Les éditions Pulsio

  • Rastignac, qui est issu d'une famille provinciale modeste, est ébloui par la vie parisienne. Il délaisse rapidement ses études et tente de percer dans la haute société. Il est aidé en cela par sa cousine, la vicomtesse de Beauséant, qui l'invite à un bal où il rencontre Anastasie de Restaud. Il tente sa chance avec elle, mais est rapidement mis à l'écart quand il découvre le fossé culturel et surtout financier qui le sépare de la dame, de son mari et de son amant. Décontenancé, exclu des amitiés de ces trois derniers, misérable et vexé, il retourne voir sa cousine, qui l´initie aux mystères du grand monde.

  • Inspiré à Balzac par son expérience dans l'imprimerie, Illusions perdues raconte l'échec de Lucien de Rubempré, jeune provincial épris de gloire littéraire. En contrepoint au parcours malheureux de ce « grand homme de province », alternativement héros et antihéros plein de faiblesses, l'histoire évoque les modèles de vertu que sont la famille de Lucien et le « Cénacle », cercle intellectuel de « vrais grands hommes ». Les « illusions perdues » sont celles de Lucien face au monde littéraire et à sa propre destinée, mais aussi celles de sa famille envers les capacités et les qualités humaines du jeune homme.

  • Félix Grandet a été tonnelier et maire. Grâce à un sens des affaires et une avarice très prononcée, il a réussi à faire fortune en profitant des événements de cette époque instable. Autrefois maire de Saumur, il fait maintenant fructifier sa grande fortune tout en faisant croire à sa femme, à sa fille Eugénie et à sa servante Nanon qu'ils ne sont pas riches. Les habitants de Saumur, où chacun estime la fortune du père Grandet, voient en Eugénie Grandet le plus beau parti de la ville et deux notables la courtisent ardemment. Celle-ci, d'une innocence réelle et d'une naïveté prononcée, ne se doute de rien, jusqu'au jour où arrive son cousin Charles Grandet, fils du frère du père Grandet. Charles est envoyé à Saumur par son père, riche négociant de Paris, qui, ayant fait faillite, éloigne son fils avant de se suicider. C'est Grandet qui annonce son malheur au jeune homme. Plongé dans le désespoir, Charles trouvera dans sa cousine une âme tendre ; les deux jeunes gens ne tarderont pas à s'éprendre secrètement l'un de l'autre. Grandet, lui, s'arrange pour éloigner son neveu le plus vite possible et rembourser la faillite de son frère en dépensant le moins possible.

  • Eugène de Rastignac était devenu l'amant de Delphine de Nucingen, femme du grand banquier Nucingen en 1819 dans Le Père Goriot. En 1833, date à laquelle commence la Maison il rompt avec Delphine, mais il continue à travailler avec son mari dans des affaires frauduleuses, où il gagne beaucoup d'argent au point qu'il se trouve bientôt en position de prétendre au titre de pair de France.Balzac expose ici un véritable traité de technique financière telle qu'elle fonctionnait dans une période de fébrilité boursière, pas très éloignée des méthodes pratiquées à notre époque. Il avait sous les yeux l'exemple du banquier Laffitte et surtout celui du banquier Beer Léon Fould, qui se trouva deux fois en cessation de paiement (1799 et 1810), mais qui se releva dès 1825 et compta parmi l'un des membres de la haute banque.

  • Le jeune Raphaël de Valentin, après avoir perdu son dernier sou au jeu, a l'intention de se suicider. Il entre par hasard chez un antiquaire, où un vieil homme lui montre alors une « peau de chagrin »11 ayant le pouvoir d'exaucer tous les voeux de son propriétaire : « Si tu me possèdes, tu posséderas tout, mais ta vie m'appartiendra ». Le vieillard met en garde le jeune homme : chaque désir exaucé fera diminuer la taille de cette peau, symbole de sa vie : « Le cercle de vos jours, figuré par cette Peau, se resserrera suivant la force et le nombre de vos souhaits, depuis le plus léger jusqu'au plus exorbitant ». Le jeune homme accepte ce pacte diabolique, trop désespéré pour bien mesurer les mises en garde de l'antiquaire.

