Francois Ouellet

  • Né en Allemagne, Hans-Jürgen Greif émigre à Québec en 1969, où il a accepté un emploi de professeur à l'Université Laval. Il y enseigne jusqu'en 2004. Essayiste, puis nouvelliste et romancier, il fait paraître un premier livre en français en 1990, L'autre Pandore. C'est le point de départ d'une oeuvre de fiction dont le titre le plus récent, Insoumissions (2020), est le seizième ouvrage.
    Dans les entretiens de La matière des mots, menés avec François Ouellet au cours de l'été 2019, l'écrivain revient sur son parcours littéraire, aborde chacun de ses livres, partage sa vision de la littérature, rappelle ses études universitaires ainsi que le milieu familial et social dans lequel il a grandi. L'ensemble des propos, sensible et généreux, jette un éclairage inspirant sur une oeuvre singulière de la littérature québécoise contemporaine.

  • En 2002, les Éditions Nota bene publiaient le roman Mes amis d'Emmanuel Bove. François Ouellet en faisait la présentation. Deux réimpressions plus tard, le préfacier se mue en essayste et propose un superbe texte sur l'un des écrivains français méconnus à son époque qui suscite, soixante ans plus tard, le plus d'intérêt auprès des lecteurs d'aujourd'hui

    C'est tout le mérite du travail entrepris par François Ouellet, depuis plusieurs années maintenant, puisque, après son essai D'un dieu l'autre, il nous propose aujourd'hui ce nouveau livre sur Emmanuel Bove, lequel a, au moins, deux qualités : revenir de façon plus précise, plus complète également, sur des thèses avancées naguère et considérer d'un point de vue plus englobant la situation de l'écrivain dans l'histoire de la littérature. Pour ce faire, François Ouellet a fait siennes les méthodes les plus pertinentes de la critique littéraire, depuis l'étude des sources, heureusement remise à l'honneur de nos jours, jusqu'à la lecture psychanalytique des textes, injustement décriée parfois, en passant par diverses analyses fondées sur la stylistique, la narratologie ou la phénoménologie ; que l'on ne s'y trompe pourtant pas, il n'y pas là dispersion mais, comme il le dit lui-même, souci d'« ouverture » dans un esprit proche d'Umberto Eco, qui a voulu voir dans toute entreprise littéraire une « oeuvre ouverte »
    (extrait de la préface de Bruno Curatolo).

  • L'oeuvre de Daniel Poliquin s'impose actuellement comme l'une des plus remarquées au Québec et au Canada. Signe du haut profil de l'auteur, la liste impressionnante des prix littéraires remportés, la traduction systématique de ses romans vers l'anglais et, en 2006, la consécration de son oeuvre dans le cadre d'un colloque universitaire.

    «Lire Poliquin» réunit les articles des treize chercheurs réputés qui ont participé à ce colloque, dont François Paré, Robert Yergeau, Lucie Hotte, Jean Morency et François Ouellet, le directeur de cet ouvrage. Entre autres, ils ont scruté le fonctionnement narratif des textes, abordé la construction identitaire des personnages et examiné l'attention accordée à l'oeuvre au Québec. L'ouvrage contient également l'allocution prononcée par Daniel Poliquin lui-même lors de la rencontre et un état des recherches sur l'oeuvre de Poliquin.

  • En tout, le numéro de printemps des Cahiers de lecture propose trente recensions d'essais québécois parus récemment. Rédigées par des spécialistes, ces comptes-rendus critiques se divisent en trois thèmes, dont le premier s'intitule « L'expérience de la Conquête » et qui analyse entre autres les 2 tomes de Vivre la Conquête écrit par Gaston Deschênes et Denis Vaugeois. On trouvera aussi dans ce numéro la recension d'essais consacrés au pouvoir des images (Les images que nous sommes de Serge Bouchard) ainsi qu'à des ouvrages s'intéressant aux enjeux féministes actuels (Les filles en série de Martine Delvaux).

