Cynthia J. Brown

  • Invasions by exotic grasses, particularly annuals, rank among the most extensive and intensive ways that humans are contributing to the transformation of the earth's surface. The problem is particularly notable with a suite of exotic grasses in the Bromus genus in the arid and semiarid regions that dominate the western United States, which extend from the dry basins near the Sierra and Cascade Ranges across the Intermountain Region and Rockies to about 105° longitude. This genus includes approximately 150 species that have a wide range of invasive and non-invasive tendencies in their home ranges and in North America. Bromus species that became invasive upon introduction to North America in the late 1800's, such as Bromus tectorum and B. rubens, have since became the dominant cover on millions of hectares. Here, millenia of ecosystem development led to landscapes that would otherwise be dominated by perennial shrubs, herbs, and biotic soil crusts that were able to persist in spite of variable and scarce precipitation. This native ecosystem resilience is increasingly coveted by land owners and managers as more hectares lose their resistance to Bromus grasses and similar exotics and as climate, land use, and disturbance-regime changes are also superimposed. Managers are increasingly challenged to glean basic services from these ecosystems as they become invaded. Exotic annual grasses reduce wildlife and livestock carrying capacity and increase the frequency and extent of wildfi res and associated soil erosion. This book uses a unique ecoregional and multidisciplinary approach to evaluate the invasiveness, impacts, and management of the large Bromus genus. Students, researchers, and practitioners interested in Bromus specifically and invasive exotics in general will benefit from the depth of knowledge summarized in the book.

  • La fin du Moyen Âge et l'Ancien Régime voient fleurir les éloges de femmes dans les formes les plus variées : blasons du corps féminin, chants royaux à la Vierge, célébrations de Grisélidis ou de Jeanne d'Arc, panégyriques de reines, de princesses ou de grandes dames, tombeaux poétiques et autres pièces de circonstance, poésie d'inspiration pétrarquiste et néo-platonicienne, répertoires de femmes illustres et déclamations défendant la supériorité du sexe féminin constituent autant de variations du troisième genre oratoire identifié par Aristote, l'éloquence épidictique, qui vise à louer la vertu et à blâmer le vice[1]. De toutes ces formes, les éloges collectifs, situés à la croisée de la littérature, de la philosophie morale et de l'histoire, connaissent un destin particulièrement faste. L'expression « éloge collectif », qui n'appartient pas au vocabulaire de l'époque, mais qui permet de souligner un intérêt commun - tout à fait conforme à la sensibilité pré-moderne - pour le collectif[2], est utilisée dans ce numéro pour regrouper deux types de textes : les recueils de femmes illustres et les apologies du sexe féminin. S'inscrivant dans une tradition de récits de vies remontant à Plutarque et à Pétrarque, Boccace est le premier à consacrer un ouvrage à des figures féminines exclusivement dans son De mulieribus claris, que reprendront ensuite Christine de Pizan, dans La cité des dames (1404-1405), et de nombreux ouvrages, souvent caractérisés par une métaphore architecturale tels ces Nef des dames vertueuses (Symphorien Champier, 1503), Palais des nobles dames (Jehan Du Pré, 1534), Fort inexpugnable de l'honneur du sexe féminin (François de Billon, 1555) et autres Galleries ornées de portraits gravés, particulièrement appréciées au xviie siècle[3]. Ces compendia de femmes renommées pour leurs qualités exceptionnelles (et parfois leurs non moins retentissants défauts) réunissent des modèles (et des contre-modèles) de comportement. Les apologies du sexe féminin, quant à elles, ont recours à une gamme variée d'arguments - l'exemple, certes, mais également l'autorité et la preuve logique - réunissant une matière issue de tous les champs du savoir. Elles sont empreintes des habitudes cognitives et argumentatives de la dispute médiévale qui consiste à soutenir tour à tour une thèse et son contraire ; elles connaissent un succès renouvelé à la Renaissance sous l'influence de l'éloge paradoxal, qui problématise le débat pro et contra en brouillant les catégories de l'éloge et du blâme, et dont le De nobilitate et praecellentia foeminei sexus (1529) d'Henri Corneille Agrippa donne la mesure de la complexité. Elles visent un champ d'application plus large que les recueils de femmes illustres en défendant l'ensemble du sexe par la louange.

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