Emile

  • Janvier 1940. Un hiver particulièrement rude s'est abattu sur Bruxelles. Alors que tout le monde attend avec appréhension l'arrivée imminente de la guerre, Fantasio s'est engagé dans l'armée belge. Dans la forteresse d'Ében-Émael, il est impatient d'en découdre et ne doute pas une seconde que les armées française et britannique écraseront l'armée allemande... Quant à Spirou, il est toujours groom et continue de vivre le plus normalement possible. Sa rencontre avec Felix, un peintre juif allemand dont les nazis ont jugé l'oeuvre "dégénérée", et Felka, sa femme, va lui faire découvrir la "question juive" et la complexité de la situation internationale. Quand la guerre éclate, Fantasio cherche à servir la patrie le plus héroïquement possible. Spirou, lui, essaye de comprendre la complexité de la situation à travers des rencontres avec des personnages profondément humains et tente de se rendre utile en étant fidèle à ses valeurs.

  • Automne 1940. Spirou arrive à convaincre Fantasio de ne pas prendre le train pour partir travailler en Allemagne. Mais les temps sont durs et Spirou est menacé d'expulsion par le prêtre qui lui loue une chambrette. C'est alors qu'il a une brillante idée : avec Fantasio, il va monter un théâtre de marionnettes itinérant pour donner un peu de joie aux enfants qui n'ont rien d'autre à faire que de subir (ou jouer à) la guerre. Félix et Felka, le couple de peintres juifs allemands exilés à Bruxelles, les aident à réaliser les décors, et Fantasio, esprit débordant de créativité, écrit des contes pleins de violence et de gueuletons. Le spectacle plaît beaucoup à M. Henri, un mécène, qui les engage pour qu'ils aillent jouer un peu partout en Belgique. Et c'est ainsi que Spirou et Fantasio partent à vélo sillonner le pays avec leur théâtre itinérant. Mais Fantasio va tomber amoureux, et son comportement et ses secrets vont commencer à attirer de graves ennuis à Spirou...

  • Le Figaro du 23 janvier 1868 à propos de Thérèse Raquin : 'C'est le résidu de toutes les horreurs. Le sujet est simple, le remords physique de deux amants qui tuent le mari mais qui, ce mari tué, n'osent plus s'étreindre, car voici le supplice délicat qui les attend : "Ils poussèrent un cri et se pressèrent davantage, afin de ne pas laisser entre leur chair de place pour le noyé. Et ils sentaient toujours des lambeaux de Camille, qui s'écrasait ignoblement entre eux." Enfin, un jour, ces deux forçats de la morgue tombent épuisés, empoisonnés, l'un sur l'autre, devant le fauteuil de la vieille mère paralytique, qui jouit intérieurement de ce châtiment par lequel son fils est vengé... Forçons les romanciers à prouver leur talent autrement que par des emprunts aux tribunaux et à la voirie.'

  • Tandis que des pourparlers entre des émissaires polonais et Karl Von Glaubitz, premier secrétaire du ministre allemand des Affaires étrangères Von Ribbentrop, étaient au pont mort à Bruxelles, un jeune groom du Moustic Hôtel, prénommé Spirou, a proposé une solution tout à fait originale au problème délicat de Dantzig. Toutes les parties en présence semblaient convaincues. Mais à ce moment-là, un de nos collaborateurs à la rubrique des chiens écrasés - Fantasio, donc - a surgi et tenté d'obtenir des informations auprès du dignitaire nazi. Devant le refus de celui-ci, une rixe éclata, au cours de laquelle il écopa d'un mauvais coup... On s'attend dès lors à des représailles imminentes de la part de l'Allemagne. Des bombardiers de la Luftwaffe auraient décollé à l'aube en direction de la frontière polonaise...

  • GERMINAL

    Emile Zola

    Voici, dans la France moderne et industrielle, les " Misérables " de Zola. Ce roman des mineurs, c'est aussi l'Enfer, dans un monde dantesque, où l'on " voyage au bout de la nuit ". Mais à la fin du prodigieux itinéraire au centre de la terre, du fond du souterrain où il a vécu si longtemps écrasé, l'homme enfin se redresse et surgit dans une révolte pleine d'espoirs.
    C'est la plus belle et la plus grande oeuvre de Zola, le poème de la fraternité dans la misère, et le roman de la condition humaine.
    Préface de Jacques Duquesne Edition établie, commentée et annotée par Auguste Dezalay.

  • Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s´amoncellent, éblouissants, délicats. Tout ce qu´une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d´enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace.
    Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d´elle le symbole du modernisme et des crises qu´il suscite. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.

  • Ernest et Colette arrivent chez leur grand parents en septembre 1939. La guerre est déclarée juste après leur arrivée. Leur père est mobilisé et leur mère, souffrant de tuberculose, doit partir au sanatorium. Les enfants, vont rester à la campagne pour faire leur rentrée scolaire, mais les évènements s'enchaînent et finalement,ils vont y rester pendant toute la guerre. Ce premier tome, raconte la première année d'Ernest et Colette à Grangeville, entre leurs grands-parents, leurs nouveaux camarades de classe, l'inquiétude d'être séparés de leurs parents : une nouvelle vie, pleine de surprises et de découvertes, dans un contexte historique bouleversant.

  • Un mécanicien de locomotive, tourmenté par une lourde hérédité, et qui ne s'entend vraiment qu'avec sa machine... Une femme qui semble née pour faire le malheur de tous les hommes qui l'approchent... Un juge pétri de préjugés, prêt à renier la justice au profit de l'intérêt social ou politique... Tels sont les personnages de ce drame, un des plus sombres qu'ait imaginés le romancier des Rougon-Macquart.
    Vivante et précise comme un reportage, puissante comme une épopée, son évocation du monde des chemins de fer au moment de leur âge d'or va de pair avec la vision d'une humanité en proie à ses démons héréditaires et sociaux - l'alcoolisme, la misère -, et chez qui la jalousie et la convoitise charnelle portent le meurtre comme la nuée porte l'orage.

    Chez Zola, les choses surgissent égales dans leur réalité et se reflètent, élargies, jamais déformées, répugnantes ou sédui- santes, laides ou belles indifféremment, dans ce miroir de vérité, grossissant, mais toujours fidèle et probe, que l'écrivain porte en lui.Maupassant, Choses et autres.
    Préface, commentaires et notes de Gisèle Séginger. 

  • Qu'est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd'hui encore ? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d'Or version Second Empire ?
    L'existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s'expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l'intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers «assommoirs» - un accident de travail, l'alcool, les «autres», la faim - ont finalement raison d'elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L'Assommoir, cette «passion de Gervaise», cet étonnant chef-d'oeuvre, avec des yeux neufs.

    Edition de Jacques Dubois. 

  • Nana

    Emile Zola

    "Le sujet de Nana est celui-ci : Toute une société se ruant sur le cul. Une meute derrière une chienne, qui n'est pas en chaleur et qui se moque des chiens qui la suivent. Le poème des désirs du mâle, le grand levier qui remue le monde."
    (Émile Zola).

    "J'ai passé hier toute la journée jusqu'à 11 heures et demie du soir à lire Nana, je n'en ai pas dormi cette nuit... Les caractères sont merveilleux de vérité... La mort de Nana est michelangelesque ! Un livre énorme, mon bon !"
    (Gustave Flaubert).

    Dans ce roman, et dans ce personnage de courtisane, Zola a peint à la fois la corruption d'une femme, de la société où elle recrute ses amants, et d'un régime politique, le Second Empire, qui se rue avec insouciance vers la guerre et la débâcle. Sexualité, histoire et mythe vivent et meurent ensemble, dans un même souffle brutal.

  • Mars 1941, premier hiver de l'Occupation. Ernest et Colette découvrent les pénuries et le rationnement, alors qu'ils préparent un colis pour leur père, Robert, prisonnier en Allemagne. Tissier, l'épicier du village, a décidé de profiter de la situation pour alimenter le marché noir, en collaborant avec Hans, l'officier allemand. Les enfants se retrouvent confrontés aux choix parfois discutables des adultes. Heureusement, ils trouvent du réconfort auprès de leur instituteur monsieur Herpin. Et la bienveillance de leurs grands-parents allège le quotidien.

