Georges Clémenceau

  • Le 28 septembre 1865, le steamer l'Etna arrive en baie de New York en provenance de Liverpool. Débarque au Pier 44 un jeune médecin français de vingt-quatre ans, Georges Clemenceau, sans objectif précis. Il restera finalement aux Etats-Unis quatre années, durant lesquelles il est « notre correspondant aux Etats Unis », pour le journal Le Temps. Les 100 articles que publie alors Clemenceau ont été jugés si remarquables par les Américains qu'ils sont, en 1928, pour soixante-quatorze d'entre eux, traduits en anglais et publiés. American Reconstruction 1865-1870 and the impeachment of President Johnson devient immédiatement une référence et le reste jusque aujourd'hui. Tirés des archives pour la première fois, ces 100 articles de Clemenceau sont rassemblés et mis à la disposition des lecteurs, en français - leur langue d'origine - et dans leur entièreté. Ils sont introduits par Bruce Ackerman et présentés par Patrick Weil et Thomas Macé et montrent qu'en se confrontant à la démocratie et à la politique américaine Clemenceau pensa une politique qui eut un grand impact sur le cours de la démocratie en France.

  • Le testament du "Tigre".Clemenceau mourut le 23 novembre 1929, après avoir achevé son ultime ouvrage qui parut quelques mois plus tard.
    Grandeurs et misères d'une victoire n'est pas seulement un texte de circonstance répondant aux attaques dont le " Tigre " avait fait l'objet pour son action durant la Grande Guerre. Il s'agit à la fois des mémoires et du testament politique d'un prodigieux lutteur, d'une réflexion informée et passionnée sur le drame de la guerre et de la paix, sur la profondeur de l'engagement et la solitude du pouvoir. C'est dire, en cette année de commémoration de Verdun, que ce livre vibre d'une intensité saisissante.
    Le testament du " Tigre "

  • « Comme la source de chaleur et de lumière, le foyer d'art et de pensée rayonne à travers l'espace. Tout groupement d'hommes s'efforçant aux oeuvres de civilisation projette de l'esprit humain autour de soi. Et l'active suggestion, partout répandue, éveille, de contact en contact, les énergies dormantes, se propage, se disperse, s'épuise dans l'inertie des choses. C'est le rayonnement d'humanité, plus ou moins puissant, plus ou moins durable, suivant les temps, suivant les lieux.
    Des villes du passé ont rayonné sur tous les continents : Athènes, Rome, Jérusalem, dont l'activité n'est pas encore épuisée. De nos jours, Londres, Berlin, New-York, Paris lancent des rayons de vie jusqu'aux plus lointaines distances. Londres envoie ses colons, ses trafiquants, ses oisifs par toute la terre, fait triompher sa langue et ses moeurs. Berlin, fertile en émissaires aussi, a le prestige des victoires, New-York des millions. Comment Paris, sans émigrants, sans millionnaires voyageurs, et, pour le moment sans victoires, peut-il exercer sur la pensée des hommes, par d'insaisissables recours, une action supérieure à celle des villes concurrentes ? En vain l'universelle diffusion du savoir par tant de moyens nouveaux semble faire toutes chances égales. Paris demeure comme la miraculeuse source de sensations, d'idées, dont chacun veut le bienfaisant émoi. Ses amis le célèbrent, ses ennemis l'outragent : tous, conscients ou non, soumis ou révoltés, subissent une influence de Paris. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • BnF collection ebooks - "Scheurer-Kestner fut de toutes les batailles contre le régime impérial. En combattant pour la République, il luttait manifestement pour la patrie elle-même, puisque la France eût été sauvée de Sedan par la chute anticipée du pouvoir absolu."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • L'Iniquité

