Eric Roussel

  • Pour l'anniversaire des cinquante ans de sa disparition, l'auteur revisite la vie et le parcours du général de Gaulle (1890-1970) à la lumière du XXIe siècle. Il montre ainsi comment l'homme d'Etat a façonné la France même après sa mort par ses prises de décision et sa clairvoyance quant au futur du pays.

  • Valéry Giscard d'Estaing

    Eric Roussel

    • Humensis
    • 10 Octobre 2018

    En juin 1974, Valéry Giscard d'Estaing, longtemps ministre des Finances du général de Gaulle et de Georges Pompidou, entrait à l'Élysée. Élu sur sa seule image, sans le soutien d'un parti fort, celui qui était alors, à 48 ans, le plus jeune président de l'Histoire de la République, n'allait pas tarder à surprendre.
    Le début de son septennat fut marqué par des réformes de société fondamentales : dépénalisation de l'avortement, abaissement de la majorité à 18 ans, assouplissement de la procédure de divorce, promotion des femmes. La France n'avait pas connu de tels changements depuis la Libération. Puis vint le temps des difficultés : second choc pétrolier, résistances d'une grande partie de la majorité. Autant de facteurs qui expliquent la victoire, en mai 1981, de François Mitterrand sur le représentant de la tradition libérale.
    Presque un demi-siècle après le scrutin de 1974, Valéry Giscard d'Estaing s'est longuement confié à Éric Roussel et lui a ouvert ses archives. D'où le caractère singulier de cet ouvrage qui, bénéficiant d'autres témoignages (dont celui de Henry Kissinger) et de l'accès à de nombreux documents en France et à l'étranger, cerne la personnalité complexe d'un traditionaliste réformiste, artisan d'une mutation profonde de la société française.

  • Eminence grise du général de Gaulle dès le lendemain de la Libération, Premier ministre de 1962 à 1968 la plus longue présence à Matignon de la Ve République , président mort prématurément en 1974, Georges Pompidou est profondément ancré dans la mémoire collective. Homme de culture pragmatique, il a incarné la modernité dans toutes ses tensions. Le chantre de l'industrialisation s'est fait l'avocat d'une vie simple et campagnarde. L'amateur d'art moderne, créateur du centre parisien qui porte son nom, a volontiers défendu les valeurs les plus traditionnelles. Le gaulliste qu'il était resté a pris le chemin de l'Europe.
    Riche de plus de deux cents témoignages inédits de Jacques Chirac à Pierre Mendès France en passant par François Mitterrand et Jacques Chaban-Delmas , fondée sur les archives de Georges Pompidou utilisées ici pour la première fois, cette biographie qui a connu un grand succès est restée l'ouvrage de référence sur l'ancien chef de l'Etat.


    Historien et journaliste, Eric Roussel a publié plusieurs livres sur la France et l'Europe contemporaines. Sa biographie de Jean Monnet (Fayard, 1996) a reçu le Prix Guizot et le Prix de l'essai de l'Académie française. Son Charles de Gaulle (Gallimard, 2002) compte parmi les ouvrages incontournables consacrés à l'homme du 18 Juin.

  • Pierre Brossolette

    Eric Roussel

    • Fayard
    • 5 Janvier 2011

    Pierre Brossolette fut un combattant et il a payé ses engagements de sa vie. Il reste que la gloire attachée à son nom, son instrumentalisation au service de la mémoire résistante et de la gauche socialiste ont occulté l'homme et son parcours. Eric Roussel, grâce aux papiers confiés par la famille et à des sources inédites trouvées en Angleterre comme en Russie, a écrit ce que l'on peut tenir pour la première biographie objective du personnage. Comme pour son De Gaulle chez Gallimard (42 000 ex.), il ne s'agit pas d'ébrécher ni de renverser la statue du Commandeur, mais de la "nettoyer". On apprend ainsi beaucoup sur l'opposition de Brossolette aux accords de Munich, sur ses relations avec Blum, sur son journalisme militant au Populaire, sur sa hantise de la guerre confortée par des jugements au scalpel sur la classe politique des années 1930. Eric Roussel suit les pérégrinations de ce résistant de la première heure, du "Musée de l'Homme" à l'OCM et à Libération-Nord jusqu'à Londres où il va s'acharner à réunir autour du Général toutes les familles spirituelles et politiques. On mesure ce que sa disparition tragique, en 1944, a coûté à la France de la Reconstruction.

