Frémeaux & Associés

  • "Ainsi parlait Zarathoustra est sans conteste le livre le plus déroutant d'un philosophe lui-même inclassable.
    Nietzsche prétendait par là donner à l'humanité la "Bible de l'avenir", une Bible profane qui supplanterait toutes les autres. D'où l'étrangeté et l'indéfinissable beauté de cet hymne à la vie pleine et entière. "Peut-être Zarathoustra appartient-il tout entier à la musique : il est en tout cas certain qu'il présupposait une véritable renaissance de l'art d'écouter", écrit Nietzsche dans Ecce Homo de ce "livre pour tous et pour personne". Quoi de plus naturel alors que de faire entendre les meilleurs morceaux de cette musique inouïe ?
    Le risque d'une lecture à voix haute était certes de céder à l'exaltation romantique, mais Thierry Frémont a su trouver la juste tonalité lyrique, qui permet d'exprimer l'enthousiasme sans mièvrerie.
    Volume 1 : L'ouvrage débute par le déclin de Zarathoustra, qui n'hésite pas à se perdre d'abord pour mieux se retrouver par la suite. Pour devenir peu à peu ce qu'il est, à savoir le prophète de l'éternel retour du semblable, ce porte-parole exotique de la pensée de Nietzsche s'engage ainsi dans un voyage pour l'essentiel intérieur, jalonné de rêves éveillés, dans le but de sortir l'humanité de son "profond sommeil" et lui indiquer la voie de la grandeur, de la victoire sur soi."
    Claude Colombini & Yannis Constantinidès

  • "Nietzsche était intimement convaincu que seule une inversion de toutes les valeurs admises jusqu'ici pourrait libérer l'horizon de l'ombre tutélaire de Dieu. Zarathoustra n'est donc pas seulement l'impitoyable iconoclaste qui brise les tables de l'ancienne loi ; il est surtout le législateur de l'avenir, le créateur de nouvelles valeurs, nées de l'acquiescement à la vie, "malgré ce qu'elle a de terrible et de problématique". La sanctification païenne de l'existence met ainsi fin au ressentiment érigé en religion."
    Claude Colombini & Yannis Constantinidès

    "- Thierry Frémont, comédien : Comment parvient-on à lire à haute voix un texte aussi difficile ?
    - Il m'a fallu deux jours pour trouver le souffle, la rythmique particulière qui irait avec sa musicalité. D'autre part, il faut être plein du sens du texte pour le transmettre. Je relisais chaque paragraphe pour bien comprendre avant de me lancer. D'autant que Nietzsche change parfois de ton de façon brutale. On peut ainsi passer d'un grand enthousiasme à un paragraphe plus sombre."
    Propos recueillis par A. Brocas - EPOK"

empty