Jean Coulombe

  • Les images répondent à certains besoins essentiels : elles nous font apprendre, nous défoulent et nous apaisent, elles stimulent notre mémoire, nos sens, nos émotions, nos désirs, elles nous permettent d'explorer nos tensions internes. Leur nature fictionnelle sait ouvrir la porte de notre vie intérieure souvent bien mieux que ne le fait notre quotidien. Telle est d'ailleurs le plus souvent la raison pour laquelle nous les fréquentons. Ce pouvoir mémoriel et affectif des images est au coeur de cet ouvrage. Nous tenterons de comprendre ce qui opère en nous lorsque nous les regardons : la manière dont elles réveillent nos souvenirs, nourrissent nos fantasmes, la force avec laquelle elles nous ébranlent et nous défoulent, leur pouvoir à lever le voile sur certains pans de notre vie intérieure.

  • Depuis plusieurs années, les milieux politique et éducatif ont mis en oeuvre différentes avenues pour valoriser la formation professionnelle au Québec. À l'automne 2003, le baccalauréat en enseignement professionnel devient un programme de 120 crédits et la seule voie d'accès au brevet d'enseignement. Contrairement aux autres secteurs de formation à l'enseignement, les étudiants de ce secteur occupent déjà, à 81 %, un poste d'enseignant dans un centre de formation professionnelle, où ils ont été recrutés sur la base de leur expertise de métier ; ce n'est qu'une fois en poste qu'ils amorcent leur formation universitaire. Cette réalité et les changements politico-éducatifs ont représenté des défis pour l'implantation du baccalauréat en enseignement professionnel pour toutes les universités offrant le programme et pour tous les acteurs impliqués dans cette réforme.

    Ce collectif est le fruit d'une rencontre entre les auteurs et des chercheurs préoccupés par les défis de la formation à l'enseignement professionnel. Les perspectives multiples et les regards variés proposés par les chercheurs dans cet ouvrage soulèvent des enjeux émanant de la complexe réalité vécue par ces enseignants-étudiants.

  • Les zombies sont partout, au cinéma, à la télévision, dans nos rues, chez notre libraire. Grotesques et terrifiants, ils pourraient n'être qu'une tendance kitsch, un divertissement à la mode.
    Derrière sa démarche traînante et ridicule se cache pourtant une figure symptomatique de notre époque. Peur de l'épidémie ou fantasme de la catastrophe, aliénation moderne ou fascination pour la violence : le zombie et le monde apocalyptique qu'il crée nous parlent d'abord, intimement, de nous-mêmes.
    Par l'obscène exhibition de la mort, ultime tabou de la société occidentale, il brise les limites de la condition humaine : celles de la conscience, de la vie, de la civilisation. Mais, surtout, il trahit un fantasme émergent dans notre culture, celui d'en finir.
    [http://www.dailymotion.com/video/xu2q58_maxime-coulombe-petite-philosophie-du-zombie_news Voir la vidéo de présentation du livre par Maxime Coulombe réalisée à la librairie Mollat]

  • Québec, 1946. Établie dans une jolie maison du quartier Saint-Sacrement avec ses enfants, Laurette voit maintenant ses affaires prospérer et le bonheur lui sourire. Une inquiétude la traverse pourtant... D'une grande beauté, son aînée, Huguette, attire tous les regards et cela n'est pas sans lui rappeler sa propre transgression, au même âge.

    Bientôt, ses craintes se confirment lorsque sa fille s'amourache de Robert, un ex-soldat en proie à de violents traumatismes de guerre et qui boit pour oublier ses problèmes. Huguette se trouve malgré elle sur une pente glissante, mais arrive néanmoins à éviter le pire. Sa mère n'a pas l'esprit tranquille, cependant, et elle redoute de la savoir de nouveau dans l'embarras.

