Daniel Salvatore Schiffer

  • David Bowie, artiste aux nombreuses facettes et aux talents multiples, était déjà un mythe de son vivant.
    Véritable icône de la pop music, il est connu pour ses albums devenus légendaires depuis son célèbre Ziggy Stardust jusqu'à son ultime Blackstar, en passant par le tube planétaire « Let's dance » ,mais fut également un brillant acteur de cinéma (Furyo, Les Prédateurs, Basquiat).
    Sa récente mort, advenue à New-York le 10 janvier 2016, n'a fait qu'accroître son aura à travers le monde. Artiste culte, musicien incontournable, dandy inspiré, il continue d'exercer une énorme influence sur des générations entières. Il était donc temps de rendre à cet inventif génie, précurseur de bien des modes, l'éloge qui lui est dû !

  • Bouleversé par Blackstar, le dernier CD de David Bowie, un philosophe rouvre le dossier du dandysme. Faire de sa vie et de sa mort une oeuvre d'art. Tel est le secret d'une " sublime attitude "
    " Est sublime ce en comparaison de quoi tout le reste est petit ". Ainsi parla Emmanuel Kant, nous rappelle Daniel Salvatore Schiffer. Comprenons : depuis Socrate on estimait que le Beau pouvait se définir clairement, de façon précise et bien réglée. Il existait un Beau idéal, harmonieux, proportionnel, codifié. Voici qu'Emmanuel Kant (qui n'était pas un fantaisiste) nous dit autre chose. Il parle du " sublime ", de ce qui est placé " très haut ". Le sublime, c'est une force qui va, sans mesure. Le sublime, ce n'est pas forcément beau ; le sublime, c'est grand.
    Touché de plein fouet par l'album Blackstar (2016) de David Bowie, le philosophe Schiffer retrouve chez le rocker " glamourous " le traitement superbe et désinvolte de la mort qui hante sa propre réflexion. On parlait jadis d'une " belle mort ", acceptée, cadrée, respectant les règles. De Socrate jusqu'à David Bowie, Schiffer invite le lecteur à méditer autrement sur l'art de mourir. À la manière des dandys.
    Dandy suprême, Bowie fait de sa vie une oeuvre d'art, et, de sa personne, une oeuvre d'art vivante. Et sa mort fut une autre oeuvre d'art. Sublime, forcément sublime, eût dit Marguerite Duras. L'" informe " ou le " difforme " - le " laid " - peuvent acquérir en art, lorsqu'ils se voient " sublimés " par le génie de l'artiste, une valeur de transcendance.
    Unissant l'art et l'esthétique, le Traité de la mort sublime se situe aux confins de la philosophie, de la littérature (roman et poésie) et de l'art (esthétique). Généreux, foisonnant, Daniel Salvatore Schiffer célèbre - de manière paradoxale et réjouissante - un dandysme métaphysique. Son manifeste, nourri d'exemples, est aussi une anthologie, riche en découvertes. Outre les maîtres de la philosophie et de la littérature - de Platon à Levinas, de Baudelaire à Cocteau - on appréciera sa joyeuse incursion dans le domaine de l'art, y compris moderne et contemporain, à travers, notamment, Andy Warhol, Luchino Visconti, Leonard Cohen, Serge Gainsbourg, Bashung, Barbara...

  • Ce livre est une lecture transversale de l'oeuvre de Levinas afin de mettre en évidence la manière dont le penseur a profondément modifié, sur le plan conceptuel, l'approche des trois disciplines majeures de la philosophie : la métaphysique, l'esthétique et l'éthique.

