?
    /> À vous d'en juger grâce aux témoignages de Dion Cassius, Suétone, Sénèque, Pline l'Ancien, Philon d'Alexandrie et Flavius Josèphe.

  • « Quant aux honneurs qui sont accordés au roi à sa mort, les lois de Lycurgue veulent montrer par là qu'on honore plus que tous les rois des Spartiates non pas en tant qu'hommes mais en tant que héros. »
    Xénophon, Constitution des Lacédémoniens, XV, 9
    Sparte, la cité orgueilleuse et guerrière, fascine les hommes depuis l'Antiquité. Plus quepour les autres cités grecques, le culte des héros fit partie des fondements de sa société. Son histoire est donc étroitement liée aux récits glorieux de ceux qui donnèrent souvent leur vie pour défendre les valeurs de leur patrie. Autant de héros que de visages différents de Sparte.
    Du législateur Lycurgue, aux courageux Othryadès et Léonidas Ier entouré de ses 300 compagnons en passant par les grands stratèges Lysandre et Agésilas et les rois audacieux Agis IV et Cléomène III pour terminer avec le tyran Nabis qui plonge Sparte dans la décadence, c'est cette histoire qu'Hérodote, Plutarque, Xénophon, Polybe, Tite-Live, Diodore et Pausanias nous racontent.

  • 480 avant J.-C., après le sacrifice désespéré du roi Léonidas et de ses 300 meilleurs guerriers au passage des Thermopyles, les soldats perses de l'empereur Xerxès Ier se ruent par milliers à travers le Péloponnèse pour aller saccager Athènes.
    Les habitants s'enfuient et vont se réfugier sur l'île de Salamine au large d'Athènes.
    Malgré le profond découragement des Grecs, l'Athénien Thémistocle, aidé du Spartiate Eurybiate, décide de livrer bataille en mer. Après 12 heures de combat acharné, malgré l'aide fougueuse de la reine d'Halicarnasse, Artémise Ière, les Perses battent en retraite en ayant perdu 200 trières contre 40 pour les Grecs.
    Eschyle écrit dans Les Perses :
    « Une plainte mêlée de sanglots règne seule sur la mer au large jusqu'à l'heure où la nuit au sombre visage vient tout arrêter. »
    Xerxès s'enfuit pour retourner en Perse en laissant son beau-frère Mardonios à la tête d'une armée de 300 000 hommes selon Hérodote.
    En 479, la bataille de Platées sera le dernier affrontement terrestre des Guerres médiques qui verra la défaite sanglante de l'armée perse et la mort de Mardonios.
    La flotte grecque portera l'estoc à la bataille du cap Mycale. Le Perse est définitivement vaincu.
    Hérodote, Diodore de Sicile, Eschyle et Plutarque racontent.
    Cet ouvrage est la suite de La véritable histoire de Sparte et de la bataille des Thermopyles paru aux Belles Lettres en 2007.

  • Périclès (495-429), stratège et homme d'État athénien, est la figure emblématique de l'âge d'or de la Grèce antique. Son influence fut si importante que la période est souvent appelée « le siècle de Périclès ».
    Avec sa compagne Aspasie, femme de tête et d'esprit, ils forment un des grands couples mythiques de l'histoire. Autour d'eux, ils rassemblèrent les plus éminents penseurs et artistes, les philosophes Anaxagore et Socrate, et Phidias le sculpteur qui supervisa la construction du Parthénon.
    Toutefois, le grand homme eut aussi ses détracteurs, à commencer par les poètes comiques quile couvrirent des piressarcasmes pour en faire un pantin gouverné par sa maîtresse courtisane et le responsable d'une guerre de 27 ans entre Athènes et Sparte.
    Qui était-il?
    /> À vous d'en juger grâce aux témoignages de Plutarque, Platon, Thucydide, Diodore et des comiques grecs.

