Hervé Juvin

  • La Grande séparation constitue le troisième et dernier volet d'une trilogie entamée avec L'avènement du corps, en 2005 et poursuivie avec Produire le monde en 2007. Hervé Juvin y soulève une question dérangeante, celle de "l'écologie humaine".
    Un large accord existe désormais sur la nécessaire préservation de la biodiversité. Mais la diversité humaine? La diversité des cultures? Nous n'avons pas moins à nous préoccuper, plaide Hervé Juvin, de sauvegarder le trésor que représentent les différentes manières d'être homme, aujourd'hui laminées par la mondialisation, un développement économique aveugle et l'indifférenciation juridique.

  • "Le désir est le nouveau pouvoir. Il gouverne nos vies. Son autorité à peu près insensible s'exerce partout. Du lit à la table et du corps aux songes, elle se nourrit du consentement qu'elle suscite et du contentement qu'elle assure. Il fallait analyser ce mode inédit de gouvernement. Provoquer et orienter le désir est le moyen de tenir l'individu, de le diriger et de disposer de lui, au plus intime et au plus profond.

    En apparence, ce système du désir nous tient plus étroitement qu'aucune idéologie, qu'aucune religion n'a pu le faire. Mais les promesses s'épuisent. Mais la déception délie ceux que leur désir des mêmes choses réunissait. Quand la croissance n'est plus là, quand le progrès n'est plus partagé par tous, le désir de richesse, de confort, de plaisir apparaît pour ce qu'il est : le simulacre du désir vital, celui du pouvoir sur soi, de la liberté politique, de la survie de la communauté.

    Nous vivons ce moment extraordinaire où il s'agit de se libérer de nos libérations, où l'instinct de survie appelle à la renaissance du désir politique et du choix de notre destin."
    Hervé Juvin.

  • Président d'une société de conseil, l'auteur alerte les syndicats, les entreprises et les salariés sur la faiblesse de l'intermédiation sociale française. Il faut, selon lui, ouvrir les portes à une refondation du contrat social en Europe, condition de la croissance et du progrès social. Les intermédiaires sociaux français doivent apprendre, et vite, à jouer sur la scène sociale européenne.

  • Un guide pour préparer les entreprises à la mise en circulation de la monnaie unique européenne.

  • L'histoire est de retour. Les frontières se ferment, les identités se réveillent, les Empires se confrontent et, partout, les constantes ethniques, nationales et spirituelles reprennent leur place. Partout aussi, des hommes et des femmes s'interrogent ; comment survivre aux chocs migratoires, à la destruction de l'environnement, au pillage des biens communs, autrement qu'à travers l'union nationale ?Le temps du « je » s'achève, le temps du « nous » commence. Hervé Juvin nous l'annonce : le retour de l'histoire détermine le moment politique exceptionnel que va vivre la France, le moment que vivent les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, l'Inde ou la Chine. Car nous n'avons plus le choix. Confrontée à des échéances inéluctables, celles de l'occupation de son territoire et de la colonisation de ses ressources, celles de la faillite sociale et du recul de sa civilisation, celles du retour de la misère et de l'esclavage, celles enfin de la puissance ou de la guerre, la France doit reforger son projet pour le siècle, pour l'Europe, et d'abord, pour les Français. C'est le moment où chaque Français redécouvre que la France est ce qu'il a de meilleur. Le moment où l'unité nationale redevient la condition de la survie de chacune et de chacun. Et c'est le moment de dessiner le nouvel horizon de la France, celui qui rendra tout son sens au combat politique.Politique de la vie, politique de citoyenneté et de sécurité, politique économique et européenne, Hervé Juvin détaille un projet pour la plus grande France, le projet du rassemblement des Français. La voie qu'il ouvre est celle d'une politique exigeante, écologique, libérale et sociale à la fois, mais avant tout française. Parce que la France doit d'abord au monde et à elle-même de demeurer la France.
    Hervé Juvin, économiste et essayiste, a notamment publié L'Occident mondialisé. Controverse sur la culture planétaire (avec Gilles Lipovetsky, Grasset, 2010), La Grande Séparation. Pour une écologie des civilisations (Gallimard, 2013) et Le gouvernement du désir (Gallimard, 2016).

  • « La civilisation occidentale est unique et universelle, même si tout en elle, à l´évidence, n´est pas universel. » Le mode de vie occidental s´exporte, jusque dans son besoin de consommation frénétique auquel la culture n´échappe pas. Cette culture devient culture-monde, abondante, éphémère, monnayable. La gloire éternelle n´est plus de mise mais la reconnaissance immédiate qui passe par la valeur marchande. Pour la première fois donc, culture et globalisation coexistent, de façon déstabilisante, inquiétante peut-être.
    Dans un univers hypermoderne dominé par la logique de l´excès, qu´en est-il du capitalisme culturel ? Doit-on parler d´uniformisation à l´occidentale ou de réinvention de la différence ? La culture-monde signe-t-elle la fin de l´originalité ?
    Dans un langage clair et accessible, les deux auteurs abordent des questions aussi variées que l´art business, les marques, le cinéma, ou la Haute Culture. Un essai polémique et vivifiant.

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