    Georges Clemenceau

    A l'unanimité, le Conseil de guerre a déclaré le capitaine Alfred Dreyfus coupable de trahison. Le crime est si épouvantable qu'on a voulu douter jusqu'au dernier moment. Un homme élevé dans la religion du drapeau, un soldat honoré de la garde des secrets de la défense nationale, trahir - mot effroyable ! - livrer à l'étranger tout ce qui peut l'aider dans les préparatifs d'une invasion nouvelle, cela paraissait impossible.
    Comment se trouve-t-il un homme pour un tel acte ?
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • LA TRAVERSEE : Le départ. - La vie de paquebot. - La télégraphie tans fil. - Escale à Saint-Vincent. - Les poissons volants. - A la lueur des étoiles.
    GÊNES, 30 juin. Une heure de l'après-midi. - La Regina-Elena est à quai. Un grand bateau blanc qui vomit par ses deux cheminées des tourbillons de fumée noire, cependant que la sirène fait retentir le mugissement familier de l'adieu. Deux passerelles, où malles et passagers s'entre-choquent désespérément, offrent le spectacle disparate des foules en départ.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • « La faim, voilà l'ennemi de la race humaine... Tant que l'homme n'aura pas vaincu ce cruel et dégradant ennemi, les découvertes de la science n'apparaîtront que comme une ironie de son triste sort, comme le luxe d'une existence à laquelle il manque le nécessaire. »
    Ainsi s'exprime M. Oscar Comettant dans un curieux article de la Nouvelle Revue, intitulé : La Faim. Je reconnais que c'est une sujétion cruelle pour tout ce qui vit, que ce perpétuel besoin d'alimentation qui contraint tous les êtres vivants à s'ingénier, à se torturer, à s'entre-détruire pour conserver à tout prix ce bien ou ce mal suprême : la vie.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • M. Clemenceau. - Messieurs, je n'apporte pas le secours de ma parole à M. le président du conseil. Il n'en a pas besoin. Tout à l'heure, par mon vote je prendrai place dans les rangs de cette majorité républicaine qui oppose l'esprit de la Révolution française, exprimé dans la Déclaration des Droits de l'homme, à la contre-révolution de l'Église romaine dont la formule est le Syllabus (Très bien ! et applaudissements à gauche. - Murmures à droite.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Claude Monet (Paris, 1840 - Giverny, 1926)
    Pour Claude Monet, le qualificatif d'impressionniste est toujours resté un sujet de fierté. Malgré tout ce que les critiques ont pu écrire sur son oeuvre, Monet n'a cessé d'être véritablement impressionniste jusqu'à la fin de sa très longue vie. Il l'a été par conviction profonde, et peut-être a-t-il sacrifié à son impressionnisme beaucoup d'autres possibilités que lui offrait son immense talent. Monet n'a pas peint de compositions classiques avec des personnages, il n'est pas devenu portraitiste, bien que tout cela fût compris dans sa formation professionnelle. Il s'est choisi, en fait, un seul genre, celui du paysage, et il y a atteint un degré de perfection auquel aucun de ses contemporains n'a pu parvenir. Pourtant, le garçonnet avait commencé par dessiner des caricatures. Puis Boudin lui conseilla d'abandonner la caricature et d'opter pour le paysage : c'est que la mer et le ciel, les animaux, les gens et les arbres sont beaux justement dans l'état où les a créés la nature, c'est-à-dire entourés d'air et de lumière. C'est en effet de Boudin que Monet hérita la conviction de l'importance du travail en plein air, conviction qu'il transmit plus tard à ses amis impressionnistes. Monet ne voulut pas entrer à l'École des Beaux-Arts. Il préféra fréquenter une école privée, l'Académie Suisse, fondée par un ancien modèle, quai des Orfèvres, près du pont Saint-Michel. On pouvait y dessiner et peindre un modèle vivant pour une somme modique. C'est là que Monet rencontra le futur impressionniste Camille Pissarro. C'est ensuite dans l'atelier de Gleyre, que Monet rencontra Auguste Renoir, Alfred Sisley et Frédéric Bazille. Il parlait aussi à ses amis d'un autre peintre qu'il avait également trouvé en Normandie. Il s'agissait de l'étonnant Hollandais Jongkind. «Il fut à partir de ce moment mon vrai maître », disait Monet. «C'est à lui que je dois l'éducation définitive de mon oeil ». Ces paysagistes normands, Boudin et Jongkind, se rangent au nombre des maîtres directs des impressionnistes.
    En 1871-1872, les paysages de Monet ne se distinguaient pas encore par une grande richesse de coloris ; ils rappelaient plutôt les tonalités de la peinture des artistes de Barbizon ou les marines de Boudin. Il composait une gamme de coloris sur la base de tons marron-jaune et bleu-gris.
    En 1877, lors de la troisième exposition des impressionnistes, Monet présenta, pour la première fois, une série de tableaux : sept vues de la gare Saint-Lazare. Il les choisit parmi les douze toiles peintes dans la gare. Ce motif, dans l'oeuvre de Monet, est dans la ligne non seulement du Chemin de fer de Manet et de ses propres paysages, avec trains et gare, à Argenteuil, mais aussi de la tendance qui commença à se manifester avec l'apparition des chemins de fer. Un beau matin, il réveilla Renoir avec un cri de victoire : «J'ai trouvé, la gare Saint-Lazare ! Au moment des départs, les fumées des locomotives y sont tellement épaisses qu'on n'y distingue à peu près rien. C'est un enchantement, une véritable féerie ». Il n'avait pas l'intention de peindre la gare Saint-Lazare de mémoire ; il voulait saisir les jeux de lumière du soleil sur les nuages de vapeur qui s'échappaient des locomotives.
    En 1883, Monet avait acheté une maison dans le village de Giverny, à proximité de la petite ville de Vernon. À Giverny, les séries devinrent une des principales méthodes de travail en plein air de Monet. Quand un journaliste, venu de Vétheuil pour interviewer Monet, lui demanda où se trouvait son atelier, le peintre répondit : «Mon atelier ! Mais je n'ai jamais eu d'atelier, moi, et je ne comprends pas qu'on s'enferme dans une chambre. Pour dessiner, oui, pour peindre, non ». Montrant d'un geste large la Seine, les collines et la silhouette de la petite ville, il déclara : «Voilà mon atelier, à moi » Dès la dernière décennie du XIXe siècle, Monet commença à aller à Londres. Il commençait tous les tableaux à Londres, d'après nature, mais en terminait beaucoup, ensuite, à Giverny. Un ami de Monet, l'écrivain
    Octave Mirbeau, écrit que Monet avait accompli un miracle : à l'aide de couleurs, il avait réussi à reconstituer sur la toile une matière quasi insaisissable, à reproduire la lumière solaire, en l'enrichissant d'une quantité infinie de reflets. Claude Monet fut le seul parmi les impressionnistes à avoir mené jusqu'au bout une étude presque scientifique des possibilités de la couleur ; il est peu probable qu'on eût pu aller plus loin dans cette direction.

