Gerard Dumenil

  • Au terme d'un quart ou d'un tiers de siècle de croissance économique, les économies capitalistes développées entrent à nouveau dans une période de récession et de montée du chômage. Le parallèle entre les années trente et 75 du même vingtième siècle - chargé de connotations « déplaisantes » - a été maintes fois évoqué par les économistes. Similitudes et différences composent un tableau complexe : l'actuelle concomitance de l'inflation et de la récession laisse en particulier les économistes perplexes. Face à l'ensemble de ces processus, cet ouvrage constitue un vigoureux plaidoyer en faveur d'un retour à l'analyse des concepts fondamentaux. Confrontant, avec une très grande minutie, les deux appareils théoriques qui dominent incontestablement ces interrogations, l'auteur démontre l'actualité de l'analyse marxiste du capital.

  • Bien qu'il ait refusé le terme de son vivant, le marxisme est d'abord la pensée de Karl Marx, pensée d'une richesse proprement extraordinaire, et en constante évolution. Mais ce que le marxisme doit à Marx est indissociable de ce qu'il doit à Engels, le coauteur - entre autres - du Manifeste du Parti communiste, et l'éditeur posthume des volumes 2 et 3 du Capital. Après leur mort, leurs idées furent développées dans des directions très diverses par des penseurs et des courants politiques se réclamant de leur héritage. Elles inspirent encore aujourd'hui la plupart des contestations radicales de l'ordre capitaliste.
    En 100 entrées, cet ouvrage éclaire les principales notions du marxisme et rend compte de l'imbrication des enjeux et débats politiques, économiques et philosophiques au coeur de chacune d'entre elles.

  • La chute du néolibéralisme, inéluctable, sera un phénomène de classe. La thèse centrale de ce livre est que la condition politique pour que cela arrive est que les classes populaires, par leurs luttes, arrachent les classes des cadres de leur alliance avec les propriétaires capitalistes pour peser dans le jeu des forces politiques. Tout pourrait alors changer. Ce titre inaugure la nouvelles collection " Les Possibles ", sous la direction de Laurent Jeanpierre et Christian Laval. Les économies et les sociétés des États-Unis et de l'Europe sont aujourd'hui au seuil d'une grande bifurcation. À droite, de nouvelles configurations sociales se dessinent sous nos yeux, prolongeant, en dépit de la crise, les voies néolibérales au bénéfice des plus favorisés. L'urgence est grande du basculement vers l'autre branche de l'alternative, à gauche cette fois. Tel est le constat de ce livre, nourri par une enquête sur la dynamique historique du capitalisme depuis un siècle.
    Derrière l'évolution aujourd'hui bien documentée des inégalités entre revenus du capital et revenus du travail, et entre hauts et bas salaires, se cache une structure de classes non pas bipolaire mais tripolaire - comprenant capitalistes, cadres et classes populaires -, qui fut tout au long du siècle dernier le terrain de différentes coalitions politiques. L'alliance sociale et surtout politique entre capitalistes et cadres, typique du néolibéralisme, est le marqueur de la droite ; celle entre classes populaires et cadres, qui a caractérisé l'après-Seconde Guerre mondiale en Occident, fut celui de la gauche.
    Dans ce livre documenté et engagé, issu de nombreuses années de recherches, Gérard Duménil et Dominique Lévy défendent dès lors une thèse simple reposant sur une idée centrale : la réouverture des voies du progrès social passe par la capacité politique d'ébranler les grands réseaux financiers de la propriété capitaliste et la connivence entre propriétaires et hauts gestionnaires. Telle est la condition pour enclencher un nouveau compromis à gauche entre classes populaires et cadres, et ouvrir les voies du dépassement graduel du capitalisme.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La coût de la maladie peut être appréhendé sous un double aspect : celui des dépenses entraînées par le fonctionnement de l'appareil médical ; celui des pertes subies par le système productif du fait de la maladie. Toutefois, pour dépasser le stade du simple constat, il est nécessaire préalablement à toute tentative d'évaluation globale, de s'interroger sur trois questions fondamentales : que recouvre exactement le concept de maladie ? Quel coûts entraîne-t-elle et qui les supporte ? Et enfin ces coûts sont-ils imputables à la maladie elle-même, à son maintien, ou encore à un certain mode de vie et au niveau de développement économique, social et technique ? L'on doit par ailleurs se demander s'il s'agit d'un accaparement de ressources ne présentant que des aspects négatifs. En fait, c'est une analyse du système social économique dans sa totalité qui devient alors nécessaire. Une telle analyse est menée dans sa généralité dans ce premier ouvrage. Dans un second "Le Coût social du tabac", elle est appliquée à un certain nombre d'affectations relevant du tabagisme.

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