  • « Il crut qu'il était envoyé de Dieu avec la mission d'organiser tout, de modifier tout dans l'univers. Il voulait assujettir à une seule forme de gouvernement l'univers tout entier » (Plutarque, Vie d'Alexandre).
    Alexandre le Grand... Né en 356 avant J.-C. à Pella, fils du roi Philippe II de Macédoine et d'Olympias d'Épire, héritier du trône de Macédoine.
    En treize ans, il devient le plus grand conquérant de l'Antiquité et se constitue un immense empire. Des montagnes macédoniennes jusqu'aux rives du fleuve Indus, au pied de l'Himalaya, il unit l'Occident à l'Orient en un espace immense qui représente aujourd'hui la Grèce, la Turquie, Israël, la Palestine, l'Égypte, la Syrie, l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan et le Pakistan.
    Les instantanés pris sur le vif par ses compagnons de route se sont perdus à jamais dans les poussières du temps. Seuls subsistent des récits élaborés bien après sa mort, par des historiens grecs et latins comme Plutarque (c. 45-125), Arrien (95-180), Diodore de Sicile (Ier siècle av. J.-C.) ou Quinte-Curce (Ier-IIe siècle). Dans ces récits, choisis et organisés par Jean Malye, c'est toute la vie et la personnalité de ce jeune homme surdoué qui nous sont restituées: ses conquêtes, ses batailles, sa mort, sa légende.

  • Caius Iulius Caesar: cet être humain exceptionnel qui devint une légende dès son assassinat, qui inspira Bonaparte pour devenir Napoléon, ce fou de pouvoir au point d'en mourir, celui qui dépensa des fortunes en largesses et en pots-de-vin, ce noble qui s'appuya sur le peuple pour pouvoir être proclamé un jour dictateur à vie, celui qui donna le surnom de sa famille à ses successeurs comme à des héritiers et son patronyme à un mois de l'année et à notre calendrier... Tout a été dit sur lui: ragots sur sa sexualité, cruauté injustifiée en Gaule, culte maladif de la personnalité, intrigues politiques et graissages de patte... Comment peut-on se faire une idée juste et précise de ce personnage protéiforme, tel qu'il pouvait apparaître aux yeux de ses contemporains? Comment raconter sa « véritable » histoire? Nous avons à notre disposition les textes antiques qui nous sont parvenus: oeuvres écrites sur le vif de la main même de César (La Guerre de Gaules et la Guerre Civile) ou rédigées par un pseudo (La Guerre d'Alexandrie, la Guerre d'Afrique et la Guerre d'Espagne), portraits élaborés à partir de ouï-dire et d'archives existant encore plus d'un siècle après sa mort par l'historien latin Suétone et par le moraliste grec Plutarque, mais aussi correspondance de Cicéron, sans oublier le poème épique La Pharsale de Lucain et les textes des historiens grecs de Rome comme Dion Cassius et Appien. Et c'est avec ces textes, et ces textes seuls, que nous proposons aux amateurs de véritable Histoire ce "vrai César"... Toutes ces traductions sont extraites des collections des Universités de France, Classiques en poche et La Roue à Livres, publiées aux Éditions Les Belles Lettres. Textes réunis et commentés par Jean Malye.

