Jean Boivin

  • Si Yvonnick a un prénom et des bras d'homme, c'est grâce à sa mère qui lui a appris à se défendre des coups. Et ces bras d'homme, Yvonnick en a bien besoin depuis que son mari, qui travaillait à J.J. Carnaud et forges de Basse-Indre, l'ancêtre d'Usinor puis d'Arcelor, n'est plus là. En acceptant de prendre sa relève à la forge, la jeune veuve et mère d'un enfant fragile, élevée dans le marais salant breton, devient métallo. Une vie ouvrière de lutte qui ne l'empêche pas de se faire respecter des hommes ni de gagner son indépendance, et surtout, d'être fière de son travail à l'usine et de sa communauté solidaire. Mais cette fierté, menacée dès 1968, se rompt au fil du temps, les notions de rentabilité, de courbes et de tableaux de chiffres chassant l'idée d'un combat pour une vie meilleure.Inspiré d'un authentique témoignage, le destin d'Yvonnick fait revivre un monde aujourd'hui disparu. De l'apogée de l'industrie française dans les années 50 à son déclin en 1980, Catherine Ecole-Boivin trace, dans ce roman d'une vie peuplée d'étincelles, le portrait empreint d'humanité du monde ouvrier.

  • Histoire de l'Inde

    Michel Boivin

    En ce début de troisième millénaire, l'Inde, l'une des plus anciennes civilisations du monde, a largement passé le milliard d'habitants. Elle est également le seul pays du Tiers Monde régi, sans interruption depuis son indépendance en 1947, par une démocratie laïque. Quel avenir peut-on espérer pour ce sous-continent, aussi puissant qu'il paraît parfois fragile ? Michel Boivin en retrace l'histoire, depuis ses origines préhistoriques jusqu'à la formation d'une république indépendante, exemple unique au monde de la construction progressive d'une identité politique distincte du modèle de l'État-nation.

  • " Je m'en fiche de gagner de l'argent, de faire carrière... Je veux connaître le grand frisson dans l'immensité des glaces, je veux vivre comme un trappeur, de chasse et de pêche, courir sur les pistes, naviguer sur les rivières et me sentir en accord avec la nature. Et ce que je recherche avant tout, c'est la vérité des gens. Dans le grand froid, par moins quarante, qu'on soit riche, pauvre, indien, noir ou vert, on est tous sur un pied d'égalité. " Ce jeune homme assoiffé d'aventure, c'est Rock, un Québécois fort en gueule et grand admirateur de Davy Crockett. À dix-huit ans, il lâche tout, ses études, son confort, et part dans le Yukon, sur les traces des pionniers et des chercheurs d'or si chers à Jack London.
    Au début des années quatre-vingt, sa route croise celle de Kathryn, une Calamity Jane qui tient tête à tous les machos qui l'entourent. Elle a quitté la Colombie-Britannique pour venir travailler sur des engins gigantesques dans une mine d'or. La rencontre de deux personnalités hors du commun.
    Follement amoureux et portés par les mêmes rêves, la même quête d'absolu et de liberté, Kathryn et Rock répondent à l'appel de la forêt et décident de vivre au coeur du " bush ", dans le Grand Nord canadien, selon la tradition des " coureurs des bois ".
    L'incroyable histoire des derniers trappeurs du Grand Nord canadien. Une leçon d'humilité et d'harmonie avec la nature. Kathryn et Rock Boivin sont parents de deux grands enfants. À plus de soixante-cinq ans, ils vivent toujours dans le Yukon et leur passion pour le Grand Nord est toujours aussi intense.
    Préface de Nicolas Vanier

  • Sur les landes battues par les vents et les vagues du Cap de La Hague, il se disait encore, à la fin du XIXe siècle, que les « bergers blancs », qui louaient leurs bras à la saison, venaient de la mer. Les paysans craignaient ces hommes libres, à la peau diaphane d'albinos, arborant à l'épaule un tatouage de bateau au mat brisé : des jeteurs de sort, qui pouvaient lire l'avenir dans les mains et les eaux dormantes...
    Puisant son inspiration dans les souvenirs des habitants de cette partie la plus secrète de la Normandie, la romancière Catherine Ecole-Boivin nous entraine sur les pas de Léo, le berger un peu sorcier, et de sa fille adoptive Katica, « La Dormante », dotée d'un étrange pouvoir de guérison.
    Traversant un demi-siècle d'Histoire, cette grande saga, où passions et émotions sont indissociablement mêlées aux forces mystérieuses de la nature, redonne vie à un monde rural oublié.

