George Sand

  • Dans le pays, on l'appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d'un farfadet et les pouvoirs d'une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l'un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d'elle. Mais l'amour d'une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l'autre «besson». Après La Mare au diable et François le Champi, c'est le troisième roman champêtre de George Sand. Elle y exprime tout ce que la vie lui a appris. L'apparence des êtres ne compte pas, il faut percer l'écorce. La richesse des filles ne fait pas leur bonheur et l'amour est difficile à construire. Son désir inassouvi est là, aussi, d'un amour qui durerait toujours. La Petite Fadette illustre le grand dessein de George Sand : enseigner le respect de Dieu, de la nature, de la sagesse, de l'amour. 

  • Edition enrichie (Préface, notes, appendice, annexes, chronologie et bibliographie)On l'appelait « la mare au Diable », car ses brumes, le soir, égaraient les voyageurs. Perdus à leur tour, Germain, Marie et le Petit Pierre sont forcés d'y passer la nuit. Le laboureur et la jeune fille ont le coeur triste. Germain va chercher une épouse pour s'occuper de ses enfants orphelins de leur mère. A quoi bon se marier, pense-t-il, quand l'amour n'y est pas. Et Marie a quitté sa mère, ce matin, en larmes, pour se louer comme bergère à la ferme des Ormeaux, si loin. Seul, Petit Pierre, le fils de Germain, est heureux et confiant. De lui dépendra le sort de ceux qu'il aime tant.
    Dédié à Chopin, ce bref roman champêtre a un charme inégalé. George Sand a vu le beau dans le simple. Elle chante, quelquefois en patois, les joies de l'amour, de l'enfance et du travail de la terre. Beaucoup d'amour et un peu d'idéalisme sont ses secrets.

    Présentation et notes de Marielle Caors. 

  • INDIANA

    George Sand




    George Sand (1804-1876)








    "Par une soirée d'automne pluvieuse et fraîche, trois personnes rêveuses étaient gravement occupées, au fond d'un petit castel de la Brie, à regarder brûler les tisons du foyer et cheminer lentement l'aiguille de la pendule..."




    Une jeune femme mariée à un ancien colonel de l'empire passe sa vie ennuyeuse et triste entre son mari, son cousin et sa femme de chambre. Mais l'arrivée d'un jeune et beau voisin va bouleverser tout ce petit monde...



    Indiana, une histoire de sentiments dans laquelle le coeur est malmené par ses propres faiblesses, ses violences, ses maux...


    C'est le premier roman d'Aurore Dupin publié sous le pseudonyme : George Sand.

  • Pour la première fois réunie en un seul volume, la correspondance de George Sand aux femmes qu'elle fréquenta, révélatrice de ses idées progressistes et de son féminisme avant l'heure.George Sand est sans conteste l'une des plus grandes épistolières francaises.
    Ce volume propose une vaste anthologie de lettres aux femmes qu'elle a connues ou qui l'ont accompagnée au long de sa vie.
    Ces lettres témoignent avec force combien l'écrivaine fut faconnée par les femmes importantes de sa vie, à commencer par sa mère, sa grand-mère et ses amies de pension. Elles détermineront sa vision de la famille et de la féminité, qu'elle développera plus tard dans ses romans.
    En plus de ces dernières et de diverses amies, on y trouve également ses trois correspondantes les plus fameuses : Marie d'Agoult, Pauline Viardot et la sulfureuse Marie Dorval, avec laquelle elle entretint peut-être une relation amoureuse. Celles-ci l'accompagneront de facon déterminante dans ses choix de vie comme dans ses idées, si libres, qui marqueront son oeuvre et sa vie.
    C'est donc l'être profond de George Sand qui se révèle à travers ses lettres, ce qu'il présente d'audacieux, d'original et de si ouvert.
    Apparaissent en pleine lumière la femme engagée, la femme de combat et la femme moderne qui inspireront dans son sillage toutes celles à venir.

