Histoire

  • On connaît le Roi-Soleil, mais comment le jeune Louis est-il devenu ce monarque qui fit briller si haut la grandeur de la France ?
    L'enfance de Louis XIV est aussi romanesque que douloureuse. Écrasé de professeurs, surveillé par Mazarin qui l'initie aux intrigues et à l'art d'être roi, fouetté par sa mère Anne d'Autriche, qui ne lui passe rien, il reçoit une éducation qui s'apparente à un dressage.
    Souverain à cinq ans, il se retrouve projeté dans l'une des périodes les plus tourmentées de notre histoire, la Fronde. Le Parlement le malmène, les princes le défient, le peuple envahit son palais. Louis est à la fois un enfant, capricieux, buté, et un jeune roi qui doit subir en silence le mépris de ses aînés.
    Parce qu'il fut très humilié, Louis XIV ne songera ensuite qu'à démontrer toute sa puissance. Avant que le soleil ne se lève, il y avait un " petit homme ". Et c'est à cette intimité que François-Guillaume Lorrain, en romancier passionné d'histoire, redonne vie sous nos yeux.

  • Le rouge et le brunRobert Coulondre (1885-1959) a été l'ambassadeur de France qui a signifié à Ribbentrop, le ministre des Affaires Etrangères allemand, la déclaration de guerre de la France. Mais Coulondre n'a pas seulement été en poste à Berlin. Il a en effet réalisé la passe de deux des totalitarismes, représentant aussi la France à Moscou, de 1936 à 1938. Il a surtout alerté en vain Paris sur la nécessité de maintenir des liens étroits avec l'URSS de Staline et d'empêcher sa lente dérive vers l'ogre nazi. Juste avant la déflagration, un ambassadeur s'est donc retrouvé aux deux endroits les plus explosifs de l'Europe, témoin, acteur privilégié placé au carrefour des équilibres, des tensions, et des manigances. Cinq ans après la fin de la guerre, ce Cassandre aux gants beurre frais prit une plume brillante pour égrener de son point de vue le compte à rebours fatidique, de 1936 à 1939. Sans se donner le beau rôle, sans non plus verser dans le règlement de comptes, il nous fait revivre chaque moment où la France a foncé dans le mur. Il raconte aussi avec un luxe de détails étonnant la Russie stalinienne dont il dresse le portrait des dirigeants. Il décrit enfin longuement Hitler qu'il rencontra à plusieurs reprises. On connaissait les Mémoires de son prédécesseur à Berlin, André François-Poncet. On avait oublié ce De Staline à Hitler, un complément indispensable. Le principal témoignage hexagonal qui permet de comprendre comment Hitler et Staline se tombèrent dans les bras. En voici la première édition critique, annotée et préfacée de main de maître par François-Guillaume Lorrain.

empty