  • De nombreux termes sont employés et valorisés lorsque l'on évoque l'accompagnement des personnes dites fragilisées : autodétermination, empowerment, autonomie, pouvoir de dire et d'agir, choisir, décider pour soi, savoirs expérientiels, pair-aidance, participation...
    Derrière ce riche vocabulaire, de véritables changements dans les pratiques d'accompagnement et la prise en considération de ces personnes dites fragilisées sont à relever. En effet, depuis plusieurs années, notre gouvernement, les ministères, les organismes d'action sociale, l'ensemble des établissements et services médico-sociaux, les associations qui les gèrent, l'Éducation nationale, et surtout les personnes elles-mêmes demandent à ce que soient posées les bases d'un « vivre ensemble » respectueux de la parole de chacun.
    Ces préoccupations (éminemment humanistes) font écho aux mutations engagées autour de l'école et la société inclusives. Elles exigent de l'ensemble des acteurs le partage de conceptions ancrées dans l'accès au droit et l'exercice de la citoyenneté sans entrave ni condition.
    Notre ouvrage propose de faire le point sur des concepts de plus en plus utilisés et sur lesquels il convient de se mettre d'accord, et de les mettre en lien avec la « vraie vie » grâce aux personnes elles-mêmes, aux associations et aux professionnels qui ont tous participé à l'écriture de ces idées. Cela permettra de se saisir de toutes ces idées pour mieux cerner les implications directes qu'elles peuvent avoir sur le quotidien de toutes et tous.

  • « Paysan, je vis depuis 87 ans, sur une terre à cailloux, dans une presqu'île. ça change beaucoup de choses d'être entouré par la mer. Chaque jour j'écris mes pensées sur de vieux agendas de récupération. Par petits coups de griffes sur le papier, j'écris des morceaux de mon cerveau. Raconter ma vie, c'est pour moi un peu comme baratter mon beurre, le même baratin, sauf que c'est moins difficile pour les bras. J'ai envie de parler des pierres, car des pierres, personne ne pense à parler pour elles. D'autres pensées me préoccupent, comme celle des gens qui sont vivants, trop vivants aujourd'hui et notre terre qui devient morte. J'ai ouvert la porte de ma petite ferme avec vue sur mer, phare et sémaphore. Vous me parlez de votre vie et je vous parle du trésor de comprendre ce qu'a été la mienne. Je n'ai rien voulu du bonheur et je l'ai rencontré quand même en regardant mes vaches ne manger que de l'herbe et des fleurs. »

  • Depuis son jeune âge, Hans Christian Andersen se savait différent des autres. Il a écrit Le Vilain Petit Canard comme une métaphore de sa propre vie. Dans cette nouvelle version sanglante, le personnage principal nous relate une existence beaucoup plus funeste...

    Un informaticien orphelin aspirant à une vie plus palpitante, qui ne trouve le réconfort que dans les jeux vidéo.

    Une intrigante voisine aux mystérieuses sorties nocturnes.

    Une bande de marginaux dirigée par un personnage controversé se faisant appeler Démon.

    Un nightclub clandestin recelant un passage vers l'antichambre de l'enfer.

  • Le récit de la vie étonnante d'un rebouteux, qui au coeur d'une Bretagne rurale, pendant près de cinquante ans, donne un sens à son existence en soignant les douleurs des gens, paysans pour la plupart.Mémoires d'un rebouteux breton est le témoignage d'un homme né en 1927, qui a observé depuis l'enfance son père rebouteux et hérité de sa mère le don de soigner zonas et brûlures. Grâce à ce précieux legs, l'homme ira, itinérant, soulager les souffrances des uns et des autres, ceux du bocage, à la frontière du Mont-Saint-Michel et de la Bretagne. A sa suite, le lecteur pénètre un univers où la raison parfois lâche prise quand le corps et les mots guident les gestes du soignant.
    D'une humanité rare, cet homme déroule le fil de sa vie et ponctue ses confessions d'anecdotes incroyables, lesquelles par le talent de Catherine Ecole-Boivin perdureront dans notre mémoire collective.

  • « 7 récits, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir ! » 7 scénaristes et 7 dessinateurs ont relevé le défi lancé par David Chauvel.