  • Automne 1943, les tensions sont de plus en plus fortes dans le petit village de Grangeville. La bande des Robinson, n'écoutant que son courage, aide la Résistance en faisant le relevé des nouvelles batteries et défenses des Allemands sur la côte. C'est Monsieur Herpin, leur instituteur, qui se révèle être le chef de la Résistance de la Région.
    Quelques mois plus tard, enfin, le débarquement des alliés a lieu ! Le village attend d'être libéré. Mais la nervosité des allemands s'accentue, provoquant des représailles terribles. Malgré tout, un vent de liberté souffle désormais et rien ne pourra l'arrêter.

  • Olivier Bécaille est-il mort ? C'est en tout cas le diagnostic que le médecin, convoqué par sa femme, prononce au-dessus de sa dépouille inanimée. Mais le malheureux n'a que l'apparence d'un cadavre : prisonnier de son corps inerte, il continue de percevoir le monde qui l'entoure. Et si, trompé par sa torpeur, on l'enterrait vivant ?

    La Mort d'Olivier Bécaille est suivie de Nantas, L'Inondation et Les Coquillages de M. Chabre.

  • Jules, gentil ado sans problèmes (excepté un petit frère qui veut lui trucider son cochon d'Inde), est sélectionné par l'Agence Spatiale Mondiale pour faire partie de la première expédition vers Alpha du Centaure. Le voyage va durer huit semaines pour eux, et huit ans en temps terrestre-à cause de la relativité...
    Le voilà donc embarqué avec son cochon d'Inde (clandestin) et les membres de la glorieuse équipe : deux farfelus qui collectionnent sept prix Nobel ; une petite copine de chambre assez énervée au début mais ca s'arrange ; un commandant de vaisseau qui, entre une cuite et une déprime, foire ses atterrissages et met en péril la paix galaxique ; et une jolie exobiologiste qui étudiera la vie extraterrestre dés qu'ils l'auront trouvée...
    Et en effet, ils la trouvent. D'abord sous forme de bestioles - des boules vertes qui sautent partout en hurlant " toooooiiiinn " - avec lesquelles le cochon d'Inde va se reproduire comme un lapin. Puis sous forme de créatures charmantes et décontractées qui ont atteint un niveau de civilisation trés pointu sans en faire un plat.

    On appréciait déjà Bravo dans Aleksis Strogonov, mais cette série de SF loufoque lui va comme un gant. L'aventure rebondit bien et tout est drôle : les personnages, le langage et le dessin - une ligne claire pas trop claire (sans le coté " bidon " qu'elle prend parfois), avec un petit air Pim, Pam, Poum et Pieds Nickelés tout à fait pimpant.
    Prépubliée dans Okapi, cette nouvelle série s'adresse en principe aux jeunes, mais les moins jeunes auraient tout intérêt à s'y plonger.

  • C´est dans les Halles centrales de Paris récemment construites par Baltard que Zola situe le troisième épisode des Rougon-Macquart. Après « la course aux millions » décrite dans La curée, ce sera la fête breughelienne du Ventre de Paris, tourbillonnante et bigarrée, ses amoncellements de victuailles, ses flamboiements de couleurs, ses odeurs puissantes de fermes, de jardins et de marées.
    Florent, arrêté par erreur après le coup d´Etat du 2 décembre 1851, s´est évadé du bagne de Cayenne au bout de sept ans d´épreuves. Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lisa Macquart, fait prospérer l´opulente charcuterie Quenu Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l´Empire a su procurer au « ventre boutiquier, au ventre de l´honnête moyenne... le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier », il n´a guère contenté les affamés. Et la grande kermesse flamande va réveiller bientôt l´éternel affrontement des Maigres et des Gras.

    Nulle part peut-être, mieux que dans Le Ventre de Paris, n´éclate ce don épique qui s´appuie sur le réel pour le déborder bientôt et le transfigurer dans une lumière nouvelle. [...] Pour la première fois ici, un écrivain a discerné et pris en charge la beauté du paysage urbain moderne. Balzac l´avait pressentie, Baudelaire l´avait exaltée, mais c´est Emile Zola qui en a compris la vraie force et qui, avant tout autre, l´a placée au coeur d´un univers romanesque, lui donnant enfin ses lettres de noblesse littéraire.

