Edith

  • Longtemps, au mot de "communarde" on a préféré celui de "pétroleuse", qui pourtant est une fiction. Une flétrissure misogyne qui raconte d'abord la façon dont on a dévalué, disqualifié et réprimé les femmes engagées dans la Commune de Paris au printemps 1871. En pionnière, Édith Thomas s'est attachée en 1963 à faire sortir de l'ombre ces femmes mobilisées pour la révolution sociale. Chartiste, elle a fouillé des archives fragiles et lacunaires, et excavé des traces qui n'avaient jamais été regardées comme des objets légitimes. En débusquant ce stigmate qui charrie une foule de représentations sur la violence féminine, et euphémise l'épaisseur politique de leur lutte pour déplacer les frontières de l'émancipation, l'autrice n'a pas seulement élargi l'histoire de la Commune de Paris. Elle a aussi enrichi l'histoire des féminismes.
    Figure centrale de la Résistance intellectuelle sous Vichy, qui fit elle-même les frais d'une puissante invisibilisation, Édith Thomas restaure les femmes de 1871 dans une souveraineté proprement politique, aux antipodes de cette image d'hystériques du baril à quoi les ont longtemps reléguées les récits habituels ou virilistes de la Commune de Paris.

  • Si le syndrome d'Asperger est connu, le parcours du psychiatre autrichien dont cette forme d'autisme porte le nom l'est moins. L'historienne américaine Edith Scheffer a découvert la véritable histoire de ce médecin après la naissance de son enfant autiste. Et ce qu'elle apprend la glace d'effroi.
    En 1938, professeur à l'hôpital pédiatrique de Vienne, Asperger est l'un des psychiatres appelés à façonner le nouvel Allemand selon des critères eugéniques : sélectionner les parents d'après leur hérédité, leurs défauts biologiques, leurs tendances politiques... Et parmi les enfants autistes, Asperger identifie les « négatifs » et les « positifs » à l'intelligence détonante, qui auront alors une chance d'échapper au tri macabre.
    Archives inédites à l'appui, Edith Sheffer nous livre une enquête bouleversante et rétablit la vérité sans le moindre pathos sur le rôle criminel du Dr Asperger.

  • Ethan Frome

    Edith Wharton

    Les montagnes du Massachusetts à la fin du XIXe siècle. Ethan Frome est un jeune homme pauvre qui aime les livres et rêve de voyages. Il a hérité d'une ferme et d'une scierie qui ne rapportent rien, épousé une vieille cousine hypocondriaque. Et, sans comprendre ce qui lui arrive, il tombe amoureux pour la première fois. En trois jours, sa vie va basculer. Même la mort ne voudra pas des héros de cette tragédie rurale, chef-d'oeuvre atypique d'Edith Wharton.

  • Tous les Juifs ne sont pas ashkénazes ou séfarades ! Il existe des dizaines de communautés méconnues dispersées en Afrique noire, dans le Caucase, en Inde, en Chine, en Amazonie ou encore aux Caraïbes. Elles remontent à la plus haute Antiquité ou, au contraire, aux dernières décennies et il en naît de nouvelles chaque année ou presque
    Unique en son genre, le présent ouvrage dirigé par Edith Bruder nous invite à découvrir près d'une cinquantaine de ces diasporas, soit qu'elles aient été isolées géographiquement comme les communautés de Kaifeng, en Chine, ou celle des montagnes du Kurdistan les seules à parler encore araméen , soit qu'elles se prévalent d'une manière singulière de vivre leur identité juive, comme les Caraïtes de Crimée, les Subbotniks de Russie ou les Dnmeh de Salonique.
    Comment peut-on aujourd'hui être Juif et Iranien, ou Juif et Indien, issu d'une caste d'intouchables ? Comment Madagascar s'est-elle retrouvée avec trois communautés juives « indigènes » ? Cette fascinante diversité des histoires locales nous dévoile le rôle majeur que jouent les dispersions, les colonisations, les métissages dans l'histoire universelle. Les multiples manières de se vivre comme juif nous conduisent à remettre en question notre vision habituelle de l'identité juive, et de l'identité tout court.