  • Édition enrichie (Présentation, notes, chronologie et bibliographie )Lorsqu´en 1847 George Sand, qui a déjà fait paraître ses plus grands romans, entreprend à quarante-trois ans son Histoire de ma vie, elle définit ainsi son futur livre : « C´est une série de souvenirs, de professions de foi et de méditations dans un cadre dont les détails auront quelque poésie et beaucoup de simplicité. Ce ne sera pourtant pas toute ma vie que je révélerai. » Son modèle n´est pas Rousseau, ni d´ailleurs les Mémoires d´outre-tombe qui vont commencer à être publiés et où elle voit trop de pose et de drapé. Son ambition n´est pas d´inscrire sa vie dans le mouvement de l´Histoire, mais d´offrir le récit d´une existence de femme et d´écrivain qui côtoie rapidement Balzac et Sainte-Beuve, l´abbé de Lamennais et le socialiste Pierre Leroux - et bien sûr Musset et Chopin.
    Le lecteur trouvera ici le tiers, environ, de cette oeuvre immense dont les vingt volumes commencent à paraître en 1854 et qui occupe une place essentielle dans l´histoire de l´autobiographie. Car si d´autres femmes, avant Sand, ont écrit des mémoires, la singularité de son Histoire de ma vie est qu´on y découvre pour la première fois le récit de formation d´une jeune fille qui a voulu être artiste - mais un récit sans égotisme parce que au miroir de sa propre existence elle désire que se retrouvent tous les autres enfants du siècle :
    « Ecoutez ; ma vie, c'est la vôtre. » Edition de Brigitte Diaz.

  • Mauprat

    George Sand

    « Il y avait la branche aînée et la branche cadette des Mauprat. Je suis de la branche aînée. Mon grand-père était ce vieux Tristan de Mauprat qui mangea sa fortune, déshonora son nom, et fut si méchant que sa mémoire est déjà entourée de merveilleux. »
    À l'aube de la Révolution française, dans une province reculée du Berry, Bernard de Mauprat est élevé dans la violence et la dépravation par son grand-père et ses oncles. Un soir, dans de sinistres circonstances, il fait la connaissance de sa cousine Edmée. Intelligente et volontaire, élevée dans l'esprit des Lumières, elle parvient à prendre son rustre cousin sous son aile. Commence alors un long apprentissage pour Bernard, qui devra s'éduquer et s'amender pour espérer, un jour, devenir digne d'Edmée.Tout à la fois saisissant portrait de femme, conte philosophique et roman d'éducation, Mauprat marque un tournant résolument socialiste et féministe dans l'oeuvre de George Sand.Préface, notes et dossier de Marie Baudry.

  • PAULINE

    George Sand

    "Pauline était vêtue de brun avec une petite collerette d'un blanc scrupuleux et d'une égalité de plis vraiment monastique. Ses beaux cheveux châtains étaient lissés sur ses tempes avec un soin affecté ; elle se livrait à un ouvrage classique, ennuyeux, odieux à toute organisation pensante : elle faisait de très petits points réguliers avec une aiguille imperceptible sur un morceau de batiste dont elle comptait la trame fil à fil. La vie de la grande moitié des femmes se consume, en France, à cette solennelle occupation." Aurore Dupin (1804-1876), connue en littérature sous le pseudonyme de George Sand, est une figure centrale de la littérature du XIXe siècle. Elle a activement travaillé à la diffusion d'idées où le progrès, la liberté, l'égalité et la justice le disputent à la place des femmes dans une société qu'elle souhaite entièrement renouvelée.