  • Au tournant des années 1930, en cette période d'entre-deux-guerres où le pouvoir du peuple s'était accru politiquement et économiquement, la représentation littéraire des classes populaires, lorsqu'elle n'était pas empreinte de clichés, cadrait peu avec la
    réalité sociale du peuple. En réaction à la littérature bourgeoise, Léon Lemonnier
    publia, en 1930, le Manifeste du roman populiste, texte fondateur du mouvement
    populiste dont l'ambition, apolitique, était de « faire vrai », de peindre la vie du peuple
    et d'étudier attentivement la réalité.
    Si le populisme connut une importance indéniable au cours des années 1930, il figure
    pourtant aujourd'hui au nombre des chapitres oubliés de l'histoire littéraire.
    L'acception « large » du terme populisme, tel qu'il a été défini dans le Manifeste, et la
    négation initiale du populisme comme école littéraire, ont dû nuire à la postérité du
    mouvement. Avec pour objectif de documenter le mouvement populiste, ses
    conditions d'écriture et ses présupposés esthétiques, ce volume d'Études littéraires vous propose un ensemble d'articles sur l'oeuvre fort méconnue de romanciers dits
    populistes.

  • Le dossier de ce numéro, dirigé par Michel Nareau et Jacques Pelletier, et comprenant des articles de Julien Desrochers, de Jimmy Thibeault, de Daniel Laforest, de François Ouellet et de Robert Dion, tente une première exploration collective de l'oeuvre foisonnante de Louis Hamelin. En plus de ces articles de fond, le dossier propose trois incontournables pour le chercheur en littérature contemporaine québécoise : un entretien avec l'auteur, un texte inédit et une bibliographie actualisée incluant tant l'oeuvre de Louis Hamelin que les articles qui en traitent. Aussi au sommaire de ce numéro, une étude de Louise-Hélène Filion sur la perception polémique de l'Autre dans Ça va aller de Catherine Mavrikakis et un essai de Jonathan Livernois à propos du livre de Jean Larose, Essais de littérature appliquée et de celui d'André Langevin, Cet étranger parmi nous.

  • « Ce numéro de la revue Les écrits regroupe les signatures de vingt-cinq écrivains, poètes ou prosateurs, du Québec et de l'étranger, d'André Major à Guillaume Asselin, de Pierre Senges à Gérard Cartier, de Roger Des Roches à Larry Tremblay. Un dossier « Vies sauvages », dirigé par Pierre Ouellet, réunit une douzaine de contributions autour du thème de la sauvagerie, où l'on trouve autant de bien que d'âpreté, de beauté que de férocité, et où règnent les formes de vie les plus attirantes et les plus terrifiantes à la fois. Comme une fenêtre ouverte sur la poésie slovène contemporaine, un second dossier intitulé « Suite slovène » présente les textes, réunis par Marie-André Lamontagne, de quatre poètes slovènes et leurs traductions - en français, en anglais et même en langue innue -, réalisées par des poètes québécois et canadiens qui ont séjourné là-bas. Enfin, dans les chroniques Exlibris, Krisis et Ekphrasis, Émile Martel revient sur son parcours de lecteur, Monique Deland présente le dernier recueil de Louise Dupré et Rober Racine rend hommage à l'artiste Mercedes Font, à qui le portfolio du numéro est consacré.

  • À l'heure de l'urbanisme participatif et tactique, le dossier du numéro d'automne de la revue Continuité se penche sur les liens entre patrimoine et participation citoyenne. Le magazine explore le rôle que chacun peut jouer dans la préservation de notre héritage collectif et de la qualité de nos milieux de vie, mais aussi, sur la manière d'amener monsieur et madame Tout-le-monde à passer à l'action. Car, en patrimoine, la participation citoyenne prend diverses formes : une communauté se mobilise pour sauver un bâtiment qui lui tient à coeur ou pour dénoncer un projet qu'elle juge inapproprié, des gens s'impliquent dans un processus de consultation publique ou un projet de codesign, des voisins décident d'animer un espace vacant de leur quartier. Dans les autres rubriques, découvrez des faits surprenants de l'histoire des Augustines de l'Hôpital général de Québec et voyez comment une rare harpe-cithare a été restaurée.