  • été

    Edith Wharton

    Le village de North Dormer, en Nouvelle Angleterre, abrite une communauté puritaine et étriquée au sein de laquelle la belle Charity vit et, surtout, s'ennuie. Adoptée enfant par le notable du village, le vieux Royall, Charity est née dans la " montagne ", un endroit dont on parle tout bas et en se signant, un lieu sauvage qui a dû la marquer de son empreinte. Son insaisissable différence attire immédiatement l'attention de Lucius Harney, jeune architecte de la ville venu se perdre à North Dormer pour croquer des habitats traditionnels. Très vite, Charity s'éprend passionnément de lui...
    Admiré par Henry James, considéré par Joseph Conrad comme le plus beau roman d'Edith Wharton, parfois comparé à Madame Bovary, Été fit scandale à sa parution, en 1917.

  • Emma G. Wildford

    ,

    • Soleil
    • 22 Novembre 2017

    Il y a quatorze mois, son fiancé, Roald Hodges - membre de la National
    Geographic Society - a embarqué à bord du Kinship en direction de la Norvège,
    et depuis... elle est sans nouvelles de lui. Elle questionne régulièrement les autres
    membres, en vain.
    Avant de partir, Roald a confié à Emma une mystérieuse enveloppe à n'ouvrir
    que dans le cas où il lui arriverait malheur. Réfutant cette éventualité, elle décide
    de tout quitter - sa vie, son confort, l'Angleterre - pour se rendre en Laponie.
    Et en chemin, elle va peu à peu perdre ses certitudes... Plus qu'une quête
    à la recherche de son fiancé, Emma va vivre une véritable quête personnelle.

  • La Ballade des pèlerins est un très prenant récit d'aventure, celui d'un pèlerinage de Vézelay à Compostelle entrepris par une jeune femme et trois compagnons de route, un beau jour de juin du siècle passé, en un temps où un tel périple pouvait encore se faire dans des condi- tions très semblables à celles qu'avaient connues leurs prédécesseurs du Moyen Âge. Un voyage décidé par goût de la marche et de la na- ture, certes, mais surtout par désir « d'en finir avec des formes et des contenus religieux trop rabâchés, avec un langage devenu logorrhée, dénué de tout sens vital à force de vouloir donner réponse à tout ». Par cette volonté de redonner du sens aux mots en les confrontant à la rugueuse réalité des aléas d'une marche de plusieurs semaines, en s'interrogeant par écrit dans ce qui fut son premier livre sur les rai- sons de cet acte un peu fou, Édith de la Héronnière ouvrait en réalité le chemin d'un voyage autrement plus long, celui d'une oeuvre qu'elle poursuit aujourd'hui encore. Au fil des années passées à arpenter les pays et les pages, ni l'Italie, ni l'Inde, ni les États-Unis, ni même la Chine n'auront raison de son infatigable curiosité. Et, par certains aspects, les chemins qu'elle emprunte peuvent ainsi rappeler ceux d'autres écrivains-voyageurs, tel Nicolas Bouvier, qu'une prédisposition au cheminement ou une phénoménologie de la perception intuitivement menée élancent continuellement vers l'avant.
    Mais il faut insister sur ce que le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle où cette ballade entraîne le lecteur n'a de sens que par l'enracinement profond et parfois douloureux de la spiritualité dans le corps. Comme au temps des pèlerinages médiévaux, les rencontres sont hasardeuses sur ces chemins de foi qu'arpentent marcheurs de tous pays et de toutes langues. Une sorte de cadence commune parvient pourtant à nouer les existences, pour quelques jours ou plus, autour d'une même détermination, d'une même en-allée - et le pied peu à peu impose son rythme à l'écriture.

    Les villages de pierre et les paysages roulent au fil d'une pensée qu'inspirent souvenirs de lecture ou figures saintes, dans un tournis parfois heurté que finit par apaiser le seul exercice de la marche. Il s'agit alors, dans l'écriture comme sur le chemin de Saint-Jacques, de faire de l'épreuve de la désillusion ou de la meurtrissure la substance même de l'ouvrage à accomplir.

    Ce livre reproduit la première édition de La Ballade des pèlerins, parue au Mercure de France en 1993, et lui adjoint un avant-propos de l'auteur, inédit.

  • Le temps de l'innocence Nouv.