  • L'histoire commence dans une étude d'avoué où six clercs font des plaisanteries pendant qu'ils travaillent. Puis un vieil homme arrive et tous se moquent de lui parce qu'il porte des vêtements très anciens. Le vieil homme dit qu'il doit parler avec le patron de l'étude, M. Derville. Les clercs lui jouent un tour et disent que Maître Derville ne voit ses clients qu'à minuit. Alors le vieil homme sort et déclare être le colonel Chabert qui était mort dans la bataille d'Eylau, à la suite de la question d'un saute-ruisseau. Le colonel Chabert revient la nuit au bureau de M. Derville et l'avoué lui accorde une entrevue. Chabert lui raconte alors son histoire : Hyacinthe Chabert, enfant trouvé, a gagné ses galons de colonel dans la Garde impériale en participant à l'expédition d'Égypte de Napoléon Ier, a épousé Rose Chapotel, une fille de joie qu'il a installée dans un luxueux hôtel particulier. Blessé en participant, au cours de la bataille d'Eylau en 1807, à la charge monumentale donnée par Joachim Murat qui force l'ennemi à la retraite, il est déclaré mort. Mais il est resté vivant sous une montagne de cadavres. Le colonel a cependant réussi à faire reconnaître son identité de l'autre côté du Rhin et, après de longs détours, revient à Paris en 1817 pour découvrir que Rose Chapotel, remariée à un homme avide de pouvoir dont elle a deux enfants, porte maintenant le nom de « comtesse Ferraud ». Elle a d'autre part liquidé tous les biens du colonel Chabert en minimisant sa succession.

  • Le Lys dans la vallée est l'histoire de l'amour intense et platonique entre Félix de Vandenesse, cadet d'une famille aristocratique, et la comtesse Madame de Mortsauf, la vertueuse épouse du comte de Mortsauf, un homme sombre et violent. Félix de Vandenesse (à l'instar de Balzac) raconte son enfance malheureuse où il se sentit mal aimé, voire haï et sa rencontre avec une « céleste créature » qui devient pour lui une mère de substitution et une amante inatteignable, beaucoup plus pure et intraitable que Madame de Berny. Pieuse parfois à l'excès, elle a pour confesseur l'excellent abbé François Birotteau auquel on reproche son « manque de force apostolique » Après plusieurs années de relation chaste, Félix rencontre Lady Dudley à Paris, où ses activités auprès du Roi lui ouvrent les salons. C'est une aristocrate anglaise qui lui fait découvrir les joies et les passions charnelles. Henriette vient à apprendre leur relation et se met à dépérir, jusqu'à en mourir.

  • En 1799, sous le Consulat, des paysans bretons s'arment pour le retour du roi et contre la troupe républicaine du commandant Hulot. Une aristocrate, Marie de Verneuil, est envoyée par Joseph Fouché pour séduire et capturer leur chef, le marquis de Montauran, dit le Gars. Elle doit être aidée par un policier habile, ambitieux et peu scrupuleux, Corentin. Cependant, elle tombe amoureuse de sa cible. Contre Corentin et contre les chouans qui la détestent, elle fera son possible pour épouser le marquis. Trompée par Corentin qui lui fait croire que le marquis aime sa mortelle rivale, madame du Gua, elle ordonne au commandant Hulot de détruire les rebelles. Découvrant trop tard la tromperie, elle se sacrifie pour essayer, sans succès, de sauver son époux.

  • Une ténébreuse affaire est un roman faisant partie de La Comédie humaine, d'Honoré de Balzac, paru en 1841. Il porte sur un épisode obscur de l'époque napoléonienne, alors que des aristocrates résistent à se ranger au côté de l'empereur et que Fouché veut faire disparaître les traces d'un complot royaliste avorté.

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