    Robert Abirached.

    Introduction de Robert Abirached.
    Commentaires et notes de Philippe Hamon et Marie-France Azéma. 

  • Onze mois après sa libération des camps nazis où il a perdu toute sa famille, le psychiatre Viktor E. Frankl tient une série de conférences publiques à Vienne. Celui qui va bientôt devenir mondialement connu y présente ses réflexions sur le sens de l'existence, la résilience et l'importance de vivre pleinement sa vie, même quand les pires obstacles surviennent.Sa conviction fondamentale: chaque crise offre son lot d'opportunités et même dans les situations les plus désespérées, il est toujours possible de dire « oui à la vie ». Une leçon profonde et intemporelle pour nous tous.

  • Nantas, un jeune Marseillais ambitieux qui vient de monter à Paris, ne parvient pas à trouver de situation lorsqu´un soir une mystérieuse visiteuse lui propose d´épouser Flavie, la fille du baron Danvilliers : il reconnaîtra l´enfant dont elle est enceinte et percevra deux cent mille francs. Simplement, la jeune fille lui demande de n´être jamais son mari que de nom et, après sa brillante ascension sociale, c´est Flavie que Nantas voudra conquérir. Relation qui s´inverse dans la seconde nouvelle, où le triomphe de la virilité se retourne en défaite. Car si Adèle désire épouser Ferdinand Sourdis dans l´espoir de mener le jeune peintre à la gloire, la paresse aussi bien que la débauche du mari conduisent peu à peu sa jeune femme à achever ses tableaux - et finalement à usurper son rôle. Publiées pour la première fois en 1878 et en 1880 dans Le Messager de l´Europe, une grande revue de Saint-Pétersbourg, ces nouvelles appartiennent pleinement à leur temps. Mais si l´ambitieuse puissance de Nantas évoque Son Excellence Eugène Rougon, ou Aristide Saccard, l´aventurier prédateur de La Curée, c´est bien plutôt à la misogynie des écrivains proches de Zola que fait songer Madame Sourdis, femme-vampire qui aura finalement dévoré son mari et inquiétante annonciatrice de bien des névroses fin-de-siècle qui feront aussi frémir de cette épouvante-là.

    Edition de Jacques Noiray. 

  • Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Zola Dans la petite ville provençale de Plassans, au lendemain du coup d´Etat d´où va naître le Second Empire, deux adolescents, Miette et Silvère, se mêlent aux insurgés. Leur histoire d´amour comme le soulèvement des républicains traversent le roman, mais au-delà d´eux, c´est aussi la naissance d´une famille qui se trouve évoquée : les Rougon en même temps que les Macquart dont la double lignée, légitime et bâtarde, descend de la grand-mère de Silvère, Tante Dide. Et entre Pierre Rougon et son demi-frère Antoine Macquart, la lutte rapidement va s´ouvrir. Premier roman de la longue série des Rougon-Macquart, La Fortune des Rougon que Zola fait paraître en 1871 est bien le roman des origines. Au moment où s´installe le régime impérial que l´écrivain pourfend, c´est ici que commence la patiente conquête du pouvoir et de l´argent, une lente ascension familiale qui doit faire oublier les commencements sordides, dans la misère et dans le crime. « Votre comédie est tragique », écrit Hugo juste après avoir lu le livre : « Vous avez le dessin ferme, la couleur franche, le relief, la vérité, la vie. Continuez ces études profondes. » Edition de Colette Becker. 

  • A la fin d´une chasse, pendant la curée, les chiens dévorent les entrailles de la bête tuée. Pour le jeune Zola, qui déteste son époque, c´est le coeur de Paris, entaillé par les larges avenues de Napoléon III, que des spéculateurs véreux s´arrachent. Ce deuxième volume des Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d´une famille sous le Second Empire, est l´un des plus violents. Zola ne pardonne pas ces fortunes rapides qui inondent les allées du Bois d´attelages élégants, de toilettes de Worms et de bijoux éclatants. Aristide Saccard a réussi. Mais tout s´est dénaturé autour de lui : son épouse, Renée, la femme qui se conduit en homme, si belle et désoeuvrée ; son fils, Maxime, l´amant efféminé de sa belle-mère. On accusa Zola d´obscénité. Il répliqua : « Une société n´est forte que lorsqu´elle met la vérité sous la grande lumière du soleil. » Edition de Philippe Bonnefis. 

