Fawaz Hussain

  • À Amoudé, village aux confins de la Syrie, en terre kurde, le héros perçoit à peine les bouleversements venus de la Turquie voisine. Il se laisse bercer par son quotidien, entre apprentissage scolaire et respect des traditions ancestrales, et porte un regard émerveillé sur le monde. L'enfance est pour lui un horizon de promesses et d'espoir, au coeur de la barbarie dont seuls les adultes ont le secret.



    Fawaz Hussain est né en 1953 dans le Nord-Est de la Syrie, une des terres du Kurdistan, désormais divisé. Il vit aujourd'hui à Paris et se consacre à l'écriture et à la traduction des classiques français en kurde, sa langue maternelle. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Orages pèlerins.



    « Vous nous faites découvrir dans votre style précis et savoureux l'univers de ces villes d'Orient. »

    Sébastien de Courtois, France Culture

  • Un vibrant hommage au peuple kurde et à la Syrie déchirée...
    La cinquantaine, Farzand quitte Paris où il vient de passer la moitié de son existence. Il veut rentrer chez lui, à Amoudé, un village perdu de Syrie à la frontière avec la Turquie, pris dans le feu et le sang du Printemps arabe. Conscient de l'impossibilité d'un tel voyage dans un pays qui entame sa cinquième année de guerre civile, il accepte l'idée de se contenter d'une nuit, du côté turc, à regarder les lumières de sa ville natale. Après une escale à Istanbul, il passe une longue semaine à Diyarbakir, au bord du Tigre, où il fera la rencontre d'un garçon d'une douzaine d'années, vendeur de pépins de pastèque bouillis, avec lequel il va se lier d'amitié.
    Farzand pensait seulement revoir sa ville en faisant ce voyage ; il retrouvera un fils, lui qui a perdu le sien tragiquement il y a des années.
    Un livre sur l'espoir et la beauté au milieu des ruines.

  • En partageant la vie intime de ses personnages, le narrateur lève un pan sur les drames de l'Histoire qu'elle recèle et qui n'en finit pas de se répéter. Mais loin d'être simple spectateur, il fait partie intégrante de ce récit dans lequel il se livre, sans fard et avec humour. Nostalgique de l'amour enfui, du pays perdu, de la jeunesse disparue, il reste un combattant de la mémoire et un poète, qui, tel l'Étranger de Baudelaire, aime les nuages qui passent.

  • Luleå a tout d'une ville absente, enfin, d'une topographie factice. C'est une ville située sur la côte ouest du golfe botnique où le froid et la solitude dictent leur loi. Je me trouve à Luleå par erreur. J'y interroge la mémoire peu fiable du vent et écris la chronique des ténèbres. Un journal dans lequel l'auteur relate ses combats livrés contre la solitude et la gerçure au nord de la Suède.

  • Récit de l'errance d'un écrivain kurde dans la société occidentale contemporaine, tiraillé entre ses racines de poussière et de sang et son univers d'écrivain installé à l'ouest de l'Europe. Premier roman.

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