Gérard de Nerval

  • Sylvie

    Gérard de Nerval

    Voulant fuir Adrienne, belle actrice parisienne, et avec elle le monde illusoire du théâtre, le narrateur, qui n'est autre que Nerval, se tourne vers Sylvie, jeune campagnarde qu'il a jadis aimée. Mais le rêve fait place au désenchantement : le retour à la nature, celle de l'enfance dans le Valois, n'est qu'un mythe, et le grand amour de jeunesse se révèle être uen décevante paysanne. Et si ces deux femmes n'en formaient qu'une, 'deux moitiés d'un seul amour'?
    Le récit progresse selon la logique d'une traversée de la mémoire : l'auteur met en scène des souvenirs personnels ('à demi rêvés') et littéraires ; il témoigne d'une véritable érudition tout en faisant l'éloge de la culture populaire. La mémoire collective est pour lui assez vaste pour accueillir la réalité la plus ordinaire comme les mystères les plus sublimes.
    Avec cette nouvelle des Filles du feu, Nerval dit adieu aux chimères de la jeunesse et de l'amour idéal. Ce récit poétique, entre romantisme et surréalisme, est déjà une recherche du temps perdu.

  • Janvier 1854 : en faisant paraître Les Filles du feu, recueil de nouvelles suivi de douze sonnets rassemblés sous le titre Chimères, Nerval, par-delà les crises de folie et la maladie, prouve au monde que son génie reste intact. Abolissant les frontières entre ici et ailleurs, entre autrefois et aujourd'hui, entre autobiographie et songe, ces textes ont fasciné les plus grands auteurs du siècle suivant, de Proust à Yves Bonnefoy, en passant par André Breton ou encore Julien Gracq, qui écrivait : «Il y a chez Nerval une infusion omniprésente du souvenir, une chanson du temps passé qui s'envole et se dévide à partir des rappels même les plus ténus de naguère comme de jadis, et que je ne vois à aucun autre écrivain.»

  • Aurélia ou le Rêve et la Vie Nouv.

    Un jour il l'a revu. Depuis, des rêves étranges le tourmentent. Il n'est plus vraiment le même. Il est double. C'est là l'histoire d'une passion amoureuse trop tôt terminée, d'un homme blessé qui, pour échapper à la folie, raconte ses rêves et ses angoisses.
    «Aurélia ou le rêve et la vie» nous berce inlassablement d'images fortes - d'émotions saisissantes.



    Gérard de Nerval (1808-1855) est un écrivain français. Il ne connaîtra jamais sa mère, et est élevé par son oncle. Au collège, élève studieux, il se lie d'amitié avec Théophile Gautier. Il écrit déjà son premier recueil «Poésies et Poèmes par Gérard L», en 1824, et puis des élégies sur Napoléon Ier. Suite à sa traduction de «Faust», et toujours influencé par la littérature allemande, il publie une anthologie de la poésie allemande. A la même époque, il se lie d'amitié avec des écrivains romantiques du Cénacle, et devient journaliste. A la suite d'une manifestation du Petit Cénacle, il est envoyé en prison. Quand Nerval sort de prison en 1832, le choléra fait rage, et il se fait médecin pour aider son père. En 1838, Jenny Colon, dont il est éperdument amoureux, se marie avec un autre. Il tente de se consoler dans le voyage. En 1841, suite à une grave crise, il est soigné dans une maison de santé pour des troubles mentaux.
    Parmi ses oeuvres les plus connues, on retrouve «Aurélia» et «Les Filles du feu».

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