Denise Brassard

  • L'environnement socio-économique et l'économie de la production caprine ont grandement évolué depuis la parution du guide L'élevage de la chèvre en 2009. Cette nouvelle édition vous présente un chapitre 1 et un chapitre 2 actualisés et vous invite à parfaire vos connaissances concernant la chèvre laitière, la chèvre de boucherie et la chèvre Angora à l'échelle de l'animal et du troupeau. Que ce soit pour connaître les caractéristiques physiques et physiologiques de chacune d'elles, pour sélectionner les sujets en vue de la reproduction et de la production ou pour optimiser les conditions d'élevage (logement, alimentation, etc. ), l'éleveur débutant ou expérimenté ainsi que tous ceux et celles qui s'intéressent au secteur caprin y trouveront une foule de renseignements utiles.

  • C'est un lieu commun de dire que la Révolution tranquille a divisé l'histoire du Québec en un « avant » et un « après ». Un avant irrémédiablement marqué par le sceau de l'Église catholique et un après... moderne? Libre et émancipé? Si les recherches récentes démontrent combien des aspects de notre société restent façonnés par le catholicisme, les études littéraires ont jusqu'à présent peu exploré l'héritage religieux dans l'oeuvre des auteurs contemporains. Avec son numéro 123, la revue Voix et Images a justement l'ambition de remédier à cette lacune et d'explorer les Destins de l'héritage catholique : « Force est de constater, en relisant quelques oeuvres modernes et contemporaines, que le matériau catholique occasionne un ensemble de représentations et de détournements qui témoignent d'un désir de s'approprier les signifiants d'une histoire, pour les inscrire dans la fiction et les enjeux fantasmatiques qu'elle suscite ». La publication explore les complexes dualités filiation/rejet qui caractérisent l'écriture des cinquante dernières années, par-delà la rupture : des textes de Jaques Ferron au cinéma de Bernard Émond, un dossier passionnant.

  • Montréal s'incarne, dans ce numéro d'XYZ. La revue de la nouvelle, dans son futur et son passé, entre mémoires et fantasmes. Neuf auteurs, montréalais et non montréalais, ont ainsi relevé le défi de dévoiler une facette de leur Montréal imaginaire. Entre le Montréal historique d'André Carpentier et de Maxime Raymond Bock et le Montréal fantastique et anticipatoire de Jean-Pierre April et de David Dorais, reconnaissez les mêmes espaces. Les lieux nostalgiques de Denise Brassard, Christine Champagne, Jeanne Crépeau et Christine de Camy ou ceux irritants décrits par Jean-Paul Beaumier se rejoignent aussi dans les mêmes carrefours. Ce dossier est accompagné d'une série de six photographies de l'artiste Martine Rouleau intitulée Montréal, le temps de quelques clics , qui attrape la ville sur le vif. Hors dossier, retrouvez une nouvelle du Paris d'Alexandra Estiot, une autre sur le monde de l'art signée Emmanuel Bouchard et un texte d'Antoine Dion-Ortega sur la famille.

  • Après avoir été longtemps infléchie par une conception utilitariste de la morale inspirée d'une part par des impératifs politiques et sociaux (la poésie du pays), d'autre part par des modèles d'emprunt (le formalisme [France], la contre-culture [États-Unis]), la poésie, à partir de 1980, ne manifeste-t-elle pas, par son effort de recentrement et son égocentrisme, un désir de se donner une autre morale, laquelle, affranchie de son caractère normatif, retrouverait une portée ontologique? Voilà l'hypothèse que nous avons tenté de vérifier en étudiant les lieux d'inscription de la subjectivité dans la poésie québécoise actuelle. (Denise Brassard, texte liminaire)

  • Aiguillée par une leçon reçue jadis, l'auteure retourne à ses paysages fondateurs. Ces retrouvailles sont l'occasion d'une réflexion sur l'écriture des lieux qui forgent l'imaginaire, de même que sur le dialogue entre essai et poème qui porte cette dernière. Éclairés par la sagesse de l'ours, les parcours intellectuel, artistique et spirituel que l'essai retrace se rencontrent, tandis que passé, présent et futur se brouillent et se fondent à la ligne d'écriture. Ainsi libérée de l'obsession du temps et rendue à la présence, la conscience s'ouvre à la mémoire des lieux.

empty