    Dans la haute société new-yorkaise de la fin du XIXe siècle, Newland Archer est tiraillé entre deux femmes, deux vies: sa fiancée, la jeune et pure May Welland, et la comtesse Olenska, une divorcée fraîchement revenue d'Europe, auréolée de mystère et d'une réputation sulfureuse.
    Le clan familial et son confort pèsent sur Newland Archer, qui ne sait s'il doit céder à la passion et renoncer pour toujours à la vie qu'il a connue jusqu'alors, ou s'il doit s'en remettre à la prudence et protéger son statut pour rester dans ce monde, au risque de vivre la vie d'un autre, brillante en apparence mais creusée par le regret. Un roman poignant qui éclaire avec finesse la tension entre le désir de liberté et l'attrait du quotidien familier.

  • « Faites New York ! », telle est l'injonction qu'adresse, dès 1902, Henry James, son mentor et ami, à Edith Wharton. Avec L'Âge de l'innocence, prix Pulitzer en 1921, la romancière y répond de façon magistrale en dressant le tableau évocateur, subtil et cruel, d'un monde disparu qui est aussi celui de son enfance. Au début des années 1870, au sein du petit univers élitiste et fermé de la bonne société new-yorkaise, Newland Archer s'apprête à épouser May Welland, incarnation « de tout ce à quoi il avait cru et qu'il avait révéré ». L'irruption de la cousine de sa future femme, la mystérieuse comtesse Olenska qui rentre inopinément d'Europe pour fuir un mariage malheureux, va donner une tournure inattendue à ses fiançailles. Alors que la comtesse fascine et scandalise tour à tour New York, Archer voit le mélange de sympathie et de perplexité que lui inspire Ellen Olenska se changer peu à peu en un sentiment plus troublant. Mais il prend également conscience de l'implacable étau dans lequel la société corsetée du « vieux New York » enferme les individus et du sort qu'elle réserve à ceux qui refusent de se conformer à ses règles. Peinture d'un amour impossible, d'une émancipation manquée et d'un monde voué à s'éteindre définitivement au lendemain de la guerre de 1914-1918, L'Âge de l'innocence se teinte d'une flamboyante mélancolie.

  • Edith Wharton adorait la France et aimait aussi beaucoup les voyages en voiture. Avec son mari Teddy, entre 1906 et 1907, c'est dans une Panhard et Levassor 15hp achetée d'occasion à Londres qu'ils effectuent ce "tour de France", parfois accompagnés de Henry James. Évidemment, les Wharton ne conduisent pas eux-mêmes, ils ont un chauffeur, et leurs bagages arrivent par chemin de fer, avec quelques domestiques, aux étapes les plus importantes. On voyage avec style ! Les Wharton sont des francophiles extrêmement cultivés et des touristes avertis. Partis de Boulogne, ils filent vers Amiens, Beauvais, puis Rouen. Ils continuent vers la Loire et l'Indre, puis font étape à Nohant sur les terres de George Sand. Paris, Poitiers, les Pyrénées, la Provence, l'Est... rien ne les arrête ! En route, ils admirent tout, les cathédrales, bien sûr, les paysages, les villages, mais aussi les Français, leur civisme, leur élégance, leur bonne humeur et leur façon intelligente de profiter de la vie... Avec ce récit en forme de carte postale, Edith Wharton nous fait revisiter et redécouvrir lieux et monuments avec une chaleur et un enthousiasme communicatifs. Publié aux États-Unis en 1908 avec succès, La France en automobile n'avait jamais été traduit en français jusqu'à aujourd'hui.

  • « Peu de vices sont plus difficiles à éradiquer que ceux qui sont généralement considérés comme des vertus. Le premier d'entre eux est celui de la lecture. » Dans ce texte paru en 1903 dans une revue littéraire américaine, la romancière Edith Wharton (1862-1937) dénonce l'obligation sociale de la lecture, nuisible à la littérature et fatale à l'écrivain.