  • George Sand écrit en quelques jours, au printemps 1839, cette « fantaisie » qui compte parmi ses oeuvres les plus originales.
    Au moment de la naissance de sa petite-fille, le prince de Bramante avait pris, dans le plus grand secret, la décision de l'élever comme un garçon, afin de pouvoir lui transmettre ses biens à sa mort. Gabriel, ignorant tout de sa nature véritable, mène donc l'existence physique et intellectuelle des jeunes gens de son âge jusqu'au jour de sa majorité où le prince lui révèle la vérité. Désormais, il lui faudra choisir : rester Gabriel, dans l'opulence et la liberté ; ou devenir Gabrielle, dans « l'éternelle captivité du couvent ».
    Située en Italie, à une époque indéterminée, la pièce a néanmoins valeur universelle puisqu'elle illustre la singulière difficulté d'être femme dans une société qui tient pour acquis « la faiblesse et l'asservissement d'un sexe, la liberté et la puissance de l'autre ».

  • Alors que M. Flochardet ramène de pension sa fille unique de huit ans, Diane, un accident sans gravité les contraint à passer une nuit au château de Pictordu, abandonné et en partie en ruines. Ce lieu a la réputation d'être hanté : est-il vraiment gardé par la mystérieuse "Dame au voile", dont Diane croit avoir entendu l'invitation à entrer après l'accident ? Un conte enchanteur, un merveilleux portrait d'enfant par l'auteur de La petite Fadette.

  • Un hiver à Majorque

    George Sand

    George Sand est le pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, romancière, auteur dramatique, critique littéraire française, journaliste, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876. Elle compte parmi les écrivains prolifiques avec plus de soixante-dix romans à son actif, cinquante volumes d'oeuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques. À l'image de son arrière grand-mère par alliance qu'elle admire, Madame Dupin (Louise de Fontaine 1706-1799), George Sand prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d'une société conservatrice. George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode, par son pseudonyme masculin, qu'elle adopte dès 18294, et dont elle lance aussi la mode. Extrait : On peut dire sérieusement que le journalisme, cette première et cette dernière des choses, comme eût dit Esope, a créé aux hommes une vie toute nouvelle, pleine de progrès, d'avantages et de soucis. Cette voix de l'humanité qui vient chaque matin à notre réveil nous raconter comment l'humanité a vécu la veille, proclamant tantôt de grandes vérités, tantôt d'effroyables mensonges, mais toujours marquant chacun des pas de l'être humain, et sonnant toutes les heures de la vie collective, n'est-ce pas quelque chose de bien grand, malgré toutes les taches et les misères qui s'y trouvent ?

  • Edition enrichie (préface, notes, commentaires sur l'oeuvre et chronologie)Un champi était un enfant abandonné dans les champs par ses parents. En grandissant, disent « les bonnes gens », les champis deviennent des paresseux et des voleurs. Non, pas s´ils sont aimés, répond George Sand. Une pauvre femme, la Zabelle, puis Madeleine, une jeune femme mal mariée, recueillent un bel enfant et l´aiment tant qu´il le leur rend au centuple. Il n´est question, dans ce livre, que d´amour, amour maternel et amour filial, amour frivole ou passionné. Les romans champêtres de George Sand se passent dans les bois et les champs, dans les cours de ferme et les fêtes campagnardes. Ils rayonnent de pureté. Ils sont aussi un acte de foi et d´espérance en un avenir meilleur pour les pauvres et les malheureux. Pour eux, George Sand a combattu toute sa vie.
    Préface et commentaires de Maurice Toesca.
    Notes de Marie-France Azéma. 

