Francois Garcon

  • Spécialiste de la Suisse, François Garçon prend plaisir depuis des années à vanter aux Français les qualités, les mérites et les succès de son pays d'origine, et nous le prouve aujourd'hui sous la forme d'un vaste panorama. Voyage étonnant au coeur d'un pays qui a du génie... « J'ai eu à coeur de mettre en valeur des entreprises, des faits historiques, des scientifiques, des événements, des monuments, des paysages, des mythes, des héros ordinaires, des personnages qui m'ont marqué, quelques escrocs aussi, qui témoignent de la diversité de ce pays, et de ses limites. Je me suis amusé à revoir certaines briques de la mémoire helvétique, mes souvenirs se mélangeant parfois aux faits vécus. J'ai voulu varier les points de vue en saisissant des objets de prime abord insignifiants (un référendum à Zermatt, la fosse aux ours à Berne, les abris antiatomiques, les chambres à lessive, le tintinnabulement, le boguet...) et d'autres qui ne le sont pas (l'association pour le droit à mourir dans la dignité Exit, les minarets, les hautes écoles, le Forum de Davos, Guillaume Tell, les droits populaires...). Ces brefs portraits et récits ne cultivent ni la prudence ni l'indulgence. Bien intentionné ou volontairement caustique, subjectif, toujours sincère, parfois déconcertant, mon regard est celui d'un citoyen-spectateur admiratif de la Suisse, ce jardin à la française dont les citoyens-utilisateurs assurent eux-mêmes l'entretien.
    Ce qui n'interdit, selon les circonstances, ni l'humour ni la distance. Et surtout pas les partis pris. »

  • Sorti en 2005, le film Le Cauchemar de Darwin accède immédiatement au statut de monument du cinéma documentaire. Il révèle un trafic monstrueux, sacrilège : les avions qui viennent chercher la perche du Nil, poisson abondamment pêché dans le Lac Victoria, arrivent en Tanzanie chargés d'armes destinées à «alimenter» les conflits locaux. L'obscénité du dépeçage de l'Afrique par les pays du Nord éclate au grand jour. Début 2006, une étude de François Garçon paraît dans la revue Les Temps modernes : Hubert Sauper, le réalisateur, aurait instruit uniquement à charge. Suit une polémique virulente qui décide plusieurs journaux à envoyer des reporters sur les lieux du tournage. Le caractère problématique de la démonstration du cinéaste se voit confirmé. Cet ouvrage nous offre un formidable décryptage de la puissance de l'image, allié à une réflexion politique et esthétique plus que jamais nécessaire. Tous les moyens seraient donc bons pour servir n'importe quelle cause supposée bonne ? Ce livre refuse ce bien curieux postulat et nous apporte une autre vision du fonctionnement de la globalisation dans cette région de l'Afrique, nettement plus complexe, moins cauchemardesque aussi.

  • La Suisse, c'est environ huit millions d'habitants, une démocratie participative exemplaire, grâce notamment aux référendums d'initiative populaire, et des résultats économiques époustouflants : le salaire médian est double du français (une caissière gagne 2 100 euros par mois...), la balance commerciale est excédentaire avec presque tous les pays, y compris avec la Chine, et 21 % d'immigrés contribuent à ce succès. Et pourtant, dans l'imaginaire français, la Suisse contemporaine se réduit à l'évasion fiscale, au secret bancaire, à une solide xénophobie et au chocolat. François Garçon, maître de conférences à la Sorbonne et auteur d'une Enquête sur Le cauchemar de Darwinqui a fait des vagues, remet les pendules à l'heure. Sa radiographie exhaustive et documentée aboutit à un constat : malgré de nombreuses polémiques (neutralité lors des deux guerres mondiales, rejet des juifs pendant la seconde, fonds juifs en déshérence, récent dumping fiscal) et de fortes disparités régionales, les Suisses ont su créer et entretenir leur prospérité.

  • Le 7 décembre 1941, l'aviation japonaise bombarde la flotte américaine de Pearl Harbor : la guerre devient mondiale. Mal connu en Europe, le conflit qui s'amorce alors dans cette partie du monde innove à bien des égards.

  • La Suisse est le pays le plus heureux du monde. C'est une étude internationale qui l'affirme. Les critères retenus ? L'emploi, le logement, la santé, la richesse, l'environnement, la sécurité... Pourtant, la patrie de Rousseau reflète une image assez négative : corruption, évasion fiscale, islamophobie... Face à ce paradoxe, quels sont les secrets du bonheur suisse ? La Suisse n'est pas seulement un îlot où cohabitent banquiers et gruyères sur fond d'alpages enneigés. Au coeur du miracle helvète ? Les votations. Composé de 26 cantons, qui sont autant d'États souverains, c'est le seul pays où, quatre fois par an, le peuple initie des lois et en surveille l'application : de l'immigration à la religion, de l'énergie à la fiscalité, de la protection des animaux aux bruits des avions ! Unique en son genre, cette démocratie participative suscite la curiosité des démocrates et des républicains du monde entier. Ses résultats sont en effet incroyables : un chômage quasi inexistant, une compétitivité à toute épreuve et le système de formation le plus performant sur le continent. Les Suisses sont-ils alors xénophobes ? Non, car 24% de la population résidente y est étrangère. Alliant la rigueur de l'historien et la férocité de l'essayiste, François Garçon pose un franc diagnostic : affaiblie par une crise dont elle ne parvient pas à sortir, il est temps que l'Europe arrête de mépriser la Suisse pour enfin s'en inspirer.

  • La Suisse paraît être l'Etat où la démocratie est la plus développée, avec notamment une procédure référendaire dynamique et des vestiges de démocratie directe. Elle connaît un faible taux de chômage, un niveau de richesse élevé, maintient une finance et une monnaie fortes, une industrie compétitive et diversifiée. Elle possède parmi les meilleures écoles de la planète. Et même sur le plan sécuritaire, la Suisse fait figure de sanctuaire. Antre de la neutralité, ce pays militarisé, où le service national paraît constituer un ciment social, est quasiment épargné par le terrorisme et la délinquance de masse. Alors, la Suisse est-elle vraiment un modèle ?

empty