  • Les art-thérapies, c'est-à-dire l'utilisation de la danse, la musique, les arts plastiques ou encore le théâtre, sous leurs différentes formes, dans un objectif d'aide à surmonter les difficultés de la vie, connaissent actuellement un développement important en France. C'est pourquoi une synthèse de ces pratiques d'art-thérapies s'impose.
    Cet ouvrage regroupe les savoirs et expériences cliniques de plus d'une vingtaine d'art-thérapeutes appartenant à ces spécialités que sont la musicothérapie, la danse-thérapie, la dramathérapie et les arts plastiques thérapie. Pour chacune de ces spécialités sont présentés les historiques, les principales méthodes, les applications et les références théoriques accompagnées de nombreuses illustrations cliniques. Les recherches dans ce domaine, les formations des art-thérapeutes et les questions d'éthique de la profession sont également développées.
    Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui s'interrogent sur ces pratiques d'art-thérapies et certaines formes de commercialisation (cahiers de dessin, CD, etc.), mais aussi à ceux qui sont en formation dans l'une ou l'autre de ces spécialités. Il sera aussi particulièrement utile aux artistes et aux soignants intéressés par cette orientation professionnelle. Pour les institutions d'éducation spécialisée, d'aide et de soins, l'ouvrage permettra de préciser les contours de ces nouvelles professions.

  • « Il était caractéristique de sa part de garder de ses échecs un souvenir aussi aigu que de ses triomphes, et un désir passionné de les "rattraper", qui comptait toujours parmi les motifs obscurs de sa conduite. Elle avait enfin ce qu'elle voulait - elle avait conscience de posséder "ce qu'il y avait de mieux" ; et parmi les autres sensations, plus diffuses, l'adoration de Ralph lui procurait le plaisir raffiné qu'aurait pu connaître une reine guerrière portée en triomphe par les princes vaincus, et lisant dans les yeux de l'un d'eux la passion qu'il n'eût pas osé exprimer. » Ondine Spragg s'ouvre les portes de l'aristocratie new-yorkaise grâce à son mariage avec Ralph Marvell. Son ambition l'amène à divorcer et à se lancer à la conquête des hommes susceptibles de lui apporter tout ce qu'elle désire, c'est-à-dire l'amusement mais aussi la respectabilité. Si elle échoue face au banquier Peter Van Degen, elle va trouver une nouvelle victime en la personne du Marquis de Chelles, grâce à qui elle va - espère-t-elle - trouver une place de choix dans le monde du Faubourg Saint-Germain. Mais c'est vers Elmer Moffatt, un ami d'enfance auquel elle avait été mariée secrètement, qu'elle finira par revenir et en compagnie duquel elle trouvera le bonheur. Les qualités d'analyse de la grande Edith Wharton font merveille dans cette vaste fresque qui dépeint une classe à l'agonie dans ce monde du XXe siècle en pleine formation, et tracent avec une talentueuse audace le portrait d'une femme moderne.

  • Forte tête

    Edith Ayrton Zangwill

    • Belfond
    • 19 Mars 2020

    Livre culte en Angleterre, considéré comme l'un des premiers romans de suffragettes, Forte tête, paru en 1924 et encore inédit en France, est avant tout un inoubliable portrait de femme. Impossible de résister au charme drolatique d'Ursula, à son courage et à sa folle liberté !
    Dans le Londres de 1909, Ursula Winfield est ce qu'on appelle une " forte tête ". Là où toutes les autres filles de la bonne société courent les régates et les
    afternoon tea, cette belle et brillante jeune femme passe ses journées à multiplier les expériences dans son laboratoire, avec l'espoir d'intégrer un jour la Société de chimie.
    Et rien ne peut la détourner de sa mission, ni les conventions sociales ni son amour balbutiant pour le beau Tony Balestier. Jusqu'au jour où la voilà entraînée, bien malgré elle, dans le combat des suffragettes, ces terribles " viragos " qui mettent Londres sens dessus dessous afin d'obtenir le droit de vote...

  • Victoire-Divine Kembonayawhé a 14 ans, toutes ses dents et de la répartie pour cent  ! Élève douée, elle a obtenu une bourse pour fréquenter le pensionnat le plus huppé de la région. Mais son collège n'a rien d'ordinaire  : les élèves y sont rois  ! Chaque année, les plus populaires désignent le souffre-douleur qui subira le mépris et les moqueries de tous. Victoire-Divine ne se gêne pas pour dénoncer cette tradition épouvantable, si bien que, cette fois, c'est elle qui devient l'Intouchable... Contrairement à tous les précédents élus, elle n'a pas l'intention de se laisser faire sans se battre. Une seule solution s'impose  : déclarer la guerre et renverser la loi du collège.
     

