Francois Pare

  • Le 1er octobre 2017, le Regroupement des éditeurs canadiens-français, organisme à but non lucratif représentant les intérêts des maisons d'édition francophones hors Québec, devenait le Regroupement des éditeurs franco-canadiens (RÉFC). Ce changement de nom est motivé par « l'usage de plus en plus répandu, depuis une dizaine d'années, de l'adjectif "franco-canadien" pour désigner les auteurs, les oeuvres et les éditeurs de l'Acadie, de l'Ontario et de l'Ouest du pays ». Le RÉFC emboîte ainsi le pas aux autres disciplines universitaires et sphères d'activité de la francophonie canadienne qui ont rejeté tant l'expression « francophonie hors Québec » que l'adjectif « canadien-français » pour désigner un ensemble franco-canadien excluant le Québec. En modifiant sa désignation officielle, le Regroupement des éditeurs canadiens-français, dont on peut dire que le nom était déjà anachronique au moment de sa création en 1989, ne fait qu'ajouter sa voix à ceux qui affirment depuis un quart de siècle l'existence d'une communauté francophone minoritaire solidaire.

  • For the past four centuries, five major languages have dominated Western literature. This domination has excluded or rendered marginal all other literatures - has, in effect, diminished literary diversity and endangered the existence of the literature of "smaller" cultures. In an illuminating defence for their preservation, François Paré reflects on the diversity of cultures and languages in the world and on the fantastic richness of "smaller" literatures. He offers us memorable samples of this diversity and, in his original and thought-provoking style, tantalizes us with critical musings on the complexity of "marginal" literature and the regenerative power it can offer. Exiguity: Reflections on the Margins of Literature reflects Paré's deep involvement with the development and preservation of minority cultures in Canada.

  • Après, "les clès de l'alimentation santé", ouvrage dans lequel le Dr Lallement vous explique en détail l'influence déterminante du régime alimentaire sur la santé, puis "l'alimentation santé en pratique", où Virginie parée vous aide à appliquer ces recommandations, voici le dernier volet de la trilogie ; en collaboration avec jean François Séité, cuisinier émérite, Virginie Parée propose plus de 300 recettes pratiques, savoureuses et équilibrées pour retrouver la ligne et la santé en émoustillant vos papilles ! Les recettes sont présentées au fil des saisons, en fonction des aliments disponibles au marché, avec des menus types et la liste des courses pour la semaine !

  • C'est sous le thème des substances psychoactives, licites ou illicites, et de leur influence dans le domaine des arts que se présente ce numéro automnal de la revue ESPACE art actuel. Quels liens les pratiques artistiques entretiennent-elles avec les substances psychotropes ? La relation entre les deux peut ouvrir sur le désir de capter des univers intimes d'une rare intensité, mais elle peut aussi contribuer à prendre position en vue de dénoncer son omniprésence dans une société qui voue un culte à la bonne forme physique et à la santé. Ce dossier donne à voir et à lire sur la pratique de Bruce Conner, Beverly Fishman, Nan Goldin, Richard Ibghy et Marilou Lemmens, Carsten Höller, Henri Michaux, Willem de Koening, Brian Gysin, Arnulf Rainer, Frédéric Pardo, Philippe Mayaux, Takashi Murakami, Annie Ratti, Roxy Paine, Martial Raysse, Jean-Jacques Lebel, Bryan Lewis Saunders, Sarah Schönfeld, Jeremy Shaw et Colleen Wolstenholme.

  • Voix et Images consacre son numéro printemps-été au poète francophone d'origine ontarienne Patrice Desbiens. Actif depuis les années 70, établi au Québec depuis 1988, Patrice Desbiens est l'auteur d'une oeuvre abondante « qui réussit la prouesse de faire et dire beaucoup en peu de mots. » Ce dossier se veut surtout un premier effort collectif de sonder une oeuvre, qui malgré l'engouement qu'elle suscite, n'a encore fait l'objet d'aucune publication d'envergure, monographie, dossier thématique ou volume issu d'un colloque. Comprenant cinq études, le numéro propose d'examiner les « postures vocales » du poète (Marc André Brouillette), les manifestations et effets de « décalage » (Thierry Bissonnette), les dimensions narratives de ses textes (Frédéric Rondeau), la mise de l'avant d'expériences partagées dans un contexte capitaliste (François Paré) et une réflexion sur sa consécration (Lucie Hotte).

