Etienne Kern

  • Les envolés Nouv.

    Les envolés

    Etienne Kern

    4 février 1912. Le jour se lève à peine. Entourés d'une petite foule de badauds, deux reporters commencent à filmer. Là-haut, au premier étage de la tour Eiffel, un homme pose le pied sur la rambarde. Il veut essayer son invention, un parachute. On l'a prévenu : il n'a aucune chance. Acte d'amour ? Geste fou, désespéré ? Il a un rêve et nul ne pourra l'arrêter. Sa mort est l'une des premières qu'ait saisies une caméra.
    Hanté par les images de cette chute, Étienne Kern mêle à l'histoire vraie de Franz Reichelt, tailleur pour dames venu de Bohême, le souvenir de ses propres disparus.
    Du Paris joyeux de la Belle Époque à celui d'aujourd'hui, entre foi dans le progrès et tentation du désastre, ce premier roman au charme puissant questionne la part d'espoir que chacun porte en soi, et l'empreinte laissée par ceux qui se sont envolés.

  • Dire tu ? dire vous ?

    Que la solution s'impose comme une évidence ou nous plonge dans les affres du doute, il nous faut faire un choix. Et ce choix, d'emblée, nous place au coeur d'enjeux considérables, car ces tu et ces vous que nous employons sans y prêter attention sont plus que des pronoms. Ils engagent notre relation à l'autre, dessinent notre manière de concevoir le monde, trahissent nos états d'âme. En somme, ils disent tout de nous.

    Infatigable collectionneur d'anecdotes, Étienne Kern mène l'enquête sur ces deux simples mots, les jeux qu'ils permettent, les faux pas qui nous guettent. Il nous convie, chemin faisant, à un voyage inattendu à travers la langue et la littérature.

  • Qui a dit que nos grands écrivains étaient des écrivains parfaits ? Dans ce Lagarde et Michard à l'envers, sont traquées les fautes de syntaxe, répétitions malheureuses, incohérences narratives qui se retrouvent dans les chefs-d'oeuvre les plus consacrés de notre littérature... non pas pour les tourner en ridicule, mais pour en montrer le caractère vivant, et les aimer encore davantage !

  • Les grands écrivains font-ils de bons amis ? Dans la même veine que leur fameuse Histoire des haines d'écrivains, Anne Boquel et Etienne Kern, tous deux professeurs à Lyon et amoureux fous de la littérature, montrent que si elle est un peu moins piquante que les haines, l'amitié n'en est pas moins vitale aux écrivains, surtout s'ils sont célèbres. Balayant la littérature mondiale sur deux siècles, ils explorent en une dizaine de chapitres les grandes amitiés littéraires, depuis Goethe qui conservait le crâne de son ami Schiller jusqu'à Garcia Marquez et Vargas Llosa dont l'amitié se brisa à coups de poing, en passant par l'amitié toxique de Coleridge et Wordsworth, celle orageuse de Tolstoï et Tourguenieff, l'amitié amoureuse de Cocteau et Radiguet, l'amitié filiale de Kawabata et Mishima, sans oublier Hugo et Dumas, Sand et Flaubert, Woolf et Mansfield, Kerouac et Ginsberg, ou encore les frères d'armes que furent Césaire et Senghor. Une promenade intime, souvent émouvante, chez les grands de la littérature qui permet aussi de revisiter l'histoire littéraire et de saisir de belles leçons de vie.

  • Dans la lignée de l'Histoire des haines d'écrivains, avec la même verve et une pluie d'anecdotes, ce livre raconte comment les parents d'écrivains du XIXe et du XXe siècle ont réagi à la vocation de leurs rejetons. Pour beaucoup, qui rêvaient d'un métier sérieux ou d'un avenir solide, c'est la disgrâce absolue : Jules Renard n'est qu'un « chieur d'encre » aux yeux de sa mère ; le père de Nerval finit par rompre avec lui. Quant à la mère de Marguerite Duras, elle se désespère : « Tu es faite pour le commerce ! » Car, insiste Mme Gide, il faut bien trouver de quoi « mettre la poule au pot ». D'autres encore sont scandalisés, ou s'agacent d'une imagination jugée débordante. « Poulou n'a rien compris à son enfance », s'écrie la mère de Sartre après avoir lu Les Mots.
    Certes, tous les parents n'ont pas été hostiles : Honoré a souffert sa vie durant de ses rapports avec la terrible Mme Balzac, qui exécrait ses premiers romans, mais il a eu le réconfort d'être le fils de son père ; un Théophile Gautier, une Marguerite Yourcenar ont été encouragés dès l'affirmation de leur vocation. Ce soutien frôle parfois la cocasserie pure : quand, emporté par l'inspiration, Lamartine célébra dans un poème le lierre majestueux, mais imaginaire, qui recouvrait la maison familiale, sa mère s'empressa d'en planter un, afin que nul ne pût prendre Alphonse en défaut...
    Peur de la déchéance sociale, fierté face au succès, rejet d'un milieu qu'on connaît mal, incrédulité, dévotion ou indifférence : souvent savoureuses, ces réactions à l'irruption de la littérature dans une vie nous font plonger dans l'intimité de ces familles à la fois si lointaines et si proches.

  • Fin 1817. L'Empereur est à Sainte-Hélène depuis deux ans.
    Réfugié aux États-Unis, un de ses anciens compagnons, le général Charles Lallemand, entraîne une centaine de vétérans dans un projet fou : jeter en Amérique les bases d'un nouvel Empire, d'où l'on pourra, un jour, s'élancer pour libérer Napoléon.
    Mus par leur rêve, ces fidèles parmi les fidèles s'en vont fonder une colonie au Texas. Le chemin est semé de périls. Cernés par des Indiens cannibales et des pirates trafiquants d'esclaves, livrés à la mégalomanie d'un chef manipulateur, menacés de toutes parts, ils voient peu à peu se refermer sur eux les portes de leur cité idéale.
    Récit d'un épilogue oublié mais authentique de l'épopée napoléonienne, incroyable trésor exhumé des archives, ce livre se lit comme un roman. Il fait revivre les doutes, les souffrances et les espoirs de ces illuminés superbes et pathétiques qui, parvenus à ce point où l'héroïsme confine à la folie, l'utopie à la secte et la foi à l'absurde, ont cru pouvoir changer le cours de l'Histoire.

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