Flammarion

  • Sylvie

    Gérard de Nerval

    Au sortir dun théâtre, un Parisien épris dune actrice, en lisant un entrefilet dans la presse, est rattrapé par ses souvenirs de jeunesse. Il entreprend de se rendre dans le Valois de son enfance, pour y retrouver Sylvie, son premier amour... Dans ce récit poétique ondoyant entre un passé incertain et un présent irrésolu, temps vécu et temps rêvé se mêlent. Au crépuscule de son existence, Nerval, avec Sylvie (1853), donne une forme littéraire achevée à la part la plus insondable de lhomme : le mystère des songes, la magie de la mémoire.

  • Janvier 1854 : en faisant paraître Les Filles du feu, recueil de nouvelles suivi de douze sonnets rassemblés sous le titre Chimères, Nerval, par-delà les crises de folie et la maladie, prouve au monde que son génie reste intact. Abolissant les frontières entre ici et ailleurs, entre autrefois et aujourd'hui, entre autobiographie et songe, ces textes ont fasciné les plus grands auteurs du siècle suivant, de Proust à Yves Bonnefoy, en passant par André Breton ou encore Julien Gracq, qui écrivait : «Il y a chez Nerval une infusion omniprésente du souvenir, une chanson du temps passé qui s'envole et se dévide à partir des rappels même les plus ténus de naguère comme de jadis, et que je ne vois à aucun autre écrivain.»

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