E. Bonaygue

  • "L'assassinat du chancelier Dollfuss, le 25 juillet 1934, sera une date historique. L'échec de Vienne est le plus retentissant qu'ait connu Hitler. Jusque-là, on pouvait penser que rien ne lui résistait. La preuve qu'il y avait d'énormes lacunes dans sa science politique était faite ce jour-là. C'était peut-être le commencement des défaites. Tout ceci a été compris ; l'univers entier l'a compris ; non pas certains hommes d'État autrichiens. Ils persévèrent dans une dictature médiocre qui mène droit à l'hitlérisme. Partout ceci est abominable. À Vienne, c'est monstrueux puisque cela ouvre une porte à la guerre. Ce livre fait l'histoire du drame du 25 juillet 1934 avec ses préliminaires et ses conséquences ; il examine la politique viennoise dans son quotidien et son immédiat. Il étudie la méthode nazie, qui ne répugne ni au terrorisme ni à l'assassinat politique. « Vienne porte de la guerre » montre clairement combien l'influence des forces de paix est réprouvée sur les bords du Danube et comme on a berné les gens de bonne volonté qui ont cru que la politique autrichienne de ces dernières années était inspirée de sentiments amicaux pour nous. L'assassinat de Dollfuss - et même celui d'Alexandre Ier - devrait ouvrir les yeux des plus indulgents à la douceur viennoise ! La méthode des gangsters n'est pas plus admissible dans la politique internationale qu'ailleurs : je dis que la politique qui consiste à gracier les assassins du 25 juillet 1934, conduit aux mêmes avatars que le gang et de surcroît à la guerre européenne, sans autre profit que d'enrichir les Mandl, les Zaharoff, les Schneider... J'ajoute qu'à l'heure où s'ouvre entre la France et l'Italie une ère de négociations d'où la paix peut sortir grandie ou blessée à mort, ce livre apporte une contribution précieuse au dossier Mussolini-Europe Centrale." Eloi Bonaygue, Charles Reber

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