David Belanger

  • Appelée à comparaître

    David Belanger

    • Les presses de l'université de montréal
    • 23 Septembre 2021

    Qu'est-ce que la littérature aujourd'hui ? Et qu'est-ce que la littérature québécoise ? Dans la foulée du grand critique que fut André Belleau, l'auteur met ici à l'épreuve la définition de la littérature dans les années 2000 trouvée non pas dans les discours savants, mais dans le ferment même des fictions narratives contemporaines. Il analyse un large corpus, de Nelly Arcan à François Blais, en passant par Catherine Mavrikakis et David Turgeon, et explore ce qu'est la littérature dans sa figuration, en établissant une forme de synthèse. Son postulat : le roman, en représentant l'écrivain, l'étudiant ou le professeur de lettres, le correcteur ou l'éditeur, porte un discours sur ce qu'est la littérature, ce qui permet de mieux en concevoir la spécificité et de rendre compte des grandes tendances littéraires d'aujourd'hui.

  • En savoir trop

    Belanger David

    • Les éditions de l'instant même
    • 24 Septembre 2019

    Dans ce recueil de quinze nouvelles, les lieux et les situations, aussi familiers soient-ils, basculent tranquillement vers l'étrange. Au fil des pages, on est happé par des récits rythmés qui mettent en scène un monde qui, l'air de rien, se désagrège.
    Familles inquiétantes, amis aux vocations inusitées, enseignants et enseignantes naïfs, tous sont brillamment observés par un auteur que l'on devine amusé, voire un peu cynique.

  • L'enquête menée dans ces pages porte sur la mort de François Paradis, le héros du célèbre et pourtant méconnu roman de Louis Hémon, Maria Chapdelaine. Il s'agit pour les auteurs d'éclairer une affaire noyée dans l'ombre de l'idéologique, du mythe, du naturel : et si François Paradis ne s'était pas écarté dans la forêt un soir de tempête, mais qu'on l'avait froidement assassiné ? Or, sans pour autant se priver du plaisir de révéler le coupable d'un tel crime, cette enquête a surtout pour ambition de redonner le choix à Maria, d'expliquer que l'absence de choix n'est jamais qu'une fiction machinée en coulisse. Le geste interprétatif des auteurs suit cette éthique : refuser l'immuable texte, désirer le chantier sans fin, l'intranquillité.

  • Lettres quebecoises. no. 155, automne 2014

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    • Lettres québécoises inc.
    • 15 Septembre 2014

    D'une remarquable cohérence et d'une profondeur rare, l'oeuvre d'Andrée A. Michaud s'érige lentement, tel un édifice à la fois fragile et intemporel et ses personnages hantent un paysage unique dans la production littéraire québécoise contemporaine. Lettres québécoises l'a rencontrée pour nous et retrace son parcours depuis la parution de son premier roman en 1987, La femme de Sath. Ailleurs dans la revue, entre autres : Jean-François Crépeau nous amène du côté de la poésie actuelle et interroge les nouvelles - et multiples - voies qu'elle emprunte, Yvon Paré nous dit pourquoi Le feu de mon père de Michael Delisle touche droit au coeur et Annabelle Moreau nous fait part de ses impressions de lecture à propos du neuvième roman d'Hélène Rioux, L'amour des hommes.

  • Deuxième volume soulignant les 60 ans de la revue, ce numéro contient 20 nouveaux duos d'écrivains qui ont accepté de se « passer la parole » entre auteurs jeunes et moins jeunes. D'Anne Hébert et Marie-Claire Blais à Carole David et Jocelyne Saucier, d'Alain Grandbois ou Jacques Brault à Paul Chanel Malenfant et Serge Patrice Thibodeau, de Jean LeMoyne ou Pierre Vadeboncoeur à Georges Leroux et Sophie Cadieux ou Sébastien Ricard et André Ricard, etc. ces écrivains et artistes participent d'une course de relai ayant l'allure d'une promenade, célébrant l'imagination encore, embrassant ce qui vient autant sinon plus que la mémoire déjà. Des oeuvres picturales vives, colorées, inventives et expressives de Martin Bureau et d'Hugo Bergeron accompagnent ce numéro, deux artistes liés par des préoccupations similaires pour l'aménagement formel et thématique des territoires imaginaires.

