Claude La Charité

  • Autopsie de Charles Amand

    Claude La Charité

    • Les éditions de l'instant même
    • 6 Octobre 2021

    Le fabuleux roman à clés de Claude La Charité s'ouvre alors que la maison de Charles Amand, alchimiste et paysan, brûle. La découverte du cadavre du malheureux propriétaire dans les décombres encore fumants motive une enquête, confiée à M. T. L. B*** .
    Dans cette passionnante « suite » au célèbre roman de Philippe Aubert de Gaspé fils, «L'influence d'un livre», le lecteur est convié à un voyage dans le temps, dans un Québec où vivent sorcières et loups-garous, et où les étudiants en médecine de Québec prêtent main-forte à un homme déterminé à aller au bout de son enquête. Solidement ancré sur le territoire québécois, ce roman nous rappelle avec enthousiasme que la littérature canadienne-française du XIXe siècle savait être fantastique et étonnante, et nous entraîne dans une exploration ludique des possibilités qu'elle ouvre pour une relecture contemporaine.

  • L'invention de la littérature québécoise au XIXe siècle

    Claude La Charité

    • Les éditions du septentrion
    • 2 Novembre 2021

    Du premier roman, L'Influence d'un livre, en 1837 jusqu'à l'internement d'Émile Nelligan en 1899, le XIXe siècle est d'une effervescence exceptionnelle. Claude La Charité évoque les artisans hauts en couleur de cette nouvelle littérature, entre originaux et détraqués: poseur de bombe puante, notaire en pantoufles, patriote enragé, abbé voyageur, shérif hors-la-loi, sosie de Victor Hugo, romancière en eaux troubles et génie précoce.

    o L'Influence d'un livre (1837) de Philippe Aubert de Gaspé fils
    o La Terre paternelle (1846) de Patrice Lacombe
    o Joseph-Charles Taché
    o L'abbé Henri-Raymond Casgrain
    o Philippe Aubert de Gaspé père
    o Louis Fréchette
    o Laure Conan
    o Émile Nelligan

    Professeur à l'Université du Québec à Rimouski, Claude La Charité est le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire littéraire et patrimoine imprimé. Spécialiste de la littérature québécoise du XIXe siècle et de l'humanisme de la Renaissance, il est aussi nouvelliste et romancier.

  • Le meilleur dernier roman

    Claude La Charité

    • Les éditions de l'instant même
    • 22 Mars 2018

    Soucieux d'exister aux yeux des autres institutions, les professeurs en études littéraires d'une université régionale entreprennent de créer un prix littéraire. Après de longues réunions, ils s'entendent sur la création du Prix du meilleur dernier roman.
    Avec humour, cynisme et une bonne dose d'autodérision, Claude La Charité dépeint avec finesse un milieu qu'il connait bien.

  • La pharmacie a livres et autres remedes contre l'oubli

    Claude La Charité

    • Les éditions de l'instant même
    • 29 Octobre 2015

    « J'ai une maladie : je suis bibliomane. J'aime les livres, je les collectionne, en particulier les livres anciens. Mais ça, c'est tout juste de la bibliophilie et ce n'est pas une maladie. Non, ma maladie, c'est une forme rare de fétichisme dont l'objet est le livre. Je vis entouré de livres. C'est ma protection, ma cotte de mailles, ma zone tampon, mon no man's land. »
    La confession du bibliomane pourrait se doubler de celle du futur père dressant un barrage de livres contre l'angoisse qui l'assaille lorsque la grossesse de sa compagne se complique et citant Montaigne : « C'est la meilleure munition que j'aie trouvée à cet humain voyage. » Une citation dont pourrait se draper l'enfant, étranger à son milieu, qui se gavera de mots à en devenir poète.
    Les douze nouvelles ici réunies ne dépeignent pas seulement la vie dans l'arrière-pays ni les velléités d'écrivain d'un professeur de lettres à la vie amoureuse qui va cahin-caha. L'ensemble contribue à forger l'univers de l'auteur, entre une photo d'échographie d'enfant mort-né dans sa boîte de bois grinçante, la mémoire du corps qui se souvient de sa naissance douloureuse, la somme de toutes les blessures d'amour-propre qui donnent consistance à ce que nous sommes, ou l'envoûtement des lieux qui nous habitent plus que nous les habitons.
    Claude La Charité propose ici une forme d'autofiction mâtinée d'humanisme et dévoile quelques pans de sa mythologie personnelle.

  • Les éloges collectifs de femmes, qui regroupent les recueils de femmes illustres et les apologies du sexe féminin, ont souvent été versés au compte de la « Querelle des femmes » vue comme un ensemble discursif stable, partageant et réitérant une topique commune. Cependant, les contextes variés dans lesquels ces textes s'inscrivent suggèrent d'en réexaminer les spécificités et d'en préciser les enjeux ; plus spécifiquement, ils invitent à se pencher sur les publics qui, au cours des siècles, en ont renouvelé la lecture et l'interprétation. Croisant les ressources méthodologiques de la rhétorique et de l'histoire du livre, les articles de ce numéro explorent le processus de publication et la construction de publics contrastés dans des éloges collectifs de femmes composés ou traduits en français à la fin du Moyen Age et sous l'Ancien Régime, de façon à évaluer la singularité des invitations à l'appropriation qui s'y tissent.

  • Au coeur de ce numéro, tout d'abord un grand dossier préparé sous la direction de Nicholas Dion et s'interrogeant sur les livres anciens en sol québécois. Ces écrits du Moyen-Âge, de la Renaissance et des quelques siècles suivants constituent notre patrimoine lettré. Leur importance est capitale : « De fait, au-delà de leur contenu ou de leur valeur intrinsèque, ces imprimés anciens permettent de mieux comprendre la dynamique des transferts des savoirs entre l'Ancien et le Nouveau Monde, de manière à retracer la formation, au Québec, d'une culture à la fois littéraire et philosophique ». Quels sont-ils, et où sont-ils aujourd'hui conservés? Principalement dans les différentes institutions d'enseignement, bien entendu. Études littéraires nous dresse donc plusieurs portraits de joyaux du patrimoine livresque : bibliothèques universitaires (McGill, Sherbrooke), religieuses (Séminaire de Québec), manuscrits d'époque reculées (XVe et XVIe siècles... La revue propose également des analyses littéraires ainsi qu'une section débats où dialoguent Maxime Decout et Jean-Paul Sermain.

  • La Renaissance semble avoir affectionné les recueils et florilèges de tous genres, ensembles souvent jugés disparates et aléatoires. Il y a toutefois lieu de se demander si ces textes ne répondent pas à certaines visées qui en orientent le déploiement ou, en termes rhétoriques, la disposition. Les articles de ce numéro étudient diverses manifestations du recueil (poétique, narratif, épistolaire), de façon à saisir les rapports qui se dessinent entre le simple et le multiple dans ce cadre qui rassemble et harmonise les manifestations du singulier.

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