  • Lucille est née au milieu des marais salants de la baie de Bretagne. Très tôt, elle apprend auprès d'Agnès une saulnière qui est aussi sonneuse de cornemuse, à extirper le sel des entrailles de la terre. De cette passion secrète, elle veut en faire son métier. Mais dans la Bretagne des années 60, les salines sont rarement léguées aux femmes. Son père a prévu d'offrir celle de sa famille à son frère qui perpétuera la tradition.La jeune femme quitte le marais et devient vendeuse à Nantes. Dès qu'elle a un moment, elle vend des pochons de sel. Mais cela ne suffit pas à lui faire oublier le pays maraîchin. Car tout, y compris l'amour, la ramène à la terre salée du marais, là où son corps et sa vie embrassent l'eau et la lumière.
    Dans ce roman empreint d'humanité et de poésie, Catherine Ecole-Boivin, l'auteure de La Métallo, prix Ouest 2019, dresse le portrait d'une femme prête à tout pour prendre sa place parmi les hommes sur cette terre qui est la sienne, la baie de Bretagne, ses mystères et ses coutumes ancestrales.

  • Sokar est un fermier de seize ans qui habite à Bohmstad avec ses parents adoptifs. Il rêve d'avoir une vie d'aventures et d'intrigues, tout en sachant que ce rêve lui est inaccessible. Jusqu'à ce qu'il croise Viggen, un maître de l'Ordre des moines-guerriers Ahkena, doué de facultés magiques. Suite à la mort des parents de Sokar, Viggen décide d'emmener Sokar avec lui car il découvre que le garçon posséde également des facultés magiques, un prérequis essentiel pour être admis dans l'un des monastères. Pour Sokar débute alors une nouvelle vie en tant qu'apprenti au Monastère forestier, où il y apprend à maîtriser ses nouveaux pouvoirs. Au fil des missions avec son maître, Sokar découvre qu'une sombre menace plane sur l'Ordre.

  • Sokar éprouve des difficultés à s'adapter à son nouveau maître au Monastère portuaire. En effet, il est encore en deuil de Viggen, son précédent maître, et il trouve que son apprentissage ne progresse pas assez vite à son goût. De plus, Maya semble éviter sa compagnie à tout prix. L'enquête que Sokar mène avec son maître à propos d'une secte qui fomenterait un complot contre la couronne l'oblige à se rendre régulièrement à Rubyliss, où il s'intéresse à une jolie inconnue qui commet différents larcins. À la même période, les forains débarquent en ville avec un nouveau devin, un individu louche qui cache sa réelle identité pour de funestes raisons. Puis, en cherchant à se réconcilier avec Maya, Sokar découvre l'existence de la guilde des voleurs d'une façon bien désagréable.

  • Malgré la promesse qu'il a faite à Maya, Sokar est plus que jamais déterminé à se rendre sur Arkahz afin d'aller délivrer Mendoza, son précédent maître, des griffes du sorcier diabolique Mercurus, sans oublier de rapporter l'oeil-qui-voit-tout.

    Il doit d'abord trouver une façon de traverser l'océan le plus rapidement possible, tout en gardant sa mission secrète. Il finit par dénicher un moyen de transport plutôt efficace.

    Dès qu'il pose le pied dans le royaume du roi Guérak, les ennuis lui tombent dessus. Sokar savait ce territoire hostile, néanmoins ce qu'il affronte dépasse tout ce à quoi il s'était attendu.

    Au cours de son périple, Sokar frôle la mort. Il est secouru par une vieille dame qui se met en tête de l'aider avec le peu de moyens qu'elle possède. Ce qu'elle lui enseigne vient ébranler les convictions du garçon. Qui sont les bons? Qui sont les méchants? Sokar découvre que tout n'est qu'une question de point de vue...

  • Sokar poursuit sa formation au Monastère volcanique et dès son arrivée, le Grand Maître lui assigne un nouveau mentor. Toutefois, cette nomination est une surprise pour tous; elle ne laisse personne indifférent. Au fil des jours, maître et apprenti tentent de s'apprivoiser, tant bien que mal. De plus, Sokar fait d'étranges rêves à propos d'une épée et d'une boule de cristal. Maya, quant à elle, se découvre une nouvelle aptitude lors d'une invasion à Narcitta. Et Mercurus, le sorcier arkahzien, parvient à découvrir où se trouve l'oeil-qui-voit-tout. S'il met la main dessus, plus rien ne pourra empêcher la prophétie d'Orrotaresh de se concrétiser.