  • Elle et Lui

    George Sand

    Thérèse comprit fort bien, à première vue, le dépit et la jalousie qui avaient dicté cette lettre.
    - Et pourtant, se dit-elle, il n'est pas amoureux de moi. Oh ! non, certes, il ne sera jamais amoureux de personne, et de moi moins que de toute autre.
    Et, tout en relisant et rêvant, Thérèse craignit de se mentir à elle-même en cherchant à se persuader que Laurent ne courait aucun danger auprès d'elle.
    - Mais quoi ? quel danger ?
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • George Sand (1804-1876) "Je ne suis point né d'hier, disait en 1828, le père Etienne. Je suis venu dans ce monde, autant que je peux croire, l'année 54 ou 55 du siècle dernier." "Les maîtres sonneurs" est découpé en 32 chapitres que George Sand nomme veillées. Lors de ces veillées, le berrichon Etienne Depardieux - surnommé Tiennet - raconte sa jeunesse avec ses amis Brulette, Joset, Huriel et Thérence. Tout en nous faisant connaître son pays de prédilection, le Berry, avec une excursion dans le Bourbonnais, George Sand nous permet de pénétrer de mystérieuses fraternités comme celles des bûcherons, des muletiers ou des sonneurs. "Les maîtres sonneurs'" est un roman champêtre, géographique et musical.

  • Contes d'une grand-mère

    George Sand

    À soixante-huit ans, George Sand invente, pour amuser et instruire ses petites-filles, une dizaine de contes merveilleux. Au dire de la grand-mère, la nature est un monde peuplé d'esprits, dans lequel, secrètement, les montagnes s'animent (Le Géant Yéous), les nuages chantent (Le Nuage rose), les grenouilles et les fleurs conversent (La Reine Coax, Ce que disent les fleurs)... Même les statues et les tableaux, dans Le Château de Pictordu, prennent vie. Autant de faits extraordinaires dont seuls les enfants, véritables héros de ces contes d'apprentissage, peuvent être témoins...

    Dernier ouvrage publié du vivant de George Sand, les Contes d'une grand-mère (1873-1876) manifestent la vitalité sans faille de cet écrivain. Par-delà l'enseignement transmis aux enfants, c'est sa philosophie qu'elle dévoile à la veille de sa mort : voir, entendre, comprendre, aussi loin que possible.

  • LÉLIA

    George Sand

    BnF collection ebooks - "Qui es-tu ? et pourquoi ton amour fait-il tant de mal ? Il doit y avoir en toi quelque affreux mystères inconnus aux hommes. A coup sûr, tu n'es pas un être pétri du même limon et animée de la même vie que nous ! Tu es un ange ou un démon, mais tu n'es pas une créature humaine. Pourquoi nous cacher ta nature et ton origine ?"BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Préface de Daniel Arsand Un vieux marquis appartenant au monde ancien et son fils Mario, beau comme un dieu et brave comme mille chevaliers, vivent dans un Berry déchiré par les guerres de religion. Nous sommes au XVIIe siècle et nous croisons Louis XIII, Richelieu et le prince de Condé. Aux côtés de ces figures illustres, il y a aussi Laurence la huguenote et la troublante Pilar la bohémienne. Laquelle de ces deux femmes parviendra à ravir le coeur de Mario ? George Sand (1804-1876) a écrit des romans, des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre, une autobiographie, des critiques littéraires, des textes politiques. Faisant scandale par sa vie amoureuse agitée et par ses tenues vestimentaires, elle adopte un pseudonyme masculin dès 1829. Les Beaux Messieurs de Bois-Doré est paru en feuilleton en 1857 dans Le Progrès illustré.

  • Edition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)En 1823, le comte de Villepreux, qui souhaite restaurer les boiseries de sa chapelle, engage le père Huguenin et son fils Pierre, qui vient tout juste d´achever son Tour de France. A peine les travaux commencés, le vieux menuisier se blesse et, pour le remplacer, Pierre part chercher un de ses compagnons : son ami Amaury le Corinthien qui, comme lui, rêve d´un monde fraternel et fondé sur l´égalité. Mais justement, ce n´est qu´un rêve, et quand Pierre s´éprendra d´Yseult de Villepreux, il découvrira que le libéralisme du comte est un leurre.
    En 1840, lorsque George Sand fait paraître Le Compagnon du Tour de France, l´histoire dont elle fait le récit et qui se déroule près de vingt ans plus tôt est rétrospectivement marquée du désenchantement que les attentes déçues de la révolution de 1830 ont fait naître.
    Et cependant, ce roman socialiste, qui doit beaucoup aux idées de l´utopiste Pierre Leroux et au Livre du compagnonnage d´Agricol Perdiguier, ce roman est celui de l´espérance. Il se peut que Pierre Huguenin connaisse la mélancolie : il la dépasse dans un rêve prophétique qui nous donne à comprendre que pour la romancière aussi l´Histoire est perfectible.