  • Les fantômes whartoniens se glissent dans ces interstices de silence oppressant, minéral ou granitique, dans « ce trou, béant, surgi soudain dans notre expérience ». Ils n´effraient plus, comme les fantômes anciens, par leurs apparitions spectaculaires et leur attirail gothique, mais par leur passage secret et discret, le frôlement furtif de leur « immense absence » et de leur palpable présence, en bas de l´escalier, derrière la porte de la bibliothèque, ou bien à l´autre bout de la table - si près qu´on pourrait presque les toucher. J.-P. N.Le recueil comprend : « Kerfol » / « Les yeux » / « Ensorcelé » / « Le miroir » / « Après coup ».

  • Sept femmes, traquant la culture et l'érudition, forment le très sélectif Lunch Club de la bourgade d'Hillbrigde de la Nouvelle-Angleterre. Celles-ci se préparent à accueillir une célèbre auteure durant l'une de leur petite séance régulière. Mais la rencontre ne se passe pas aussi bien que prévu et un mystérieux Xingu devient le centre de toutes les conversations... Mais qui est Xingu ?
    Satire de femmes par une femme, Xingu ne manque pas de mordant. Edith Wharton, figure phare de la littérature américaine, nous dépeint avec une plume acérée une société mondaine qu'elle connaît particulièrement bien.
    Une novella drôle et méchante.

  • L'oeuvre littéraire d'Édith de la Héronnière a pour terreau la pratique d'un art majeur : celui de l'« égarement ». En s'égarant, on risque bien moins de se perdre que de rencontrer. Et lorsqu'on se trouve en Sicile, ce sont les jardins qui surgissent, ahurissants d'aspect et de tons, au beau milieu des chemins titubants de chaleur. Édith de la Héronnière nous conduit ici au coeur des mythiques jardins siciliens, ancrés dans une histoire lointaine au parfum oriental. Ces oasis, à la flore si riche en espèces, en couleurs, en odeurs, ont souvent quelque chose d'un peu fou, à l'image du labyrinthe de Donnafugata où l'on peut se perdre à jamais. Le point commun de tous ces jardins est sans doute l'exubérance créatrice. Derrière les clôtures, la nature n'a pas seulement fait germer le génie botanique ; elle a aussi produit le génie poétique et littéraire. Car nous sommes sur les terres de Lampedusa ou de Lucio Piccolo, et dans les pas de Goethe ou de Dumas. Sous les ficus géants, pétrifiés de soleil, s'étale l'ombre de la mort avec laquelle les Siciliens ont très lentement, note après note, composé une sorte d'« hymne au silence », chantant ainsi leur singulière sagesse.

  • Qui fut vraiment le Pr Hans Asperger dont le nom passé dans le langage courant qualifie aujourd'hui un syndrome autistique ? L'historienne américaine Edith Scheffer a découvert la véritable histoire du psychiatre après la naissance de son enfant autiste. Et ce qu'elle apprend la glace d'effroi. Le « gentil docteur » dépeint comme une sorte de Schindler des autistes a menti, et c'est un tableau bien différent qu'en dressent les archives. Les preuves ne manquent pas, elles sont accablantes.
    En 1938, professeur à l'hôpital pédiatrique de Vienne, Asperger compte parmi les psychiatres appelés à façonner le nouvel Allemand selon des critères eugéniques : sélectionner les parents d'après leur hérédité, leurs défauts biologiques mais aussi leurs tendances politiques, leur religion. Les conséquences sont réelles : on refuse des crédits aux « mal mariés », on stérilise les « mauvais » géniteurs... Et parmi les enfants autistes dont il est un spécialiste reconnu, Asperger identifie les « négatifs » et les « positifs » à l'intelligence détonante qui auront alors une chance d'échapper au tri macabre.
    Aux États-Unis, l'enquête d'Edith Sheffer a bouleversé et conduit à débaptiser le syndrome autistique. En France, cette histoire dramatique, encore méconnue, risque bien de susciter autant d'émotions.

  • Un album de strips - tous publics - autour du quotidien d'une petite fille pleine de répartie, habitée par des préoccupations existentielles, entre enfance et monde adulte.
    Loin d'être indifférente au monde qui l'entoure, Mimosa observe, réfléchit et désarçonne grâce à sa répartie désopilante. Elle s'inquiète pour son père, dessi- nateur et rockeur à ses heures, car « les rockeurs, ils sont souvent alcooliques », et s'afflige du manque d'entrain de sa mère à s'adonner à ses tâches domestiques, se sentant parfois obligée d'inverser les rôles. Mimosa a du caractère, une orthographe singulière, un vieux chat, Jean-Louis, une passion pour les bonnets, elle aime le sport (pas trop, quand même) et, concernant les garçons, « elle attend le lycée pour avoir plus de choix ». Par ailleurs, une question la taraude : si on utilise le mot « mûrir » pour un enfant, doit-on dire « pourri » pour un adulte ?