  • Les préoccupations patrimoniales ne visent pas à cristalliser les legs du passé ou à figer l'identité, mais permettent plutôt de souligner le dynamisme de notre héritage collectif, nourri entre autres par l'apport des diverses communautés culturelles. Leur contribution demeure toutefois méconnue et c'est pourquoi la revue Continuité y consacre son numéro hivernal. Si nous avons intérêt à découvrir l'apport des immigrants à notre patrimoine, eux-mêmes ont à gagner à s'intéresser à celui de leur société d'accueil. Robinson Ngametche (en couverture), concepteur du parcours « Découvrir ma cité », est du nombre de ceux qui travaillent à familiariser les nouveaux arrivants au patrimoine québécois. Aussi au sommaire, l'évolution du style des maisons curiales québécoises, la restauration de l'oeuvre d'art public L'homme d'Alexander Calder, les églises protestantes ou « mitaines » recyclées de Québec, et un aperçu des travaux de la Table de concertation en patrimoine de la danse initiée par le Regroupement québécois de la danse.

  • Le numéro d'hiver du magazine Continuité propose de regarder de près ce qui se passe à l'échelle locale sur le plan de la préservation du patrimoine bâti. Comment réussir à préserver les bâtiments significatifs dans nos communautés ? De quels moyens les villes disposent-elles pour ce faire ? Quels ingrédients catalysent les forces en présence ou font cruellement défaut ? Le dossier aborde ces questions, en plus de les ancrer dans la réalité en donnant plusieurs exemples d'initiatives inspirantes mises en oeuvre par des municipalités autant que par des citoyens. Également, Anne-Sophie Desprez, gagnante de la bourse d'écriture Première Ovation - Patrimoine 2019 de la Ville de Québec, propose une réflexion sur le traitement médiatique du patrimoine. La chronique Conservation raconte l'histoire d'un baril jeté à la mer en 1910 et les interventions réalisées sur une des lettres qui s'y trouvaient. Enfin, la chronique Point de mire aborde la question des paysages culturels patrimoniaux.

  • Ce printemps, le magazine Continuité vous invite à revisiter la cabane à sucre ! Bien que les produits de l'érable se dégustent désormais à l'année, le temps des sucres reste fortement ancré dans les traditions printanières. Ce numéro explore les retombées d'une éventuelle entrée officielle du patrimoine acéricole dans le patrimoine immatériel du Québec. Il s'intéresse aussi à la production traditionnelle qui pourrait bientôt être remise en valeur par des appellations réservées. Le dossier suit également l'évolution du repas de cabane à sucre et l'intérêt qu'il suscite en gastronomie et dans le milieu de la recherche. Enfin, il est question de la place du patrimoine dans la mise en marché des produits de l'érable. Retrouvez aussi au sommaire des chroniques sur les vitraux, les fours à pain, la restauration de la cloche Marguerite-Michel de l'église de Saint-Denis-sur-Richelieu et le patrimoine et les inondations, entre autres.

  • Cet automne, le magazine Continuité s'intéresse au patrimoine familial. Ce dernier prend diverses formes : lettres, photos, meubles, vaisselle, oeuvres d'art, vêtements, bijoux, etc. Il s'agit parfois d'objets ou de documents dont la valeur est surtout sentimentale et identitaire. N'empêche, ces souvenirs n'en méritent pas moins d'être préservés et transmis parce qu'ils témoignent de la petite histoire et jouent souvent un rôle fondamental en matière de sensibilisation au passé et à l'héritage collectif. Il arrive également que les legs familiaux présentent un grand intérêt sur le plan social et culturel, voire que certains soient prêts à mettre le prix fort pour les acquérir. Les gardiens de ces héritages intimes et personnels assument une responsabilité essentielle et doivent relever des défis de taille. En plus de mettre en lumière les différentes facettes et l'importance du patrimoine familial, ce dossier veut aider ceux qui s'emploient à pérenniser ce legs... et donner aux autres l'envie de se lancer dans l'aventure. (source : Continuité)