  • Le Meunier d'Angibault est un roman de George Sand, publié en 1845 chez Desessart (3 vol. in-8°) à Paris. Une partie de l'action se déroule au moulin d'Angibault, sur la commune de Montipouret, et au Château de Sarzay. George Sand est le pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, romancière, auteur dramatique, critique littéraire française, journaliste, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876. Elle compte parmi les écrivains prolifiques avec plus de soixante-dix romans à son actif, cinquante volumes d'oeuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques. À l'image de son arrière grand-mère par alliance qu'elle admire, Madame Dupin (Louise de Fontaine 1706-1799), George Sand prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d'une société conservatrice. George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode, par son pseudonyme masculin, qu'elle adopte dès 18294, et dont elle lance aussi la mode. Extrait : -- Parce que nous aurions tort de nous familiariser avec vous, et que vous auriez tort de nous traiter en égaux. Ça vous attirerait des désagréments. Vos pareils vous blâmeraient ; ils diraient que vous oubliez votre rang, et je sais que cela passe pour très mal à leurs yeux. Et puis, la bonté que vous auriez avec nous, il faudrait donc l'avoir avec tous les autres, ou cela ferait des jaloux et nous attirerait des ennemis. Il faut que chacun suive sa route. On dit que le monde est grandement changé depuis cinquante ans ; moi je dis qu'il n'y a rien de changé que nos idées à nous autres. Nous ne voulons plus nous soumettre, et ma mère que voilà, et que j'aime pourtant bien, la brave femme, voit autrement que moi sur bien des choses. Mais les idées des riches et des nobles sont ce qu'elles ont toujours été. Si vous ne les avez pas, ces idées-là, si vous ne méprisez pas un peu les pauvres gens, si vous leur faites autant d'honneur qu'à vos pareils, ce sera peut-être tant pis pour vous. r

  • La Comtesse de Rudolstadt

    George Sand

    • Bookelis
    • 21 Décembre 2017

    La Comtesse de Rudolstadt est un roman de George Sand paru en 1843, suite du roman Consuelo.
    Extrait
    |...La salle de l'Opéra italien de Berlin, bâtie durant les premières années du règne de Frédéric le Grand, était alors une des plus belles de l'Europe. L'entrée en était gratuite, le spectacle étant payé par le roi. Il fallait néanmoins des billets pour y être admis, car toutes les loges avaient leur destination fixe : ici les princes et princesses de la famille royale , là le corps diplomatique, puis les voyageurs illustres, puis l'Académie, ailleurs les généraux , enfin partout la famille du roi, la maison du roi, les salariés du roi, les protégés du roi , et sans qu'on eût lieu de s'en plaindre, puisque c'étaient le théâtre du roi et les comédiens du roi...|
    |Source Wikipédia|

  • Faut-il céder à la passion, ou obéir aux codes qui scellent l'appartenance à la société ? Quel choix possible, entre un vieux mari et un jeune amant plein de fougue ? Les contradictions de l'amour, mais aussi ses risques, les souffrances que peut engendrer une passion amoureuse, peut-être dévastatrice. Sous-jacent, un désir de révolte contre la condition faite aux femmes, contre l'oppression subie. Un roman de George Sand dédié à son ami Flaubert, et inspiré de son dernier amour, celui de la maturité, avec le jeune graveur Alexandre Manceau, une passion qui durera 15 ans.