  • De Gaulle

    Eric Roussel

    'Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison. [...] La France n'est réellement elle-même qu'au premier rang. [...] Notre pays, tel qu'il est, parmi les autres, tels qu'ils sont, doit, s

  • Peu de personnalités contemporaines suscitent des réactions aussi contrastées que Nicolas Sarkozy. On l'aime sans mesure. On le déteste avec une égale outrance. Éric Roussel a essayé pour sa part de le saisir dans sa vérité. À l'époque où l'ancien président de la République était en retrait de la vie politique, il l'a rencontré à plusieurs reprises pour évoquer les moments forts de son quinquennat, ceux durant lesquels il dut affronter l'adversité, souvent seul contre tous. Avec la liberté de ton qu'on lui connaît, Nicolas Sarkozy a égrené ses souvenirs, revenant en particulier sur ses rencontres avec les principaux dirigeants de la scène internationale : Vladimir Poutine, Angela Merkel, Barack Obama, entre autres. À partir de ces conversations, Éric Roussel trace le portrait en creux d'un homme souvent déroutant, qui aime casser les codes, provoquer, voire choquer, et ne se réalise pleinement que dans les heures de grande intensité : crise de la Géorgie et bourrasque monétaire de 2008, crise de la dette grecque... Nourri de confidences, ce livre, le premier sur Nicolas Sarkozy écrit par un historien, révèle un personnage hors normes, difficile à situer dans les traditions politiques de la France, parfois en porte à faux par rapport à son électorat et dont le tempérament comme le comportement s'accommodent plus des temps agités que du calme plat.



  • L'Algérie et nous


    -> Entretien avec Gilles Kepel. Les différents scénarios du « printemps algérien »
    Gilles Kepel met en perspective les récentes manifestations algériennes avec les « printemps arabes ». D'après lui, le futur pouvoir algérien prendra les allures d'une cohabitation militaro-salafiste.

    -> « Accueillons cette lueur présage de bonheur » par Sébastien Lapaque
    Vu de l'hexagone, il est impossible de comprendre l'Algérie depuis son indépendance en 1962, affirme Sébastien Lapaque. Grâce à ses voyages et ses relations nouées sur place, l'écrivain nous emporte au coeur de ce pays à la fois libre et enchaîné.
    -> La Casa del Mouradia par Ryad Girod
    Le romancier Ryad Girod livre une version littéraire des premiers jours du « printemps algérien ».

    -> Le mystère de Gaulle par Éric Roussel
    L'historien Éric Roussel décrypte la politique algérienne de De Gaulle en rappelant le parcours et les idées du Général en matière coloniale.

    -> Les intellectuels français sur l'Algérie par Pierre Vermeren
    La guerre d'Algérie conduit les intellectuels français à se positionner pour ou contre la colonisation. Pierre Vermeren revient sur les violentes controverses.

    -> Entretien avec Jean-François Kahn. Les médias français et la décennie noire
    Jean-François Kahn a couvert la guerre civile algérienne pour différents journaux. Il témoigne des aveuglements et des dénis d'une grande partie de la presse française de l'époque sur les groupes islamistes.

    -> Camus, écrivain algérien ? par Robert Kopp
    Né en Algérie, Camus militait pour une cohabitation pacifique entre colonisateurs et colonisés. Robert Kopp évoque ce positionnement politique qui relevait davantage d'un rêve.



    Littérature


    -> Inédit L'inadapté par Clara Dupont-Monod
    Un enfant naît avec une maladie rare. À travers le personnage de la soeur, Clara Dupont-Monod raconte l'épreuve, la souffrance et la force.





    Études, reportages et réflexions


    -> Alexandra David-Néel, une âme en peine. Portrait de l'orientaliste en femme (presque) ordinaire par Marion Dapsance
    L'aura dont bénéficie Alexandra David-Néel gomme certains traits de sa personnalité. Marion Dapsance nous les révèle.

