Catherine Grive

  • "Au collège, on m'appelait "It" et le genre neutre du prénom anglais me va bien. Ce qui ne me va pas, c'est mon corps de fille sous la douche, dans le miroir... Car je sais que je suis un garçon".

    Quand une jeune fille de quatorze ans trouve le courage et les mots pour dire à sa famille qu'elle se sent mal dans son genre.

    Une histoire pleine de fraîcheur qui mêle humour et sincérité pour aborder la question essentielle du transgenrisme.

  • Mais pourquoi ment-elle tout le temps, Kimberley ? Gros mensonges ou mensonges drôles et gratuits.... Comme son père, d'origine suédoise et chauffeur poids lourds vers les pays du grand Nord, elle a une capacité à s'évader tout le temps, au collège, en famille, en disant n'importe quoi. Jusqu'à ce que sa mère semble, elle aussi, être entrée dans un grand mensonge par omission. Une tranche de vie pleine de charme, souvent drôle et très juste dans son personnage d'ado encore très indécise dans la recherche de sa vérité.

  • Raph fait la gueule, tout le monde le dit,  pourtant, sa famille est sympa, non ? Lors d'une sortie avec son copain Bastien, Raph fait la connaissance de sa cousine, Sarah, et sympathise avec elle. C'est si rare, pour Raph. Raph qu'on appelle « jeune homme » dans la rue, Raph qui ne se reconnaît en aucune fille et ne partage aucune confidence avec elle. Avec finesse et émotion, Je suis qui je suis dessine la figure d'une ado qui, au cours d'un été, va traverser son chagrin, en finissant par se sentir complète, et plus moitié garçon, moitié fille.

  • Une adolescente découvre, à l'occasion du divorce conflictuel de ses parents, qu'elle n'est la fille ni de son père, ce qu'il soupçonnait, mais de sa mère non plus !  A la maternité, une infirmière a échangé deux nourrissons. Qui sont ses véritables parents ? Car amour et biologie ne vont pas toujours de pair... Inspiré d'un fait divers, un roman bouleversant sur des questions très actuelles.
     

  • « Mais finalement, c'est quoi une prison ? Une prison, c'est un endroit où la société rejette les gens pour les punir. Un endroit où le soleil n'entre pas. Et pas seulement lui, mais aussi les papillons, l'odeur de gâteau du voisin, le silence. Un endroit où la nuit non plus n'entre pas. Il y a toujours un maton qui fait sa ronde en agitant son trousseau de clés, un détenu qui ne trouve pas le sommeil, refaisant cent fois dans sa tête le moteur qui n'a pas démarré, l'arme qui n'a pas tiré. Mais une prison, ça peut aussi être un endroit où vit ta mère. Une mère comme toutes les autres, qui est là à sa manière, te gronde quand il faut, te montre tes boutons comme si tu ne les avais pas déjà vus. »Zoé n'a pas seulement sa mère en prison, mais aussi sa tante et sa grand-mère, braqueuses professionnelles de bijouteries. Seule fille au milieu des hommes de la famille, elle n'a qu'une idée en tête : se montrer digne de l'héritage familial.

  • En mai 1930, un paquebot quitte New York avec, à son bord, un groupe de mères et d'épouses qui vont se recueillir pour la première fois sur la tombe de leur fils, de leur mari. Reste le chagrin est le récit de cette traversée, le premier pèlerinage des Gold Star Mothers. Ces femmes très différentes vont devoir partager leurs souvenirs, mesurer l'impact du temps sur leur douleur. Réfléchir. Quinze ans après, il n'est plus question d'honorer, de célébrer, de déplorer, mais de comprendre. Catherine Troake est l'une de ces femmes. Son fils Alan - inspiré par la figure d'Alan Seeger, jeune poète épris de liberté - s'est engagé à dix-huit ans et est mort les premiers jours de la guerre. Catherine n'a jamais compris, jamais accepté, jamais pardonné : à elle-même, à ce fils, à ceux qui l'ont laissé s'engager. Sa colère, sa solitude ne sont pas celles des autres femmes, elle se tient à l'écart, comme elle s'est tenue à l'écart de ceux qu'elle aimait toutes ces années, comme elle s'est tenue à l'écart de la vérité. Mais sur le bateau, dans ce huit clos, elle ne peut maintenir cette distance : en elle quelque chose doit se briser, céder. Elle a déjà fait ce voyage New York-Cherbourg, mais c'était un autre temps et elle était une autre femme : son fils était vivant et elle voulait lui faire découvrir Paris : les deux traversées se superposent, les deux vies, l'amour le plus fou et la douleur.

  • Dix ans après la fin du premier conflit mondial, le Congrès américain vote un budget pour permettre aux Américaines de se recueillir sur la tombe de leurs fils ou maris inhumés en France. Ce séjour à Paris, puis sur les lieux de mémoire, va permettre à de nombreuses femmes de découvrir ce pays étranger qui leur a tant couté, mais aussi d'alléger un temps, par le partage, le poids de leur
    deuil.

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