  • Trois individus qui trempent dans le voyeurisme, la pornographie, le cannibalisme et la nécrophilie.

    Une étudiante universitaire menant une vie bien rangée qui se retrouve à la morgue après avoir consommé du Flakka.

    Un tueur à gages qui revient dans sa ville natale afin de mettre sa soeur en terre et qui découvre de troublantes vérités à son sujet.

    Une rousse excentrique à la libido débridée et dénuée de tout sens moral, capable de pervertir les âmes les plus pures.

  • Petite, Margriette portait constamment un bonnet de laine rouge. Pas par coquetterie mais pour que sa mère puisse la repérer, au loin, entre les murets de pierres sèches de La Hague. Ce petit bonnet, la petite fille le portera toujours en souvenir de sa mère qui, désireuse de refaire sa vie ailleurs, quittera la ferme familiale pour vivre un nouvel amour. Elevée par un père aimant, Margriette grandit dans un univers rural à la fois rude et chaleureux. A vingt ans, enceinte de son premier amour " disparu " en Algérie, elle épouse sous les conseils des siens Maurice Lanicole, agriculteur. Mais ce dernier, plus âgé, au sérieux penchant pour la bouteille, ne lui a jamais inspiré de l'amour. En aurait-elle eu le temps entre une ferme à gérer et sa progéniture à élever ? Margriette endure le travail de la terre, sa pénibilité, son exigence dans cet environnement du Cotentin quasi insulaire dont les terres fertiles sont presque toutes réquisitionnées par l'industrie nucléaire. Même coupée du monde, au bas du bas de l'échelle sociale, privée d'affection, Margriette est un coeur qui bat, qui espère.... Le salut viendra-t-il de leur départ pour la région du Gers ? .

  • Le présent ouvrage prend le contre-pied de l'image du Pakistan véhiculée par les médias et par nombre de spécialistes en sciences politiques. Il ne s'agit pas pour autant de nier ni de banaliser les nombreux défis auxquels le Pakistan est confronté, mais plutôt de les situer dans une approche anthropologique, notamment de la religion.

  • En présentant les grands principes de l'analyse criminelle, cet ouvrage vise un premier objectif : bénéficier du savoir des études menées depuis deux siècles qui ont permis des avancées notables et qu'il ne faudrait pas oublier. Dès le 19e siècle, en effet, on réalisait des travaux d'analyse criminelle pour répondre à la nécessité d'augmenter l'efficacité de la police dans sa lutte contre la criminalité.

    L'analyse criminelle est un travail complexe et sa formation doit en rendre compte. D'un côté, les analystes et, plus généralement, les criminologues se professionnalisent : il importe donc de bien définir en quoi consiste leur travail. C'est loin d'être facile, d'autant que la criminologie est elle-même un amalgame de domaines : géographie, psychologie, sociologie, travail social, droit, etc. D'un autre côté, il n'est pas évident de distinguer les analystes criminels des chercheurs en criminologie, puisqu'ils utilisent tous deux des méthodes et des processus semblables. Pourtant, tout comme les chercheurs sont considérés comme des « spécialistes en recherche », les analystes devraient être reconnus comme des experts en leur domaine. Cet ouvrage répondra à cet objectif de reconnaissance de la profession en en montrant toutes les facettes, de façon théorique, bien sûr, mais aussi en utilisant des exemples tirés de cas réels.

  • Le Pakistan se trouve à la limite de deux mondes : le monde iranien et le monde indien. Cette frontière est marquée par l'Indus. Sur le plan historique, si le pays est de formation récente (1947), la terre a vu fleurir l'une des plus anciennes civilisations du monde.

  • Les Ismaéliens, musulmans chiites principalement originaires d'Asie du sud, mais présents sur tous les continents, ont toujours représenté la dynamique intégrative de l'islam. Cet ouvrage va donc à contre-courant des clichés de violence et de radicalisme véhiculés par des médias avides de sensations.