    L'espoir renaît quand Simone Frenette refait surface et propose d'aider Huguette à prendre la place qui lui revient au sein de la haute société. Or, une révélation bouleversante ébranlera les convictions les plus profondes de la jeune femme. La vérité lui fera-t-elle renoncer à l'avenir brillant auquel elle se destinait ?

    Passionné par les mots depuis toujours, Claude Coulombe nous offre ici le deuxième tome d'une saga d'époque captivante qui nous plonge habilement au coeur du Québec de la première moitié du XXe siècle.

  • À la suite d'un été passé comme femme de chambre à la villa d'un couple richissime, Laurette Gauthier est injustement renvoyée. Désemparée et honteuse, elle ne sait de quelle façon se sortir de cette situation sans issue apparente. Heureusement, Maurice, un ami d'enfance qui n'a d'yeux que pour elle, accepte de lui tendre la main et d'unir sa destinée à la sienne.

    Or, seulement sept mois suivant la noce, Laurette met au monde une fille, Huguette. Cette naissance supposément prématurée est
    reçue avec étonnement. La nouvelle maman jure pourtant n'avoir consommé l'amour qu'après son mariage. Malgré tout, les rumeurs sont difficiles à taire...

    Quelques années plus tard, Maurice est terrassé par la maladie. Croyant sa dernière heure venue, il implore son épouse de révéler le secret qu'elle garde depuis ce fatidique été de 1924. Cette ardente vérité sonnera-t-elle le glas de leur bonheur ?


    Passionné par les mots depuis toujours, Claude Coulombe nous livre ici le premier tome d'une saga d'époque poignante dans laquelle les personnages habilement dépeints nous immergent au coeur du Québec des années 1920.

  • Québec, 1948

    Lorsque le secret entourant sa naissance vole en éclats, Huguette connaît une période trouble, entraînant toute la famille dans son sillage. Elle n'est maintenant plus que l'ombre d'elle-même et ne comprend pas qu'on lui ait caché la vérité aussi longtemps. Sa soif d'en apprendre davantage sur ses origines la tenaille et doit être étanchée.

    Mais Laurette, sa mère, ne peut lui donner les réponses qu'elle attend et tente de la convaincre de garder sous silence cette révélation qui pourrait nuire à sa réputation. Malgré cela, la jeune femme refuse d'entretenir ce mensonge et confie ses tourments à son fiancé. Ce dernier s'empresse de la soutenir tant son amour envers elle est grand, et, pour la première fois en plusieurs mois, Huguette arrive à croire au bonheur. Or, son chemin demeure semé d'embûches qui ne cessent de mettre son courage à rude épreuve, même si les Proulx, solidaires, lui apportent leur indéfectible soutien. Huguette parviendra-t-elle à surmonter les obstacles qui se multiplient et à reprendre sa vie en main, tout en faisant honneur à son père ?

    Passionné par les mots depuis toujours, Claude Coulombe nous offre, avec ce troisième tome, la finale renversante d'une saga d'époque aussi captivante qu'émouvante, qui nous plonge habilement au coeur du Québec du milieu du XXe siècle.

  • Ce numéro présente le deuxième volet de la réflexion « Re-penser la sculpture? » en vue de découvrir d'autres façons de contribuer au passage pouvant avoir lieu entre la sculpture, reconnue comme médium, et celle exigeant d'autres usages de l'espace. Un essai de Maxime Coulombe, « La sculpture, vous dites? », une analyse de Marie-Hélène Leblanc, « L'homme et la machine dans la sculpture comme dans la guerre », et un entretien avec Guillaume Labrie sont notamment au menu. Hors dossier, Josianne Poirier étudie « Le paysage sonore comme matière », Rupert Nuttle s'entretient avec Derya Akay et les comptes-rendus de la dernière Manif d'art de Québec, de Chantier Libre 4 et le troisième acte de la trilogie de Sarah Pierce.

