Denis Moniere

  • Jean Lesage. Aujourd'hui encore, son nom inspire. Dire qu'il fait figure de symbole ne serait pas suffisant. Notre imaginaire collectif lui attribue un statut quasi mythique. Chef de file de l'équipe du tonnerre, il aura à jamais transformé la société québécoise. Dans l'histoire nationale du Québec, peu de premiers ministres peuvent se targuer d'un héritage aussi riche et durable que celui qu'il a laissé.
    A l'occasion du 150e anniversaire du Parti libéral, la Société du patrimoine politique du Québec (SOPPOQ) a rassemblé les plus grands discours prononcés par l'un des plus brillants orateurs québécois du XXe siècle.
    Cette anthologie nous rappelle à quel point il est impossible de faire référence à l'architecture contemporaine du modèle québécois, sans tôt ou tard faire référence au gouvernement dont il fut responsable de 1960 à 1966. Les écrits de Jean Lesage nous ramènent à la genèse de l'Etat, force motrice de la Révolution tranquille. Ils nous permettent de revisiter les débats qui ont permis aux Québécois de construire un Etat moderne.

  • Après un survol des théories classiques de la Nation, il présente les positions des marxistes et des penseurs fonctionnalistes américains sur la question nationale. Il expose la doctrine du droit international en matière d'accession à l'indépendance et de sécession. Il fait ensuite une brève histoire du nationalisme au Québec, dans ses variantes canadienne, canadienne-française et québécoise.

    En témoin engagé de l'actualité politique, Denis Monière n'hésite pas à conclure par un plaidoyer en faveur de la souveraineté du Québec. Ce livre clair et concis offre donc à la fois une présentation objective de la question nationale et une prise de position sujette à débat. Il intéressera tous ceux qui, aujourd'hui, à l'ère de la mondialisation, veulent comprendre le nationalisme, au Québec et ailleurs.

    Denis Monière est professeur titulaire au Département de science politique de l'Université de Montréal. Il a également été professeur invité à l'université Paris-3 Sorbonne-Nouvelle. Il a publié plusieurs ouvrages sur les idéologies au Québec et la communication politique.

  • Dans toutes les démocraties occidentales, la télévision est devenue le moyen d'information principal - celui qui rejoint le plus large auditoire et auquel les gens accordent le plus de crédibilité. Présent dans pratiquement tous les foyers, le petit écran ouvre sur l'espace public fondamental de notre temps et sous-tend les liens les plus essentiels qui unissent les citoyens à leurs représentants politiques. Pourtant, en dehors des campagnes électorales, peu d'analystes politiques se sont intéressés aux informations télévisées.
    Denis Monière cherche ici à combler cette lacune. Il analyse systématiquement les journaux télévisés de quatre chaînes publiques francophones (Radio-Canada, France 2, la Radio-télévision belge et la Télévision suisse romande) pour la période qui va de décembre 1996 à mars 1997. En tenant compte des différences du cadre juridique et des situations politiques, il mène une étude empirique et comparative du contenu et de la forme des informations. À partir d'un sujet aussi précisément délimité, Denis Monière élargit sans cesse la perspective pour s'intéresser au rôle des médias dans le processus démocratique. Il montre qu'à l'ère du « village global », l'information continue néanmoins à s'accompagner d'un traitement différencié culturellement selon le public auquel on la destine.
    Denis Monière est professeur de science politique à l'Université de Montréal. Il a été invité à la Chaire d'études canadiennes de la Sorbonne (Paris-III) pour l'année universitaire 2000-2001.

  • La télévision de Radio-Canada aura soixante ans en septembre 2012. L'occasion est belle de chercher à mieux comprendre la place prise par l'institution dans l'évolution de la société.
    Par son apport à l'affermissement de la langue, à la vie artistique et culturelle et à la construction de l'identité, tout autant que par son rôle particulier en information, Radio-Canada a contribué de bien des manières à l'évolution de la conscience politique au Québec. Mais ses défaillances sont aussi nombreuses. Quel bilan peut-on faire de son action? Quels en sont les traits les plus positifs et les aspects négatifs? Quelles influences sont encore possibles dans un environnement télévisuel de plus en plus fragmenté et concurrentiel?
    Les textes de cet ouvrage permettent de dépasser un manichéisme simpliste et imposent une réflexion plus large sur ces questions à multiples facettes.