  • Ethan frome ; été

    Edith Wharton

    Deux classiques de la célèbre romancière : Ethan Frome, devenu un classique de la littérature américaine, et Été, considéré par Joseph Conrad comme le plus beau roman d'Edith Wharton.
    Deux classiques de la célèbre romancière A Starkfield, village perdu a l'écart du chemin de fer, Ethan Frome a la réputation d'être un homme austère et peu loquace, jaloux de son isolement. A la faveur d'une tempête de neige, il va pourtant confier le drame de sa vie a un étranger de passage : sincèrement épris d'une jeune orpheline, il n'a pu se résoudre a trahir Zenobia, la femme acariâtre qu'il a épousée... Prisonnier de ses principes, entrave par le manque d'argent, Ethan est un "Ame ricain de vieille race", inadapté au monde moderne. Ethan Frome (1911) racontait une chute. E te (1917) est la chronique d'une ascension contrariée : celle de Charity, née pour son malheur dans la " Montagne ", lieu sauvage ou son tuteur l'a recueillie. Dans le bourg paisible de Nouvelle-Angleterre ou elle s'ennuie, son existence est bouleversée par l'irruption d'un architecte new-yorkais, qui ne manque pas de remarquer cette jeune femme ambitieuse. Leur amitié se trouble bientôt d'attirance. Mais préjugés, rumeurs et différences sociales compromettent leur union... Parfois compare a Madame Bovary, E te fit scandale. Edith Wharton y montre pour son héroïne, rebelle et combative, plus de compassion que pour Ethan, vaincu par le progrès.

  • Lili Bart est une très jolie jeune femme, qui fait tourner la tête de bien des hommes. Ceux de la haute société, de préférence. Bien qu'élevée dans des conditions très modestes, elle a toujours cultivé ce gout pour le raffinement bourgeois et les mondanités. Tant et si bien qu'elle met un point d'honneur à ne jamais distinguer l'amour de la bonne fortune : seul un riche mariage saura la satisfaire. Mais Lili reste une femme farouche et indépendante, n'hésitant pas à repousser nombre d'hommes qui la demandent en mariage. Et, malgré ses rêves de grandeur, son caractère anticonformiste a bien du mal à s'adapter aux moeurs si particulières de la bourgeoisie new-yorkaise... De déconvenues en désillusions, c'est finalement une spirale inexorable qui attend Lili Bart. Dans le New York des Années folles, le portrait d'une femme ambitieuse mais échue à sa condition, face au « beau monde » qui ne l'est plus tellement...

  • La musicothérapie est une branche développée et reconnue de la psychothérapie, souvent intégrée à l'art-thérapie. Conçu par une spécialiste, revu et augmenté à l'occasion de la présente édition, ce guide est une sensibilisation pratique aux bienfaits de cette discipline. Il vous invite à en découvrir l'histoire, les fondements et les outils pour mieux appréhender cette discipline. À l'aide de nombreux exemples, tests et exercices, vous vous familiariserez avec cette démarche, qui date de l'Antiquité et qui continue à se développer aujourd'hui.

    Une méthode - Des exemples - Des exercices

  • Voilà trente jours que les rois de l'école l'ont déclarée intouchable.
    Malgré le harcèlement dont elle est la victime,
    Victoire-Divine, 14 ans et toutes ses dents, a toujours de la repartie pour cent  !
     
    Pas question de se laisser écraser sans se battre  !
    Pour abolir la loi du collège, Victoire-Divine monte un véritable plan de bataille.
    D'abord, elle brise la loi du silence en révélant aux adultes
    ce qu'il se passe réellement dans leur précieux établissement.
    Ensuite, elle retourne les armes de ses ennemis contre eux.
    Mais pour faire tout cela, elle doit trouver des alliés.
     
    Cette fois, la guerre est déclarée. Tous les coups sont permis.
    La monarchie de Notre Dame des Sept Douleurs ne lui résistera pas  !

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