  • En 1874, Émile Zola, qui est déjà l'auteur d'imposantes fresques romanesques, fait paraître un recueil de textes brefs sous le titre de Nouveaux Contes à Ninon. Sans restriction de genre, il y réunit avec une grande liberté fable, portrait, récit de souvenirs... Nous trouverons ici cinq de ces compositions à l'éclectisme délicieux, et où se rencontrent tour à tour un chat vagabond, un forgeron affairé ou encore une jeune héroïne au grand coeur.

    'J'avais alors deux ans, et j'étais bien le chat le plus gras et le plus naïf qu'on pût voir. À cet âge tendre, je montrais encore toute la présomption d'un animal qui dédaigne les douceurs du foyer... je n'avais qu'un désir, qu'un rêve, me glisser par la fenêtre entrouverte et me sauver sur les toits.'

  • Olivier Bécaille est mort un matin, après trois jours de maladie. Le médecin est formel, et l'enterrement doit avoir lieu quelques jours plus tard. Mais, en réalité, Bécaille est bien vivant. Terrassé par une crise de catalepsie, prisonnier de son propre corps mais conscient de tout ce qui l'entoure, il assiste, impuissant, au chagrin de sa femme, aux préparatifs de sa mise en bière et à l'intervention d'un voisin un peu trop charmant...
    Dans ce conte macabre teinté de nostalgie, Zola nous livre une réflexion douce-amère sur la mort et ses conséquences parfois inattendues.

  • Dans cette nouvelle aventure de Jules, Bravo s'amuse à nous faire réfléchir sur le clonage humain. Il y a aussi un savant fou qui veut qu'on l'aime et des extraterrestres qui souhaitent planter des poivrons en Ecosse. tout cela n'est que très normal, nous sommes dans l'une des meilleures BD tout public d'aujourd'hui, et dans un classique de demain.

  • Edition enrichie (Introduction, notes et dossier) Le 13 janvier 1898, un article retentissant paraît dans le journal L'Aurore, intitulé « J'Accuse... ! ». Zola y prend nommément à partie les principaux responsables de la condamnation du capitaine Dreyfus. Il n'ignore pas qu'il court le risque d'un procès en diffamation, mais son coup de génie est de comprendre que c'est là le moyen de porter l'Affaire au grand jour - et devant la magistrature civile. C'est ce qui advient : condamné, Zola est contraint de s'exiler, mais « la Vérité est en marche ». Cette lettre ouverte au président de la République n'est que le moment le plus célèbre de l'action déployée par le romancier en faveur de Dreyfus. Lui-même réunit en 1901 ses différentes interventions dans un ouvrage, La Vérité en marche. Elles sont ici reprises et redéployées de manière pleinement chronologique, et enrichies de nombreuses autres pages. On y trouve une véritable leçon de lucidité et d'éthique politique.Édition d'Henri Mitterand.

  • L'Argent

    Emile Zola

    Edition enrichie (Préface, notes, repères chronologiques, dossier, lexique des termes boursiers, bibliographie)
    Dix-huitième volume des Rougon-Macquart, L'Argent est le premier grand western financier des temps modernes : bilans falsifiés, connivences politiques, fièvre spéculative, manipulations médiatiques, rumeurs, scandales, coups de Bourse et coups de Jarnac, lutte à mort entre les loups-cerviers de la finance qui déjà rôdaient chez Balzac.
    S'inspirant de quelques faits divers retentissants, Zola décrit le culte nouveau du Veau d'or, la vie secrète de son temple, l'activité fiévreuse de ses desservants ; il dénombre ses élus et ses victimes.
    A l'heure des conflits économiques planétaires, il faut revivre cette croisade et cette épopée du Capital.
    A l'heure où les audaces de la technologie bancaire nous font frémir, il faut relire cet hymne à la vie.

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