  • 1999. La Serbie est bombardée par l'aviation de l'OTAN, sans mandat de l'ONU. Seul intellectuel étranger à être présent sur le terrain, dans ce que l'on appelait alors l'ex-Yougoslavie, durant toute la durée de cette intervention militaire (du 24 mars au 10 juin 1999), Daniel Salvatore Schiffer offre, par ce document exceptionnel, un témoignage unique. L'auteur, qui parcourt sans relâche, au péril de sa vie, le pays en guerre, ne se limite cependant pas à y analyser, en philosophe et en humaniste, la cruelle réalité du conflit. Il l'étaye aussi, preuves à l'appui, par une impressionnante série de constats matériels, d'échanges directs avec les survivants et de photos inédites, récoltés aux quatre coins de la Serbie, dont le Kosovo faisait encore partie intégrante. Daniel Salvatore Schiffer, qui fut aussi blessé par un de ces raids aériens de l'Alliance atlantique, n'a pas souhaité publier ce livre jusqu'ici. Car ce journal de guerre contient en effet des révélations qui auraient été auparavant inaudibles, voire irrecevables, au vu du contexte de diabolisation dans lequel une grande partie de l'intelligentsia européenne et des médias internationaux en leur ensemble avaient alors décidé, sans esprit critique ni effort l'analyse, de jeter unilatéralement, systématiquement à de rares  exceptions près, les Serbes, sans nuances ni distinctions.Ainsi est-ce la vérité historique, concernant cette dernière guerre, en Europe, du xxe siècle, que Daniel Salvatore Schiffer tente de rétablir, contre l'opinion communément reçue, dans ce Testament du Kosovo.Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont Requiem pour l'Europe consacré à la guerre de Bosnie, agrégé de philosophie, grand spécialiste du    dandysme, Daniel Salvatore Schiffer est professeur de philosophie de l'art à l'Académie royale des beaux-arts de Liège. Il est également professeur invité au Collège Belgique, sous le parrainage de l'Académie royale de Belgique et du Collège de France. Intellectuel engagé, humaniste, esprit libre, Daniel Salvatore Schiffer publie des tribunes fréquentes et remarquées dans bon nombre de grands journaux européens.

  • Ce livre, au carrefour de la philosophie et de la littérature, est centré, à travers l'analyse des oeuvres de Nietzsche, Baudelaire, Wilde et Kierkegaard, sur ce que l'auteur appelle « une esthétique de l'âme et du corps ». C'est là une thèse allant à l'encontre du dualisme platonicien comme du rationalisme cartésien pour se situer aux confins de l'hédonisme épicurien et de l'ascèse stoïcienne. C'est ce que l'auteur nomme, en accord avec Oscar Wilde en son De profundis et Sartre en son Baudelaire, la « spiritualisation du corps » et la « matérialisation de l'âme ».
    Ce que cet ouvrage examine donc, ce sont, en une étude originale et inédite, les bases philosophiques tout autant que le contexte historique dans lesquels le dandysme est né. Les deux penseurs majeurs sur lesquels l'auteur se fonde sont Sren Kierkegaard et Friedrich Nietzsche.
    Ainsi la deuxième partie de cet essai est-elle consacrée à Kierkegaard et à sa « théorie des trois stades » : comment il passe, dans Le Journal du Séducteur notamment (où son héros apparaît comme l'archétype du dandy moderne), de l'esthétique au religieux.
    La troisième partie de cette étude gravite autour de l'oeuvre de Nietzsche et, en particulier, de sa théorie du « philosophe-artiste ». Car c'est en une dynamique exactement inverse à celle de Kierkegaard que sa réflexion s'insère dès lors qu'elle part du religieux pour aboutir, après la mort de Dieu et sa critique des valeurs morales, à l'esthétique.
    D'où l'importance de Baudelaire et de Wilde, chantres du dandysme : attitude existentielle perçue, ici, comme étant l'application, sur le plan poético-littéraire, de concepts philosophico-esthétiques. Car c'est à la croisée de la démarche kierkegaardienne et du projet nietzschéen que le dandysme se situe, ainsi que l'indique la première partie (suite athéologique) de ce livre et que le confirme sa quatrième partie (métaphysique du dandysme).

