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  • Sylvie

    Gérard de Nerval

    Qui n'a pas rêvé à ces habits trouvés dans un grenier, à ces danses et bals, et de pouvoir se glisser à nouveau dans ses grands rêves d'enfance ?

    C'est un livre du secret et de la nostalgie. Un livre de fête, mais l'ombre de la folie, que retient ou contient le narrateur, donne son double-fond au réel, le dresse comme énigme impalpable.

    Non seulement c'est un plaisir immense de lecture, mais nous-mêmes, aujourd'hui, le lisons autrement, ayant lu Marcel Proust et Julien Gracq. La prose ici est poème, et l'instance de notre plaisir dans le texte, nous savons le prendre au rythme et au chant, à la façon la couleur de la phrase.

    Nous proposons ici, non seulement de relire confortablement Sylvie, mais de lire le texte du virage : la façon dont Marcel Proust lit Sylvie, et ce qu'il nous donne à y voir.

    Ne laissez pas de tels puits de bonheur, de rencontre avec soi-même, trop s'éloigner - ils méritent l'accompagnement, la visite.

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  • Les bouleversements littéraires les plus féconds sont parfois les plus discrets.
    Les thèmes et événements dont il est question dans ce récit se retrouvent dans d´autres textes de Nerval. Mais ici, c´est la ville qui est l´affrontement principal. Vingt-six sections brèves, chacune accrochée à un lieu, des Halles en pleine nuit, d´un café de hasard, ou la traversée de Pantin, ou la rencontre avec ce gendarme qui met l´auteur en prison pour défaut de passeport.
    Mais, à l´intérieur de chaque séquence, la totalité-langue qu'est la ville : des fragments de la langue parlée, des prononciations qui changent d´une situation l´autre, mais aussi les inscriptions, les enseignes et les réclames : pas un hasard si Breton et Aragon, pour Nadja et Le Paysan de Paris s´en iront traverser leur Gérard...
    Et qu'on passe de ces notations ambulatoires, tout saisi dans la cinétique et le mouvement, prose qui n´a pas le droit d´arrêter, aux rêves qu'induit la ville, l´ombre d´Aurélia proche, et ces corridors qui le hantent.
    C´est pour cela que ce texte est inépuisable, et un des préférés des nervaliens d´âme : on sait de quel prix mental Nerval pouvait payer ces crises d´angoisse qui le laissaient nu et fuyant dans ces mêmes rues ici illuminées et bavardes. Et c´est aussi dans cette nuit de Paris, tout au bord des Halles, qu'il ira se suicider dans sa lanterne finale.

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  • Aurélia

    Gérard de Nerval

    Proust, Breton, Gracq... Qui ne saurait pas l´importance d´Aurélia, séparée des Filles du feu, témoignant du dernier Nerval avant son suicide, décrivant hallucinations et rêves, mais témoignant de la résistance de Nerval, refusant les crises de folie et l´enfermement, et pour cela s´en allant heurter l´écriture à l´hallucination même, à la perte de réel quand elle passe du rêve à la rue ?
    Un texte si vivant qu'il en fait mal. Il faut en disposer sur son ordinateur, sur sa tablette numérique, l´avoir à disposition pour la recherche plein texte. Nous vous l´offrons sur publie.net, manière de faire le point avec vous, nos visiteurs, sur là où nous en sommes de la mise en page numérique, de la lecture en ligne sur feuilletoir, ou via téléchargement pdf.

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