Jean Legeay

  • L'ouvrage, qu'on situera volontiers dans le sillage et l'exploration de l'assertion forte, programmatique, qui ouvre la « petite physique », au scolie de la proposition 13 de la seconde partie de l'Éthique, se propose d'explorer les rapports entre aptitudes, changements, et accommodements, afin de découvrir si, de façon larvée ou explicite, la conception spinoziste de l'essence n'aurait pas à (nous) offrir des ressources de plasticité. Celles-ci, pour peu qu'on y porte son attention, pourraient être proportionnelles au nombre des contextes affectifs que la nature exerce sur les individus qui la peuplent, et donc, selon le chapitre 6 de l'appendice de la quatrième partie de l'Éthique, « quasiment infinies ». Tentons alors, à l'aide des textes du philosophe néerlandais, de mesurer l'étendue de ces ressorts.

  • Ce récit retrace le parcours d'apprentissage du chinois d'une enseignante. A travers les années d'étude, les voyages et les rencontres, l'auteur revient sur ce qui lui a permis d'apprivoiser cette langue réputée difficile. Le cahier pratique propose une présentation des principales difficultés du mandarin et donne des pistes méthodologiques pour les surmonter.

  • Matières grises est une fiction qui met en scène une femme âgée en état de coma après l'accident qui a détruit une partie de son EHPAD, tué son époux et suggère son imaginaire. C'est bien une divagation accompagnée sans enthousiasme par une jeune psychologue en charge de la cellule psychologique dédiée aux résidents de l'EHPAD après l'accident. Cette dernière est elle aussi tourmentée par l'amour qu'elle porte à un médecin de son entourage, séducteur et amant passionné mais qui, marié, diffère tout projet d'avenir avec elle.
    Les interrogations de la jeune femme et celles de sa patiente grabataire se répondent dans un espace mental clos, d'où émergent parfois quelques odeurs et, étonnamment, une forme de communication s'installe, sans échange verbal, mais aussi sans aucune censure. Le dénouement survient alors qu'un virus frappe le monde et qu'un confinement général est décrété en France.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Elle venait de comprendre qu'il lui faudrait s'approcher presque trop près de ce que la décence tolère pour comprendre cette alternance de souffles souvent contrariés, de silences dans lesquels seuls les mouvements des lèvres pouvaient la renseigner pour reconstituer un discours. Dans ces chuchotements chaotiques, il fallait aller à l'essentiel. Elle resta proche de lui, avec d'abord du courage, puis une bienveillance consentie. Mais elle pressentit que tout le temps qu'elle passerait auprès de lui devrait lui être donné complètement. Ce visage si rapproché du sien lui interdirait d'appréhender autre chose. Elle aurait à unir ses pensées à celui dont la proximité physique ne pouvait que s'accompagner d'une proximité des âmes. »

  • Anne believes herself to be just an ordinary French housewife and mother living in the South of France, in an attractive French city not far from the Mediterranean coast. But it is precisely this `ordinariness' and her discreet, undramatic character that prove seductive in the eyes of Paul. He is quiet for a different reason, being doomed by an illness that deprives him of his voice en route to certain death. Paul is an older man, mature and sophisticated, who has made a success of his career. Anne is seduced by Paul in turn during the course of their rare, emotionally charged moments together, when verbal communication is difficult. An ethereal love is born. The lovers are destined to go their separate ways. Paul is reconciled to death; for Anne, life will have to start again.

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