  • Nuit blanche, magazine littéraire. No. 143, Été 2016

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    • Nuit blanche, le magazine du livre
    • 12 Septembre 2016

    Avec ce numéro d'été, Nuit blanche salue la bonne idée qu'ont eue Vincent Lambert et Isabelle Miron de faire paraître le collectif J'écris fleuve, exercice de « géopoétique », recueil de prises de position, de récits de création en hommage au « fleuve qui soutient [notre] identité et nourrit le monde ». Chaque époque en ramène d'autres. Et l'air du temps serait à la contre-culture et aux années 1970. Par David Laporte, entre autres, tour d'horizon d'une période « à la fois bouillonnante et méconnue » qui aura laissé dans son sillage sexualité libre, groupes écologiques, coopératives d'habitation... Puis, retour en juillet 1936 pour la guerre d'Espagne. Prenant comme point de départ le roman Pas pleurer (prix Goncourt 2014) de Lydie Salvayre, Roland Bourneuf signe un texte aussi poignant qu'éclairant sur cette « guerre impitoyable et d'une extrême violence ». Ce numéro nous fait aussi découvrir Simone Chaput, l'une des voix les plus originales de la littérature franco-manitobaine, ainsi que Kebir Mustapha Ammi, écrivain d'origine marocaine, et nous propose un tour d'horizon de l'oeuvre de Yann Martel.

  • Le dossier de ce numéro d'automne est le premier d'une série de deux consacrée à l'essayiste André Belleau, cofondateur de la revue Liberté et professeur à l'UQAM. Cet incontournable de la vie savante québécoise des années 1960 à 1980 s'est enflammé sur des sujets aussi importants que le nationalisme, la recherche en littérature ou le rôle particulier de l'intellectuel dans la société. Ce premier volume porte précisément sur l'écriture de l'essayiste, pour découvrir « comment ses énoncés de savoir se collent à une subjectivité, à une manière, à un style ». Une dizaine d'auteurs s'attaquent, avec une surprenante méthode critique, à l'héritage de celui que l'on a parfois nommé le Barthes québécois. Évaluation esthétique de l'oeuvre, essais autoréférentiels, traque ludique de l'« essayiste fictif », culture et classes sociales, autant de thèmes abordés dans ce numéro de la revue Voix et images : « Tout le problème serait peut-être qu'André Belleau s'avoua toujours intellectuel, et ne put jamais vraiment, jamais totalement, être écrivain ».

  • Le numéro printanier de XYZ. La revue de la nouvelle réitère une préférence marquée pour la brièveté en présentant, pour une cinquième fois depuis sa fondation, un numéro dédié aux nouvelles d'une seule page. Portée et nourrie comme par les éditions passées par la contrainte de la concision, cette nouvelle mouture ouvre un monde de possibles. Elle réunit nombre d'auteurs et d'autrices de plusieurs horizons et générations, proposant ainsi une pluralité de voix et de styles. Les autres rubriques, « Intertexte » et « Comptes rendus » sont à l'avenant puisque Camille Deslauriers se penche sur les microfictions d'Hugues Corriveau, un écrivain formaliste excellant dans l'art de raconter sous contraintes et que les recueils commentés : Microfictions de Régis Jauffret, Synapses et Les fins heureuses de Simon Brousseau et Cinéma de Petite-Rivière de Louis-Philippe Hébert mettent de l'avant la brièveté narrative.