  • Le sous-continent indien réunit la plus importante communauté musulmane du monde. Majoritaires au Pakistan et au Bangladesh, les musulmans forment également la deuxième communauté religieuse de l'Inde. Entre le milieu du XIXe et la fin du XXe siècle, ils ont été soumis aux profonds bouleversements que la région a connus : la colonisation britannique, le développement des nationalismes et, enfin, l'indépendance avec la partition de l'empire des Indes. Cet ouvrage analyse comment les Khojah, un groupe de musulmans chiites ismaéliens, ont fait face à ces défis majeurs.
    Majoritairement établis dans le Sindh, aujourd'hui situé au Pakistan, les Khojah étaient répartis en un ensemble disparate de castes, jusqu'à l'arrivée en 1843 d'un chef religieux, l'imâm des chiites ismaéliens, connu sous le nom d'âghâ khân. La majorité des Khojah accepta l'autorité de l'âghâ khân. Après avoir subi des défections en leur sein, surtout des conversions au chiisme duodécimain, ils formèrent une communauté à peu près homogène. Dominés par des groupes de marchands, les Khojah surent largement profiter de l'essor économique impulsé à Karachi par les Britanniques. Sur le plan religieux, leur identité était ouverte aux autres traditions religieuses, jusqu'à en intégrer certains éléments.
    En 1947, la création du Pakistan, un État créé pour les musulmans des Indes, remit en cause cet équilibre. D'autant que dix ans plus tard disparaissait le troisième âghâ khân, Sultân Muhammad Shâh (1877-1957), qui avait été imâm pendant plus de soixante-dix ans. Face à l'islamisation progressive des lois au Pakistan, les Khojah durent réadapter leur tradition religieuse pour être plus en phase avec la nouvelle norme islamique. Simultanément, le nouvel âghâ khân, Shâh Karîm, mit en oeuvre un processus de globalisation pour intégrer toutes les composantes de ses fidèles, y compris ceux des pays arabes ou d'Asie centrale. Et malgré la radicalisation islamique que connaît aujourd'hui le Pakistan, les Khojah demeurent une communauté puissante et respectée, mais en même temps fragile.
    Ce livre montre comment l'islam peut s'adapter aux cultures locales et, inversement, comment un groupe particulier peut assimiler les nouvelles interprétations de l'islam.

  • La belle Jeanne aime Germain, paysan lui aussi. Mais sa mère lui interdit de se marier. Dans le secret de leur presqu'île, les deux jeunes gens vont vivre leur singulière histoire d'amour. " Ma fille ne se marie pas ! "
    Voici ce que rétorque la paysanne Aimée aux soupirants de Jeanne. Car la mère, vouée à la solitude depuis la mort au front de son mari adoré durant la Grande Guerre, et dont elle relit, inconsolable, les lettres d'amour, décide de garder près d'elle ses deux derniers enfants.
    Sinon, qui pour travailler la terre ?
    Initiée par Aimée, accoucheuse à l'occasion, aux mystères de la vie, Jeanne, elle, n'enfantera jamais. Mais la belle Jeanne est une fille des falaises, du vent, de la terre cotentine. Une âme forte. Depuis son jeune âge, elle aime Germain qui, bientôt, devient son amour défendu...

  • Elle est " la chose ", une fillette dont on ne prononce pas le prénom et qui grandit, condamnée, dans le silence et le froid d'une ferme cotentine. C'est dans une nature puissante que, devenue jeune fille, elle va libérer sa force de vie.Elles, jolies filles de Nantes.
    Eux, braves garçons de la presqu'île du Cotentin.
    Il était deux soeurs, Aëlle et Madanen, qui à la faveur d'un bal rencontrèrent les frères Valachet puis les épousèrent. Par amour et pour le meilleur.
    Bien que séparés géographiquement, les deux couples traversent la même épreuve : le manque d'enfant, celui que l'on a perdu, celui que l'on attend...
    Un soir qu'elle rentre chez elle, dans sa ferme isolée entre lande et falaises, Aëlle est sauvagement agressée et violée. Un enfant naît, que l'on baptise " la chose " et que l'on soustrait au regard des autres. Dans une cave.
    Quelques années plus tard, révélée enfin à la lumière des hommes, à la nature qu'elle sait apprivoiser aussi bien que la vieille Thilda, voyante et druide, la petite sauvageonne, elle-même détentrice du don de voyance, trouvera son chemin de vie. Et fera savoir la vérité sur le drame qui a coûté la vie à sa mère et sur l'identité de son père.

  • Dans les années 1930, Kateri et sa famille tentent de survivre aux rudes conditions du territoire québécois et au déracinement provoqué par les coupes à blanc. Quand son amoureux Khaguagui se noie dans la rivière,
    la jeune Métisse croit l'avoir perdu pour toujours. Mais Neka, sa mère, offre ses cheveux au Grand Manitou afin que l'esprit de Khaguagui revienne sous la forme d'un corbeau et qu'il puisse veiller sur Kateri.

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