  • Dans ce numéro de Ciné-Bulles, un entretien en primeur avec Mina Shum qui signe le documentaire Ninth Floor sur les événements méconnus survenus à l'Université Concordia en 1969 (autrefois Sir George Williams) alors que des étudiants noirs accusaient un de leurs professeurs de racisme. OEuvre de mémoire qui fait la une de ce numéro. Également au sommaire de cette édition, des entretiens avec les réputés directeurs de la photographie André Turpin et Michel La Veaux qui ont réalisé, respectivement, le long métrage Endorphine et le documentaire Hôtel La Louisiane. Aussi, un retour, sous forme de portrait, sur le cinéma de Paolo Sorrentino, à l'occasion de la sortie de Youth. Et la chronique Histoires de cinéma raconte l'héritage à plusieurs égards du classique The Godfather de Francis Ford Coppola.

  • À l'image du caractère insaisissable de son sujet, énigmatique à souhait, la couverture de ce numéro de Ciné-Bulles est consacrée au Profil Anima, documentaire de Sophie Deraspe. Une oeuvre « au diapason de la politique internationale et de nos obsessions virtuelles qui génèrent un mystère abyssal, vertigineux, sans fin », selon Zoé Protat qui a analysé le film pour nous. Un entretien de Nicolas Gendron avec la réalisatrice nous convainc de toute la pertinence de ce film. Des entrevues avec Mathieu Denis, réalisateur de Corbo, puis avec Rafaël Ouellet pour son 6e opus, Gurov et Anna, sont aussi au sommaire de cette édition, chacune étant suivies d'un texte critique. Finalement, la chronique « Histoires de cinéma » se penche sur le cinéma de Godard, plus spécifiquement sur Sauve qui peut (la vie), 35 ans après sa sortie.

  • Contrairement aux cinématographies américaine et française, le cinéma québécois s'est rarement intéressé à la comédie politique. Pour son plus récent film, Guibord s'en va-t'en guerre (en couverture), le cinéaste Philippe Falardeau se livre à cet exercice pour le moins nouveau, mêlant la satire et l'ironie à des préoccupations sociales. Ciné-Bulles a rencontré pour nous le réalisateur à l'humour fin qui réussit son pari d'équilibriste dans ce créneau casse-cou du rire réfléchi. Le dossier de ce numéro se consacre au documentaire, recueillant les témoignages de quatre cinéastes et s'intéressant au cycle complet de ce genre de cinéma, de la formation à la diffusion en passant par le financement. Côté critiques, la revue analyse entre autres le film-choc The Tribe de Myroslav Slaboshpytskiy et le deuxième long métrage de Mélanie Laurent, le poignant Respire.

  • Vous ne faites pas votre âge ! Il a pris un coup de vieux ! Ce n'est plus de son âge.
    Des phrases comme celles-là, on en entend tous les jours. Que l'on ait 40, 50, 60, 70 ou 80 ans, chacun a sa propre expérience du vieillissement. Vingt-huit personnalités québécoises âgées de 48 à 98 ans partagent la leur. Sans tabou, à coeur ouvert. Parfois inquiets, parfois sereins, toujours pertinents, ils parlent du bonheur, de la famille, de l'amour, de la solitude, de l'âgisme, de ce qui les anime, de ce que la vie leur a appris.

    Tête-à-tête inédits avec des femmes et des hommes inspirants dont les réflexions sur le temps qui passe et les forces de l'âge vous aideront à y voir plus clair et à avancer sur le chemin du vieillissement. À votre façon. Au fait, quel âge avez-vous ?

  • Le nouveau film de Maxime Giroux, Félix et Meira, trône en page couverture de ce numéro de Ciné-Bulles. Avec une virtuosité et une sensibilité semblables à celles du réalisateur, le critique Luc Laporte-Rainville présente ce grand film, qui met en scène une histoire d'amour non conventionnelle entre un héritier francophone excentrique et une jeune mère juive hassidique. De plus, pour marquer la sortie de Deux jours, une nuit, le 9 janvier, on trace le portrait du cinéma des frères Dardenne; on découvre l'exposition Stanley Kubrick: The Exhibition; et on commente plusieurs films à venir sur les écrans, dont The Price We Pay d'Harold Crooks.