  • Ce numéro de la revue Voix et images se penche sur les expériences contemporaines du temps dans les fictions québécoises. Cette expérience est étroitement liée à la question de la mémoire (et donc de l'Histoire), sans pouvoir s'y résumer totalement, ainsi qu'à celle de l'avenir qui prend la forme d'une intensification du présent ou pire, celle d'une catastrophe annoncée amenant la fin de l'humain. On comprend alors que l'individu contemporain se trouve en quelque sorte prisonnier du présent, poussé à réfléchir le rapport au temps, à son temps. La question des expériences du temps ne se laissant pas aisément saisir, collaborateurs et collaboratrices ont pris des chemins détournés pour en apprécier toutes les nuances, soit celle de l'imaginaire western pour Andrée Mercier, de la mémoire pour Marion Kühn, de l'histoire pour David Bélanger, de la biographie pour Pierre-Olivier Bouchard et de la figure du héros pour Manon Auger.

  • L'édition automnale de Voix et Images se consacre à la place des régions dans la littérature québécoise et à son renouveau durant les dernières années. Ce dossier délaisse l'héritage parfois lourd et poussiéreux de la littérature du terroir « en rassemblant des analyses critiques d'oeuvres récentes [...] [et] ambitionne de montrer comment ces oeuvres déjouent avec bonheur certaines attentes. » David Bélanger et Cassie Bérard se penchent sur trois romans construits autour d'un meurtre et des impacts de cet événement dans une petite communauté. Francis Langevin s'intéresse lui aussi au motif de la mort, mais aussi à celui de la filiation et à la relation entre héritage et territoire. Élise Lepage se penche plutôt sur un recueil de poésie dépeignant un lieu-dit dépeuplé, alors qu'Isabelle Kirouac Massicotte analyse l'écriture de la périphérie à travers La Déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen et Nutshimit de Naomi Fontaine.

  • Les algorithmes s'avèrent un piège pour l'humain parce qu'ils prétendent le libérer en prenant en charge ses désirs. C'est du moins l'angle d'approche commun du thème qui se dégage du présent numéro de XYZ. La revue de la nouvelle, qu'il s'agisse de réalité virtuelle (Cassie Bérard) , d'insinuation d'un autre en soi (David Bélanger), de sites de rencontres (Maude Poissant, Renaud Corbeil), de repousser la mort (David Clerson), ou le passé (Laurence Hélie-Fontaine), de marketing (J. D. Kurtness) ou de surveillance (Françoise Major). Le numéro d'automne est l'occasion de dévoiler le lauréat du Trente et unième concours de nouvelles, Rémi-Julien Savard et sa nouvelle « Si doux » qui adopte le point de vue d'un garagiste esseulé. Hors-thème, Gabriel Laverdière traduit une histoire de Noël de l'auteur ontarien Andrew Hood, Simon Alarie raconte l'homophobie, Pierre Lasry offre une nouvelle campée dans une communauté de Juifs allemands exilés aux États-Unis et Jean-Philippe Martel présente un mauvais côté de la nostalgie. 

  • C'est l'auteur François Blais que l'on retrouve à la une du numéro hivernal de la revue Lettres québécoises, photographié chez lui à Charrette dans la campagne mauricienne. L'auteur s'est prêté au jeu de l'autoportrait et du questionnaire LQ, Dominic Tardif l'a rencontré en marge de la séance photo, Josiane Cossette lui adresse une lettre et David Bélanger offre une traversée de son oeuvre. Ce numéro présente aussi un dossier sur l'écriture et l'édition hors de la région métropolitaine. Il laisse la parole aux auteurs, autrices, éditeurs et éditrices qui racontent comment leur coin de pays influence leur travail. Le Cahier critique fournira à qui le voudra un vaste éventail de suggestions de lecture et le cahier Vie littéraire, lui, propose entre autres un portrait d'Yves Thériault et une chronique sur le courage de déplaire. Aussi, un poème de Jean-Marc Desgent, une nouvelle d'Ariane Lessard et Pierre Bouchard illustre sa lecture de La femme qui fuit d'Anaïs Barbeau-Lavalette.