  • Étranger, va dire à Sparte que nous gisons ici par obéissance à ses lois. 480 avant Jésus-Christ, les Perses, menés par Xerxès, fabriquent deux ponts de bateaux sur l'Hellespont pour envahir la Grèce. D'après Hérodote, c'est une armée de 2 millions d'hommes qui déferle du nord et une puissante flotte de 1 207 trières (plus de 500 000 hommes) qui s'approche des coetes hellènes. C'est le début de la deuxième guerre médique. Août 480, 300 guerriers originaires de Sparte menés par leur roi Léonidas décident de retarder l'ennemi qui se dirige vers Athènes pour l'incendier. Seul passage entre la Thessalie et la plaine de l'Attique, un étroit défilé coincé entre la montagne et la mer, les Thermopyles. Durant 3 jours, les Spartiates tiendront tête héroïquement aux assaillants en surnombre avant de succomber jusqu'au dernier autour du cadavre de leur roi. Quelles sources ont perpétué cet exploit insensé, ce sacrifice courageux, cet acte patriotique, ce symbole d'abnégation? Quels textes anciens nous permettent d'imaginer le caractère trempé de ces guerriers jusqu'au-boutistes? Quels auteurs antiques nous parlent de l'organisation de cette société spartiate qui fut plus tard, à différentes époques, le support de nombreuses idéologies totalitaires? Qui nous décrit ces Barbares, ce peuple d'Asie aux coutumes si différentes des Grecs? Qui étaient leurs chefs, Xerxès et Léonidas? Hérodote, Eschyle Lysias, Xénophon et Plutarque nous racontent... Toutes ces traductions sont extraites des collections des Universités de France, Classiques en poche et La Roue à Livres, publiées aux Éditions Les Belles Lettres. Textes réunis et commentés par Jean Malye.

  • Alors que l'on croyait tout savoir sur le général de Gaulle, la lecture des archives britanniques, en déplaçant le regard de l'autre côté de la Manche, permet de brosser un portrait insolite de notre géant national.
    Mines d'informations exceptionnelles, les dépêches, télégrammes, rapports de Churchill, d'Anthony Eden ou des diplomates décrivent un homme arrogant et autoritaire, en tout cas trop français à leurs yeux... Tout y est rapporté, ses colères, ses jugements assassins, son incroyable baraka face aux attentats, son intimité et sa santé - surveillée de très près. On se délecte de la comédie qu'il aime jouer aux ambassadeurs de la Couronne venus à Paris. « Un bon acteur », dira même l'un d'entre eux qui, à quelques semaines de son retour en mai 1958, n'a pas discerné chez lui « le moindre désir de revenir au pouvoir ».
    Grâce à un travail minutieux de fouilles dans les archives, l'auteur a mis au jour des documents inédits, truffés d'anecdotes savoureuses, dignes de la guerre de Cent ans que de Gaulle entretint avec les Britanniques de 1940 à la fin de sa vie.

  • Automne 1917. Trois cents officiers et sous-officiers français débarquent à New York. Les États-Unis ont déclaré la guerre à l'Allemagne et ces vétérans des tranchées ont pour mission de former leur jeune armée, encore inexistante mais qui, bientôt, dominera le monde. C'est l'aventure de ces hommes, méconnue en France comme aux États-Unis, qui est racontée ici. Jean Giraudoux, Joseph Kessel, Jean Norton Cru sont les témoins de cette épopée. Le commandant Jean Malye, grand-père de l'auteur, fait partie de ces soldats. Professeur et écrivain, il a été secrétaire de Maurice Barrès et, par passion pour l'Irlande, membre du Sinn Fein. Ce sont ses traces et celles de ses camarades que l'auteur a suivies jusqu'en Amérique. À la tête d'un groupe de sept hommes, Jean Malye rejoint la Louisiane et son principal centre d'entraînement, Camp Beauregard, encore en construction, où il découvre vingt mille de ces jeunes sammies, férus de charges héroïques mais qui comprennent mal les raffinements techniques de la guerre de tranchées qu'on est venu leur apprendre. La mission de ces combattants chevronnés n'est pas seulement d'instruire les soldats du corps expéditionnaire américain. Ils doivent aussi, d'un bout à l'autre de l'Amérique, porter haut la parole de la France et recueillir des informations sur cette armée qui va aller se forger sur les champs de bataille du continent. Mais aucun d'entre eux n'aurait pu imaginer ce qui va se passer au Camp Beauregard.
    François Malye est grand reporter au Point. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages et dirige la collection « Mémoires de guerre » aux Belles Lettres.