  • Malgré les relations de pouvoir qui structurent leur milieu, les intervenants du monde de l'art arrivent-ils librement à prendre position ? Cette question a motivé l'appel à contributions du dossier « Prendre position », qui s'inscrit dans une suite de réflexions critiques lancées avec les numéros Indignation et Spectacle sur les contextes économiques, politiques et institutionnels qui influencent la scène artistique. Mais cette fois, c'est aussi vers l'intérieur qu'esse souhaite diriger notre regard. Ce numéro ouvre un espace de réflexion sur les formes et les conditions de la prise de position critique dans le champ de l'art actuel.

  • Il y a rarement eu plus bel automne cinématographique québécois que celui de 2015. C'est le constat de Ciné-Bulles, qui emplit ses pages d'entrevues et de critiques de films réalisés par des talents d'ici. En couverture, le remarquable Garagiste, un projet dans lequel la scénariste du Ring (2007), Renée Beaulieu, s'est totalement investie. Porté par de magnifiques interprétations, cet émouvant récit confirme la belle entrée en scène d'une cinéaste. Dans un entretien avec Charles-Olivier Michaud, nous découvrons le parcours prolifique de ce cinéaste qui livre avec Anna, en salle fin octobre, son film le plus abouti. Ailleurs dans la revue, la chronique Du livre au film se consacre à Paul à Québec, Zoé Protat livre sa critique du nouveau Anne Émond, Les Êtres chers, et Frédéric Bouchard rencontre Philippe Lesage qui fait un premier saut en fiction avec Les Démons.

  • C'est la splendide Isabelle Huppert, le visage meurtri, mais le regard plein de force, qui orne la couverture de ce Ciné-Bulles d'automne. L'actrice française est l'héroïne farouche de Elle de Paul Verhoeven. La sortie sur nos écrans de ce film-choc est l'occasion pour Zoé Protat de brosser le portrait de son créateur, de ses premiers films hollandais aux grands succès hollywoodiens, jusqu'à ses récentes réussites. La revue propose également des entrevues avec les réalisateurs Vincent Biron, auteur de l'une des farces cinématographiques les plus applaudies de l'année, Prank; Kim Nguyen, qui nous raconte la genèse tout à fait particulière de sa romance nordique Un ours et deux amants; et finalement Steve Patry à propos de Waseskun, portrait d'un centre de détention autochtone hors normes. Le documentaire est d'ailleurs à l'honneur avec les dernières oeuvres de Gianfranco Rosi, Alanis Obomsawin et Saël Lacroix. Un hommage au cinéaste iranien Abbas Kiarostami, récemment décédé, ainsi qu'une réflexion sur l'érotisme au cinéma signée Jean-Philippe Gravel complètent le tout.

  • Les cinéastes mécontents du travail des distributeurs veulent « ouvrir » les VOD (video on demand). Les distributeurs cherchent des salles et les salles tiennent à préserver l'exclusivité de leur première fenêtre ou manquent de films, faute d'acquisitions. Et les cinéphiles amoureux du grand écran, déplorent son accès limité et se replient sur la VOD... La diffusion du cinéma d'auteur se transforme. Pour tenter d'y voir plus clair, Ciné-Bulles donne la parole à une foule d'acteurs de ce milieu, des créateurs aux télédiffuseurs en passant par les distributeurs et les exploitants, sans oublier les cinéphiles! Un dossier riche en points de vue qui offre un inspirant tour d'horizon. Hors dossier, deux textes sur Juste la fin du monde de Xavier Dolan (en couverture), un hommage à Andrej Zulawski, décédé récemment, et les critiques de Love (Gaspar Noé), High-Rise (Ben Wheatley) et de Mia Madre (Nanni Morretti), entre autres.