  • Marianne

    George Sand

    Une romance pourvue d'une subtile touche de féminisme dans le dernier roman de George Sand, publié juste avant sa mort.
    Pierre André aime sans le savoir la charmante Marianne Chevreuse. Tout bascule lorsqu'un vieil ami le sollicite pour arranger le mariage de son fils, un jeune Parisien bien fait et très sûr de lui, avec Marianne. Voilà une demande à laquelle Pierre ne peut se soustraire mais qui lui cause, à son grand étonnement, une vive irritation. Heureusement, malgré les préjugés de son époque, la jeune femme n'est pas prête à épouser le premier venu...
    Dans ce roman peu connu, le dernier publié avant sa mort, George Sand crée une romance à la subtile touche féministe. Son héroïne, jeune femme vive et indépendante, représente pour l'auteure à la fois l'idéal de l'émancipation féminine et une attaque subtile de la muse de la République française, la Marianne nourricière qui protège les enfants de la patrie.
    Marianne offre ainsi au lecteur un dernier aperçu du génie de l'un des plus remarquables écrivains français.
    Un roman simple, dans lequel transparaît le génie littéraire de George Sand grâce à son sens du portrait et son goût des fins heureuses. Un classique de la littérature française à (re)découvrir en numérique !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ce roman met l'accent sur l'amour de la nature par les deux protagonistes et sur leur amour "pur" dénué d'intérêt. Un bel ouvrage à lire aussi pour bien appréhender la condition des femmes à cette époque. - Ansea, Babelio
    À PROPOS DU PRÉFACIER
    Marc Tadieu, historien et auteur de nombreux romans et livres d'histoire, a redécouvert au début des années 2000 ce texte oublié qu'il nous présente ici en quelques mots bien choisis.

  • Germain, Petit Pierre et Marie sont forcés de passer la nuit au lieu-dit « La mare au Diable ». Le laboureur et la jeune fille ont le coeur triste : Germain va chercher une mère pour ses enfants, mais l'amour n'y est pas, et Marie a quitté sa mère pour se louer comme bergère à la ferme des Ormeaux. Seul Petit Pierre est heureux et confiant : de lui dépendra le sort de ceux qu'il aime tant.

  • Art, amour et politique sont les grands thèmes de cet ample roman - à la fois roman sentimental, roman de formation et roman des origines - qui raconte l'histoire d'un jeune Français montreur de marionnettes se produisant en Suède durant Noël 1770.

  • Les ailes de courage

    George Sand

    George Sand est le pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, romancière, auteur dramatique, critique littéraire française, journaliste, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876. Elle compte parmi les écrivains prolifiques avec plus de soixante-dix romans à son actif, cinquante volumes d'oeuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques. À l'image de son arrière grand-mère par alliance qu'elle admire, Madame Dupin (Louise de Fontaine 1706-1799), George Sand prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d'une société conservatrice. George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode, par son pseudonyme masculin, qu'elle adopte dès 18294, et dont elle lance aussi la mode. Extrait : Clopinet raconta tout ce qui s'était passé. -- Eh bien ! répondit François, j'aime autant qu'il n'ait pas eu le temps de te faire souffrir, car c'est un méchant homme, et je sais qu'il a fait mourir des apprentis à force de les maltraiter et de les priver de nourriture. Notre père ne veut pas croire ce que je lui dis, et il a persuadé notre mère que j'en voulais à cet homme-là et ne disais point la vérité. Tu sais qu'elle craint beaucoup le père et veut tout ce qu'il veut. Elle a beaucoup pleuré hier et n'a pas soupé ; mais ce matin elle l'a écouté, et tous deux s'imaginent que ton chagrin est passé comme le leur, que tu es déjà habitué à ton patron. Il n'y a pas moyen de leur faire penser le contraire, et, si tu reviens chez nous, tu es bien sûr que le père te corrigera et te reconduira lui-même ce soir à Dives, où le tailleur, qui ne demeure nulle part, doit, à ce qu'il a dit, passer deux jours. La mère ne pourra pas te défendre, elle ne fera que pleurer.

empty