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    Discours entre Clemenceau et Ferry au sujet de la décolonisation française
    Avec un bel éclat, les deux discours qu'on va lire donnent à connaître, ramassé, le débat où s'affrontèrent, en un moment décisif, le camp des partisans de la colonisation et celui de ses adversaires : par les grandes voix de deux orateurs essentiels.
    La résonance de l'une sur l'autre démonstration était destinée, nous le savons maintenant, à évoluer en profondeur dans la suite des temps. Un demi-siècle plus tard, vers l'époque de l'exposition coloniale de 1931, apogée d'un grand dessein, Jules Ferry aurait rallié à ses thèses la majorité des Français, les générations qui avaient assimilé, sur les bancs de l'école, en face des cartes suspendues à côté du tableau noir et portant la couleur rose de nos emprises planétaires, la fierté que leur pays pouvait en tirer. Mais cent ans après, une fois qu'aurait soufflé le grand vent de la décolonisation, Clemenceau apparaîtrait, au contraire, comme celui dont la lucidité avait porté la conscience prémonitoire de l'illégitimité d'une domination de notre peuple sur d'autres qui n'en pouvaient.
    Les comptes-rendus des débats du Parlement recèlent des trésors, lorsque les tribuns les plus éloquents et les plus inspirés y confrontent leurs visions de la société et leur conception de la place de la France dans le monde. Le duel oratoire de Jules Ferry et de Georges Clemenceau sur la question coloniale, en juillet 1885, à la Chambre des députés, donne à connaître avec éclat l'opposition de deux tempéraments, de deux doctrines, de deux morales.
    En se protégeant contre l'anachronisme, on découvrira dans leurs discours, reproduits ici pour la première fois en intégralité, quels échos leurs propos peuvent trouver, aujourd'hui encore, au coeur de nos interrogations contemporaines.
    Un livre pour mieux comprendre l'empire colonial français
    EXTRAIT
    M. le président : - L'ordre du jour appelle la suite de la de la discussion du projet de loi portant ouverture au ministre de la Marine et des Colonies, au titre de l'exercice de 1885, d'un crédit extraordinaire de 12190000 francs pour les dépenses occasionnées par les événements de Madagascar. La parole est à M. Jules Ferry.
    M. Jules Ferry: - Messieurs, bien que j'aie eu souvent l'occasion, pendant les deux années durant lesquelles vous m'avez maintenu votre confiance, de m'expliquer sur les origines, sur la portée, sur le caractère de la politique coloniale, et particulièrement, à propos de cette affaire de Madagascar, sur les limites que la sagesse et la prudence politiques doivent imposer à notre expansion coloniale, j'ai pensé, et la majorité de la Chambre, par un vote émis hier, et pour lequel je lui exprime ma profonde gratitude, a pensé aussi...
    M. Achard: - Il n'y a pas eu d'opposition !
    M. le président : - Messieurs, veuillez faire silence.
    M. Jules Ferry: - S'il n'y a pas eu d'opposition, ma gratitude n'en est que plus grande...

  • Extrait : "Scheurer-Kestner fut de toutes les batailles contre le régime impérial. En combattant pour la République, il luttait manifestement pour la patrie elle-même, puisque la France eût été sauvée de Sedan par la chute anticipée du pouvoir absolu."

  • Extrait : "En pleine affaire Dreyfus, alors que font rage les émeutes antisémites en France et en Algérie, Georges Clemenceau va à la rencontre d'enfants d'Israël écartelés entre Orient et Occident."

  • BnF collection ebooks - "En pleine affaire Dreyfus, alors que font rage les émeutes antisémites en France et en Algérie, Georges Clemenceau va à la rencontre d'enfants d'Israël écartelés entre Orient et Occident."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

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