  • Le plus récent numéro d'Études littéraires, dirigé par Marie-Christine Pioffet, tourne Autour de Gabriel Sagard. Historien, voyageur, lexicographe, polémiste, anthropologue avant la lettre, Gabriel Sagard était un missionnaire hors du commun. Les articles composant ce dossier s'intéressent aux contextes historique et littéraire qui ont donné naissance au Grand Voyage du pays des Hurons (1632) et à l'Histoire du Canada (1636) ainsi qu'à la portée de ces ouvrages depuis le XVIIe siècle. Les auteurs analysent l'oeuvre sagardienne sous l'angle de ses emprunts à Marc Lescarbot, de la place qu'elle occupe dans la tradition polémique des écrits récollets, du portrait qu'elle dresse de l'enfance et de la filiation chez les Autochtones, et de la valeur documentaire des mots hurons et montagnais qu'elle emploie. Revisitant les écrits de Gabriel Sagard ainsi que les réflexions qu'ils ont engendrées depuis près de quatre siècles, Études littéraires montre aussi à quel point l'oeuvre du récollet, faute d'avoir bénéficié d'une véritable réédition scientifique, est loin d'avoir révélé tous ses secrets.

  • Les collectivités marginalisées ressentent avec une acuité particulière le besoin de négocier les conditions de la mémoire culturelle dont elles sont porteuses et qu'elles donnent à entendre dans leurs discours. Dans ces cas-là, l'identité n'est plus stable, mais elle se déplace, migre vers d'autres codes. Ici, on parlera le corse, le galicien, le français ou le navajo ; là, on choisira de fusionner avec la culture dominante et l'exonomie sera de règle : on parlera le français, l'espagnol, l'anglais. Dans les sociétés minorisées, l'identité collective est liée à cette écologie de l'alternance et à ces rythmes particuliers de la présence et de l'absence. Est-ce une perte ? Oui, sans aucun doute. Une perte de la permanence surtout, une impression de disjonction. Mais cette perte ne doit pas occulter pour nous la merveilleuse complexité des stratégies d'ouverture et des accommodements qui caractérisent les marges fugaces de notre monde.

  • Au Québec, en France, dans la Caraïbe, en Afrique, les fictions de la diaspora veillent sur labsence, en évoquant ce qui nest plus là, ce qui se construit en lieu et place de cette disparition. Lécrivain charrie la mémoire de tous les départs et se penche sur cette vive séparation au cur du sujet contemporain. Aujourdhui, lénigme du déracinement impose ses fictions. Quels sont ces univers en déplacement, ces algorithmes de labsence dont lintelligibilité nous échappe encore ? Communautés de lécart et de limplantation, les diasporas imposent à la littérature des formes inédites quil nous revient de théoriser.

    Ce volume comporte des études réalisées par :
    Adina Balint-Babos, Université de Winnipeg / Justin Bisanswa, Université Laval / Charles Bonn, Université de Lyon 2 / Ileana Daniela Chirila, Duke University / Geneviève Chovrelat-Péchoux, Université de Franche-Comté / Jeanette den Toonder, Rijksuniversiteit Groningen / Gilles Dupuis, Université de Montréal / Léontine Gueyes, Université de Cocody-Abidjan / Nadra Hebouche, Franklin & Marshall College / Mariana Ionescu, Huron University College / Marie-Christine Lambert-Perreault, Université du Québec à Montréal / Renée Larrier, Rutgers, The State University of New Jersey / Claver Kahiudi Mabana, University of the West Indies, Cave Hill / Carmen Mata Barreiro, Universidad autónoma de Madrid / Johanne Melançon, Université Laurentienne / Robert Alvin Miller, University of British Columbia / Jean Morency, Université de Moncton / Gloria Onyeoziri, University of British Columbia / Pascal Riendeau, University of Toronto / Emmanuelle Tremblay, Université de Moncton / Alisha Valani, University of Toronto

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