Les Editions de Londres

  • Le "Voyage en Orient" de Gérard de Nerval s´inscrit dans une tradition très romantique et 19ème siècle de voyages exotiques, vers l´Est de la Méditerranée. En partant pour un an vers la Grèce, Egypte, Liban, Turquie, il suit les traces de Lord Byron, Chateaubriand, et Lamartine. Mais ce qu´écrit Gérard de Nerval est évidemment unique ; ce n´est pas un récit de voyage, ce n´est pas de la poésie « exotisante », c´est un récit de voyage poétique.

  • Dernière oeuvre de Kleist, Le Prince de Hombourg, dont Heine disait que c'était le génie même de la poésie qui l'avait écrite, fait figure de testament de l'écrivain. L'histoire de ce prince «indigne» qui désobéit à ses supérieurs, craint la mort et souffre de somnambulisme suscitera chez chaque lecteur une interprétation différente : réquisitoire contre le militarisme prussien, contre le despotisme, contre la loi ; histoire d'un jeune révolté qui finit par se soumettre, d'un roi qui renonce à son intransigeance ; plaidoirie pour l'Etat militaire, pour la discipline ; tragédie, comédie ; hymne à la vie, à la guerre, à la liberté, à la nuit, cette pièce, en forme de paradoxe, trône comme un chef-d'oeuvre au sommet du classicisme allemand.

  • « Les filles du feu » est un recueil de nouvelles de Gérard de Nerval publié en 1854. Erudites, hermétiques, parfois insolites ou ésotériques, d'aspect hétérogène, les nouvelles qui composent le recueil constituent une des oeuvres majeures de l'écrivain. Alors qu'il est interné à la clinique psychiatrique du Docteur Blanche pendant l'automne 1853, Nerval a l'idée des « Filles du feu ».

empty