  • D'excentrique qu'elle était, la tendance du dandysme a fini par gagner le centre d'une société marquée par un individualisme à outrance que le consumérisme ne se prive pas d'exploiter. En multipliant les approches théoriques, qu'elles soient historiques ou contemporaines, Daniel Salvatore Schiffer nous propose une définition spectrographique de ce qu'il a nommé une philosophie, et qu'il élève à présent au niveau d'une métaphysique. Son impressionnant éventail citationnel leste sa démonstration d'une crédibilité dont on ne peut, en fin de compte, que convenir. De sorte que, en décrivant l'un de ses aspects les plus insolites mais aussi les plus envahissants, il contribue à nous faire mieux comprendre notre époque.
    L'auteur du livre entretient avec le sujet qu'il y traite une relation que l'on ne peut qualifier que de passionnelle. Daniel Salvatore Schiffer a, jusqu'à présent, consacré non moins de cinq ouvrages au thème qu'il aborde à nouveau ici, à savoir le dandysme.
    Daniel Salvatore Schiffer est agrégé de philosophie pour l'enseignement supérieur et titulaire d'un diplôme interuniversitaire belge d'études approfondies en « esthétique et philosophie de l'art ». Considéré comme l'un des grands spécialistes du dandysme, il a écrit, sur ce sujet, de nombreux et importants ouvrages, publiés aux Presses Universitaires de France et chez Gallimard, à Paris.

  • René Descartes (1596-1650) : un classique de la philosophie, père du rationalisme, disciple du dualisme platonicien et inventeur du cogito.
    Il existe pourtant un autre Descartes, méconnu : l'observateur de ce qui, en l'homme, se situe à la limite du rationnel et de l'irrationnel. Bref, en cette partie qu'est, aux confins de l'âme et du corps, le non-rationnel : la sensibilité ou, mieux, l'affectivité. D'où le sens du titre de ce livre : le clair-obscur de la conscience, réunissant les idées claires et distinctes de l'âme et les idées obscures et confuses du corps.
    C'est donc, chronologiquement, le troisième et dernier Descartes, le moins étudié mais le plus authentique, que l'on analysera ici : après le savant du Discours de la Méthode, puis le métaphysicien des Méditations, le psychologue des Passions de l'âme. Ainsi est-ce un Descartes original et inédit, réévalué et actualisé à la lumière de la philosophie contemporaine, que le lecteur découvrira en ces pages.
    Daniel Salvatore Schiffer est agrégé de philosophie pour l'enseignement supérieur et titulaire d'un diplôme interuniversitaire belge d'études approfondies en « esthétique et philosophie de l'art ». Considéré comme l'un des grands spécialistes du dandysme, il a écrit, sur ce sujet, de nombreux et importants ouvrages, publiés aux Presses Universitaires de France et chez Gallimard, à Paris.

  • « Le dandysme est le dernier éclat d'héroïsme dans les décadences », écrivait Charles Baudelaire. Conçu comme le prolongement actualisé de Philosophie du dandysme. Une esthétique de l'âme et du corps (PUF, 2008) à travers la philosophie, la littérature, le théâtre, l'art, la musique, le rock, le cinéma ou la mode, cet ouvrage met en évidence, dans le sillage de Baudelaire, que le dandysme, cette « esthétisation de soi » par où l'être tend à faire de son existence une oeuvre d'art vivante, selon l'aphorisme d'Oscar Wilde, est en passe de devenir un acte de résistance face à l'émergence, au sein du monde moderne, de nouvelles formes de barbarie.
    Le dandysme ? Une aristocratie de l'esprit, certes ; mais aussi, par-delà le culte de la beauté, une révolte par l'élégance ! Et le dandy en tant que tel ? Le dernier héros des temps modernes ! C'est la raison pour laquelle ce livre se conclut, après avoir retracé l'histoire du dandysme classique et contemporain (de Lord Brummell à David Bowie en passant par Byron, Wilde, Barbey d'Aurevilly, Proust, Cocteau et Andy Warhol), sans oublier d'y mettre à l'honneur la femme dandy (George Sand, Coco Chanel, Virginia Woolf, Greta Garbo), par un manifeste, dit du « prismatisme », à l'intention des générations futures.

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