  • Une enquête passionnante sur
    le dernier tabou du mitterrandisme1er novembre 1954, l'Algérie s'embrase. En tant que ministre de l'Intérieur, François Mitterrand se retrouve au coeur de la tourmente. Pas question pour lui, ni d'ailleurs pour la majeure partie de la classe politique, d'envisager l'indépendance de ces départements français. Il tente en revanche d'imposer des réformes sociales. Devenu ministre de la Justice du gouvernement socialiste de Guy Mollet, il reste un homme d'ordre, fidèle à la politique répressive qui s'installe. La guillotine en devient une des armes. Quand François Mitterrand quitte la place Vendôme à la fin du mois de mai 1957, quarante-cinq condamnés à mort ont été guillotinés en seize mois.Comment celui qui, vingt-cinq ans plus tard, abolira la peine de mort peut-il accepter l'exécution des militants algériens ? 
    Comment expliquer le silence autour de cet épisode noir de la carrière du futur président de la République ?Ce livre montre que François Mitterrand n'a pas été au rendez-vous de la décolonisation algérienne. Nourri de documents et de témoignages inédits, il est le fruit d'un long et méticuleux travail mené par un journaliste et un historien.Évoquant cette période plusieurs décennies plus tard, le président fera cet aveu : « J'ai commis au moins une faute dans ma vie, celle-là. »

  • Alors que l'on croyait tout savoir sur le général de Gaulle, la
    lecture des archives britanniques, en déplaçant le regard de
    l'autre côté de la Manche, permet de dresser un portrait insolite
    de notre géant national.
    Mines d'informations exceptionnelles, les dépêches, télégrammes,
    rapports de Churchill, Anthony Eden ou des diplomates
    décrivent un homme arrogant et autoritaire, en tout cas
    trop Français à leurs yeux... Tout y est rapporté, ses colères, ses
    jugements assassins, son incroyable baraka face aux attentats, son
    intimité et sa santé - surveillée de très près. On se délecte de la
    comédie qu'il aime jouer aux ambassadeurs de la Couronne
    venus à Paris. « Un bon acteur », dira même l'un d'entre eux qui,
    à quelques semaines de son retour en mai 1958, n'a pas discerné
    chez lui « le moindre désir de revenir au pouvoir ».
    Grâce à un travail minutieux de fouilles dans les archives,
    l'auteur a mis au jour des documents inédits, truffés d'anecdotes
    savoureuses, qui témoignent des relations tumultueuses et
    romanesques, dignes de la guerre de Cent ans, que de Gaulle
    entretint avec les Britanniques de 1940 à la fin de sa vie.
     

  • RATÉS, ACCIDENTS, DÉCEPTIONS DES
    PATIENTS, AFFAIRISME OU ESCROQUERIES,
    VOICI L'ENVERS DU DÉCOR DU MONDE
    MERVEILLEUX DE L'ESTHÉTIQUE.Alors que depuis ses débuts la chirurgie plastique ne cesse de connaître des scandales, la médecine esthétique est une véritable bombe à retardement : les produits injectables dont le plus célèbre, le Botox, et tout l'arsenal thérapeutique destiné à rajeunir, sont autant de procédés vendus comme anodins mais qui exposent à bien des inconnues.Quels sont les véritables risques ? Qui sont les victimes des traitements à la mode ? Pour répondre à ces questions, les auteurs ont mené une enquête détaillée et rigoureuse. Ils ont rencontré des dizaines de spécialistes, des usagers heureux ou malheureux, en France et jusqu'en Tunisie, nouvel Eldorado du business de l'apparence.Ce livre salutaire entend lutter contre la désinformation des patients en leur rappelant tout ce qu'ils doivent savoir avant de pousser la porte des cabinets médicaux.