  • Cette correspondance s´ouvre sur la séquence " Pierre Mendès France au pouvoir " : sept mois et dix-sept jours, de juin 1954 à février 1955. Les protagonistes viennent de se rencontrer et de se réunir dans la perspective du lancement deL´Express, créé spécifiquement pour porter Mendès France au pouvoir. Durant cette période, Françoise Giroud et Jean-Jacques Servan-Schreiber, conseillers du nouveau président du Conseil (sans occuper de postes officiels), plaident en faveur d´une action novatrice et résolue, tant à l´intérieur qu´à l´extérieur. Ils s´opposent notamment au ministre des Finances, Edgar Faure, jugé par eux trop traditionaliste et laxiste. Cette partie de la correspondance fait clairement apparaître ce qui n´était jusqu´à présent que supposé, à savoir la grande influence de Françoise Giroud et de Jean-Jacques Servan-Schreiber dans les coulisses du pouvoir.Après la chute de Mendès France en février 1955, Françoise Giroud et Jean-Jacques Servan-Schreiber sont associés à la rénovation du Parti radical entreprise par l´ancien président du Conseil. Mais très vite, c´est leur unité de vues sur la question algérienne qui les réunit. Tous trois se montrent partisans d´une politique généreuse et libérale, seule susceptible, selon eux, de rallier les Algériens à la France. Une ligne qui est aussi celle d´une grande plume de l´hebdomadaire : François Mauriac. Les trois protagonistes font évidemment bloc en 1956 quant, à la suite d´une mesure décidée par le gouvernement, Jean-Jacques Servan-Schreiber est rappelé en tant que réserviste en Algérie. À Mendès France, en qui il voit une sorte de père spirituel, Jean-Jacques Servan-Schreiber confie ses plus intimes pensées, son dégoût de ce qu´il est amenéà voir sur le terrain, ses espoirs enfin.En mai 1958, lorsque le général de Gaulle revient au pouvoir, Mendès France et ses deux amis se montrent hostiles aux moyens utilisés par les partisans du Général pour favoriser son retour aux affaires. Mais, au fil de la Ve République, cet accord se fissurera. En rupture claire avec la gauche au moment de son ralliement à Valéry Giscard d´Estaing en 1974, Jean-Jacques Servan-Schreiber ne cessera de s´éloigner de Mendès France, fidèle quant à lui à ses idées de toujours. L´amitié de Pierre Mendès France et de Françoise Giroud sera, elle, mise à rude épreuve quand, dans son livreSi je mens, la grande journaliste affirmera avoir inspiré les décisions les plus spectaculaires de Mendès France lors de son passage au pouvoir. Une fin un peu mélancolique qui ne peut néanmoins faire oublier l´ardeur et la noblesse des combats communs des années 1950.

  • Dans une société en proie à de profondes mutations, le rapport au travail des cadres évolue. Chez eux, des comportements nouveaux se font jour qui, hier encore, paraissaient improbables. Quelque chose semble s'être fissuré, le vernis d'une condition salariale spécifique tendrait à se craqueler et l'investissement des cadres à se transformer. Ancienne figure de proue d'un certain « esprit du capitalisme », les cadres auraient-ils perdu leur raison d'être ? On aborde ici le rapport au travail des cadres à l'intersection des histoires individuelles, catégorielles et sociétales. Les unes se mêlent aux autres dans d'inextricables relations qui fournissent aux individus les moyens de faire face au quotidien du travail. Tous ne partent donc pas dotés de dispositions semblables. Le suivi de leurs expériences dans la durée permet de montrer que les difficultés qu'ils doivent affronter génèrent en eux des tensions. On voit alors qu'un lourd investissement de soi reste envisageable tant que les espoirs renfermés dans le sens de leur trajectoire professionnelle parviennent - encore - à contenir ces tensions. Mais quelles conditions sociétales doivent donc être réunies pour faciliter, au moindre coût, l'adaptation des cadres au monde du travail ?

  • De nombreux livres ont évoqué la vie de François Mitterrand, tel ou tel épisode de son itinéraire ; celui-ci le ramène dans l'Histoire, éclairant son exceptionnel parcours par quantité d'archives, tant françaises qu'étrangères, et de témoignages inédits. De cet homme d'État dont la part d'ombre demeure importante restait encore à découvrir quels accidents ont façonné sa sensibilité, déterminé ses choix. Au travers de correspondances privées jusque-là inconnues, cet ouvrage montre comment les épreuves de la guerre et une déception sentimentale dévastatrice ont trempé le caractère du futur président de la République, le préparant ainsi à son destin.
    Grâce à son travail d'historien, Éric Roussel réussit à jeter un jour nouveau sur l'ensemble de la carrière de François Mitterrand. Il éclaire notamment les circonstances curieuses de son départ pour la Grande-Bretagne à l'automne 1943, ses liens avec René Bousquet, auquel il doit probablement la vie, son passage au ministère de la France d'outre-mer sous la IVe République, l'affaire de l'Observatoire, ses relations avec Pierre Mendès France, le général de Gaulle ou Mikhaïl Gorbatchev et les principales étapes de sa présidence.
    En fin de volume, Valéry Giscard d'Estaing, Nicolas Sarkozy et François Hollande, livrent leur vision de cet acteur majeur du XXe siècle.

  • Homme de courage et de conviction, esprit volontaire et visionnaire, Simon Nora (1921-2006) fut l'un des principaux acteurs de la modernisation française. Résistant à vingt ans,

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