  • À maints égards, Marcel Masse fait figure d'exception. Rares sont les acteurs politiques québécois qui ont à leur actif quatre décennies d'engagement public continu. Plus rares encore sont les élus à avoir siégé à Québec et à Ottawa, tout en exerçant des fonctions ministérielles importantes au sein des deux Parlements. Rarissimes sont les individus qui personnalisent avec autant d'authenticité les vicissitudes d'un destin national. Marcel Masse est de ceux-là.
    À travers le cas bien singulier de ce grand personnage se profile celui d'une nation tout entière vivant l'effervescence de la Révolution tranquille jusqu'aux désenchantements de ses lendemains. Le présent recueil apporte une contribution originale à l'histoire nationale du Québec contemporain.
    Avec des textes de Yves Bergeron, René Charette, Jean-Robert Choquet, Jean Fortin, Martin Fournier, Xavier Gélinas, Francine Lelièvre, Nelson Michaud, Denis Monière, Jean-François Nadeau, Michel Paillé, Michel Sarra-Bournet, Florian Sauvageau, André Scott et Jean-François Simard.
    Denis Monière a été professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal de 1978 à 2012. Il a publié plus d'une quarantaine d'ouvrages. Il a été président de la Société du patrimoine politique du Québec de 2004 à 2014 et est présentement président de la Ligue d'Action nationale. Il a été récipiendaire du prix du Gouverneur général du Canada, du Grand prix littéraire de la ville de Montréal et du prix de la présidence de l'Assemblée nationale du Québec.
    Jean-François Simard est titulaire d'un doctorat en sociologie de l'Université Laval. Il a été député et ministre à l'Assemblée nationale du Québec. Il est professeur en sciences sociales à l'Université du Québec en Outaouais. Il préside la SOPPOQ depuis 2014.
    Robert Comeau a été professeur au département d'histoire de l'UQAM de 1969 à 2006 et, depuis, professeur associé. Il a fondé et dirigé pendant plus de vingt ans la collection Études québécoises chez VLB éditeur ainsi que le Bulletin d'histoire politique. Il a participé à de nombreuses publications en histoire politique et ouvrière et s'est impliqué dans plusieurs mouvements pour la promotion de l'histoire du Québec.

  • 2 241 messages, c'est le volume de la communication des cinq principaux candidats à la présidentielle de 2012. Ce livre en présente les caractéristiques grâce à l'analyse de contenu et à la lexicométrie : orientation de la communication, mise en valeur de soi et critiques des autres, thématiques et style des candidats. L'importance de la négativité dans les campagnes récentes est ainsi mise en valeur, confirmant la prédominance de la polémique et du dénigrement sur le contenu positif dans la communication politique.

  • Victor Lévy-Beaulieu s'apprête à faire paraître aux Éditions Trois-Pistoles un essai-fleuve de près de 1400 pages portant sur Nietzsche. Les Cahiers de lecture nous offre en primeur un extrait dans lequel il est question de moralité des moeurs et de corruption. Outre cette exclusivité, la revue nous propose des recensions d'essais qui se préoccupent de « Reconfiguration de l'état » avec des titres comme La fin de l'état de droit? (Frédéric Bérard), Social-démocratie 2.0. Le Québec comparé aux pays scandinaves (Stéphane Paquin et Pier-Luc Lévesque) et Il était une fois des usines. Essor, déclin et relance de l'industrie québécoise (Jacques Houle). Une deuxième catégorie d'essais se rapportant aux arts et à la culture traite notamment du récent essai de Catherine Voyer-Léger, Métier critique et de celui d'Yves Vaillancourt sur le Décalogue de Kieslowski.

  • Le numéro d'automne des Cahiers de lecture de l'Action nationale rassemble des recensions d'essais autour de la question des fragilités et de la résistance des nations. Figurent sous ce thème des commentaires critiques sur : Survivance. Histoire et mémoire du XIXe siècle canadien-français, Dix ans plus tard : La commission Bouchard-Taylor, succès ou échec ?, L'idéologie du hasard. Retour sur la question nationale, Carcajou à l'aurore du monde. Fragments écrits d'une encyclopédie orale innue, Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus, Les Anicinabek du bois à l'asphalte. Le déracinement des Algonquins du Québec et La construction du droit des Autochtones par la Cour suprême du Canada. témoignage d'un plaideur. Sont aussi passés sous l'oeil critique des collaboratrices et collaborateurs de la revue : Parler vrai de Manon Massé, Dictionnaire géographique du Québec de Normand Cazelais et Lettres biologiques. Recherches sur la sexualité humaine, présentées par Yves Gingras par le Frère Marie-Victorin, pour ne donner que quelques exemples.

  • L'histoire d'une idéologie ne suit jamais un cheminement linéaire. Une idée politique connaît des moments de forte intensité mobilisatrice et des périodes d'éclipse. C'est, pour l'essentiel, le travail des penseurs du politique, hommes d'action comme intellectuels, de relancer une idée, de l'actualiser, de la nuancer. Il en va ainsi de l'idéologie indépendantiste au Québec, née à la faveur de l'agitation des Patriotes et qui, après ce qui semble une longue période de latence, s'est réinstallée solidement dans le paysage politique avec la Révolution tranquille. Dans ce premier tome, des historiens, sociologues et autres analystes d'aujourd'hui présentent les auteurs et mouvements marquants de cette histoire qui va de 1834 à 1968, à la veille de la fondation du Parti Québécois :
    /> Les Patriotes et les 92 Résolutions
    Louis-Joseph Papineau
    Médéric Lanctôt
    Jules-Paul Tardivel
    Lionel Groulx et Notre avenir politique
    Paul Bouchard et les séparatistes de La Nation
    François Hertel
    Dostaler O'Leary
    Wilfrid Morin
    Raoul Roy
    Le Rassemblement pour l'indépendance nationale
    Raymond Barbeau
    Marcel Chaput
    Partis pris : l'indépendance, la laïcité et le socialisme
    René Jutras
    André d'Allemagne
    Maurice Séguin
    Pierre Vallières

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