  • Du grille-pain aux tuiles en fibrociment, en passant par les garnitures de frein, les réfrigérateurs, les fours, les peintures ou les revêtement de sols, la liste des produits contenant de l'amiante, que nous avons tous utilisés, est longue. La France a en effet longtemps été le pays développé qui a employé le plus ce produit toxique, alors que sa nocivité était établie depuis des décennies. Ce n'est qu'en 1997 que l'usage de l'amiante a été interdit dans l'hexagone. Bilan de cet aveuglement ? 3000 décès par an et d'ici à 2025, 100 000 morts à venir. Une hécatombe qui fait de l'affaire de l'amiante le plus important de tous les scandales de santé publique. En outre, une troisième vague de victimes est apparue. Parmi tous ceux qui ont vécu ou travaillé dans des immeubles isolés à l'amiante, certains risquent aujourd'hui de développer un cancer. À l'heure où des milliers de plaintes sanctionnent enfin la responsabilité de l'État et des grands industriels français, François Malye remonte le fil de plusieurs décennies de mensonges et de non-dits. Mais il faut s'accrocher. Et écouter les victimes. Des hommes et des femmes qui meurent lentement, un peu partout en France, tout simplement parce qu'il fallait équilibrer le bilan de l'une de nos multinationales.

  • UNE PLONGEE EXCEPTIONNELLE DANS LES ARCHIVES BRITANNIQUESQui mieux que nos fidèles ennemis pour observer les bouleversements de l'histoire de France ? Ambassadeurs, conseillers diplomatiques ou agents secrets britanniques ont noirci des milliers de notes et de télégrammes pour relater, au jour le jour, l'actualité française. Informations confidentielles, analyses et recommandations doivent en effet aider le gouvernement de Sa Majesté à mener avec finesse le subtil pas de deux qui se joue depuis des siècles entre les deux nations.Parmi ce véritable trésor que sont les National Archives, les auteurs ont sélectionné une série de documents inédits pour raconter les épisodes méconnus et les grandes heures de notre histoire. De la première apparition du colonel Charles de Gaulle, "fervent partisan de l'attaque" dès 1940, à l'élection de François Mitterrand l'"hédoniste" en 1981, notre histoire défile ainsi sous l'oeil étonné et souvent caustique de nos voisins.Une façon originale et inattendue d'écrire l'histoire de France, qui nous entraîne avec plaisir dans les coulisses de la diplomatie.

  • Mortalité variant de 1 à 10 dans des établissements distants de seulement quelques kilomètres, bavures médicales, hôpitaux à l'activité confidentielle et médiocre soutenus à bout de bras par des élus locaux qui, eux, se font opérer dans les grands centres, explosion des honoraires médicaux, gâchis et scandales financiers...La liste des dérives du "meilleur système de santé du monde" est longue et édifiante. Pour tenter d'y remédier, un État irresponsable lance des réformes qui ignorent l'essentiel: les malades, les personnels soignants et la qualité des soins.
    Pour réaliser cette enquête, les auteurs ont mené des entretiens avec des centaines de spécialistes, médecins, infirmières, administratifs, patients heureux ou malheureux, décrypté des bases de données complexes révélant l'activité des établissements et épluché des milliers de rapports confidentiels. Autant d'informations arrachées à un système vérouillé.
    Ce livre polémique et salutaire montre les coulisses d'un système parfaitement inégalitaire où le meilleur côtoie le pire. Pour le patient, une seule solution: savoir où s'adresser pour bien se faire soigner. L'information est ainsi devenue la première condition de la qualité des soins.

  • Ce n'est pas l'Europe des hauts sommets politiques, ni celle, froide et inhumaine, des projections économiques. La parole a été délibérément laissée à ceux qui ne parlent jamais, ceux qui pourtant feront l'Europe de demain : les jeunes. Tous ces étudiants, rencontrés dans les douze pays de la Communauté durant les mois de tempête qui ont précédé l'ouverture des frontières, imaginent ce que pourra être cet eldorado qu'on leur promet. Tous confient leur peur du chômage, de la criminalité, du sida, et surtout l'incompréhension devant ce monde qui a subitement accéléré depuis que le mur de Berlin est tombé. Mais il y a aussi leur vie quotidienne, leurs fêtes, toutes ces nuits durant lesquelles ils s'éloignent de cette agitation. Car la plupart savent, confusément, que l'Europe est leur seul espoir : les jeunes Britanniques voient leur pays proche de l'explosion sociale, la Grèce sera peut-être à nouveau en guerre demain, l'Italie est brisée, la France, elle, joue toujours la comédie alors que tout y est miné de l'intérieur, l'Allemagne a presque peur de sa toute nouvelle puissance. Et puis il y a les autres, les enfants de ceux qu'on appelle avec mépris les « petits » pays. Eux foncent vers ce Nouveau Monde comme parfois ils lui disent « non » lors d'un référendum. Mais lorsqu'on rencontre ces jeunes dans leurs villes, tous délivrent le même message à la Communauté : qu'elle cesse de s'apparenter à un glacial discours de technicien, qu'elle pense à eux plutôt qu'à ses minables querelles politiques. D'où qu'ils soient, ils ne veulent pas être les enfants de l'oubli.