  • Qui est cette femme mystérieuse portant le large chapeau en couverture du numéro d'automne de la revue Nuit blanche ? Catherine Colomb, romancière suisse ayant passé inaperçue en dehors de son pays, « est pourtant une des plus grandes écrivaines du XXe siècle ». Découvrez-la dans la rubrique « Écrivain(e)s méconnu(e)s du XXe siècle » qui fête ses 20 ans. Célébrant aussi ses 20 ans, la rubrique du « Livre jamais lu » cède la parole à Valérie Forgues qui raconte le livre (ou plutôt le film) l'ayant naguère fortement marquée. Aussi au sommaire : une lettre de Michel Pleau au poète et professeur Jean-Noël Pontbriand, les « récits naturels » de Jean-Yves Soucy, François Landry et Muriel Wylie Blanchet, Suzanne Jacob et ses oeuvres, une balade avec Heather O'Neill dans les rues montréalaises, et De Gaulle, l'indépendantiste, La tentation québécoise de John F. Kennedy et Qui veut la peau du Parti québécois ? de Jean-François Lisée à travers la plume de François Lavallée. (source : Nuit blanche)

  • Après un numéro consacré à l'imaginaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean et un sur celui de la Côte-Nord, c'est vers la Gaspésie et les Îles de la Madeleine que se tourne le magazine Nuit blanche, que ce soit aux Îles de Geneviève Boudreau, à Bonaventure chez Philippe Garon ou dans les terres de la Gespe'gewa'gi avec Philippe Ducros. Avec Andréanne R. Gagné et David Laporte, plongez au coeur du roman gaspésien contemporain. Suivez Rachel Leclerc dans sa quête de sens et de beauté. Revisitez, avec François Ouellet et Roland Bourneuf, les jours gaspésiens des classiques Ferron et Breton. Parcourez le pays fabuleux - expression de Sylvain Rivière - avec Yves Laberge. Rêvez à Miguasha avec Renaud Longchamps. David Lonergan vous invite à redécouvrir Françoise Bujold poète, dramaturge et graveuse qui a su unir lyrisme et parler gaspésien. Car ce n'est pas d'hier qu'on écrit la Gaspésie et les Îles : un coup d'oeil à la chronologie qui clôt ce dossier vous ouvrira des imaginaires à explorer. (source : Nuit blanche)

  • En couverture du numéro d'automne de la revue Nuit blanche, retrouvez la romancière et poétesse Judy Quinn dont le septième livre L'homme-canon vient de paraître. Bruno Lemieux l'a rencontrée. L'écrivain Renaud Longchamps, lui, poursuit sa réflexion sur la genèse de son oeuvre entamée dans le numéro précédent. La rubrique « Écrivains méconnus du XXe siècle » est consacrée à Panaït Istrati et celle sur les « Écrivains franco-canadiens » à Michel Ouellette. Puis, François Ouellet vous invite à découvrir Eudore Évanturel, poète canadien-français de la fin du XIXe siècle, un peu précurseur de Nelligan, un peu précurseur de la poésie moderne. Refroidi par la critique, il n'aura publié qu'un seul recueil, Premières poésies. 1876-1878. Enfin, retrouvez plusieurs critiques d'ouvrages récemment parus, une entrevue de Michèle Bernard avec Viveca Sten, prolifique autrice suédoise, anciennement avocate, et une discussion des écrits de la romancière Caroline Vu par Catherine Voyer-Léger.

  • Difficile dans les années trente de séparer l'art de l'engagement. Si la gauche est d'abord communiste, où elle exerce son influence par l'entremise de l'AEAR, de la revue Commune et des Éditions Sociales Internationales, elle est néanmoins plurielle, et sa diversité est riche. Des socialistes « orthodoxes » de la SFIO à son aile gauche, en passant par les trotskystes, des syndicalistes révolutionnaires aux pacifistes en passant par les différentes « tendances » du mouvement anarchiste, d'autres intellectuels réfléchissent sur la culture, sur la littérature, se battent contre le fascisme.

  • Soixante-dix ans après sa mort, une relecture attentive de l'oeuvre de Jean Prévost - forte d'une trentaine d'ouvrages et de plus d'un millier d'articles -, inachevée par le fait des circonstances, ouvre de nouvelles perspectives. Prévost aimait réfléchir, étudier, comprendre, résoudre. Bien penser était pour lui un métier, voire une vocation.

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