Dominique Barjot

  • L'histoire de la construction européenne de 1919 à 1992 est marquée par l'affrontement de deux aspirations essentielles : l'une, politique ; l'autre, plus économique. Entre ces deux visions, un choix n'a jamais vraiment été fait, d'où les ambiguïtés dans lesquelles s'inscrit aujourd'hui l'action de l'Union et les mutations qui furent les siennes.
    Parfaitement conforme aux exigences du concours et rédigé par un groupe d'universitaires spécialistes du sujet, cet ouvrage analyse les trois grandes étapes de cette évolution : 
    - la période 1919-1945 marquée par l'échec des aspirations à la paix, puis un conflit mondial terrible qui met aux prises deux visions de l'Europe ; 
    - le second acte (de 1946 à 1978) qui voit émerger une réalité européenne, à travers la naissance de la CECA, puis de la CEE ; 
    - la dernière période (1979 à 1992) qui révèle les tensions entre approfondissement et élargissement. 
    Ce processus donna lieu à d'intenses débats et controverses dont tient compte le présent manuel. Celui-ci propose cartes et schémas originaux qui aideront les candidats à maîtriser des mécanismes économiques et juridiques parfois complexes.
     
    Dominique BARJOT a dirigé cette publication avec la collaboration de Bernard Bruneteau, Jean-Luc Chabot, Michel Clapié, Olivier Dard, François David, Emmanuel Dreyfus, Gérard Ducrey, Marie-Claude Esposito, Édouard Husson, Renaud Meltz et Christophe Réveillard.

  • Où en est l'historiographie française et francophone, en ces temps de mondialisation accélérée ? La recherche historique française est demeurée féconde dans chacune des quatre grandes périodes de l'histoire, cet ouvrage en donne un aperçu pour chacune d'entre elles. Les échanges et les interactions entre les traditions historiographiques de différents pays sont à l'ordre du jour, mais des spécificités de chacun perdurent. La France a eu et a encore une tradition marquée d'ouverture, qu'il faut pouvoir maintenir dans un contexte de crise globale, présente et future. L'historiographie française et francophone est en plein renouvellement. Des champs nouveaux s'ouvrent à la recherche, qui font largement appel à des approches transversales et pluridisciplinaires, voire transdisciplinaires.

  • « Américanisation » est un mot entré de plus en plus dans le langage courant qui exprime des réalités fort diverses. Ce volume analyse les rapports entre l'Europe et l'Amérique selon une vision macro-économique large. De l'Espagne à la Finlande, de la Grande-Bretagne à l'Union Soviétique, les différents chapitres de ce livre montrent comment le modèle américain fut une référence autant pour les entreprises qu'aux trois niveaux politique, économique et culturel. Ils abordent pour cela le sujet selon quatre grands thèmes qui sont : les prémices de l'américanisation avant 1945 ; la dimension politique du projet de l'Amérique, les voies spécifiques de l'américanisation, l'enjeu propre des pays de l'Europe de l'Est. Ils présentent une analyse de la première phase du processus d'américanisation durant laquelle l'introduction du système américain de production revêt un caractère exceptionnel. Ils montrent comment dans l'entre-deux-guerres, une moindre présence américaine au niveau politique est compensée par leur intervention sur le double plan de l'économie et de la technologie. Ils insistent sur le tournant majeur que constitue la Seconde Guerre Mondiale après laquelle les États-Unis programment désormais les transferts culturels et technologiques ainsi que de leurs valeurs et de leur modèle d'organisation sociale. Ils insistent sur l'accueil alors réservé à cette démarche, consistant à la fois en un accueil enthousiaste et une très forte résistance. Ce livre montre aussi l'existence de décalages chronologiques dans le transfert des diverses composantes du modèle américain. Dans la plupart des pays européens, le modèle de consommation de masse a pénétré plus vite que les technologies, les modèles d'organisation de la production et de la gestion de l'entreprise. Il confirme également que l'hégémonie américaine se nourrit d'une relation de dialogue avec l'Europe. L'américanisation consiste davantage en une adaptation sélective, en une hybridation qu'en une adoption.

  • Morny... Deauville..., deux symboles du Second Empire qui traduisent, pour le premier, toute la prospérité spéculatrice d'une époque, pour la seconde, la nouveauté d'un monde ou le loisir devient moteur de l'économie. 
    Dirigé par Dominique Barjot, Éric Anceau et Nicolas Stoskopf, ce Morny et Deauville apporte nombre d'informations inédites, de révélations sur la genèse de Deauville, le mouvement d'affaires du Second Empire et les facettes multiples d'une personnalité, celle du duc, ainsi que la naissance de la civilisation moderne des loisirs. Dans le contexte de la Normandie des années 1950, Deauville naît des initiatives du groupe Morny et s'affirme d'emblée comme un modèle urbanistique et architectural, lui-même générateur de toute une symbolique. 
    Omniprésent dans les chemins de fer et la banque, mais aussi les mines, Morny n'est pas qu'un autre Eugène Schneider. Acteur essentiel du régime politique du Second Empire, vigoureux partisan de l'alliance franco-russe, ce personnage - à certains égards sulfureux - est aussi un grand propriétaire terrien attaché à l'Auvergne et un mécène bien de son temps. Il contribue ainsi à la réinvention de la Normandie, à l'essor phénoménal des courses, au succès de la plaisance, voire du vélocipède. Passionné de théâtre et grand collectionneur de peintures, il ouvre plus largement aux peintres l'univers de lumière et de couleurs de la Normandie.

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