  • Ce guide note, classe et commente les performances médicales et chirurgicales des meilleurs hôpitaux français, pour ne plus faire de l'hospitalisation un jeu de hasard.

  • La question est : jusqu'où iriez-vous pour laver votre honneur ?
    Celui qui la pose s'appelle Christopher D., ancien officier du Los Angeles Police Department s'estimant victime de racisme et renvoyé pour des motifs qu'il qualifie
    de mensongers. Et la réponse est : tuer. Les coupables, bien sûr, du moins ceux qu'il juge comme tels.
    Mais une fois pris dans l'engrenage de la vengeance, parviendra-t-il à épargner les innocents ? À partir d'un fait divers, une fusillade à Big Bear, en Californie, en 2013, Julia Malye crée une incroyable mécanique romanesque qui dévoile minute par minute quels malheureux concours de circonstances amènent les victimes à se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Un compte à rebours angoissant qui fait surgir de derrière l'apparente douceur de vivre californienne les
    ancestrales tensions raciales, la détresse sociale et cette tendance typiquement américaine à prétendre se faire justice soi-même.
    Julia Malye est l'auteur de La fiancée de Tocqueville (Balland, 2010) et de Thémoé (Balland, 2013). Installée aux Etats-Unis, elle étudie l'écriture créative à l'Oregon State University.

  • A partir de documents et de témoignages inédits, ce livre rassemble tous les éléments disponibles pour faire comprendre, un an après, et dans ses moindres détails l'enchaînement du premier attentat multi-sites en France. Cet ouvrage vise également à rendre hommage aux victimes, à leurs familles et tous ceux qui ont oeuvré pour que le bilan ne soit pas plus lourd. Il est 21 heures 17, ce 13 novembre 2015 quand un premier kamikaze se désintègre avenue Jules Rimet à Saint-Denis, face à la porte D du stade de France, premier acte des trois heures d'une tragédie qui va ensanglanter la capitale, causant la mort de 130 personnes et près de 700 blessés. Mobilisés dès les premières heures par leurs médias respectifs, les trois auteurs de ce livre n'ont pas cessé d'enquêter depuis ce terrible vendredi 13, compulsant la dizaine de milliers de procès verbaux d'une enquête hors normes, la masse des témoignages publiés et en rencontrant les principaux protagonistes - policiers, pompiers, médecins, victimes, ministres - afin, minute par minute, de retracer les événements qui se sont déroulés ce soir funeste.
    Ce livre a un double but. D'abord rassembler tous les éléments disponibles pour faire comprendre, un an après, et dans ses moindres détails l'enchaînement du premier attentat multi-sites en France, crainte de toutes les polices et des services de secours, attaques d'une ampleur que, malgré son long passé de terrorisme intérieur et extérieur, la France n'avait jamais connues. Sans cacher les failles inévitables dans cette bataille longue de trois heures qui se finira le 14 novembre à 0h28 quand les deux derniers terroristes retranchés au Bataclan seront tués par les policiers de la BRI. L'autre est de rendre hommage aux victimes, à leurs familles et tous ceux qui ont oeuvré pour que le bilan ne soit pas plus lourd.

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