Cocquebert Vincent

  • Sommes-nous condamnés à vivre dans des bulles et à déserter la réalité ?Apologie de la vie domestique, fuite dans des mondes imaginaires, explosion du marché du bien-être, bulles de filtres et pensée magique : chaque jour, nous déployons un véritable arsenal de protections physiques et psychiques pour mettre à distance un monde qui nous oppresse. Bienvenue dans la civilisation du cocon ! Une nouvelle société de l'entre-soi, sous perfusion de confort, en passe de nous transformer, petit à petit, en êtres hypersensibles et ne supportant plus le moindre frottement avec la réalité.Comment sommes-nous passés d'un idéal de la vie « intense » à celui d'un quotidien « subi » que nous préférons fuir, à l'abri derrière nos forteresses de coussins ? Et surtout, ces bulles sont-elles en train de remplacer, dans nos principales préoccupations, un safe-space commun qui semble aujourd'hui nous échapper : notre planète et celles et ceux qui l'habitent avec nous ?Ce livre invite à prendre conscience de ce repli généralisé et à éclater ces bulles de confort où l'on commence à suffoquer.

    Vincent Cocquebert est journaliste et collabore notamment avec GQ, Glamour ou Stylist. Il est également rédacteur en chef de Twenty, un magazine consacré à la jeunesse. Observateur amusé des tics de ses contemporains, il jette un regard lucide et tranchant sur notre époque et ses dérives.

  • Narcissiques mais engagés, nonchalants mais hyperactifs, slasheurs mais en quête de stabilité... Et si les millennials n'existaient pas ? Derrière cet énième mythe générationnel, une armée de marketeurs avides d'alimenter leur machine à poncifs pour faire tourner un juteux business. Pourtant, cette obsession pour les générations est un véritable piège. Les victimes ? Les entreprises... perdues face au monde qui vient, elles s'accrochent désespérément aux branches fragiles d'études plus douteuses les unes que les autres. Mais surtout : la jeunesse, réduite à une vision fantasmée et absurde, quand elle n'est pas mobilisée à ses dépens pour justifier une ubérisation accélérée de la société et un jeunisme sans limite. À force d'avoir dépeint des générations imaginaires pour tenter de décrypter un monde angoissant qui nous échappe, serions-nous en train de passer à côté d'une grande dépression - cette fois-ci vraiment générationnelle ?

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