  • Une jeune fille, le visage masqué. Dans sa main, hors cadre, un cocktail Molotov... Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau, ce film qui interroge les lendemains qui déchantent du printemps érable, a non seulement le plus beau titre de cette année cinéma qui débute, mais s'avère en outre monumental, intelligent, nécessaire. En entrevue, ses créateurs Mathieu Denis et Simon Lavoie s'étendent sur leurs sujets préférés : l'art et l'engagement politique. Également au sommaire de ce Ciné-Bulles d'hiver, deux autres entretiens avec des réalisateurs, Karl Lemieux (Maudite poutine) et Philippe Lioret (Le Fils de Jean). La rubrique « Du livre au film » s'enrichit de deux nouvelles adaptations cinématographiques : Mademoiselle de Park Chan-wook et Mal de pierres de Nicole Garcia. Un texte fouillé de Catherine Lemieux Lefevbre nous conte le mythe de Cléo de 5 à 7 d'Agnès Varda. Côté critiques, un retour sur Arrival ainsi qu'un avant-goût de deux films-événements de l'hiver : le québécois Nelly et l'allemand Toni Erdmann.

  • Après avoir résumé simplement la physiologie et le développement de l'asperge, ce guide présente de l'information indispensable pour le choix du site, la préparation du sol, les cultivars, les méthodes d'établissement, la gestion d'entretien, l'irrigation et la récolte de l'asperge. Photos à l'appui, il décrit les maladies et les insectes susceptibles d'attaquer ce légume. Et pour répondre aux exigences de qualité des marchés, il explique son conditionnement et sa conservation postrécolte.

  • L'édition hivernale de Ciné-Bulles met de l'avant Luc Bourdon et son oeuvre de montage La Part du diable portant sur le Québec des années 1970 et réalisée à partir d'extraits de 200 films de l'ONF. Michel Coulombe s'est entretenu avec le cinéaste et Nicolas Gendron signe le commentaire critique de cet opus qui sortira en février. Également à l'avant-plan, lisez des critiques de The Square de Ruben Östlund et The Killing of a Sacred Deer de Yorgos Lanthimos. Ciné-Bulles se penche aussi sur l'exposition Il était une fois... le western - Une mythologie entre art et cinéma présentée au Musée des beaux-arts de Montréal, et constate qu'à trop embrasser, mal on étreint. Suivent un entretien avec Catherine Martin, réalisatrice de Certains de mes amis, et un retour sur Pather Panchali de Satyajit Ray. Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve fait également l'objet d'une riche et pertinente analyse par Jean-Philippe Gravel.

  • En couverture du numéro printanier de la revue Ciné-Bulles, un clocher d'église, quelques maisons, un village québécois pareil à cent autres. Vraiment ? En couverture figure le village de Saint-Ubalde, visage d'un comité de 13 citoyens solidaires et de leur démarche de parrainage d'une famille de réfugiés syriens que les documentaristes Nadine Beaudet et Christian Mathieu Fournier ont suivi et dont ils ont tiré La Maison des Syriens. Nicolas Gendron les a rencontrés pour discuter de ce film-témoin écrit « à l'encre de la fraternité. » Puis, au coeur du numéro, trois films français : L'Apparition par Xavier Giannoli, Jusqu'à la garde de Xavier Legrand avec lequel Ambre Sachet s'est entretenue, puis L'Atelier de Laurent Cantet, mis en perspective avec la filmographie du cinéaste dans un riche portait par Jean-Philippe Gravel. Aussi au sommaire, la première entrevue de la nouvelle rubrique Grand entretien avec le directeur photo Pierre Mignot et un retour sur Ivan le Terrible de Sergueï Eisenstein par Zoé Protat.