  • On n'accuse plus, en général, à tout le moins en Occident, les textes littéraires de dire des niaiseries, des menteries ou de propager des pensées, des pratiques douteuses, immorales, délirantes et puantes. On les réduit à une facette de l'industrie du livre, elle-même facette de l'industrie culturelle, elle-même facette de l'industrie tout court. C'est encore plus efficace. Mettre un texte à l'index peut s'avérer contre-productif et contraire au résultat visé; l'ostraciser, c'est parfois susciter à son égard tantôt un peu de désir, tantôt beaucoup de curiosité. C'est aussi lui donner du poids, de la considération. C'est, bref, le prendre au sérieux.
    C'est peut-être bien là que se situe l'innovation des temps présents dans notre façon d'être désemparés devant la littérature. Celle-ci, comme tout ce qui relève du sensible et du sens, est désormais inconcevable. C'est tout de suite éclatant dans l'attention de plus en plus moribonde que notre ministère de l'Éducation lui accorde. C'est également tonitruant dans la façon dont la plupart des médias en font état.

  • Ici, les textes tentent, chacun à leur manière, de détricoter des mythes, de troubler les grands récits et de sonder les figures héroïques qui font la trame de notre histoire. Qu'annonçaient ces oeuvres, ces mouvements, ces grandes idées et ces personnages qu'on a érigés au rang d'idéal, placés en surplomb de la société ? Qu'est-ce que leur traversée du temps dit de nous, aujourd'hui ?

    Mais pourquoi, demanderez-vous, personnaliser cette question, en parlant de « déroute des héros » comme on déboulonne des statues ? N'a-t-on pas déjà renoncé à quelque chose lorsqu'on chasse le spectre de ceux et celles (surtout ceux, car nous avons la mémoire bien sélective) qui nous ont si longtemps inspirés ? La « déroute des héros » désigne en fait un phénomène plus vaste. Quelque chose comme un déplacement ; une tentative d'éclairer les angles morts qui, peut-être, nous ont longtemps empêchés de voir que ce que nous tenions pour extraordinaire travaillait en fait contre nous, contre le rêve de justice et de liberté pour le plus grand nombre possible. Il ne s'agit pas de répudier un héritage ni d'affirmer que nous ne croyons plus à rien, que rien dans notre passé ne mérite d'être défendu. Cela témoigne plutôt de la fin de la naïveté.

    Nous proposons qu'il soit encore possible de faire autre chose que danser autour du brasier. Réfléchissons ensemble, rassemblons-nous, écrivons pour échapper à la déprime des temps, à sa terrible uniformisation ; faisons preuve d'imagination et de courage politique, et tentons l'impossible, puisqu'il y a devant nous un défi immense, ce que nous rappellent
    les adolescents qui descendent dans la rue les vendredis. La déroute des héros désigne l'urgence de retrouver l'essentiel : cette impulsion qui se passe d'héroïsme, qui ne mise pas sur la grandeur des individus ou des mythes, mais sur la mise en commun des espérances.

  • Metastases

    Belanger David

    • Les éditions de l'instant même
    • 20 Mars 2014

    Par un soir de pluie, Éva Burns est assassinée, son corps, brûlé. La jeune femme n'avait pas la meilleure réputation qui soit, c'est-à-dire qu'elle était belle et que cela se voyait. Sont chargés de traquer le meurtrier : Norman Petitroux, vieux flic solitaire qui tâte de la bouteille, et Guy Descars, un jeunot lesté d'un douloureux passé, fraîchement largué par sa femme. Sur eux et sur leurs collègues qui se mêlent de l'affaire plane l'ombre du cancer. Les métastases embrouillent la pensée et barbouillent l'estomac. Elles prolifèrent, semblant affecter le récit lui-même, toujours à s'interroger.
    De fausses pistes en raisonnements biscornus, David Bélanger prend les lecteurs à témoin d'une enquête truffée des clichés et figures imposées du polar, jusqu'à son dénouement explosif.

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