  • Le Ciné-bulles de l'été 2018 présente en couverture BlacKkKlansman, plus récent film de Spike Lee. Inspiré d'un fait divers, il raconte l'infiltration d'un policier noir dans une cellule locale du Ku Klux Klan, au Colorado, dans les années 1970. Cette improbable prémisse est le prétexte à une oeuvre forte, à mi-chemin entre la satire subversive et le film politique. Suit la rubrique « Du livre au film », consacrée à La Douleur d'Emmanuel Finkiel, adapté d'une nouvelle de Marguerite Duras. Le coeur du numéro estival est toutefois le dossier d'une quarantaine de pages sur les 50 ans de 1968, année de cinéma importante partout dans le monde (Europe, États-Unis, Québec, etc.).

  • En couverture de ce numéro, Avant les rues, premier long métrage de Chloé Leriche, qui jette un regard sur la culture méconnue des Atikamekws. Ciné-Bulles propose un entretien en primeur avec la réalisatrice. La sortie de la biographie de Claude Jutra par Yves Lever a créé tout un émoi au Québec. Une entrevue avec l'auteur, la plus exhaustive publiée jusqu'à présent, permet d'en apprendre davantage sur les intentions de Lever ainsi que son immense travail de recherche. Aussi au sommaire de ce numéro, des hommages aux réalisateurs Ettore Scola et Jacques Rivette ainsi qu'à David Bowie, tous trois disparus en janvier dernier, un entretien avec Louis Bélanger pour son nouveau film Les Mauvaises Herbes et la chronique Histoires de cinéma sur le grand classique du comique de Jacques Tati, Playtime.

  • « Sujets casse-gueule, paris réussis », c'est non seulement le titre du mot de la rédaction qui ouvre l'édition automnale de Ciné-bulles, mais aussi un excellent résumé des films couverts dans ce numéro. En effet, Barbara de Mathieu Amalric, un biopic pas comme les autres sur une chanteuse du même acabit et le documentaire DPJ de Guillaume Sylvestre, incursion en douceur dans une institution où le quotidien des travailleurs est fait de moments déchirants, constamment sur la corde raide, relèvent avec brio les défis que leur sujet pose. Destierros d'Hubert Caron-Guay, documentaire sur les migrants d'Amérique du Sud qui, passant par le Mexique, cherchent à atteindre les États-Unis ou le Canada, est de la même trempe. Le numéro propose aussi, entre autres, une critique du film 120 battements par minute de Robin Campillo, de Lucky de John Carroll Lynch et un article de fond sur Stalker d'Andreï Tarkovski.

  • Dans ce numéro : une longue entrevue de Nicolas Gendron avec Xavier Dolan sur Mommy (6 pages), sans doute LE film québécois de l'année 2014; un dossier exclusif de 18 pages sur le rayonnement international du cinéma québécois (un article sur les rôles de la SODEC et de Téléfilm Canada; un entretien de 6 pages de Michel Coulombe avec Anick Poirier de Séville International sur la vente des films québécois à l'étranger; un texte de 9 pages de Nicolas Gendron sur les expériences de cinéastes dans les festivals internationaux avec la participation de Denis Côté, Bernard Émond, Stéphane Lafleur, Anaïs Barbeau-Lavalette, Philippe Falardeau et Anne Émond; le point de vue des programmateurs de Sundance et de Tribeca sur le cinéma québécois récent). Dans la chronique Histoires de cinéma, Jean-François Hamel redit l'importance du film L'Avventura de Michelangelo Antonioni (6 pages). Et Christian Nadeau signe le texte « L'universel et le singulier » en abordant les 3 Histoires d'Indiens sous l'angle du Cinéma et philosophie. Également, un texte sur l'exposition Image x Image - Le cinéma d'animation à l'ONF et des critiques des films Le Mystère MacPherson, My Sweet Pepper Land, Bidonville..., Yves Saint-Laurent et plusieurs autres.

empty